Tout en bas! Ascenseur express Actes de naissance des nouvelles chimères

Copyright EMEL Frédéric SchwentzelSommaire de la page : Premier ver à soie transgénique - L'industrie transforme des animaux en « pharmacies sur pattes » - Retrait du promoteur du virus de la mosaïque du choux-fleur - Grâce au Mouvement, échec de l'oeillet bleu - LAPINES ALLAITANTES - Les lapins OGM de consommation - Supers cochons! - PROTÉINES DU PLASMA HUMAIN - Porc écologique "ENVIROPIG" - D'autres applications - Un gène de moins et 35% de vie en plus - Un riz transgénique fatal aux chenilles - Autre riz transgénique -Riz doré pour asservir le Tiers Monde - Peupliers transgéniques - Arbres transgéniques - Saumon transgénique - Autres porcs transgéniques - Un clone murin de rat est né - La Chine : Eldorado génétique? - Colza, maïs, soja : les OGM sont intenables! - Et les animaux transgéniques? - Version avec frames - - Jardin

Pas d'ascenseur. @ suivre

Liste d'espèces modifiées - Salade biotechnologique du chef - Le point sur les OGM - La guerre du IIIème millénaire! - "Croisade" - Nouvelles - - Suite

Premier ver à soie transgénique

Copyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.comDeux chercheurs lyonnais, associés à des universitaires japonais et américains, ont « fabriqué » un ver à soie transgénique, une première  mondiale. « On cherchait depuis plus de dix ans à modifier génétiquement le ver à soie » expliquent Gérard Chavancy, directeur de l'unité séricicole de l'INRA de Lyon et Pierre Couble, patron du centre de génétique moléculaire et cellulaire du CNRS  Leur découverte a permis l'implant d'un gène d'algue phosphorescente dans le génome du bombyx du mûrier (papillon dont la larve est le ver à soie), implant réussi puisque la modification génétique s'est transmise de génération en génération. Cette modification génétique devrait renforcer la qualité du ver à soie, et par la même de la soie, et rendre le coléoptère plus résistant aux maladies.

© Dernières Nouvelles D'Alsace, Jeudi 13 Janvier 2000.

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Animaux transgéniques: au tour du ver à soie!

Capitale historique de la soie, Lyon vient de s'offrir une première mondiale: des vers transgéniques, fabriqués notamment par des scientifiques locaux.

LYON.- Ces premiers vers à soie transgéniques intéressent l'industrie textile, l'agriculture et la pharmacologie.

La revue de référence Nature Biotechnology consacre dans son édition un article à ce nouvel arrivant parmi les animaux transgéniques. "On cherchait depuis plus de dix ans à modifier génétiquement le ver à soie à l'aide d'un transporteur, vecteur permettant la transmission d'un nouveau gène dans l'ADN de cet animal" expliquent Gérard Chavancy, directeur de l'unité séricicole de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Lyon, et Pierre Couble, du centre de génétique moléculaire et cellulaire du CNRS associé à l'université Claude-Bernard Lyon I. Outre son intérêt économique, le ver à soie offre plusieurs avantages: "Créé" en Chine par sélections, il y a 4 500 ans, sa survie dépend entièrement de l'homme qui l'élève très facilement. Cette particularité écarte à priori pour les chercheurs le risque de dissémination dans la nature de gènes véhiculés par des organismes génétiquement modifiés. Des dizaines de transporteurs avaient été testés sans grand succès jusqu'à ce que des Américains isolent, fin 1998, Piggy bac, qui transporte le gène en l'intégrant.

Cette découverte a permis l'implant d'un gène d'algue phosphorescente dans le génome du bombyx du mûrier (papillon dont la larve est le ver à soie), implant réussi puisque la modification génétique s'est transmise de génération en génération. Pour le docteur Chavancy, il s'agit désormais de découvrir une seconde génération de transporteurs qui permettra, une fois les nouveaux gènes implantés, de les activer. "Le ver aurait alors de plus grandes qualités et une meilleure résistance aux virus et bactéries, même en climat tropical", souligne le chercheur.

Les retombées de cette transgénèse trouveront surtout des applications en biotechnologie: le gène intégré dans le patrimoine du ver pourra s'exprimer dans la glande qui fabrique les protéines de la soie et que le docteur  Chavancy appelle "une véritable usine à protéines". A terme se profilerait ainsi la création de nouveaux vaccins, tests médicaux et fibres aux qualités multiples.

