Nature, environnement
TOUT EN BAS! Ascenseur express

Nanoparticules : mais où sont-elles et quels sont les risques?

Non aux nanoparticules dans nos assiettes!
Mika le 29 août 2009

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 19 mars 2007

Par Véronique Paternostre - 8 février 2008

De nombreux produits nanotechnologiques sont déjà sur le marché. En 2007, suivant l'étude du Woodrow Wilson Institute plus de 500 produits de consommation basés sur des nanotechnologies ont été répertoriés mais la liste est loin d'être complète, étant donné l'absence de transparence de la part des producteurs. Son site (en anglais) recense différents produits contenant des nanoparticules et basés sur des nanotechnologies. La recherche sur le site peut se faire par catégorie de produits, par marques...

Mais, comme le démontre les résultats d'un autre groupe de consultants, les données sont très incomplètes et les inventaires très partiels. En effet, le groupe de consultants Helmut Kaiser quand à lui estime que plus de 300 nanoaliments sont déjà sur le marché. Voir leur site (en anglais) à ce propos. Ce groupe organise des conférences au niveau mondial sur le sujet. Les prochaines « proches » de chez nous : 21 mars 2008 à Paris, 25 avril 2008 à Londres, 20 juin 2008 à Zurich, 18 juillet 2008 à Berlin.

Le principal secteur concerné par les produits de consommation nanotechnologiques est celui de la santé et des sports (vêtements, accessoires de sports, cosmétiques, soins personnels, crème solaire, ...) avec 59% des produits suivit de l'électronique et de l'informatique qui en rassemble 14% (audio et vidéo ; caméra et pellicules ; hardware informatique ; dispositifs mobiles et communication), les autres applications se concentrant sur les revêtements de surface et l'alimentation.

Les nanoparticules utilisées dans ces applications sont -entre autre- des nanoparticules de dioxyde de titane (dans les crèmes solaires, cosmétiques et certains produits alimentaires) ; des nanoparticules de fer (packaging alimentaire) ; des nanoparticules d'oxyde de zinc (crèmes solaires et les cosmétiques, dans les enduits extérieurs, peintures, et dans les vernis d'ameublement) ; et des nanoparticules d'oxyde de cérium (qui intervient comme un catalyseur de carburant).
Nanoparticules : bon appétit !

Les nanotechnologies dans le domaine alimentaire, permettent (permettraient) de modifier la couleur, l'odeur, le goût, la fluidité, la texture, la pénétration des aliments. Les nanoprocédés ou nanomatériaux peuvent aussi être incorporés aux emballages pour agir sur la conservation, la traçabilité, le recyclage des aliments.

Des nanopuces intégrées dans le conditionnement permettent de tracer l'évolution microbiologique des aliments au cours de leur vie et contribuent à leur surveillance sanitaire. Des dépôts en nanocouches peuvent constituer une protection contre l'humidité.

On peut aussi envisager des aliments « intelligents » qui s'adaptent aux besoins des consommateurs. Les recherches engagées sur les nanotechnologies sont aussi motivées par des avantages en terme de réduction de la quantité des ingrédients utilisés dans les aliments comme les colorants, les arômes ou les antioxydants.

Les nanotechnologies peuvent en outre permettre une protection d'ingrédients fragiles comme les vitamines, et les enzymes par intégration dans des liposomes. Certains nanosystèmes permettent aussi une distribution mieux ciblée des ingrédients fonctionnels. Certaines matières sont également utilisées comme la silice colloïdale dans la composition du chocolat en poudre pour éviter la formation de grumeaux.

Les principaux nanocomposés connus pour entrer dans la composition des aliments ou de leurs emballages sont le dioxyde de titane ou de silice, le pentoxyde d'antimoine, des particules d'argent, de magnésium, de zinc, des nanotubes de carbone.
Quels effets sur la santé ?

Les données permettant d'apprécier les éventuels effets sanitaires de ces nanocomposés ou nanoprocédés sont rares.

