Protection Mondiale des animaux de ferme

TOUT EN BAS! Ascenseur expressLa France soutient les tests sur les animaux dans l'industrie cosmétique

 

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"Le site SOS-planete a obtenu l'Award 2002 pour l'ensemble des points suivants : Charte graphique d'une grande qualité, grande qualité du contenu présenté, rapidité d'ouverture, convivialité, rédaction et articles bien faits. L' ensemble du site est bien construit, original, agréable et mérite l'award 2002 de Web Net Visa Service."

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Samedi 23 août 2003 (LE MONDE)


Le gouvernement, accusé de protéger L'Oréal et LVMH, a déposé un recours contre une directive européenne interdisant, à partir de 2009, la vente de produits de beauté comprenant des ingrédients chimiques expérimentés sur des êtres vivants. Les défenseurs des animaux préparent des actions.

 

 

Les militants de la cause animale soupçonnent le gouvernement français d'être à la solde de l'industrie cosmétique nationale, avec, à sa tête, L'Oréal et LVMH. Nicole Fontaine, ministre déléguée à l'industrie, est en effet à l'origine d'un recours, déposé le 10 juin, qui vise à annuler l'interdiction de vendre en Europe des cosmétiques (crèmes, produits de maquillage...) dont les ingrédients ont été testés sur des animaux. Cette interdiction, qui frappera la majorité des nouveautés cosmétiques à composition chimique, sera effective à partir de mars 2009.

"La France n'a pas compris le texte de la directive 2003/15/CE, et demande à la Cour de justice des communautés européennes, à Luxembourg, de la lui expliquer", affirme le cabinet de la ministre. "La demande d'annulation est purement technique", confirme-t-on à Bercy, où on estime"impossible" de transposer ce texte, en l'état, avant le 11 septembre 2004, dans l'hypothèse "très probable" "nous ne disposerions pas de toutes les méthodes alternatives aux tests sur les animaux, requises en 2009".

La France est toutefois le seul pays à déceler dans cette loi européenne des "incertitudes juridiques importantes", relèvent les défenseurs des animaux, alors même que la France avait déjà voté contre ce texte lors de son adoption, en janvier 2003 (Le Monde du 18 janvier).

"Le lobby industriel de la cosmétique est particulièrement puissant en France, on le sait, dit Muriel Arnal, de l'association française de protection animale, One Voice (20 000 membres). Il a obtenu que sa cause soit défendue par l'Etat." Paris avait déjà traîné des pieds pour signer, en 2000, la convention européenne sur la protection des animaux vertébrés, pourtant établie quatorze ans auparavant dans le cadre du Conseil de l'Europe.

Le blocage français, révélé par le quotidien britannique The Guardian du 19 août, a déchaîné les défenseurs des animaux. "La difficulté d'interprétation est un écran de fumée", s'énerve Wendy Higgins, de l'association britannique BUAV. "Les mots sont suffisamment clairs (...). Cette interdiction n'empêchera pas les entreprises de commercer ou de mettre au point de nouveaux produits  elle restreint simplement la façon dont elles peuvent le faire", explique-t-elle.

DOUBLE DISCOURS

Le gouvernement Raffarin - qui "a évidemment discuté avec les industriels", reconnaît-on dans l'entourage de Mme Fontaine - est accusé par la Coalition européenne pour mettre fin à l'expérimentation animale (ECEAE), qui regroupe les associations nationales de protection des animaux, d'endosser les arguments des ses champions nationaux.

Face aux critiques, Paris défend fermement sa position, et affirme que cette directive stoppera l'innovation cosmétique, créera des distorsions de concurrence avec "des répercussions inévitables en termes d'investissements, de perte de compétitivité mais également d'emplois".

Bras de fer, donc, sur fond de double discours commercial. Les industriels de la cosmétique refusent de dire que les molécules actives, dans leurs produits, ont été expérimentées sur des animaux. Car l'industrie chimique, sous-traitante, ne posséderait pas, à ce jour, les moyens techniques de les tester autrement. Pourtant, depuis dix ans, la plupart des fabricants, tels Clarins, L'Oréal et Lancaster, par exemple, ne se privent pas d'indiquer sur leurs étiquettes qu'ils ont cessé de tester sur les animaux la nocivité toxique ou irritante de leurs "produits finis". Ils utilisent, à la place, des cellules cutanées et oculaires, des peaux reconstruites qui sont des tissus artificiels (mis au point par la recherche chez L'Oréal) et des cornées reconstruites à partir de cultures d'origine humaine.

