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TOUT EN BAS! Ascenseur expressDe nouvelles études mettent en évidence des corrélations entre pollution et évolution climatique

 

Programme SETI de recherche de vie extraterrestre technologique

 

17 octobre 2002

Le Sahel profite aujourd'hui de la diminution des rejets en Europe. En revanche, l'Asie risque de payer le prix fort son industrialisation.

FRANKFURTER ALLGEMEINE ZEITUNG (extraits)
Francfort

Les images d'enfants affamés, d'animaux morts de soif, de camps de réfugiés poussiéreux sont devenues synonymes d'Afrique . Tout le monde pensait que le Sahel était définitivement devenu inhabitable. La pluie avait été si rare pendant les années 70 et 80 que les experts supposaient que le climat s'était modifié de façon irréversible. On s'était empressé d'incriminer la surpopulation, le surpâturage et la déforestation, qui auraient altéré la zone au point de ne laisser qu'une terre nue dans des régions autrefois verdoyantes. Or le milieu des années 90 a vu les précipitations augmenter. De récentes images satellite montrent que la végétation a repoussé de façon spectaculaire dans des pays comme le Burkina Faso, le Niger, le Tchad ou le Soudan et que des régions abandonnées se sont repeuplées. Voilà qui ne correspond pas tout à fait au
modèle d'explication développé jadis.


L'Allemand Johann Feichter, de l'institut Max Planck (Hambourg), pense aujourd'hui avoir trouvé la véritable cause de la
sécheresse au Sahel : les rejets des cheminées des sociétés industrielles d'Amérique du Nord et d'Europe. Les chercheurs
ont en effet remarqué que la sécheresse s'accentuait dans la région quand l'Atlantique Nord était exceptionnellement froid et
l'Atlantique Sud relativement chaud. En étudiant les causes de ces écarts de température, ils ont établi une corrélation avec les
scories qui sont propulsées en l'air par les industries nord-américaines et européennes et qui dérivent dans l'atmosphère
jusqu'à l'océan.

Pendant longtemps, les climatologues n'avaient accordé que peu d'attention à cette fine poussière. Mais ils ont fini par
constater qu'elle pouvait avoir un effet énorme sur le climat de la planète. Cet impact se manifeste en deux tendances
contraires. Dans les zones de climat froid et humide, ces particules contribuent à la formation de nuages en provoquant la
condensation de l'air humide. Plus il y a de particules en suspension dans l'atmosphère, plus les gouttes qui constituent les
nuages sont petites et plus les masses nuageuses sont claires - vues de l'espace. Ce blanc éclatant né de la pollution
réfléchit la lumière du soleil et agit comme un écran, contribuant au refroidissement du climat. En revanche, dans les zones de
climat chaud et sec, ces particules ont exactement l'effet inverse. En l'absence d'humidité, les nuages se forment plus
difficilement et un autre effet l'emporte : les particules sombres comme la suie ou le mâchefer absorbent les rayons du soleil,
ce qui réchauffe l'atmosphère.

D'après les calculs des chercheurs de l'institut Max Planck, la pollution qui s'accumule au-dessus de l'Atlantique refroidit
nettement la température, avec des conséquences en chaine reconstituées par simulation sur ordinateur : l'accroissement de
la différence de température entre l'Atlantique Nord et l'Atlantique Sud repousse l'anticyclone des Açores vers le sud-ouest et place le Maghreb sous l'influence des zones de haute pression, allant jusqu'à réduire les précipitations de
60 %. Ce modèle reproduit exactement les conditions de la sécheresse des années 70 et 80.

