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Chlordécone : un poison autorisé !

Chlordécone un poison autorisé
Mika le 29 août 2009

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 19 mars 2007

Mika le 29 août 2009

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 19 mars 2007

Mika le 29 août 2009

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

Interdite aux USA depuis 1976 !

 




 

L'EMPLOI DU PRODUIT AUX ANTILLES

 

 

LES CONDITIONS D'AUTORISATION

En France, dès 1968, la commission « d'étude de la toxicité des produits phytopharmaceutiques, des matières fertilisantes et des supports de culture » avait conseillé l'interdiction du produit en raison de ses dangers potentiels pour la santé humaine et animale.

Mais, en février 1972, une autorisation provisoire de commercialisation fut accordée pour une durée d'un an, compte tenu de la pertinence du produit pour lutter contre le charançon du bananier, aussi bien du fait de son efficacité que de la relative faiblesse des quantités à utiliser - qui étaient alors sept fois moindres que celles des pesticides employés précédemment.

Cette autorisation provisoire a été consolidée dans les faits jusqu'à ce qu'intervienne, en 1981, l'homologation officielle du Curlone, seconde formulation commerciale à base de chlordécone succédant au Képone. Il est à noter que cette homologation avait été facilitée par le passage des cyclones Allen en 1979 et David en 1980 qui avaient laissé les planteurs de bananes antillais sans défense devant la multiplication des charançons, consécutive à ces deux événements climatiques(*).

 

bananier

 

En septembre 1989, la commission d'étude de la toxicité, à la suite du réexamen d'un ensemble de dossiers, s'était prononcée pour l'interdiction de la chlordécone. Cet avis a été suivi, en février 1990, du retrait de l'autorisation de vente de la spécialité commerciale, le Curlone, puis en juillet 1990 de l'interdiction de la substance active, c'est-à-dire la chlordécone.

Mais, la législation existante à l'époque prévoyait que, lorsqu'une spécialité était l'objet d'un retrait d'homologation, la vente de ce produit sur le marché français ne devait cesser qu'un an après la notification de ce retrait, étant précisé qu'un délai d'un an supplémentaire pouvait être toléré avant le retrait définitif du produit.

Ces dispositions signifiaient que le Curlone pouvait être employé aux Antilles au maximum jusqu'en février 1992, ce qui correspondait à la demande des planteurs de bananes car les pesticides de substitution étaient, selon leurs dires, soit insuffisants, soit en cours d'expérimentation.

Comme l'a relevé la mission d'information précitée de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, l'utilisation du Curlone aux Antilles s'est poursuivie, au-delà de la date limite de févier 1992, jusqu'en septembre 1993. Ceci sur la base de deux décisions, l'une accordant à titre dérogatoire un délai supplémentaire d'utilisation courant jusqu'au 28 février 1993, et l'autre autorisant les planteurs bananiers à utiliser le reliquat des stocks de Curlone jusqu'au 30 septembre 1993.

Les prises de décisions concernant l'emploi de la chlordécone ont ainsi notablement varié entre les réticences, l'autorisation provisoire, l'homologation officielle, l'interdiction avec délai dérogatoire d'emploi des stocks existants et l'interdiction définitive.

On pourrait ironiser sur ces va-et-vient de la réglementation de l'utilisation d'un produit dont les dangers avaient été relevés dès 1968. Mais cette valse hésitation peut, partiellement, s'expliquer par plusieurs facteurs.

D'une part, les délais qui existaient à l'époque entre l'autorisation d'emploi d'un produit et les constats de ses effets polluants dans le long terme étaient beaucoup plus longs qu'aujourd'hui(*), ce qui pouvait justifier des homologations reposant sur un rapport avantage/cout en apparence satisfaisant au regard des produits de substitution.

D'autre part, c'est peu dire que le dispositif français d'autorisation disposait, avant 2001, de marges de progression substantielles.

Les mécanismes d'homologation ne séparaient pas, alors, clairement les instances d'évaluation des autorités chargées de prendre les décisions.

De plus, la composition de la commission d'études de la toxicité des produits phytopharmaceutiques associait des industriels qui n'ont été écartés qu'en 2001.

