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TOUT EN BAS! Ascenseur expressPorto alegre, un autre monde est possible
Le rôle majeur de la toile

From: Natacha Quester-Séméon "natacha@humains-associes.org "
To: agora@cyberhumanisme.org

Date: Fri, 1er février 2002
 
par Ricardo Petrella
 

"Ces vingt dernières années, jusqu'au 11 septembre 2001, le monde a  été dominé par l'idée que personne ne pouvait s'opposer à la mondialisation libéralisée, déréglementée, privatisée. La seule  liberté possible était la liberté d'adaptation.

Après le 11 septembre, la réduction du champ du possible a été encore
plus brutale: il n'y a plus d'alternative au monde divisé en deux
(nous, les bons, et les autres, les méchants). Il n'y a plus de rêve
possible, en dehors du rêve sécuritaire protégeant la puissance et la
richesse du monde "développé", dans le cadre de ladite "guerre totale
au terrorisme mondial".

Quel contraste avec Porto Alegre, où 50 000 personnes vont parler, au
contraire, de l'impossible: d'un monde de justice et de paix, du
partage équitable et durable des ressources planétaire, d'amour, de
respect et de solidarité entre les peuples, les pays, les communautés.

Ils vont affirmer qu'ils veulent agir pour faire en sorte que tout
être humain ait droit à l'accès à l'eau potable, à la nourriture, aux
soins, au logement, à l'éducation, à la liberté ici et maintenant, et
non pas dans trente ans.

Porto Alegre est le symbole fort du lieu et du moment où les êtres
humains démontrent avoir encore la capacité de rêver et l'envie de
rechercher ensemble les solutions concrètes pour construire
un autre monde.»

Ricardo Petrella
Professeur d'économie à l'université de Louvain
 

Sommaire de la page

Le rôle majeur de la Toile

LE MONDE du 26.01.2002

INTERNET demeurera un facteur important du succès ou de l'échec des
activités de protestation et des manifestations contre la mondialisation", notait
sobrement, en août 2000, un rapport des services de renseignement canadiens.
Le Réseau sert en effet de base arrière aux militants, qu'ils défilent dans
les rues barricadées de Gênes, ou dans celles, plus paisibles, de Bruxelles.
A l'instar du Direct Action Network, structure américaine mise en place pour
préparer le contre-sommet de Seattle en novembre 1999, les organisateurs
prodiguent sur leurs sites maints conseils pratiques : comment se protéger
contre les gaz lacrymogènes, joindre tel avocat en cas d'arrestation, se
loger, où se rassembler, etc. Mais le rôle d'Internet ne se limite pas à
cette orchestration logistique.

Le mouvement antimondialisation est consubstantiel au Réseau et partage avec
lui son caractère décentralisé, déhiérarchisé et déterritorialisé. Quel
meilleur moyen de communication et de fonctionnement quotidien, en effet,
pour une nébuleuse d'organisations géographiquement dispersées et
économiquement pauvres qu'un réseau international, rapide et bon marché ?
L'évolution même d'Attac, acteur phare de la mouvance antilibérale, est
étroitement liée à son usage de la Toile.

Dès son origine, c'est la constitution d'une liste de discussion sur
Internet
- en janvier 1998 - autour d'un éditorial du Monde diplomatique intitulé
"Désarmer les marchés" qui donne son élan à l'association. "Au-delà de la
richesse des échanges, elle a permis de constituer de petits groupes de
bénévoles alimentant directement le site Internet de bibliographies et de
documents, faisant des recherches, envoyant des questionnaires aux élus et
partis politiques", explique Laurent Jesover, le webmestre du site d'Attac,
qui est aujourd'hui disponible en 5 langues, consulté depuis 130 pays et à
partir duquel sont téléchargés une moyenne de 29 000 documents par jour.

Avec bientôt 50 000 abonnés, sa lettre d'information électronique joue
également un rôle central au point d'apparaitre comme l'une de ses armes les
plus efficaces.

Ainsi, en mars 2001, elle exhortait ses abonnés à adresser un courrier
électronique à un responsable d'une commission de l'ONU chargé du
financement
du développement des pays les plus pauvres. Résultat : la boîte aux lettres
électronique de la "cible" a explosé sous les assauts des internautes, et le
fonctionnaire onusien a aussitôt assuré qu'il serait prochainement débattu
de la taxe Tobin aux Nations unies...

Vu sous cet angle, Internet n'est pas un simple moyen de coordination, mais
un outil de combat. Ainsi, la mise en pièces de l'Accord multilatéral sur
l'investissement (AMI), en octobre 1998, a été largement facilitée par son
utilisation : la Toile a permis aux militants d'avoir accès aux textes en
discussion au sein de l'OCDE, de les traduire, de les diffuser, de les
analyser et d'en débattre, pour finalement les faire rejeter par le
gouvernement français.

Les militants antimondialistes investissent également la Toile pour
s'exprimer en marge de médias traditionnels - qu'ils jugent trop proches de
l'ordre économique dominant. Les centres sociaux italiens ou le mouvement
okupa ("squatteur") espagnol, appartenant à la tendance la plus radicale de
la nébuleuse, multiplient les agences de contre-information. En France,
Samizdat.net, caisse de résonance d'une kyrielle de collectifs, publie les
analyses de la revue contestataire Multitudes ayant trait aux répercussions
du 11 septembre sur le mouvement social.

Mais ce sont sans doute les "media activists" (activistes de la
communication) d'Indymedia, sorte d'Internationale de la presse alternative,
qui incarnent le plus clairement cette volonté de "faire de l'information
autrement". Journalistes professionnels ou amateurs, jeunes pour la plupart
et tous bénévoles, ils alimentent une soixantaine de sites disséminés entre
les Etats-Unis, la Russie, le Nigeria ou Israël. Créé en novembre 1999 pour
couvrir le contre-sommet de Seattle, Indymedia a depuis été de tous les
rendez-vous de la contestation : de Davos à Bruxelles, en passant par Gênes,
où le site a enregistré un record de 3 millions de connexions.

"Contre la globalisation, nous mondialisons l'information alternative",
résume Gilles Klein, l'un des fondateurs d'Indymedia France. A Porto Alegre,
les activistes d'Indymedia joindront leurs efforts à ceux de la Ciranda
("Farandole"), agence d'information en ligne créée pour assurer une
couverture permanente du Forum social mondial. Attac a également financé une
partie du voyage au Brésil à une vingtaine de ses militants pour relayer
l'événement sur son site, et l'association féministe Les Pénélopes diffusera
quotidiennement une émission de télévision sur Mediasol.org, portail de
l'économie sociale et solidaire.

Stéphane Mandard (Le Monde interactif)

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