Comment expliquer alors que les précipitations ont repris récemment un niveau normal ? C'est que les législations et les
mesures techniques contre la pollution de l'air ont limité les rejets des pays industrialisés. Cela a réduit l'écart de température
entre le nord et le sud de l'Atlantique et permis aux masses d'air humide de parvenir plus facilement jusqu'au Sahel.
Un autre chercheur, Olaf Krüger, de l'Institut météorologique de l'université de Hambourg, a étudié l'influence des particules en
Europe. Pendant l'expansion économique des années 60 et 70, les émissions de particules y étaient particulièrement élevées,
contribuant à ce que les nuages reflètent la lumière du soleil selon le mécanisme décrit plus haut. La plupart des chercheurs
estiment donc que c'est grâce à cette pollution de microparticules que le réchauffement climatique a connu un relatif
ralentissement en Europe pendant cette période. Or entre 1985 et 1999, quand Mikhaïl Gorbatchev a provoqué l'effondrement
du bloc de l'Est et de ses industries les plus polluantes, et que les législations antipollution adoptées par la suite en
Allemagne et aux Etats-Unis ont commencé à produire leurs effets, l'air devint plus propre. Aujourd'hui la lumière du soleil n'est
plus reflétée par des nuages "blancs", mais absorbée par des nuages plus sombres - la courbe de température de la planète
est repartie à la hausse.
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Une troisième étude, réalisée par Veerabhadran Ramanathan, de l'institut Scripps d'océanographie de San Diego, en
Californie, et le Prix Nobel Paul Crutzen, de l'institut Max Planck de chimie à Mayence, a examiné les effets de ces particules
sur l'Asie. Pendant quatre ans, avions et satellites ont observé un gigantesque nuage de pollution qui, pendant la saison
sèche, s'étendait sur trois mille mètres d'épaisseur du sous-continent indien jusqu'à l'équateur. Les chercheurs en ont repéré
un deuxième - essentiellement constitué de mâchefer et de cendres - au-dessus de la Chine.

Ces tapis de pollution exercent une influence massive sur le climat asiatique. Les "nuages blancs" qu'ils produisent ont
permis à l'océan Indien d'échapper jusqu'à présent au réchauffement qui frappe les autres mers du globe. D'un autre côté, les
précipitations n'ont pas autant augmenté en Extrême-Orient qu'ailleurs. Il est aujourd'hui à craindre que la pollution locale
n'affaiblisse la mousson indienne - selon le même principe que celui qui a provoqué la sécheresse au Sahel.

Les conséquences seraient tout aussi dramatiques pour la Chine : les calculs révèlent que la mousson pénétrerait moins
avant dans les terres - les masses d'air humide venant de la mer ne dépasseraient donc pas le centre du pays. Il y a
longtemps que l'on peut observer ces deux phénomènes. Les précipitations baissent depuis des années et des régions
entières sont en train de se dessécher dans le nord-ouest du pays le plus peuplé du monde, tandis que le déluge qui a
provoqué les inondations du Yangtsé-kiang - une catastrophe humaine et économique - vient à peine de cesser en Chine
centrale.

Si les pronostics sont exacts, les Chinois doivent s'attendre à l'avenir à subir chaque année sécheresse et inondations.
Reiner Klingholz

CONTREPOINT

La main verte des agriculteurs africains

La baisse de la pollution au-dessus de l'Atlantique Nord - qui aurait entraîné une hausse des précipitations en Afrique - ne
suffit pas à expliquer le retour de la végétation au Sahel, estime Chris Reij, de la Free University d'Amsterdam. Le scientifique a
analysé des images satellite de la région prises l'été dernier. Dans certaines zones, la surface des champs cultivés a
augmenté de 70 % par rapport à il y a vingt ans, affirme-t-il à l'hebdomadaire britannique New Scientist . Chris Reij en a conclu
que ce sont les agriculteurs locaux, en adoptant de nouvelles techniques de mise en valeur de leurs terres, qui sont les
principaux responsables du regain de verdure dans la région.

 

Les agriculteurs auraient développé une méthode apparue il y a
vingt ans au Burkina Faso, qui consiste à édifier des rangées de pierres au milieu des pentes afin d'empêcher les pluies,
rares mais violentes, de laver le sol et d'emporter la terre des champs cultivés. Grâce à ces barricades de pierres, l'eau de
pluie a le temps d'imprégner le sol, ce qui permet aux plantes de pousser. Dans la région du Yatenga, une province située au
nord-ouest du Burkina Faso, "des milliers d'hectares bénéficiant de cette technique accueillent désormais des arbres, alors
que ces terres étaient désertes il y a quinze ans", explique Chris Reij. "Les agriculteurs, le dos au mur, ont été obligés de faire
des expériences et d'innover", conclut le chercheur.

Courrier International
17/10/2002, Numero 624

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