Nature, environnement
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Le réchauffement climatique menace. Ban Ki-moon tire la sonnette d'alarme

La menace du réchauffement climatique et l'ONU
Mika le 29 août 2009

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 31 janvier 2007

Mika le 29 août 2009

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreTous les chiffres du réchauffement climatique

 

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreElise Buckle, coordinatrice du programme énergie climat du WWF :
"La fonte des glaces pourrait menacer un quart de la population mondiale"

 

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreLes impacts mondiaux du réchauffement en Arctique dépassent les prévisions

 

Les premiers a payer la noteLe secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon s'est rendu dans l'archipel norvégien de Spitzberg (Svalbard) pour constater les dégâts liés au réchauffement climatique. Il appelle les dirigeants du monde à agir.

L'Arctique souffre du réchauffement climatique. Les conséquences de l'augmentation des températures sont d'ores et déjà visibles à Spitzberg où Ban Ki-moon s'est rendu hier.

La fonte de la banquise, des icebergs et des glaciers s'effectue beaucoup plus rapidement que dans les autres régions du monde et dépasse les pires prévisions des scientifiques et des climatologues.

Des émissions de méthane, puissant gaz à effet de serre qui se libère progressivement des sous-sols gelés appelés permafrost, inquiètent. Les scientifiques du Centre national océanographique de l'Université de Southampton ont découvert 250 nuages de méthane s'élevant vers la surface à l'est de l'île de Spitzberg. Ils craignent la généralisation de ce processus qui accentuerait le réchauffement de la planète au-delà des prévisions du GIEC, qui ne prennent pas en compte dans leurs calculs les émissions de méthane.

"Nous devons empêcher que cela se poursuive" a déclaré le secrétaire général des Nations Unies à l'issue de sa visite dans l'Arctique. "Si nous ne combattons pas le changement climatique, si nous n'arrêtons pas cette tendance, nous subirons des conséquences dévastatrices pour l'humanité" a-t-il ajouté.

Il a appelé le monde entier à prendre des mesures d'urgence pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et trouver un accord "étendu, équitable et équilibré" au Sommet de Copenhague fin décembre.

"Le changement climatique affecte tout le monde. Il ne respecte pas les frontières. Les dirigeants politiques devraient donc agir en tant que dirigeants mondiaux" a dit Ban Ki-moon.



Source : http://www.vedura.fr

La fonte des glaces s'accélère en Arctique

Elise Buckle, coordinatrice du programme énergie climat du WWF :
"La fonte des glaces pourrait menacer un quart de la population mondiale"



LEMONDE.FR | 03.09.09

Alors que se tient, jusqu'au 4 septembre, à Genève, la Conférence mondiale sur le climat, le WWF a publié, mercredi 2 septembre, une étude sur les conséquences du réchauffement de l'Arctique.

L'étude conduite par le WWF s'est penchée sur le rôle de l'Arctique en matière de changement climatique. En quoi l'Arctique est-il déterminant pour le climat ?

L'Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la Terre.

C'est quelque chose qui est observé aujourd'hui et à propos duquel on n'a pas forcément tous les éléments d'explication. On sait néanmoins que du fait de l'inclinaison de la Terre, c'est une zone particulièrement exposée au Soleil, surtout pendant la période d'été.

Elle se réchauffe plus vite parce que, jusqu'à présent, les glaces avaient un rôle de miroir et réfléchissaient les rayons solaires. Or maintenant que la glace se réduit comme peau de chagrin au profit de l'océan Arctique, ce dernier, de par sa couleur plus sombre, n'a plus ce rôle de réflexion des rayons solaires. De plus, la raréfaction des glaces, du permafrost et des glaces sous-marines provoque un rejet accéléré du méthane et du gaz carbonique qu'ils contiennent. Cela joue aussi comme un accélérateur du changement climatique.

Enfin, l'océan Arctique a lui aussi un rôle de régulateur climatique, qui est remis en cause dès lors que la fonte des glaces modifie sa salinisation, parce qu'il contient de plus en plus d'eau douce. Cela perturbe complètement le fonctionnement des écosystèmes et les grands courants marins, comme le Gulf Stream, qui permet notamment d'adoucir le climat en Europe. Si le Gulf Stream ralentit de 25 à 30 %, comme cela se profile, les hivers pourraient devenir beaucoup plus froids en Europe.

