UNE NOUVELLE CIVILISATION pour UN NOUVEAU MONDE

Le CONSTAT

de Raymond Gérès

 

 

Notre Nation, le Monde, l'Humanité,
Nous,
nous sommes au bord de l'abîme.

Cette affirmation est contestée par ceux qui ont intérêt à le faire,
par ceux qu’ils ont trompé,
et par ceux qui installés dans une confortable illusion
préfèrent y rester ou négligent de s’informer.
Quant aux fatalistes, ils n'en veulent rien savoir.
Ces lignes ne sont pas pour eux.

Mais, pour tous les réalistes qui veulent regarder la vérité en face,
tout montre que la civilisation consumériste, mondialisée,
que nous connaissons est condamnée.
Tout montre que nous mettons en danger l’évolution de la vie elle-même.

Seule la mise en œuvre des actions nécessaires pourra éviter le pire.
Prenons en conscience et agissons pour sauver l'écologie de la planète.
Agissons pour nous sauver nous-mêmes.

La diffusion de cet ouvrage est libre,
à la seule condition qu’il ne subisse aucune modification.
Comme il s’adresse au plus grand nombre,
vous êtes invités à le reproduire et le faire circuler.
Son objectif est triple.

Montrer la réalité et ses conséquences à tous ceux qui veulent bien ouvrir les yeux.
Réunir les hommes et femmes d’action, ayant la volonté
et les moyens d’agir concrètement,
pour créer un nouveau monde,
progressiste, durable, solidaire et responsable.
Rassembler des personnes ayant la volonté de solidarité,
dont les compétences sont complémentaires,
capables de créer et gérer des structures de vie locales,
de productions, d’innovations et d’échanges,
dans le respect de la nature et des personnes,
bases concrètes de la nouvelle civilisation humaniste.

Si vous désirez participer à cette entreprise et pensez en avoir les moyens,
contactez :
ray
[arobase]gstm.info

Vous trouverez ci dessous un résumé,
constitué par les titres et les premières lignes de la plupart des chapitres.

Le texte de base est téléchargeable librement sur:
http://www.grs.ouvaton.org  ou encore sur http://www.gstm.info
 



I) Prendre conscience de l’état du monde

1) Notre planète est à bout de souffle.. (Page 4)

a) La situation climatique et la pollution ..( Page 4 )

La pollution de l’air, des eaux et de la terre est un fait que personne ne peut plus nier. Les émissions de l’industrie, l’utilisation des pesticides en agriculture, les produits chimiques que nous ajoutons à notre nourriture dégradent notre santé.

Tous les déchets et substances synthétiques que nous produisons et rejetons dans la nature agissent sur le système écologique de la planète.

Tous les jours, notre mode de vie cause la mort d’autres espèces vivantes. Notre propre espèce est en danger nous sommes menacés, par nous-mêmes. Au siècle dernier, nous avons causé la disparition de milliers d’espèces végétales et animales.
En 2008, il apparait que la moitié des mammifères est menacée et un tiers est en voie d’extinction.

Le plus manifeste est le dérèglement climatique, consécutif à un réchauffement global, provoqué par la pollution de l’atmosphère, le rejet des gaz à effet de serre.
Nous constatons l’augmentation des phénomènes climatiques extrêmes, en nombre et en intensité.

Leur intensification est inéluctable, comme cela était prévisible dès les années 60 / 70.

b) La situation économique..( Page 6 )

Fondamentalement, notre civilisation matérialiste est bâtie sur deux piliers objectifs : production et consommation ainsi que sur un pilier subjectif : la valeur monétaire.

Concrètement, nous prélevons des matières premières dans notre environnement.

Nous les transformons en produits que nous consommons.
Nous rejetons les déchets dans ce même environnement.
Pour ce faire nous exerçons une activité qui contribue à cette production et en échange nous recevons une rétribution monétaire qui nous permet d’acquérir ce que nous consommons.