On peut rappeler que de façon générale, les nanoéléments peuvent pénétrer les barrières biologiques naturelles (digestive mais aussi alvéolo-capillaire, hématoencéphalique, hémato-placentaire, membrane cellulaire, membrane nucléaire...) et que certains sont associés à des perturbations biologiques.

Celles-ci seraient liées à la réactivité chimique accrue du fait de la petite taille des composés qui augmente leur nombre et leur surface. Sont évoqués des phénomènes d'inflammation et de stress oxydant. Le TiO2 est possiblement génotoxique et cancérigène mais il existe encore peu d'études concernant la toxicité lors de la pénétration par voie digestive.

On évoque aussi la modification potentielle du métabolisme de substances alimentaires du fait de leur enrobage dans des nanomatériaux ou nanomicelles aux propriétés physico-chimiques différentes de celles des substances habituelles.

Si l'exposition du consommateur aux nanocomposés des produits alimentaires se fait principalement par voie digestive chez le consommateur, l'exposition peut se faire aussi via l'environnement général en raison des phénomènes de relargage. On ne sait pratiquement rien sur la biodégradabilité des substances en question, ni sur les risques de bioaccumulation et de transfert dans les écosystèmes et les chaînes alimentaires.

Enfin l'exposition des travailleurs, en amont de l'utilisation, dépend des processus de fabrication, mais elle peut comporter une exposition par voie cutanée (les mouvements répétés peuvent léser la peau), pulmonaire (lors de manipulation de poudres) ou digestive (via le contact doigts / bouche).

Et pourtant actuellement il n'y a toujours aucune obligation pour les fabricants de mener des tests de toxicité des nano-ingrédients avant leur diffusion dans la chaine alimentaire ou l'environnement !

 

Source : http://www.sante-environnement.be/spip.php?article107

Nanoparticules

Des nanoparticules dans nos assiettes


11 août 2009, Les mots ont un sens, par Napakatbra
Des aliments fourrés aux nanoparticules... Les effets sur la santé sont encore inconnus.. aliments fourrés nanoparticules effets santé encore inconnus nanotechnologies alimentation nanoaliments. Des nanoparticules dans nos assiettes - LMOUS

Du Ketchup au dioxyde de silicium, des chocolats au dioxyde de titane... Sans tambour ni trompette, les nanoparticules déboulent dans nos assiettes. Ces composants possèdent pourtant un très haut potentiel toxique, dont on ne sait strictement rien. Bon appétit.

Huit secondes pour vous dire que la barre nanométrique... c'est de la dynamite !

Les nanoparticules sont promises à un grand avenir. Tous les quatre matins, des reportages fulgurants de nos meilleurs jités nationaux illustrent les merveilles technologiques promises par ces nouveaux composants. Façon science-fiction : santé, électronique, chimie, tout y passe. La fascination gagne. Mais pourquoi chercher si loin ? Quand ces nanotechnologies sont déjà présentes... dans nos assiettes !

Des colorants, des arômes ou des vitamines sont enfermées dans des nanocapsules que l'on mélange à des boissons pour en modifier la couleur ou le goût. Certaines variétés de ketchup sont épaissies par du dioxyde de silicium. Des vinaigrettes sont blanchies au dioxyde de titane, qui sert aussi à éviter le "blanchiment gras" des confiseries chocolatées. Les silicates d'aluminium empêchent l'agglutination des aliments en poudre. Les emballages, aussi, renferment toutes sortes de nanoparticules révolutionnaires.

20 milliards de dollars

Aujourd'hui, le nombre de produits en vente libre contenant des nanoparticules est impossible à connaître. Les producteurs communiquent très peu sur le sujet et rien ne les y oblige. Plusieurs études indépendantes s'y sont toutefois risquées et le cabinet de consultants Helmut Kaiser estime que plus de 300 nanoaliments sont déjà présents sur le marché. Le chiffre d'affaire du secteur est passé de 2,6 milliards de dollars en 2003 à 5,3 milliards en 2005. Il est attendu à plus de 20 milliards en 2010. De quoi exciter les papilles.