Et ce n'est qu'à compter de la loi d'orientation agricole du 5 janvier 2006 qu'ont été clairement séparés le moment de l'évaluation confié à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) et celui de l'homologation par acte ministériel. La dite homologation n'étant prononcée que pour une durée d'un an et soumise à la surveillance d'un comité de suivi, sous la responsabilité de l'AFSSA.


Source : http://www.senat.fr






 

Article Wikipédia :

Le chlordécone (ou Képone) est un produit phytosanitaire pesticide organochloré de la famille du DDT.

C'est un polluant organique persistant (POP). Non biodégradable, sa DT50 est évaluée, suivant les conditions, de 3,8 à plus de 46 ans dans les sols.

De fortes suspicions de toxicité, alliées à cette persistance, l'ont fait interdire dans de nombreux pays (dès 1976 aux États-Unis. Les conséquences de son utilisation inconsidérée aux Antilles françaises dans les années 1980 ont fait la une des médias français en septembre 2007.

 

Chlordécone : Scandale et langue de bois



POINTE-A-PITRE, Guadeloupe

7 septembre 2008

(CaribCreole.com) : L'inquiétant dossier du chlordécone continue d'interpeller Guadeloupéens et Martiniquais. La preuve en est, les questions dérangeantes et le débat houleux qui ont suivi la conférence «Chlordécone et Santé », organisée par l'Archipel des sciences, le samedi 6 septembre à l'espace régional du Raizet.

Dès l'ouverture de la conférence, le ton fut donné : évacuées les questions de responsabilités, les exposés se limiteront purement aux conclusions de la recherche biomédicale et, l'auditoire est prié de ne pas poser de questions «hors cadre» !

Avec comme modérateur Lucien Degras, qui avait déclaré, dans sa «Brève note sur chlordécone et jardin créole», que «les prophètes de malheur, candidats à des postures de Cassandre, annonçant un génocide chimique ici devront, pour le moment tout au moins, trouver d'autres supports à leurs fantasmes», les limites du débat auraient dû être rapidement comprises…

Mais passons, l'initiative d'une conférence sur le chlordécone et ses effets sur la santé est tout à fait louable au vu des inquiétudes des populations concernées, qui sont, bien souvent, trop mal informées (cf. notre article «Chlordécone : l'Etat français noie le pois(s)on»).

Il s'agissait pour le Professeur Luc Multigner, chercheur épidémiologiste à l'INSERM, et le Professeur Pascal Blanchet, du CHU de Pointe-à-Pitre, d'exposer l'état des connaissances sur les dangers relatifs au chlordécone ainsi que les premières conclusions des recherches biomédicales menées aux Antilles.

Bien que les chercheurs français aient eux-mêmes mis au point la technique de dosage la plus sensible du chlordécone, il n'en reste pas moins que les études menées aux Antilles ne répondent toujours pas aux questions relatives aux effets du chlordécone sur la fertilité. Pas d'informations non plus sur l'incidence du chlordécone sur les malformations congénitales, ni même de certitudes quant à un lien scientifiquement évident sur l'exposition au chlordécone et l'apparition de certains cancers.
On devrait, entre cette année et 2009, connaître les résultats définitifs de l'étude TiMoun, supervisée par le Professeur Janky, du service gynécologie obstétrique du CHU de Pointe-à-Pitre, et qui a pour but d'évaluer l'impact des expositions prénatales au chlordécone sur le déroulement de la grossesse, la santé du bébé à la naissance et le développement neurocomportemental des bébés. Les résultats de l'étude Karuprostate (1)devraient aussi tomber à la même période.



Souriez, vous êtes empoisonnés !

Pesticide avec impacts nocifs sur la nature

 


Comparant les résultats des études toxicologiques sur les animaux ainsi que les résultats des études réalisées sur les accidentés d'Hopewell aux premiers résultats d'études menées aux Antilles, les chercheurs présents ont donné l'impression d'un optimisme assez dérangeant quant aux réels effets du chlordécone sur la santé. Essaieraient-ils de tranquilliser les populations à coup de conclusions des études menées à Hopewell ? :36% des individus ayant présenté des troubles de santé, à Hopewell, ont souffert de troubles dits « subjectifs » (nervosité, anxiété), 64% de tremblements des membres, d'hypersensibilité aux bruits, d'amnésie, d'élargissement hépatique et de diminution du nombre et mobilité des spermatozoïdes (troubles « objectifs »).