Jusqu'à maintenant, les trois piliers sur lesquels ce système repose ont réussi à le maintenir dans un équilibre à peu près stable ; si l’un chancelle tout le système est perturbé.

S’ils s’effondrent tous les trois, c’est la fin de toutes nos illusions.
Examinons-en les prémisses:

c) La situation sociale. .. ( Page 9 )
Durant les millénaires qui nous ont précédé, les sociétés humaines étaient organisées selon un système social de type patriarcal / familial / tribal, attaché à un territoire.

En un siècle, l’humanité a abandonné ce système stable et l’a remplacé par à un système de type individuel / familial de plus en plus détaché du sol, déraciné de ses coutumes. Les conséquences pour chacun d’entre nous sont importantes, certaines sont bénéfiques, mais nous pouvons constater que d’autres sont tragiques.

d) La situation internationale. (P. 12)

Au Siècle dernier le monde a assisté à l’affrontement des systèmes Communistes et Capitalistes.

En notre Siècle, le communisme est moribond et les champions du capitalisme ont trouvé un nouvel ennemi : le terrorisme.
L’avenir s’annonce périlleux. Que s’est il passé ?

2) L’économie de marché non contrôlée n’est pas durable. (P. 14)

Le processus production / consommation / pollution .. (P. 14)

Le système économique mondialisé n’est fondamentalement pas viable, non seulement à cause de la raréfaction des matières premières mais aussi parce que ses trois secteurs, primaire, secondaire et tertiaire ont évolué et se sont structurés de façon incohérente, sans se préoccuper des conséquences sociales et environnementales ni des conséquences économiques à long terme.

Ces conséquences ont un cout qui est pris en charge par la collectivité et non par les acteurs économiques qui en sont l’origine.

Les aberrations sont particulièrement sensibles à deux nivaux.

Les lois du marché. (P. 18)

Les lois de la physique, de la chimie, sont des lois imposées par la nature. Elles concernent le monde matériel et sont quantifiables grâce aux équations mathématiques qui permettent de les décrire.

Elles structurent l’Univers connu ; nous y sommes tous soumis.
Par contre, les sujets étudiés par les Sciences Sociales sont d’une telle complexité que ces théories ne pourront jamais être des sciences exactes.

Elles peuvent rendre des services appréciables mais il faut examiner leurs affirmations avec prudence et ne pas leur demander plus que ce qu’elle peuvent donner.
Il en est ainsi des sciences économiques.

Une Mondialisation à courte vue (P. 23)

Pour augmenter les profits, le Capitalisme Mondialisé délocalise les moyens de production dans les pays émergeants : c’est une menace pour lui-même.
C’est un danger tragique pour les pays les plus atteints.

Par exemple, les USA font produire par la Chine une large part des produits qu’ils consomment. Certains sont d’un intérêt stratégique vital, comme les micro-processeurs.

Les pays occidentaux se mettent ainsi sous la dépendance d’autres pays, en particulier de la Chine qui peut du jour au lendemain les priver d’éléments indispensables : ordinateurs, outillages, vêtements,

Mondialisation et Localisation. .. (P. 24)

Une évidence devrait sauter aux yeux.

Dans un système, toujours plus mondialisé, la production de biens de consommation s’effectue de plus en plus au niveau mondial, alors que la consommation, se fait, a toujours été faite, et sera toujours faite au niveau local.

Des économistes ont justifié la mondialisation par la diminution des couts de fabrication grâce à la délocalisation ; c’est une erreur qui ne tient pas compte du cout réel.
Les produits ne sont pas commercialisés à leur juste prix.

Cette pratique commence à montrer ses limites et ne réussit plus à masquer l’augmentation des frais annexes et en particulier ceux du transport.

La société de consommation mondialisée est comme un train fou, fonçant sur des voies toutes tracées, à une vitesse sans cesse croissante, droit vers le précipice.
Est- il possible de l’arrêter ?