(Merci à Catherine pour sa quête d'informations)

Nouvelles - Sommaire de la page

Copyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.comLe Monde daté du samedi 11 décembre 1999 :

L'industrie transforme des animaux en pharmacies sur pattes

Après vingt ans de recherches, des médicaments issus du lait de mammifères   transgéniques sont sur le point d'être commercialisés. La première ferme pharmaceutique du monde a été inaugurée, fin octobre aux Etats-Unis, pour produire des molécules à haute valeur ajoutée

LES PLANTES ne sont pas les seuls organismes génétiquement modifiés (OGM) : il existe dans le monde un cheptel d'animaux OGM, depuis la souris de laboratoire « transformée » pour mimer des maladies humaines au mouton « amélioré » pour produire plus de laine. La transgénèse animale est expérimentée depuis le début des années 80. Elle consiste à introduire dans le patrimoine d'un animal un gène étranger ou à remplacer un de ses gènes par un autre. Ainsi, des animaux domestiques, après avoir été élevés par l'homme pour leur chair, leur cuir et leur force de traction, sont programmés pour fournir les médicaments du futur. Après introduction dans leur patrimoine génétique d'un gène étranger, ils sont capables de synthétiser dans leur sang, leur lait ou leur sperme des protéines humaines.

Le marché mondial des médicaments contenant une protéine humaine reconstituée par génie génétique ( « protéine recombinante ») ne cesse de se développer. Il atteignait, en 1997, 66 milliards de francs selon le cabinet Arthur D. Little. Ces protéines sont, à ce jour, produites de façon banalisée dans des levures et bactéries transformées. C'est le cas de l'hormone EPO (érythropoïétine), la première molécule dopante issue des techniques de recombinaison génétique.

Demande de retrait du promoteur du virus de la mosaïque du choux-fleur

Considérant qu'il existe un risque réel de transfert horizontal du promoteur du virus de la mosaïque du chou-fleur (CaMV), qui pourrait, entre autres effets, réactiver des virus dormants, des chercheurs britanniques et canadiens, recommandent fortement que toutes les cultures transgéniques contenant ce promoteur ou des promoteurs similaires soient retirées de la production commerciale ou des essais en champ. De même pour les produits alimentaires dérivés de ces cultures. - Source Biofutur N°195. Décembre 1999.

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Echec de l'oeillet bleu

Melbourne - La situation de blocage qui caractérise le débat sur les aliments génétiquement modifiés en Europe vient d'avoir un effet inattendu en Australie. Florigène, la société australienne qui a créé les premières fleurs génétiquement modifiées commercialisables, des oeillets bleus (voir Biofutur 187-16), doit, pour les vendre, se rabattre sur les États-Unis, au lieu de l'Europe comme initialement prévu.

À travers sa succursale néerlandaise, Florigene Europe B.V., la société prévoyait de lancer une gamme complète d'oeillets bleus sur le marché européen, ainsi que des fleurs coupées à durée de vie prolongée. En effet, en 1997 et 1998, l'entreprise a reçu de la Commission européenne l'autorisation de commercialiser trois oeillets transgéniques : une variété mauve, Moond st (poussière de Lune, quatre lignées), un oeillet violet, Moonshado (ombre lunaire, six lignées), et une lignée à durée de vie allongée. Mais la décision, début 1999, d'au moins cinq pays européens - la France, l'Autriche, le Danemark, la Grèce, le Luxembourg et le Royaume-Uni d'instituer un moratoire sur la culture commerciale des plantes transgéniques (voir Biofutur 190, 5) a conduit la société australienne à revoir sa stratégie commerciale. Elle vise désormais le marché américain, et a d'ailleurs commencé à produire ses fleurs en Équateur.