Aucune connaissance scientifique

Pourtant, aujourd'hui, personne ne sait de quoi il retourne. Absolument personne. Y a-t-il des risques sanitaires à ingérer ces particules un million de fois plus petites qu'un cheveu et que les barrières naturelles ne sont pas faites pour arrêter ?

Comment ces particules sont-elles digérées, où vont-elles se nicher, comment sont-elles éliminées, que se passe-t-il lorsqu'elles se retrouvent dans la nature ? Quels risques professionnels pour les ouvriers qui travaillent à leur contact ?

En France, c'est en 2007 que le CNRS a lancé la première étude française, qui prendra plusieurs années. Au niveau mondial, très peu d'études ont été réalisées, le plus souvent limitées. Néanmoins, comme le souligne un rapport de l'IRSST (Québec), on a d'ores et déjà pu mesurer "des effets toxiques au niveau des reins, de la reproduction et de la génotoxicité.

De plus, certaines particules causent des granulomes, de la fibrose et des réactions tumorales au niveau pulmonaire. C'est ainsi qu'une substance reconnue comme non toxique, le dioxyde de titane, démontre une importante toxicité pulmonaire lorsqu'elle est de dimension nanométrique. Des effets cytotoxiques ont également été rapportés." Que du bonheur.

Flou total à l'AFFSSA

En avril dernier, l'AFFSSA a communiqué sur le sujet. Reconnaissant n'avoir aucune donnée et ne disposant d'aucun moyen d'analyse et de détection (puisque ça n'existe pas !), l'agence a recommandé la "prudence" et a préconisé "que la présence de ces substances dans l'alimentation fasse l'objet d'une déclaration systématique et d'une demande d'autorisation de mise sur le marché, dans le cadre d'une réglementation (à mettre en place)".

Oui... car en fait, aucune législation n'existe. Ces composants n'ayant pas d'existence légale, ils sont autorisés... en dehors de tout contrôle. Le premier texte du Grenelle de l'Environnement adopté en août promet timidement d'imposer l'obligation de déclaration dans les deux ans, sans toutefois indiquer si le consommateur devra être informé. Greenpeace a tiré la (nano)sonnette d'alarme dès 2003.

 

Article publié sur le site "Les mots ont un sens" : http://www.lesmotsontunsens.com/

 

Depuis 2012, les news les plus récentes concernant les nanotechnologies sont à ce lien

(Dossier actualisé quotidiennement par l'équipe des lanceurs d'alerte)

Taper "nano" dans le champ du moteur de recherche du module

Une entête réalisée bénévolement par Renée-Andrée ORABONA que nous remercions vivement.

La connaissance?Logo d'Eric Dernoncourt pour Terre sacrée nature

https://www.terresacree.org   

Mail, forum, courrier des surfeurs, livre d'or...

 

Fil d'info RSS       environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreJardin   

 

Retour au sommet de la page

Entrez dans le jardin de la base


Vous avez aimé cette page. Partagez-la
avec vos ami(e)s sur les réseaux sociaux

Partager avec vos amis sur le réseau social Google Plus Partager avec vos amis sur le réseau social Linkedin S'abonner gratuitement au fil d'info RSS du vaisseau-mère de Demain l'Homme, ex SOS-planete


   

  











Citations d'Hommes justes

Vous pouvez nous envoyez les phrases
(d'Anciens ou non) qui vous semblent
aller de soi et participer à l'ouverture
des consciences


 

Wiki sur Terre - Sois acteur du changement - Demain l'Homme


 

NEWSLETTER

Abonnement gratuit à la
newsletter bimensuelle
confidentielle de Demain l'Homme

BOX EXPRESS

Transmettez par cette
voie votre récolte d'infos vraies
(lesquelles seront vérifiées)
 


Cet annuaire est mis à jour régulièrement par Cédric, président de l'Association. Il est facile d'y inscrire GRATUITEMENT votre site


Exprimez-vous librement sur ce site



LIVRE D'OR. Expression libre


Suivre le Flux RSS de Demain l'Homme
Accès aux 150 derniers articles de Demain l'Homme pour mobiles et PC