Rappels sur la théorie générale des systèmes globaux .. (P. 25)

Le terme « système » est d’usage courant. Nous l’avons souvent employé : système économique, écologiques, financier, etc.

Il s’agit d’un concept majeur, base d’une théorie générale, qui permet de modéliser l’Univers dans lequel nous vivons, pour mieux le comprendre.
Rappelons succinctement et de façon simplifiée, l’essentiel de la théorie générale des systèmes globaux:

Civilisations et sociétés. .. (P. 28)

Une civilisation est le produit d’un passé et d’un présent commun de Mythes et de Croyances. Elle est faite de sociétés dont les populations possèdent des souvenirs qui constituent son histoire et de modes de pensées et règles de vie qui s’expriment dans son présent.

C’est un système global, comprenant les systèmes matériels des sociétés qui le composent et les systèmes idéels qui les animent. Ces systèmes idéels, héritage des penseurs de son passé, adopté et adapté par ceux de son présent, sont le reflet du mode de fonctionnement de l’esprit humain.

Mode de vie et compatibilité écologique. .. (P. 29)
La notion de mode de vie compatible avec l’environnement est à rapprocher de la notion de développement et de « développement durable ».
    
Mode de vie et survie d’une civilisation. .. (P. 31)
L’avenir d’une population dépend au moins autant de son mode de vie que du type de société qui la structure ou que de sa civilisation.
    
Prévoir l’évolution des situations. .. (P. 33)

Les structures de notre futur sont déductibles à partir de celles de son passé qui se poursuivent dans son présent, de la même façon que l’on peut présager des propriétés d’un système chimique complexe que l’on a assemblé à partir de structures chimiques connues.

Il est donc possible, en analysant l’état présent et en identifiant les structures significatives de l’évolution du passé, d’en déduire des prévisions statistiquement valables pour tous les systèmes qui le composent et qui, finalement, s’appliquent virtuellement à chacun d’entre nous.
    

3) L’humanité est au bord du gouffre. .. (P. 34)

Comprendre le système écologique Terrestre. .. (P. 34)
La Terre est un système écologique global, complexe, constitué de deux sous-systèmes inséparables l’un de l’autre :

Un système matériel global composé par toute la matière vivante ou inerte de la planète et un système immatériel (informationnel ou idéel) composé par l’ensemble des informations contenues et échangées par tous les sous-systèmes matériels interagissant dans son système matériel global.
    
Les conséquences irréversibles du présent. .. (P. 36)

Du point de vue scientifique, l’optimisme ou le pessimisme n’ont pas lieu d’être.

Il s’agit d’observer les faits, d’analyser les situations, d’effectuer une synthèse et d’en déduire des implications et des prévisions.

Prévoir la trame du futur avec une quasi certitude est possible, du seul fait que tout système est, à tout instant, structuré par des mécanismes qui assurent la stabilité de son état présent et conditionnent ses états à venir.
    
Les lendemains difficiles .. (P. 39)

Les conséquences terribles de l’état actuel étant inexorables, on peut envisager plusieurs développements possibles en faisant des hypothèses sur le calendrier de ces événements, sur l’étendue des dégâts et sur la suite des choses selon les mesures adoptées et les actions menées.

On peut faire des hypothèses sur :

1) Ce qui est encore possible, si une nouvelle civilisation est rapidement mise en place.
2) Ce qui pourrait se produire dans les cas défavorables, impensables, mais concrètement possibles.
3) Ce qui va probablement se produire, si rien de sérieux n’est fait.
    
Un futur possible. .. (P 39)

Dans le cas ou la nouvelle civilisation globale, localisée, serait mise en place et généralisée, les dommages seraient d’autant plus limités que cette généralisation serait rapide.

Dans le cas le plus favorable d’une mobilisation rapide, les guerres les plus graves, les famines les plus meurtrières et les dévastations climatiques les plus sévères pourraient être évitées.
    