Et au Professeur Multigner de conclure que ces troubles constatés à Hopewell (2) ont disparu au terme de 5 à 7 ans avec un seul cas de séquelles psychologiques importantes et qu'il n'y a eu aucune pathologie tumorale, aucun trouble de la fécondité et aucun anomalie congénitale parmi la progéniture.

Mieux, «les troubles sont réversibles après arrêt de l'exposition » et « […] ne se manifestent que lorsque la concentration en chlordécone dans le sang dépasse 1mg par litre».

Et au Professeur Blanchet de rassurer qu'aux Antilles, les taux de chlordécone dosés dans le sang ne dépassent pas 0,1mg par litre…même s'il ajoute plus loin que «ces conclusions ne préjugent pas des effets qui ont pu se produire à l'époque où le chlordécone était employé et où l'intensité de l'exposition était vraisemblablement plus élevée.»

Malgré des résultats alarmants constatés sur les animaux exposés de façon aiguë (à dose unique) ou de façon chronique, à doses répétées (3), le Professeur Multigner estime que «le principe de précaution n'est pas d'ordre scientifique» et est, finalement, resté assez vague sur la question des moyens de protection des populations exposées au chlordécone.

Des questions qui dérangent

L'une des questions qui semblaient le plus préoccuper le public fut celle de la persistance du chlordécone dans les sols et dans le corps humain et son élimination. Si le chlordécone s'échappe du corps humain à une vitesse moyenne de 140 jours pour la moitié d'une charge d'un compartiment corporel (en cas de non réexposition), son taux de persistance dans les sols varierait de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d'années…

Fort heureusement, des chercheurs, tels que Sarah Gaspard, Docteur en biologie à l'UAG, se sont penchés sur des procédés biologiques et chimiques de dégradation du polluant.

Pour l'instant des bactéries susceptibles de dégrader le HCH ont été détectées dans les sols guadeloupéens mais, concernant le chlordécone une telle dégradation n'est possible qu'en anaérobie.

Selon Yves-Marie Cabidoche, de l'INRA, lui aussi présent à la conférence-débat, il faudrait «être vigilant sur les tiges des graminées que consomment les animaux d'élevage» puisque la littérature sur les modes de contamination des plantes est encore assez pauvre.

«Le chlordécone ne disparait pas, à peine 10%, dans le meilleur des cas, ont disparu des sols»,
ajoute-il. Là encore, malaise, puisque la cartographie exacte des zones contaminées semble tarder…bien qu'elle ait été inscrite dans le plan chlordécone présenté au premier semestre 2008 alors que la contamination au chlordécone «constitue une préoccupation sanitaire, environnementale, agricole, économique et sociale prise en compte dans le Plan national santé environnement (PNSE) adopté en 2004»,
selon le site du ministère français de la santé.

Cette cartographie qui n'arrive pas est symptomatique de l'état général de la recherche en France. En effet, du bout de la langue, les chercheurs avouent que les couts de la recherche et du dosage du chlordécone constituent un frein. M. Alain Simion, président de l'association guadeloupéenne ASSE(4), pose alors la question qui fâche : Qui finance les recherches sur les effets du chlordécone et les producteurs de pesticides font-ils partie de ceux qui les financent ? Malaise dans la salle…Auparavant, l'homologue martiniquais de M. Simion avait posé la question de l'employeur des chercheurs…

Le professeur Multigner cite les financements publics et, comme le Professeur Blanchet, se défend d'être influencé par les pourvoyeurs de fonds. Une femme, dans le public, qui n'a sûrement pas compris la subtilité de la question s'écrie n'avoir rien à foutre de l'origine des fonds (sic !). Elle est applaudie par certains…

M. Simion reprend la parole et promet de rendre public un courrier dans lequel d'autres sources de financement apparaissent.