Il ne reste pas moins que ce basculement ralentira significativement le développement de l'entreprise, selon son P-DG, Edwina Cornish. "L'Europe est un marché essentiel pour les fleurs, et nous sommes désormais moins sûrs de pouvoir augmenter nos ventes dans les toutes prochaines années. Nous vivons de notre capacité à attirer des investissements, et s'il y a un point d'interrogation à propos d'un marché important, nous serons moins attractifs. Je reste cependant persuadée que nous dépasserons ces difficultés ", tempère-t-elle. La compagnie n'a encore licencié aucun de ses 20 employés, mais elle ne prévoit aucune embauche dans un avenir immédiat. Edwina Cornish pense que Florigene subit le contre-coup du débat européen sur le génie génétique qui, insiste-t-elle, concerne principalement les produits alimentaires. Selon elle, le public européen n'a rien contre les plantes ornementales génétiquement modifiées.

L'industrie australienne des biotechnologies, ainsi que les autorités régulatrices fédérales et des États australiens, observent attentivement ce qui se passe en Europe. Non seulement parce qu'ils craignent que d'autres sociétés du pays soient touchées, mais aussi parce que la loi australienne sur les OGM est en cours d'élaboration.

Personne ne tient à répéter l'expérience européenne. "Il est primordial d'avoir une réglementation appropriée pour satisfaire le public, a déclaré Elane Zelcer, une directrice de l'Association autralienne de biotechnologie (ABA). Si le public n'est pas rassuré, il n'y aura pas de marché. "

Tim Thwaites (Biofutur N°195 de décembre 1999)

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Copyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.comLAPINES ALLAITANTES

L'usage d'animaux transgéniques comme bioréacteurs a été récemment accéléré pour deux raisons : la production de protéines complexes, pour les médicaments les plus récents, ne peut être faite par les bactéries et les levures, qui sont des organismes simples ; le recours, comme autrefois, au plasma sanguin ou organes animaux pour en extraire les protéines souhaitées, est freiné pour les risques qu'il présente de contamination virale (affaire du sang contaminé).

Les premiers acteurs de la transgénèse animale se livrent une lutte féroce sur le marché mondial. Elles sont trois entreprises qui, pour n'avoir encore jamais commercialisé les protéines issues du lait de leurs animaux OGM, « pèsent » déjà 80 millions à 100 millions de dollars : l'américain Genzyme Transgenics, l'écossais PPL Therapeutics et le néerlandais Pharming. Filiale de la société de biotechnologies américaine Genzyme, Genzyme Transgenics
s'est distinguée, en avril, par la production de trois chèvres transgéniques « médicamenteuses » ( Le Monde du 4 mai 1999). Nées à l'automne 1998 par clonage, elles ont commencé à fabriquer une substance que l'on trouve traditionnellement dans le sang humain, l'antithrombine, qui permet de prévenir la formation de caillots de sang. « L'antithrombine  III est la première protéine produite par un animal transgénique faisant l'objet de tests sur des humains », s'est félicité le PDG de Genzyme Transgenics, Sandra Nusinoff Lehrmann, qui prévoit une commercialisation en 2001.

En Europe, PPL Therapeutics, une excroissance de l'institut Roslin en Ecosse,
s'était rendue fameuse par la naissance, en février 1997, de la première
brebis clonée au monde : Dolly. Le 29 novembre, il annonçait de premiers
essais « encourageants » avec une alpha-1-antitrypsin (AAT), produite dans le
lait de brebis transgénique et présentée sous forme d'un spray nasal pour
lutter contre une affection grave des poumons.

Grâce aux travaux du néerlandais Pharming, ce sont deux « usines » d'animaux OGM qui sortent de terre. La première unité de lapines allaitantes au monde est en construction en Belgique (cout : 20 millions d'euros). Elle sera opérationnelle fin 2000. Dans des conditions extrêmement contrôlées, Pharming va extraire du lait et purifier l'alpha-glucosidase pour le traitement de la   maladie de Pompe, une maladie génétique rare affectant les muscles. Cette substance est déjà en essais cliniques à l'hôpital des Enfants-Sofia de Rotterdam.

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Les lapins OGM de consommation

Sur la liste OGM-DANGER du mardi 14 décembre 1999 11:59.

Il y a beaucoup plus proche de nous que les saumons transgéniques Canadiens. En France, au labo de l'INRA de jouy en Josas, caché derrière le paravent de la recherche sur les molécules recombinées, l'équipe de L.M. houdebine travaille sur quatre programmes de lapins transgéniques "pour leur intérêt agronomique".