Une poursuite Impensable. .. (P 40)

Les dangers qui guettent l’humanité n’ont pas tous le même degré de gravité.
Par exemple, la généralisation du terrorisme et des guerres conventionnelles, causant la désolation et des millions de morts, serait un moindre mal face à l’horreur absolue d’une guerre BNC. Les conséquences d’une telle guerre (Bactériologique, Nucléaire Chimique) sont connues. Nous n’y reviendrons pas.

Les conséquences d’un effondrement financier et d’une crise économique planétaire causeront, elles aussi, des millions de morts, des famines, et de sérieux troubles sociaux ; mais les états se sont donnés les moyens de les maîtriser et de faire face à toute tentative de révolution.

La vie sera dure pour la majorité, mais elle survivra.
Le plus grave n’est pas là.

Il existe un avenir possible, plus grave que l’horreur absolue d’une guerre BNC
    
Les demains probables. .. (P 44)

Au siècle dernier, après la chute du Nazisme, la conférence de Yalta en Février 1945 a négocié des zones d’influence et fixé des accords internationaux. La marche générale de notre monde a été en grande partie déterminée par ces accords et a été ajustée à l’occasion des sommets de chefs d’Etats et des rencontres internationales des Puissants de ce monde.

A chaque rencontre, l’état des choses a été examiné, leur évolution a été envisagée, des mesures ont été décidées, d’autres ont été proposées et n’ont pas été adoptées.
    
Un espoir d’avenir. .. (P 46)

Pour limiter les malheurs qui s’annoncent, il faudrait que les leaders du monde, ceux qui décident, prennent les mesures nécessaires pour inverser le cours fatal des choses, en favorisant une nouvelle civilisation d’entraide et de solidarité.
    

II) Concevoir une nouvelle civilisation. .. (Page 48)

Vivre la vraie vie. .. (P 48)
Comprendre les mécanismes de la lutte pour la vie. .. (P 48)

Faisons un peu d'éthologie.
Sur notre planète, la vie a utilisé des mécanismes fondamentaux pour permettre l’évolution des espèces. L’humanité y a été soumise pleinement.
Ces mécanismes se traduisent par deux types de comportement :
- Les comportements de prédation / domination / compétition.
- Les comportements de, solidarité / entraide / coopération.
Ils sont à la fois opposés et complémentaires.
Ils sont tous deux nécessaires. Jamais la nature n’a favorisé l’un plutôt que l’autre.
    

Choisir un vrai Progrès. .. (P 50)

Construire des avions qui vont de plus en plus vite, des pétroliers de plus en plus gros, des machines à laver qui lavent encore plus blanc que blanc, est-ce cela le progrès ?

Est-ce en travaillant encore plus, pour gagner encore plus et acheter encore plus, que l’on se sentira mieux, de mieux en mieux ?
Est-il indispensable d’avoir le dernier modèle de voiture pour être heureux ?

Bien Vivre, intelligemment. .. (P 52)

Sur notre planète, une majorité n’a presque rien et en souffre, il y en a qui ont beaucoup et ne sont presque rien, et beaucoup ont de plus en plus et sont de moins en moins.

Il en reste qui ont peu et sont heureux.
Nous pouvons apporter à tous, l’avoir nécessaire et le bonheur du bien être.
AVOIR et ETRE nous pouvons concilier les deux, dans une nouvelle civilisation, solidaire, responsable, modernisée, aux valeurs fondamentales retrouvées.

Ce qu’il faut faire. .. (P 53)

Repenser le secteur primaire. .. (P 53)

En économie, le secteur primaire est la base du pilier de la production. Il peut se définir comme l’ensemble des activités qui exploitent les ressources de la planète.
Ses activités extraient les matières premières, du sol, de l’air et de la mer.
Il existe fondamentalement deux types de matières premières :
__ Les ressources renouvelables qui peuvent être produites et / ou recyclées indéfiniment.
__ Les ressources non renouvelables, qui se trouvent en quantité limitée sur notre planète et qui, une fois exploitées, sont épuisées.
    