Mme Epamimondas, présidente de l'Archipel des sciences, coupe alors cours à la polémique : «Vous allez pouvoir poser d'autres questions sur d'autres scènes ! »

On l'aura compris, malgré ses bonnes intentions, cette conférence-débat n'était pas le lieu où les populations antillaises exposées au chlordécone auraient pu trouver un début de réponse aux questions concrètes qu'elles se posent, qu'elles soient relatives aux risques avérés sur la santé et encore moins aux responsabilités…


Martinique : la pêche interdite sur les côtes et dans les rivières

 

A lire : De Louis Boutrin et Raphaël Confiant, Chronique d'un empoisonnement annoncé

INSERM : Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale
UAG : Université des Antilles et de la Guyane
INRA : Institut National de la Recherche Agronomique

(1)L'étude Karuprostate a pour objectif d'identifier les facteurs de risque environnementaux et génétiques de survenue du cancer de la prostate et d'évaluer l'impact de l'exposition au chlordécone dans la survenue de la maladie.

(2) Hopewell est une ville de Virginie (USA) où était implantée une usine fabricant du chlordécone. Par manque de sécurité, entre 1966 et 1975, les ouvriers ont été fortement exposés par voie cutanée et à cause d'absorptions de poussières. Des cas d'ingestions alimentaires (faune aquatique) ont été aussi détectés. Les ouvriers et les habitants de la ville ont fait l'objet d'une étude sur les effets du chlordécone sur la santé humaine.

(3)Effets non cancérogènes observés chez l'animal adulte : tremblement de membres, hypersensibilité aux stimuli externes, élargissement hépatique, diminution du nombre de spermatozoïdes (mâles), diminution de l'ovulation (femelles) [expositions aigues, à dose unique/expositions chroniques).

Effets cancérogènes observés chez l'animal adulte : tumeurs hépatiques [expositions chroniques, vie entière]

Effets d'exposition lors de la gestation : Augmentation de la mortalité fœtale, anomalies congénitales (en présence de toxicité maternelle), troubles neurocomportementaux chez la portée.

Effets des expositions périnatales: Troubles neurocomportementaux, modifications des comportements sexuels à la maturité sexuelle.

(4)L'Association Société Santé Environnement fait partie des 4 associations qui avaient porté la plainte contre la pollution et l'empoisonnement au chlordécone

Source : http://www.caribcreole1.com

Sommaire de la page :

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreL'emploi du produit aux Antilles

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreScandale et langue de bois

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreUn procès menacé

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreLa saisine du juge martiniquais jugée irrecevable

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreLa faune aquatique contaminée

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreInterdiction partielle de la pêche en Martinique

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerrePêche interdite sur les côtes et dans les rivières

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreFace au chlordécone, avec JAFA, laissez-vous guider !

 

 

Chlordécone: Un procès menacé

10 Septembre 2009

 

 

 Un vice de procédure pourrait annuler la plainte de producteurs et consommateurs guadeloupéens pour empoisonnement au chlordécone, un pesticide utilisé aux Antilles pendant vingt ans, suspecté d'être à l'origine de cancers. La cour d'appel de Paris doit se prononcer jeudi matin.

Y aura-t-il un procès du chlordécone? La cour d'appel de Paris doit se prononcer jeudi sur la recevabilité ou non de la plainte pour "mise en danger d'autrui" déposée en février 2006 par l'Union régionale des Consommateurs et l'Union des producteurs de Guadeloupe, avec le soutien des Verts. Ce qu'ils dénoncent: la contamination de la population au chlordécone, pesticide utilisé durant une vingtaine d'années dans les champs de bananiers pour combattre le charançon, et suspecté d'avoir de graves conséquences sur la santé.

L'alerte est donnée dès le milieu des années 1970. Plusieurs études s'inquiètent de ses effets sur l'homme. Cancérigène, mais aussi perturbateur endocrinien, voilà la réputation sulfureuse que traîne le chlordécone. Aux Etats-Unis, le produit est d'ailleurs interdit dès 1976. La France attend 1990 pour suivre l'exemple, en accordant même une dérogation aux Antilles jusqu'en 1993. Le produit aurait même été utilisé jusque dans les années 2000.