Les données scientifiques que le WWF a collectées indiquent qu'une hausse des océans de plus d'un mètre est à craindre. Quelles en seraient les conséquences ?

Sous une hypothèse de hausse des températures de quatre degrés d'ici à la fin du siècle, les océans pourraient monter de plus d'un mètre et menacer jusqu'à un quart de la population mondiale. Une hausse des températures de quatre degrés est le pire des scénarios envisagé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (GIEC) en 2007. Tout montre que c'est ce scénario qui se profile si rien n'est fait.

L'augmentation du niveau de la mer ne sera pas la même partout à la surface du globe mais variera d'un continent à l'autre, d'une ville côtière à l'autre. Seront particulièrement menacées les populations des grandes mégalopoles des zones côtières, sur le sous-continent indien -le Bangladesh étant l'exemple le plus connu-, en Asie du Sud-Est, en Chine, en Indonésie, mais aussi en Amérique latine, où une grande partie de la population vit sur les côtes, en Amérique centrale.

Or ces grandes mégalopoles ne sont pas forcément préparées comme en Europe, où, par exemple aux Pays-Bas, on a les moyens et la technologie nécessaires pour construire des digues afin de protéger la population. De plus, dans les grandes mégalopoles des pays pauvres, beaucoup de gens vivent dans les bidonvilles. Ces populations seront les plus vulnérables aux inondations.

Un autre phénomène à prendre en compte est qu'il y a des terres qui ont tendance à s'enfoncer, ce qui accentue les risques d'innondations dans les zones côtières. C'est notamment le cas dans les îles du Pacifique comme Tuvalu ou Vanuatu, où les populations locales vont devoir quitter leur pays d'origine pour s'installer ailleurs. L'eau salée commence déjà à s'infiltrer à l'intérieur des terres, les rendant de plus en plus difficiles à cultiver.


Comment empêcher cette "spirale du réchauffement"?

Le WWF a revu ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Nous demandons aujourd'hui des objectifs beaucoup plus ambitieux pour le sommet de Copenhague [qui, en décembre, doit parvenir à un accord sur la suite à donner au protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012], à savoir une baisse de 80 % des émissions d'ici à 2050, au niveau mondial, pour tous les pays. Les pays industrialisés ayant une responsabilité historique, il faut qu'ils réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre de 40 % d'ici à 2020 et qu'ils stoppent la croissance de ces émissions dès 2015. De toute façon, le réchauffement climatique a déjà lieu. Il y a une forte concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, et le CO2 qui y est stocké va y rester pendant plusieurs années. L'objectif, désormais, est de limiter l'ampleur du réchauffement climatique à deux degrés sur l'ensemble du siècle. Car au-delà, il
risque d'y avoir des impacts irréversibles.

LLa France s'est engagée à une réduction de ses émissions d'au moins 30 % d'ici à 2020. Nous estimons donc que ce n'est pas assez. D'autant que cet objectif, comme celui que s'est fixé l'Union européenne, est conditionnel : il est lié à l'obtention d'un accord jugé satisfaisant lors du prochain sommet de Copenhague. Un des critères étant que la Chine s'engage elle aussi à une baisse de ses émissions chiffrée et ambitieuse. Sinon, l'objectif de réduction des gaz à effet de serre d'ici à 2020 ne sera plus que de 20 %.


"Nous fonçons vers l'abîme"

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est alarmé jeudi 3 septembre à Genève de l'accélération du réchauffement climatique. "Nous avons le pied collé sur l'accélérateur et nous fonçons vers l'abîme", a lancé M. Ban devant la 3e Conférence de l'ONU sur le climat, réunie à Genève depuis le début de la semaine. Le secrétaire général des Nations Unies, qui revient de l'Arctique où il a constaté les ravages du changement climatique, a averti que "ce qui se produit maintenant" devait arriver bien plus tard, selon les prédictions des scientifiques. "Les scientifiques ont été accusés pendant des années d'être des alarmistes. Mais les vrais alarmistes, ce sont ceux qui disent que l'on ne peut engager une action pour le climat car cela ralentirait la
croissance économique", a-t-il déclaré.



