Cet ascenseur mène tout en bas! Utilisez plutôt les escaliers. Merci.Article trouvé dans Marianne du 18 au 24 octobre 1999

(pas d'ascenceur)Dolly, la première brebis clonée, et Bonnie, clone de deuxième génération.

Plus moderne, tu vas au paradis   Quand l'Eglise bénit les clones

Tolérance : Les bêtes manipulées sont des agneaux du Bon Dieu comme les autres.

Sainte Dolly, priez pour nous !   Plus bas! 

Dolly n'est plus une brebis galeuse. L'Eglise ouvre ses portes aux clones de son espèce ou d'une autre, comme le taureau Galilée, un bovin dupliqué en Italie, a annoncé Mgr Elio Sgreccia, théologien au Vatican. Cet archevêque âgé de 71 ans, vice-président de l'Académie pontificale, est lui même très ouvert aux biotechnologies.

Son confrère, le père Angelo Serra, 80 ans, biologiste à l'université catholique de Rome, met en garde contre toute généralisation et conclusion hâtive en ce domaine et accable les Verts qui, dans leurs campagnes, exhibent des images de monstres génétiquement modifiés. Les bêtes manipulées sont des agneaux du bon Dieu. Les greffes de gènes sur l'animal sont du pain bénit si elles visent à améliorer les "conditions de santé et de vie de l'homme ".

L'Eglise se montre également tolérante envers les plantes trafiquées. Aussi le prélat prêche-t-il le principe de " transparence ", lequel "exige que les consommateurs soient renseignés sur les aliments génétiquement modifiés, grâce à un étiquetage précis ". Quant aux risques de dénaturer l'oeuvre du Seigneur en laissant proliférer des plantes perfectionnées par la main de l'homme, le saint homme pense qu'ils devront "être soigneusement étudiés et surveillés au cas par cas ".

Les vieux pères moralistes du Vatican, décidément très modernes, encouragent la création de "banques de gènes " pour entreposer le patrimoine biologique des espèces en voie d'extinction. Pas question en revanche de toucher à l'homme ni à ses organes faits à l'image de Dieu. Seul le clonage de tissus à partir de cellules prélevées sur te cordon ombilical peut être à la rigueur accepté. La greffe de parties prélevées sur le porc ou tout autre animal doit être au contraire considérée comme un péché mortel, " pouvant être source de transmission de maladies très graves ".La Vraie Vie est-elle ici?    Plus bas! 

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 " Revue de presse explosive - Nov 1999 :  l'Académie Pontificale pour la Vie. L'Eglise se prononce

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