Pas de preuve

Depuis, les pouvoirs publics se penchent, doucement, sur le problème. En 2008, un plan chlordécone a été adopté en Guadeloupe et en Martinique pour évaluer l'importance de la pollution, ses impacts et comment s'en protéger. Mais des voix dénoncent régulièrement la lenteur des études épidémiologiques, qui n'ont d'ailleurs pas permis de prouver à ce jour de lien entre cancers détectés et chlordécone. En juin dernier, c'est au tour de Catherine Procaccia, sénateur UMP du Val de Marne et Jean-Yves le Déaut, député PS de Meurthe et Moselle, de tirer la sonnette d'alarme. Dans leur rapport, ils évoquent "un monstre chimique", qui aurait contaminé 20% des surfaces agricoles utiles en Martinique et en Guadeloupe, mais aussi de nombreux pays d'Europe de l'Est. Selon les rapporteurs, on pourrait potentiellement se trouver en présence d'un problème sanitaire et environnemental "de dimension mondiale".

"Invraisemblable"

Sans plus d'informations, l'inquiétude persiste aux Antilles. Une inquiétude qui justifie, selon la sénatrice du Nord-Pas-de-Calais Marie-Christine Blandin (Verts), l'ouverture d'un procès, afin d'accélérer les recherches: "Même si le danger n'est pas avéré, il est temps de donner raison aux gens qui portent plainte pour déclencher la machine", plaidait-elle la semaine passée.

Mais l'ouverture de ce procès est menacée par un possible vice de procédure. Une première information judiciaire avait en effet été ouverte en 2007 par le parquet de Fort-de-France, finalement délocalisée au pôle de santé public du tribunal de grande instance de Paris. Or l'ordonnance de désignation du juge d'instruction en Martinique manque aujourd'hui au dossier. La cour d'appel de Paris devra donc se prononcera jeudi matin sur une éventuelle nullité de la procédure. "Tout cela est invraisemblable(…). Il s'agit d'un vice inventé de toute part par le ministère public pour tenter de faire échapper les pollueurs et leurs complices aux poursuites que nous avons intentées contre eux", s'insurge sur son blog Harry Durimel, avocat rédacteur de la plainte et par ailleurs responsable des Verts en Guadeloupe. Qui ne baisse pas les bras, annonçant: "Avocats et forces et vives du Pays de Guadeloupe nous préparons à faire ce qu'il faut pour que justice soit rendue".

 

Chlordécone : la saisine du juge martiniquais jugée irrecevable

11 Septembre 2009

 

 

La saisine d'un juge martiniquais dans l'enquête menée sur le chlordécone, pesticide principalement utilisé dans les plantations de bananes, a été jugée irrecevable hier, par la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris.

En 2007, une information judiciaire contre X  avait été ouverte par le parquet de Fort de France suite aux plaintes déposées par l'Union régionale des Consommateurs et l'Union des producteurs de Guadeloupe. Par la suite, cette information judiciaire, menée par un juge d'instruction, avait été transférée au pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Paris. Cette procédure avait alors été menacée de nullité, l'ordonnance de désignation du juge d'instruction en Martinique étant absente du dossier.

Or, jeudi la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris a jugé irrecevable la saisine du juge martiniquais. Toutefois, cette décision "ne remet pas en cause la procédure menée à Paris au pôle de santé public".

Encore dans 20% des surfaces cultivables

Pour rappel, le chlordécone, pesticide utilisé dans les plantations de bananes infesterait encore au moins 20% des surfaces cultivables dans les Antilles françaises. Il est jugé responsable d'une hausse des cas de cancer, notamment du pancréas.

 

Chlordécone : La faune aquatique contaminée

23 septembre 2009

 

 

La consommation de certains crustacés sur la côte atlantique sud, est désormais interdite. Tous ces produits contiennent de forte concentration de chlordécone.

A ce jour, il n'existait que des doutes. Pour beaucoup, d'ailleurs, il semblait même improbable que la faune aquatique puisse être contaminée par le Chlordécone.