Aménager le secteur secondaire. .. (P 55)

Comme nous l’avons vu, le secteur secondaire de la transformation peut largement utiliser les ressources renouvelables à la place des ressources en voie d’épuisement.

Techniquement se sera facile.
    

Réorganiser le secteur tertiaire. .. (P 56)

C’est le secteur dit « des services ».
Pour l’ensemble des services, la localisation sera aussi la meilleure solution.
En effet, sauf cas particulier, il n’y a aucune raison valable de déconnecter les services du lieu où ils ont à s’exercer.

Comment faire. .. (P 58)

Donner sa vrai place à l’énergie nucléaire. .. (P 58)

En France, aux USA, dans plusieurs pays développés, les centrales nucléaires à fission de l’Uranium assurent une part importante des besoins en énergie électrique. Selon l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) elles pourront le faire encore pour plusieurs dizaines d’années.
La durée de vie moyenne du parc installé est d’environ 40 ans, mais les réserves d’Uranium sont estimées à 30 ans de fonctionnement au prix actuel de 40$ le kilo.

Remplacer le pétrole. .. (P 62)

Nous avons vu que l’énergie nucléaire ne pourra pas suffire à nos besoins et en tout cas ne peut pas se substituer au pétrole.
Que ce soit pour l’électricité, le remplacement du pétrole ou l’utilisation des autres énergies ; la localisation sera encore la meilleure réponse aux problèmes énergétiques.

Comme pour la plupart des pays, si la France était correctement aménagée au niveau local dans ses secteurs, primaire, secondaire et tertiaire, il n’y aurait pas de pénurie d’énergie, dans une économie globale, localisée et solidaire.

Favoriser une économie globale, localisée et solidaire. .. (P 68)

Pour que la mise en place de la nouvelle civilisation soit réussie, il est nécessaire qu’elle s’adapte à deux impératifs :
__ 1) Commencer son implantation sur la base du volontariat, car elle est issue d’une volonté de solidarité et doit en être un modèle.
__ 2) Coopérer avec la société actuelle en essayant de l’améliorer, car d’une part, il est impossible de se passer de la majorité de ses structures, nous en faisons partie, et d’autre part, ces deux civilisations peuvent être complémentaires.
    


Adopter des Valeurs de Progrès. .. (P 69)

Démocratie et Nouveau Monde. .. (P 69)
Les valeurs de progrès d’une vraie démocratie conditionnent l’évolution de l’Humanité.

C’est au niveau local qu’elles ont, avant tout, vocation de s’exercer, en attendant qu’elles s’installent sur toute la planète.

Les nouvelles structures. .. (P 69)
Les premiers pas sur la route d’une nouvelle civilisation ne pourront se faire que sur les chemins des nouvelles structures crées parallèlement aux structures actuelles.

Dans cette première étape, il s’agit de créer des groupements solidaires coopérant entre eux, d’abord sur le plan local puis sur tous les autres plans.
Réunissant des entreprises, des exploitations agricoles, des associations, etc.. ces structures solidaires pourront accueillir les laissés pour compte du système actuel et seront, en temps de crise le refuge de tous les sinistrés.

Elles pourraient être reliées entre elles par un Centre d'Information et d'Echange Local jouant un rôle administratif d'organisation, d'information et de mise en relation, au service de tous.

« I have a dream ». .. (P 70)
Il y a plus de 40 ans, Martin Luther King faisait le rêve d’un monde meilleur.
Il y a plus de deux siècles nos pères avaient tracé la voix :
_____ « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. »
C’est la première phrase du premier article de la déclaration des droits de l’Homme du 26 Août 1789.
    

C’est matériellement, concrètement, possible. .. (P 74)
Notre planète est riche de multiples ressources et le malheur des peuples n’est pas le fait d’une nature ingrate, mais le résultat d’un pillage et d’un gâchisdésordonné pour le seul profit d’une caste de prédateurs privilégiés.
A l’heure actuelle, la Terre produit suffisamment de nourriture, de vêtements et de médicaments, pour subvenir aux besoins de sa population.
    