Robert DUCLUZEAU, le directeur de l'INRA de Jouy en Josas, a fait une demande de subventions auprès du Ministère de la Recherche du département des Yvelines de l'INRA et de la Région Ile de France de 8 000 000 (huit millions) de francs afin de mettre entre autres la lapinerie en conformité avec la nécessité de ces travaux de recherche.

En audition le 13 décembre 1999, devant les conseillers régionaux pour présenter le projet (et toucher ses sub), il cachait volontairement dans son exposé toute la partie des recherches concernant les lapins de consommation. Il a fallu qu'une élue Verte (Mme Hélène ZANIER) lui pose par deux fois la question pour qu'il l'avoue devant les élus régionaux. Il a même ajouté que c'était à la demande de nos "petits éleveurs de lapins" et que le seul autre pays consommateur de lapins avec la France était la Chine.

L'INRA de Jouy et l'équipe de Houdebine ont-ils derrière la tête le marché chinois du lapin? Plus d'un milliard de Chinois mangeant du lapin transgenique obtenu avec des brevets "bien de chez nous", ça laisse rêveur.

Claude SERGENT - sergent@cybercable.fr

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Copyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.comPS du jeudi 16 décembre 1999 19:43 : Contre le principe de précaution : Au Conseil Régional d'Ile de France, tous les partis de droite et tous les partis de la vieille gauche votent contre le principe de précaution en matière de risques environnementaux liés aux nouvelles technologies ou aux manipulations génétiques. Ils désirent également que les français et les autres mangent des animaux manipulés génétiquement.

Gardons bien à l'esprit que les recherches sur le saumon du Canada sont aussi sérieuses que celles sur le lapin de boucherie transgenique de l'INRA. Le professeur Schwartz est un spécialiste du cochon transgenique outre-atlantique comme M Houdebine est le spécialiste du lapin (entre autre car il connaît très bien les porcs, les ovidés et les bovidés transgéniques également) dans notre pays.

La lutte contre les la création d'animaux de rente transgéniques est souvent difficile et se heurte bien souvent à des enjeux politiques. Pour exemple ce qui s'est passé le 16 décembre 1999 au Conseil Régional d'Ile de France. Les Verts ont déposé deux amendements au sujet de la création d'un fond (dit fond d'amorçage) destiné à aider à la création d'entreprises liées au développement des hautes technologies.( je dis comme ça pour faire simple, le tout est lié au rapport Guillaume de 1998...)

Le premier amendement était : "Rajouter un article : Ne seront éligible au fond d'amorçage régional que les sociétés ne produisant ni déchets nucléaires à vie longue, ni organismes génétiquement modifiés destinés à l'alimentation, ni brevet sur le vivant.

Exposé des motifs : Le développement rapide des bio-technologies ne doit pas s'opérer aux dépends de la santé publique, de la sécurité alimentaire ni de la dignité humaine."
Le second était : "Rajouter un article : Décide que sera présenté au vote du Conseil régional avant la fin de l'année 2000 une procédure visant à garantir que les entreprises financées respectent les principes éthiques en ce qui concerne les bio-technologies et les conséquences environnementales de leurs activités.
Exposé des motifs : Le principe de précaution ne concerne pas que le boeuf anglais, il doit s'appliquer dès la conception de l'activité de l'entreprise afin de ne nuire ni à la dignité humaine, ni à la santé publique, ni à la qualité de vie des générations futures..."

Que croyez vous qu'il arriva ?
Les deux extrêmes droites, hautaines et méprisantes  ne participèrent pas au vote. Tous les partis de droite (RPR, DL, GE, UDF) ainsi que tous les partis de la vieille gauche ( PS, PC, MDC) votèrent contre . (Ceux qui veulent les noms peuvent les avoir sur demande, il y en a de très connus) Seuls les Verts les ont voté. Le tout n'est-il pas lié au financement des recherches de l'INRA sur les lapins transgéniques de consommation ?Que celui ou celle qui peut m'apporter un démenti le fasse.
Claude Sergent - sergent@cybercable.fr

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La Montagne" du 10/12/1999 : SUPER-COCHONS

40 % plus gros, plus vite, 25 % moins gourmands !

Copyright EMEL Frédéric Schwentzel

WASHINGTON. - Plus fort que I'hormone de crois-
sance : des chercheurs américains ont découvert une
manipulation génétique permettant de produire des "su-
per-cochons" 40 % plus gros - et ce 40 % plus rapide-
ment -
une technique qui pourrait révolutionner les éle-
vages agricoles.