Propos recueillis par Hugo Lattard

Le Monde

Bientôt on ne les verra qu'en photo

Les impacts mondiaux du réchauffement en Arctique dépassent les prévisions

 

5 septembre 2009 : Le réchauffement en Arctique constitue une bombe à retardement car la fonte des glaces risque de provoquer un relargage de gaz à effet de serre et une montée des eaux menaçant un quart de la population mondiale. C'est ce que nous apprend le nouveau rapport du WWF.

Le rapport « Les rétroactions du climat en Arctique : implications mondiales » publié hier, souligne les conséquences mondiales désastreuses du réchauffement de l'Arctique qui s'avèrent bien plus graves que les prévisions précédentes. Ce rapport inédit rédigé par des scientifiques leaders dans le domaine, fait le point sur les connaissances actuelles sur le réchauffement de l'Arctique.

« Leurs conclusions dressent un tableau vraiment inquiétant » explique le Dr Martin Sommerkorn, conseiller scientifique sur le changement climatique pour le programme Arctique du WWF. « Ce que révèle ce rapport, c'est que le réchauffement de l'Arctique constitue bien plus qu'un problème local, c'est un problème mondial. En clair, si nous ne maintenons pas l'Arctique à des températures assez basses, des populations des quatre coins du monde en subiront les effets.»

L'Arctique en état de fièvre

Le rapport montre clairement que de nombreuses rétroactions liées aux bouleversements du climat de l'Arctique rendront le dérèglement climatique mondial bien plus grave que ce que nous indiquaient les projections les plus récentes, notamment celle du dernier rapport du GIEC en 2007.

La fonte spectaculaire des glaces de mer - qui est deux fois plus rapide que la moyenne mondiale - influencera radicalement la circulation atmosphérique et les conditions météorologiques en Arctique et dans le monde. Cela pourrait changer radicalement le climat (températures et précipitations) en Europe et en Amérique du Nord, affectant ainsi l'agriculture, les forêts et les réserves d'eau.

Le dégel des sols et zones humides : une bombe à retardement dont le compte à rebours est déjà amorcé

Les sols et zones humides gelés contiennent deux fois plus de carbone que l'atmosphère. Etant donné le réchauffement en Arctique, ces sols vont fondre et relarguer du dioxyde de carbone et du méthane dans l'Atmosphère, à des rythmes bien plus rapides. Les taux de méthane dans l'atmosphère, un gaz à effet de serre particulièrement puissant, ont augmenté ces deux dernières années. Cette augmentation semble liée au réchauffement de la toundra septentrionale.

L'élévation du niveau des océans qui s'accélère

Cette étude du WWF, première en son genre, qui intègre le sort des calottes glaciaires du Groenland et de l'Ouest de l'Arctique dans des prévisions de niveau mondial des mers, conclut que le niveau des mers risque fortement de s'élever d'au moins un mètre d'ici à 2100 (plus de deux fois plus que ce que prédisait le rapport du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat). Les inondations provoquées par ce phénomène dans les régions côtières toucheront plus d'1/4 de la population mondiale.

Selon le Dr Sommerkorn « ce rapport montre qu'il est urgent de ralentir les émissions de gaz à effet de serre tant qu'il est encore temps. Si on laisse l'Arctique devenir trop chaud, il n'est pas sûr que nous puissions garder ces rétroactions sous contrôle ».

En décembre 2009, les gouvernements de 191 pays vont se rencontrer à Copenhague pour le cycle final de négociations pour un nouvel accord mondial sur le climat. Les négociations à Copenhague doivent approuver un nouveau cadre légal pour une action mondiale sur le climat à partir de 2013. Ce cadre devra garantir des réductions d'émissions bien plus fortes et rapides de la part des pays industrialisés, et le financement destiné à permettre aux pays en développement de prendre également des mesures pour le climat. Nous n'avons plus le choix, face à l'ultimatum climatique nous devons agir.

« Il faut tenir compte de ces signaux de l'Arctique, et prendre les mesures nécessaires à Copenhague en décembre prochain pour parvenir à un accord qui limite rapidement et efficacement les émissions de gaz à effet de serre » déclare James Leape, Directeur Général du WWF International.



Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2072.php
 

Une entête réalisée bénévolement par Renée-Andrée ORABONA que nous remercions vivement.

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