III) Construire un nouveau monde. .. (P 75)

Les projets et les actions. .. (P 75)

Les situations concrètes. .. (P 75)

Il nous faut prendre conscience de quelques réalités, tellement évidentes, qu’on les a perdues de vue.

L’être humain se nourrit de productions agricoles et pas de jeux vidéos, tondeuses à gazon, téléphones et autres télé-choses. Tout cela est intéressant mais purement accessoire.

Ce sont les campagnes qui font vivre les hommes.
Nous avons négligé la vie rurale en favorisant l’embouteillage des villes.
Nous avons eu tord.
    
Libérer les initiatives. .. (P 79)
    

La civilisation globale, localisée. .. (81 )

Vendre, acheter, échanger au juste prix. .. (P 81)

Dans notre système commercial, chaque acteur de la chaine de production / distribution, évalue le prix du produit qu’il vend, à partir du prix auquel ce produit lui revient. Seules les sommes effectivement versées et encaissées sont prises en compte pour faire ces calculs. Ces prix ne tiennent pas compte des couts annexes, c’est à dire des sommes versées par les autres acteurs économiques et sociaux pour permettre le fonctionnement du système économique qui a permis que ce produit soit mis sur le marché puis consommé.
    

Produire et consommer sur place le vital et nécessaire. .. (P 83)
Nous avons vu que « l’éco-prix » d’un téléphone est estimé à 10Kg/74Km
(10Kg de rejet de CO2 équivalent à un trajet de 74km en voiture)
Que ce téléphone soit « made in Taïwan », « made in USA » ou « produit en Europe », son cout économique réel est peu différent pour des téléphones équivalents.

C’est le cas de tous les produits de haute technologie dont le cout de fabrication est très élevé par rapport aux couts annexes.

Pour ces objets, une mondialisation équitable, peut être compatible avec une économie durable.

Par contre, dans notre économie de marché mondialisée, les prix des produits alimentaires et de première nécessité sont totalement aberrants et très loin de leur juste prix.
    

Etablir des échanges équitables entre pays et régions. .. (P 87)
La plupart des régions ont les ressources nécessaires à la localisation de la production et de la consommation des produits de première nécessité et d’utilisation courante tels que petit outillage, meubles, immeubles, vêtements, équipement de loisir, etc.

Par contre, les fabrications d’objets mécaniques complexes ou de haute technologie ne sont pas toujours possibles au niveau local.
    

Relier le monde Rural et le monde Urbain. .. (P 88)

Cette nouvelle civilisation permettra de relier de façon harmonieuse le monde Rural et le monde Urbain. Elle est applicable quel que soit le pays, quel que soit son état de développement.
    

Les formes juridiques. .. (P 93)

Tous les projets que nous venons de voir peuvent contribuer à la création de la nouvelle civilisation solidaire. Ils s’inscrivent dans le monde rural et se veulent complémentaires de la société urbanisée.
    

Le rôle de l’Etat, et des collectivités locales. .. (P 95)
Ce sont les municipalités et les collectivités locales, qui auront un rôle majeur, dans la mise en place de la nouvelle civilisation solidaire localisée.

Exemples pouvant servir de modèles. .. (P 96)

Un exemple de groupement et association solidaire.
(L’association U.N.I.R.).( P96)

Un exemple d’accord de principe :
Il s’inspire de la charte des Éco-Villages, en posant comme engagements préalables :
_ 1) Le Respect de la nature et de l'environnement.
_ 2) Le Respect des personnes et de leurs idées.
_ 3) La Volonté d'entraide et de coopération.
    
Le besoin d’entraide. .. (P 96)
Cette association propose une entraide entre tous ceux qui veulent vivre ou séjourner à la campagne et s'investir dans l'agriculture biologique, la production de biomasse énergétique, l'étude et la réalisation des techniques écologiques et bioclimatiques. En constatant que :
    
Des exemples d’associations et Sites Internet. .. (P 102)

Voici quelques sites Internet qui permettent de se faire une idée du principe des EcoVillages.
    