Mais, pour les ingrédients qui entrent dans la composition du produit fini, les expérimentations continuent. Pour les tests cosmétiques, la France "sacrifie, à elle seule, plus d'animaux que les quatorze autres pays de l'Union européenne réunis", évalue Mme Arnal. Soit environ 38 000 lapins, cochons d'Inde et souris. Une faible proportion au regard du nombre d'animaux utilisés par les industries pharmaceutiques et les lessiviers.

Aujourd'hui, les trois techniques substitutives agréées par l'OCDE et le Centre européen pour la validation des méthodes alternatives (Ecvam) ne sont pas, à elles seules, capables d'assurer la sécurité des consommateurs, fait-on savoir à L'Oréal, qui a investi, en 2002, plus de 460 millions d'euros (3 % du chiffre d'affaires) en recherche et développement.

Il faudrait donc encore du temps. Pour Peter Ungeheuer, secrétaire général de la Fédération européenne pour les ingrédients cosmétiques (Effci), "beaucoup de gens travaillent à la recherche de méthodes substitutives, mais les standards sont très élevés dans les cosmétiques". On n'en saura pas plus. Sa fédération, nouvellement créée, compte "soixante-dix industriels de la chimie", affirme-t-il, mais leurs noms sont protégés pour des raisons commerciales depuis qu'à son tour il a déposé, le 3 juin, un recours devant la Cour de justice pour annuler l'échéance de 2009.

Que penser, alors, d'entreprises comme L'Occitane, Nuxe et The Body Shop, citées en exemple par les défenseurs des animaux, qui plébiscitent les méthodes naturelles et la mémoire des procédés ancestraux. "Ces entreprises se sont engagées à respecter le standard -sans cruauté'' et nous fournissent des attestations montrant que, désormais, ni elles ni leurs fournisseurs ne testent de nouveaux actifs sur des animaux", explique Franck Schrafstetter, responsable de campagne à One Voice.

En attendant l'interprétation de la Cour de justice de ce texte dans deux ans, les lobbies s'agitent et les militants affûtent leurs slogans et préparent des actions pour la rentrée.

Florence Amalou

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Une interdiction déjà reportée trois fois...

Le débat sur l'arrêt de la vente en Europe des cosmétiques dont les composants sont testés sur les animaux, soit la quasi-totalité des nouveaux produits, n'est pas récent. Une première directive (35/CE), adoptée le 14 juin 1993, fixait à janvier 1998 l'interdiction effective de vente. Le texte prévoyait que cette date pouvait être repoussée si, en dépit de "tous les efforts raisonnables possibles", les méthodes alternatives susceptibles d'être agréées par l'OCDE étaient en nombre insuffisant. Une deuxième directive (18/CE), adoptée le 17 avril 1997, repousse la date d'entrée en application de l'interdiction afin de laisser davantage de temps aux industriels. Elle fixe au 30 juin 2000 l'arrêt de mise sur le marché de ces produits. Pour répondre aux contraintes scientifiques invoquées par les ! industriels, une troisième directive (41/CE) propose, le 19 juin 2000, de fixer une nouvelle échéance, au 30 juin 2002. Enfin, la récente directive du Parlement européen et du conseil du 27 février 2003 reporte pour la dernière fois l'échéance : 2005 pour les produits "finis", 2009 pour les ingrédients qu'ils contiennent, à l'exception de quelques-uns, qui bénéficient d'un délai de grâce supplémentaire de trois ans.

 

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Les consommateurs contre l'expérimentation

Selon un sondage Ipsos/One Voice, réalisé au début 2003, auprès de 1 016 personnes, 64 % des Français se disent défavorables à l'expérimentation sur des animaux. Cette réponse est intergénérationnelle, et partagée davantage par les femmes (70 %) que par les hommes (58 %). Plus de deux Français sur trois (76 %) fustigent le manque de transparence des méthodes de fabrication, et 73 % estiment que l'information est insuffisante. Enfin, 70 % des gens pensent que l'expérimentation animale n'est pas assez réglementée. Selon un autre sondage BUAV/Co-op/NCompass de juin 2001, les Français sont 59 % à souhaiter que ces tests soient interdits en Europe pour les cosmétiques, contre une moyenne de 74 % dans les autres pays.

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