"Nous pensons que sur le long terme cette technolo-
gie va changer la face de I'agriculture" affirme Robert
Schwartz, professeur de biologie cellulaire et moléculaire au
Baylor College of Medicine à Houston Texas), qui a dirigé
les travaux. Selon lui, le procédé pounait egalement être
utilise pour traiter les enfants souffrant de troubles de crois-
sance et empêcher I'affaiblissernent musculaire chez les
malades du sida et du cancer.
  Le secret réside dans un agent chimique synthétique
qui est introduit dans un morceau d'ADN puis injecté dans
I'animal agé de deux semaines. La substance stimule la
glande pituitaire pour I'amener à sécreter un taux d'hor-
mone de croissance supérieur à la normale.
  Deux mois plus tard, les animaux pèsent 40 kilos, au
lieu de 29 sans traitement. Ils sont prets pour I'abattoir
deux semaines plus tôt. Autre avantage, les cochons traités
mangent 25 % moins, ce qui permettrait aux éleveurs de
realiser des économies substantielles, le prix des produits
d'alimentation représentant la moitié du cout d'élevage. Les
cochons transgéniques produisent également moins de dé-
jections. Un plus pour I'environnement.
  Des recherches complémentaires devront encore mon-
trer que la viande ainsi produite est propre à la consomma-
tion humaine et que le traitement n'a pas d'effet négatif
pour Ies animaux sur le long terme.

(Contribution de Michel Dussandier - midier@wanadoo.fr sur la liste de diffusion OGM danger, le jeudi 16 décembre 1999.)

Saucisses transgéniques

Nouvelles - Et les animaux transgéniques? - Sommaire de la page

PROTÉINES DU PLASMA HUMAIN

Parce que les lapines produisent peu de lait, l'usine belge est vouée au
traitement des maladies « orphelines » (au nombre de personnes atteintes
limitées). Pour la production à plus grande échelle de protéines
pharmaceutiques, Pharming s'est tourné vers un bioréacteur plus prolifique :
la vache. Il a inauguré, le 25 octobre, la « première ferme pharmaceutique du
monde », à Vienna dans le Wisconsin : l'élevage est conçu « comme une
plate-forme de production de molécules à haute valeur ajoutée ». La Food and
Drug Administration (FDA) a établi les normes de ce bâtiment d'un nouveau
genre, d'une valeur de 4 millions de dollars. Jusqu'à 80 vaches transgéniques
pourront y produire dans leur lait des protéines du plasma humain... Devant
la pénurie croissante de dons du sang, mais aussi le développement de
maladies telles que l'HIV et l'hépatite C, la Croix-Rouge américaine
collabore activement au projet de Pharming.

Copyright EMEL Frédéric SchwentzelUne fois obtenues ces vaches, chèvres, lapines... produisant les laits les plus chers du monde, leurs promoteurs font appel au clonage. Cette technique (même s'il a fallu 277 essais pour réussir une Dolly...) permet de reproduire à l'infini l'individu intéressant plutôt que d'attendre la durée de plusieurs gestations. Pharming a ainsi acquis, en 1998, la technique de clonage par transfert de noyau auprès de l'américain Infligen. En combinant leur savoir-faire, les deux entreprises « ont la capacité unique de générer de petits troupeaux transgéniques, exclusivement femelles et sans élevage préalable, ce qui réduit d'au moins deux ans le temps nécessaire pour la mise en marché d'une protéine thérapeutique », s'enthousiasme George J. M. Hersbach, président de Pharming.

Restait à rendre ces futurs médicaments économiquement abordables. Le 27 octobre, Genzyme Transgenics et Pharming se sont alliés pour la production de la sérumalbumine, une substance qui dope le volume sanguin et que Genzyme Transgenics fabrique déjà dans le lait de vaches clonées par une firme du Massachusetts, Advanced Cell Technologies. « L'accord tissé avec Pharming va nous permettre de produire en quantité de l'albumine pour un usage thérapeutique, et ce à un prix compétitif », a assuré Michael W. Young, vice-président du développement commercial de Genzyme Transgenics. Chaque année, 440 tonnes d'albumine humaine sont utilisées dans le monde pour un marché d'une valeur de 1,5 milliard de dollars.
Véronique Lorelle

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D'autres applications

Animaux cobayes : des souris, principalement, modifiées de façon à mimer les maladies humaines.