De nouvelles structures. .. (P 103)

Les Groupements Economiques Solidaires Coopératifs d’Intérêt Ecologique Local (GESCIEL).

Pour que les projets contribuants à la mise en place de la civilisation solidaire localisée aient une réelle efficacité en terme de civilisation durable, il est nécessaire que les entreprises ayant un objectif économique soient structurées dans un ensemble qui les regroupe au niveau local.

Ce serait le rôle de Groupements Economiques Solidaires Coopératifs d’Intérêt Ecologique Local.
    

Les Sociétés Civiles Solidaires d’Intérêt Ecologique Local (SCSIEL). .. (P 104)

Les SCI, les coopératives, les modèles juridiques actuels sont mal adaptés au regroupement de multi-activités motivés par une volonté de solidarité et d’entraide.
Il serait donc nécessaire de concevoir un cadre juridique spécifique pour ces sociétés dès lors qu’elles sont caractérisées par:
1) Un engagement de respect de la Nature.
2) Le choix d’activités allant dans le sens de l’écologie.
3) Une volonté de solidarité entre les sociétaires.
4) La volonté de remplir un rôle social au sein d’un cadre environnemental plus large.
5) L’expression clairement exprimée des engagements, choix, volontés, dans le statut de la Société.
    
Un modèle juridique de SCSIEL. .. (P 105)

Il est possible de construire un modèle juridique de société qui respecte tous les objectifs d’un développement durable et concilie à la fois les intérêts collectifs et les intérêts privés.
    

AGIR. .. (P 107)

Relier les forces vives. .. (P 107)

Partout, en France, en Europe, dans le Monde, des hommes et des femmes de bonne volonté ont essayé de construire un monde meilleur, activement, concrètement, en créant une association, une éco-entreprise, un éco-hameau.
J’ai fait, moi aussi, les mêmes expériences, connu échecs et réussites.
Les projets sont nombreux, les réalisations diverses.
Aidons les.
Relions nous.
    


Appel aux consciences des humains responsables,
ayant les moyens de leurs actions.
(P 108)

Regroupez-vous pour agir. Ne laissez pas le chaos s'installer.
__ Vous êtes, vous aussi, homme ou femme d’action, un volontaire, un créateur du nouveau monde.
__ Vous êtes un acteur politique, un responsable national ou régional, un élu municipal, qui veut s’investir dans les valeurs d’un vrai progrès.
__ Vous êtes un homme de moyens et de pouvoirs qui veut donner toutes ses chances à l’humanité.

Je fais appel à vous : agissons ensemble.

    __ Nous pouvons mettre en pratique un engagement écologique, solidaire et laïque.
__ Avec un objectif : regrouper et relier les moyens, les bonnes volontés, pour construire les bases d’une civilisation globale, durable, localisée, écologique et solidaire.
__ Nous pourrons agir pour initier et favoriser le regroupement de personnes ayant des compétences complémentaires et leur permettre de créer des structures d’actions solidaires insérées en milieu rural, sur un modèle d’éco-village, tolérant, laïque et non partisan.
__ A terme, le but est la mise en place d’un réseau reliant toutes les structures rurales ou urbaines participant à la création d’une société humaine responsable, interagissant en cohérence avec tous les acteurs du système écologique planétaire, ici, ailleurs et partout dans le nouveau monde.
__ Si vous êtes un chercheur, un théoricien, désirant approfondir, discuter ou contester les concepts et théories exposés ci dessus, Vous serez aussi le bienvenu.

Rencontrons nous.

Edition Septembre 2008 Raymond Gérès. ray[arobase]gstm.info (avec la permission de l'auteur).

http://www.gstm.info

Alternatives, vivre autrement

Réflexion faite de Michel Walter : La fin programmée de la civilisation du gâchis

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