Et pourtant les conclusions présentées, hier mardi, par des scientifiques sont formelles : ce pesticide a fait des ravages sur de nombreuses espèces aquatiques.

Langoustes, crabes ou encore sardes à queue jaune pêchés, entre le François, le Robert, la Baie du Gallion et la grande baie de Fort-de-France/Trois-ilets, présentent des taux de contamination supérieurs à 95%.

Une véritable catastrophe écologique pour les spécialistes.

La pêche a par conséquent été suspendue dans ces zones. Mais cette dernière décision pourrait avoir un impact socio économique considérable pour les marins pêcheurs…

 

Le chlordécone entraîne une interdiction partielle de la pêche en Martinique

25 septembre 2009

 

 

Plus de quinze années après son interdiction sur l'île de la Martinique, le chlordécone continue d'y faire des ravages. Mardi 22 septembre 2009, un arrêté préfectoral a interdit "la pêche sous toutes ses formes" dans les rivières martiniquaises. "La pêche et la commercialisation en vue de la consommation humaine" de certaines espèces sont également interdites - par un autre arrêté - dans plusieurs baies semi-fermées, situées en aval de bassins versants contaminés par le chlordécone.

Les autorités préfectorales ont justifié cette mesure par la nécessité de "prévenir les effets sur la santé liés à une exposition aiguë ou chronique résultant d'une consommation de produits de la pêche potentiellement contaminés".

Les dernières analyses effectuées ont abouti à la conclusion que certains poissons et crustacés présentaient une teneur en chlordécone dépassant largement les normes sanitaires fixées. Sur quarante sites examinés, 96 % des échantillons prélevés étaient contaminés. Plus de deux tiers présentaient une concentration proche de 50 microgrammes (µg) de chlordécone par kilo, alors que l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) recommande que, pour les produits frais, cette concentration ne dépasse pas 20 µg par kilo.

Les fonds marins vaseux et sableux constituent un vecteur important de pollution au chlordécone. Les langoustes blanches et brésiliennes, les crevettes, les crabes de mer, le tilapia et le thazard franc, un poisson apparenté au maquereau, sont quelques-unes des espèces concernées par ces mesures.

Thierry Touzet, directeur des services vétérinaires de la Martinique, recommande aux consommateurs de ne pas acheter ces produits n'importe où : "Il vaut mieux acheter les poissons dans des points de débarquement parfaitement identifiés par des professionnels de la pêche. Ce qui donne la garantie que les produits mis sur le marché ne proviennent pas des zones interdites."

Les deux arrêtés préfectoraux interdisant la pêche dans les rivières et plusieurs baies de l'île ont été reçus par les marins pêcheurs comme des coups de massue assénés à un secteur déjà en grande difficulté. Les professionnels jugent inadmissible de devoir payer pour les pollueurs. Ils craignent aussi que les consommateurs délaissent les étals. Toutes ces mesures de précaution sont en vigueur jusqu'à ce que l'Afssa se prononce sur la question, probablement fin novembre.

Utilisé aux Antilles dans les plantations de bananes jusqu'à son interdiction, en 1993, le chlordécone, un pesticide polluant difficilement dégradable, se retrouve durablement dans les sols ou encore dans les sédiments des rivières.

En 2002, malgré les mesures prises, la direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes avait encore découvert d'importantes quantités de chlordécone dans une cargaison d'une tonne et demie de patates douces arrivée à Dunkerque (Nord) en provenance de Martinique. Il avait cependant fallu attendre mars 2003 pour que le préfet de région de l'époque prenne un arrêté imposant l'analyse obligatoire des sols avant toute mise en culture de légumes à racines et interdisant la vente de denrées contenant du chlordécone.

 

Martinique : la pêche interdite sur les côtes et dans les rivières

26 septembre 2009

 

 

Les autorités sanitaires ont rapporté que le niveau de pesticides autorisé en Martinique est deux fois trop élevé dans les rivières et certaines zones côtières. La pêche est y est donc interdite jusqu'en 2010.


peche interdite

 
Jusqu'en 2010, la Martinique interdit la pêche dans ses rivières et dans certaines zones côtières de l'île. Les autorités sanitaires ont relevé des niveaux de pesticides très élevés, soit le double des quantités autorisées, notamment concernant les taux de chlordecone dans 96% des quarante zones évaluées.