  Animaux donneurs d'organes : des porcs, surtout, transformés pour éviter les rejets de greffes. S'ils ne risquent pas de transmettre leur rétrovirus à leurs hôtes humains, leurs organes seront utilisables pour la xénotransplantation.

  Animaux d'élevage « améliorés » : depuis les moutons OGM dont la pousse de la laine est améliorée (Australie et Nouvelle-Zélande) au porc gonflé à l'hormone de croissance (Baylor College of Medecine, Texas) et 22 % plus gros que les bêtes non traitées, jusqu'au porc « écologique » produisant un purin dont la teneur en phosphate est de 20 à 50 % moindre que celle d'un porc normal (Université de Guelph, Canada). Ces porcelets transgéniques appelés « Enviropig » seraient commercialisés d'ici quatre ans. Un autre objectif : rendre les animaux résistant aux maladies (Inra, Jouy-en-Josas), pour éviter l'utilisation d'antibiotiques ou de vaccins dans les élevages et le problème des résidus dans la viande.

  Animaux pour la consommation humaine : seuls des poissons transgéniques, « dopés » avec une hormone de croissance, sont arrivés dans l'assiette du consommateur (cubain). Mais de la lapine produisant un lait maternisé pour les nourrissons qui ne supportent pas le lait de vache aux animaux présentant des carcasses plus adaptées à la nutrition humaine, des recherches existent pour proposer de nouveaux produits alimentaires.

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Octobre 1999 : Un panda vient d'être cloné en Chine!

Washington, le jeudi 18 novembre 1999. S&T Presse. Ambassade de France de Washington. Mission Scientifique et Technologique (http://www.france-science.org) Un gène de moins et 35% de vie en plus. Le NYT fait état des travaux de l'équipe du Dr. Pier Giuseppe Pelicci de l'Institut européen d'Oncologie à Milan qui démontre que la suppression chez la souris d'un gène qui contrôle la réponse cellulaire au "stress" via la protéine p66shc entraîne un allongement d'environ un tiers de leur durée de vie sans effets latéraux visibles. Le Dr. Guarante, du MIT, commente ces travaux publiés dans la revue Nature comme constituant une avancée majeure pour la compréhension des processus de vieillissement le mammifère qui, toutefois, font intervenir de très nombreuses voies métaboliques. Un gène analogue a été identifié chez l'homme et des spéculations sur l'effet de molécules inhibitrices de cette protéine ou de son gène sont lancées.

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Octobre 1999. Des chercheurs japonais élaborent un riz transgénique fatal aux chenilles PARIS (Agence Française de Presse) - le 27/10/99 à 11:27 - Des chercheurs japonais ont élaboré un nouveau riz transgénique qui multiplie par 40 l'efficacité d'un virus anti-chenilles, indique la revue Nature Biotechnology dans son édition à paraitre le 1er novembre.

Est-ce Brigitte Bardot qui va devoir s'opposer à la mise sous scellés des maïs-chien? Copyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.comL'équipe de chercheurs de l'Université de Fujisawa, menée par le Dr Tosihiko Hukuhara, ont introduit dans des cellules de riz un facteur génétique qui dope l'efficacité du NPV (nucleopolyhedrovirus), un virus naturel qui infecte et élimine certains parasites lorsqu'il est répandu sur du riz.

Leur travaux montrent que les chenilles sont beaucoup plus affectées par le NPV lorsqu'elles se nourrissent de ce riz transgénique: le même résultat est obtenu avec 40 fois moins de ce couteux produit.

Leur découverte pourrait améliorer l'efficacité et diminuer le cout du NPV, un bio-pesticide actif contre une série de parasites des choux et des pommes de terre.

