TOUT EN BAS! Ascenseur expresshaut Vers un nouveau monde?
Bio Actualités N°6 d'avril-juin 2001.

Il est des crises qui provoquent et obligent.  Les choix de sociétés, en ce qui concerne les technologies du futur qui, actuellement, ne sont guidés que par l'argent et l'appât du gain, peuvent être, quelquefois, fortement influencés par l'urgence.  Or, depuis la fin du vingtième siècle et au tout début de ce vingt-et unième qui commence, il y a urgence réelle et, surtout, tout le monde commence à en être conscient.

Vache folle, tremblante du mouton, fièvre aphteuse, pénétration des plantes génétiquement modifiées sans garantie aucune, déforestation massive et sauvage, environnement empoisonné par les engrais chimiques, climat perturbé, réchauffement de l'atmosphère de la planète, industrie nucléaire omniprésente, centrales vieillissantes devenant de plus en plus à risques, chaine agroalimentaire douteuse (pour ne pas dire plus !), mers polluées.  La liste des méfaits, de l'homme et de l'industrie, sur notre planète est longue et affolante.  Nous sommes des acteurs pris à leur propre piège dans la trame d'un scénario d'une catastrophe annoncée.

Je me souviens, d'il y a une vingtaine d'années, quand notre collaborateur André Malby, invité dans une émission de la TV espagnole, avait osé dire que les agriculteurs étaient les principaux pollueurs de notre environnement.  Cette déclaration, reprise aujourd'hui par tout un chacun, avait, ce soir-là, failli provoquer une émeute devant les locaux du media de Madrid ! Je me souviens aussi des dialogues de sourds entre lesécologistes (qui à l'époque ne passaient pas le plus clair de leur temps à s'occuper de stratégie électorale) et le public, lorsque les premiers tentaient d'attirer l'attention des seconds sur les dangers des méthodes de cultures et d'élevage que mettaient en place ces groupes agroalimentaires naissants, plus préoccupés de production massive que de qualité de vie.

Les signaux d'alerte n'ont pourtant pas manqué durant ces décennies qui terminaient le siècle et le millénaire.  La mémoire reste claire. Elle fait surgir le chanteur Strings donnant des concerts pour signaler le drame de la déforestation au Brésil, tous ces intellectuels qui s'engageaient derrière le Professeur Dumont ou Fournier et ses cris dans le journal la Gueule Ouverte.

Elle fait apparaitre les fumées toxiques des accidents chimiques Seveso ou de l'usine d'Union Carbide à Gopal, en Inde.  Elle rappelle des accidents nucléaires comme celui de la centrale de Tree Milles Island au Etats-Unis et celle de Tchernobyl en Ukraine.  La liste est longue, très longue, Nous savions tous ce qui allait fatalement survenir et qui arrive depuis des mois comme une lame de fond qui viendrait nous submerger À tout dire, nous sommes probablement rendus à un tournant de notre histoire commune.

Nous allons devoir choisir entre la mort de notre espèce (qui entraînera celle de beaucoup d'autres, innocentes, dans le règne du vivant), entre la métamorphose de notre planète en un univers empoisonné.  Certes la nature reprendra peu à peu ses droits, mais personne ne peut dire en combien de temps et de quelle manière et sice sera avec ou sans nous. 

Menu Flash (portillon de la base)

Nos successeurs seront peut-être ces insectes qui résistent aux poisons et aux conditions délétères que génèrent notre industrie et notre folie.   Les scénarios les plus étranges sont devenus possibles au moment où les fumées des bûchers du massacre animalier européen massuent de bien étranges desseins économiques, à l'instant où des virus revigorés et mutants s'attaquent aux hommes et cieux bêtes d'une manière tellement surprenante qu'on ne sache plus où donner du vaccin, à la seconde où nous ne pouvons que constater les dégâts - peut-être irrémédiables - de notre milieu de vie...

Pour restaurer l'espoir, la vie, il faudrait que la conscience de notre inconscience collective passée nous atteigne enfin.  Les politiques devraient oser prendre des décisions drastiques sans se préoccuper des intérêts financiers de quelques-uns qui détruisent systématiquement l'intérêt commun à l'échelle du monde.  Il est devenu urgent de réagir sur le terrain.  Il est vital de retrouver la notion de « bien public ».

Plus de course à l'industrie ultra profitable et terriblement empoisonnante.   Plus d'agriculture et d'élevage intensifs pour des profits devenus bien improbables.  Plus d'atermoiements de la part des décisionnaires politiques et industriels pour préserver ce flot d'argentque fabrique l'utilisation à outrance des énergies non renouvelables.  Plus rien de tout ça et vite ! À quoi sert de produire du blé ou des végétaux qui nous rendrons malades et qui nous empoisonnerons ?

Quel profit final trouveront ceux qui font naître par des méthodes douteuses du bétail en multitudes pour le sacrifier massivement ensuite, à la première alerte.   Plus de sols et d'eau saturés d'agents chimiques sous prétexte de production.  Il faut en finir avec le leitmotiv qui affirmait qu'il faut surproduire et surproduire sans fin afin de soi-disant nourrir le monde, alors que l'on sait très bien que c'était un mensonge destiné à berner les agriculteurs et les éleveurs naïfs. Depuis les débuts de l'agriculture intensive, jamais la famine n'a reculé dans les pays concernés par la misère et la pauvreté.  Il faut revenir à la raison.  De toute urgence.  Il faut retrouver le sens de la vie et quitter cet instinct de mort qui se répond sur la planète tout entière.

Il faut absolument que les paysans et les consommateurs se révoltent; ensemble, pour empêcher que ces intermédiaires, faiseurs d'argent à tout prix, aillent jusqu'au bout de leur rapacité et de leur folie meurtrière.  Il est temps de revenir à une agriculture sélective et à dimension humaine.  Il est temps de partager à l'échelle mondiale les technologies intelligentes et ressources renouvelables. Il est temps de revenir à l'intelligence, à la raison et à la vie.  Il est plus que temps de changer notre monde.  Pour survivre et peut-être nous remettre à cultiver et élever simplement, normalement, humainement.   Pour que nos enfants puissent connaître un futur moins désespérant et plus certain.  Pour, finalement, retrouver le sens de la vie et du vivant.

R.G. Kessel

"Il devient indispensable que l'humanité formule un nouveau mode de penser si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevé." Albert Einstein.

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