Pour les pêcheurs, cette mesure est trop radicale, d'autant plus que le secteur est déjà affecté par une concurrence rude et un prix du carburant élevé. De son côté, Marie Ademar, présidente de l'association familiale maritime de la Martinique indique que "les pêcheurs ne doivent pas payer pour ceux qui polluent. Notre profession sera pénalisée par des mesures destinées au consommateur, mais ce seront nous les premières victimes".

En effet chaque année, ce sont pas moins de 4.000 pêcheurs qui ramènent 6.300 tonnes de poisson en Martinique. Mais d'après la Commission européenne, la pêche au large, qui représente 60% des prises, ne sera pas affectée.

Chronique d'un empoisonnement annoncé

Certains pourrait dire qu'il s'agit d'une chronique d'un empoisonnement annoncé, si l'on s'en réfère au rapport qui a été remis par le cancérologue Dominique Belpomme à l'Assemblée nationale en 2007, et qui a mis en évidence l'impact sanitaire de la pollution au Chordecone aux Antilles. Ce qui avait fait dire à Michel Barnier, Ministre de l'agriculture à l'époque, que l'utilisation massive des pesticides dans la culture des bananes antillaises a entraîné un "désastre sanitaire".

Pour le scientifique Dominique Delpomme, les pesticides ont empoissonné les sols et l'eau de toutes les Antilles. Le chlordecone, destiné à éradiquer le charançon (coléoptère), est malheureusement cancérigène. Le phytosanitaire serait responsable du taux élevé du cancer de la prostate. De plus,  "le taux de malformations congénitales augmente dans les îles" avait fait remarquer le cancérologue.

Alors que le chlordecone est interdit depuis 1976 aux Etats-Unis, les Antilles semblent avoir bénéficié d'une étonnante indulgence jusqu'en 1993. Les bananiers des Antilles avaient en effet obtenu une dérogation en 1981, suite au passage d'un ouragan. Le pesticide a été interdit par le gouvernement français en 1990, mais les bananiers obtiennent un délai de trois ans supplémentaires.

Aussi appelé Kepone, le chlordecone est classé comme potentiellement cancérigène par le Centre international de recherche contre le cancer.



Face au chlordécone, avec JAFA, laissez-vous guider !

 

 

jafa

 

Le programme de santé «JAFA», comme «Jardins familiaux», vise à protéger les familles qui consomment régulièrement les fruits et légumes de leurs jardins, en sachant que ceux-ci sont susceptibles d'être contaminés à la chlordécone.

Pour réduire l'exposition à ce pesticide, tout en conservant une alimentation saine à partir des produits frais locaux, des équipes d'enquêteurs, après avoir identifié les bâtiments et foyers du secteur à risque, à savoir des neufs communes du sud Basse-Terre concernées, de Goyave à Vieux-habitants, proposent au porte-à-porte des analyses de sols et des solutions.


Les habitudes alimentaires des populations sont également passées au crible, lors de ces entretiens.

Selon Olivier Reilhes, chef du service santé-environnement de la DSDS, le but n'est pas d'interdire aux usagers d'exploiter leurs terrains, mais de les inviter à adopter de bonnes pratiques alimentaires, cela, uniquement si la contamination était confirmée lors des analyses de prélèvements de sols.

La fréquence de consommation des produits les plus à risque devra alors être diminuée et les familles concernées par la pollution devront diversifier leurs productions (les tomates par exemple ne souffrent pas de la contamination par la chlordécone).

En Guadeloupe, 2565 foyers ont été visités par les enquêteurs, 193 analyses de sols sont en cours de réalisation. Seuls 3 à 5% des personnes contactées ont refusé d'être accompagnées.

Toutes les informations du programme Jafa sont accessibles sur le www.jafa.gp

 

Chlordécone Jafa





David Servan-Schreiber : Cancer du sein et mode de vie

 un dossier constitué par Olivier le 24 octobre 2009 

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