Riz doré pour asservir le Tiers Monde - Sommaire de la page

  • Oct 1999 : Le premier riz transgénique est prêt à être mis sur le marché chinois, selon l'institut de recherche chinois. Il est résistant aux herbicides, de meilleure qualité, de plus grand rendement et meilleur au goût. Et bien sûr, aucun effet sur la santé animale ou humaine." Tout pour plaire quoi... et qq millions  d'ha de semis en perspectives... Que faire?  Comment Terre..? - Riz doré pour asservir le Tiers Monde - Sommaire de la page

  • Septembre 1999. Peupliers transgéniques. Une équipe du centre de recherche sur les biotechnologies végétales de Houghton produira des arbres avec moins de lignine. Comment? En modifiant le génome des peupliers "faux-trembles" pour diminuer la synthèse de ce polymère, facteur de rigidité. L'intérêt est double: ces arbres transgéniques nécessitent moins de traitements chimiques pour être transformés en papier et poussent plus vite. L'Usine Nouvelle - Colza, maïs, soja : les OGM sont intenables! - Sommaire de la page

  • ARBRES TRANSGENIQUES : Le WWF révèle que de plus en plus d'expériences ont lieu concernant la plantation d'arbres génétiquement mogifiés. La France est le pays européen le plus actif avec 8 SITES DEPUIS 1992. On teste la résistance des plants aux herbicides et aux insectes. L'un de ces tests est classé "confidentiel". Depuis 1998, on recense 116 sites dans 17 pays concernant 24 ESPECES D'ARBRES. Quant à l'impact sur l'environnement, ce n'est pas la priorité. (Le Journal de la nature" N°15, 18 frs en kioske)

  • Août 1999. Saumon transgénique. Des scientifiques britanniques menant des recherches secrètes sur des poissons génétiquement modifiés ont réussi à mettre au point un saumon qui grandit quatre fois plus vite que la normale, a-t-on appris cet été. Un gène de l'hormone de croissance du saumon Chinook a été introduit dans 10000 oeufs de saumon atlantique. Une cinquantaine d'entre eux ont grossi quatre fois plus vite qu'à la normale, sans anomalie... visible. Le saumon transgénique atteint sa taille de vente en 12 à 18 mois, contre trois ans normalement. Cela pourrait doubler le roulement des saumons élevés en bassins. (Source Bio sciences N°1) Recherches secrètes sur le saumon transgénique - Sommaire de la pageCopyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.com

  • Juin 1999. Porcs transgéniques moins polluants. Des chercheurs canadiens de l'université de Guelph, en Ontario, viennent d'annoncer la naissance de porcelets transgéniques susceptibles de moins polluer l'environnement. Ces porcelets devraient produire un purin dont la teneur en phosphore sera de 20 à 50% moindre que celle généralement observée chez un porc normal, ont indiqué, le 24 juin, les chercheurs à l'origine de cette nouvelle création transgénique, appelée ENVIROPIG. Les porcelets sont nés en avril et en juin de truies de race Yorkshire dont les embryons avaient été modifiés dans l'utérus par l'injection d'un transgène. Ce gène permettrait à des porcs de digérer naturellement le phosphore se trouvant dans leur   nourriture et qui est indispensable à leur bien-être, dispensant ainsi les éleveurs de l'obligation de leur apporter de couteux suppléments nutritifs. (Source Bio sciences N°1) - Sommaire de la page

  • 3 juin 1999. Un clone murin de rat est né. Le cercle fermé des animaux clonés à partir de cellules adultes, jusqu'à présent réduit aux seules femelles, Dolly la moutonne, les vaches nippones et les souris hawaiiennes, vient de s'agrandir d'un nouveau membre, masculin cette fois-ci, une souris mâle appelé Fibro. Fibro a été cloné à partir d'une seule cellule adulte provenant de fibroblastes de la queue de souris adulte. Cette réussite suggère que les animaux adultes peuvent être clonés à partir de n'importe quelle cellule de l'organisme, mâle ou femelle, et que le clonage à base de cellules somatiques adultes n'est pas limité aux cellules femelles ou reproductives. Les chercheurs de l'Université de Hawaii ont, selon le Washington Post (WP), effectué 274 tentatives pour obtenir un succès. Fibro, qui est actif et en bonne santé, est de plus l'heureux père de deux portées parfaitement normales." Pour le moment! (@ suivre)

Retour au sommet de la pageListe de quelques espèces modifiées

Si vous êtes perdus, r@ssurez-vous, nous aussi! https://www.terresacree.org - vivant12@free.frCopyright Louis ROCQUIN. terresacree@francimel.com

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