Le 19 septembre 2006 : Un travail bénévole de S. M. que nous remercions vivement.

 

TOUT EN BAS! Ascenseur expressLa menace sur la planète est bien supérieure à celle du terrorisme

 

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

Mark Townsend et Paul Harris, à New York,
 

Dimanche 22 Février 2004-02-23

The Observer (l'Observer)

- Un rapport secret annonce des insurrections et la guerre nucléaire
- La Grande-Bretagne deviendra « sibérienne » en moins de vingt ans
- La menace sur la planète est bien supérieure à celle du terrorisme


Dans les vingt prochaines années, le changement climatique pourrait provoquer
une grande catastrophe entraînant la perte de millions de vies au cours de désastres naturels et de guerres...

Un rapport secret, mis sous silence par les chefs de la Défense américaine, que
l'Observer a réussi à se procurer, avertit que de grandes villes européennes seront englouties par la montée du niveau des mers et que la Grande-Bretagne sera plongée dans un froid sibérien d'ici 2020. Conflit nucléaire, sécheresses monstres, famine et vastes émeutes éclateront de par le monde.

Le document prédit qu'un brusque changement climatique pourrait mener la planète au bord de l'anarchie générale, dès le moment où des pays déploieront leurs
arsenaux nucléaires pour défendre ou se procurer les ressources en nourriture, en eau et en énergie en voie de diminution. La mise en péril de la stabilité mondiale éclipsera largement la menace terroriste, disent les quelques experts
dans le secret.

« La vie se caractérisera par des conflits et des perturbations continuels, conclut l'analyse du Pentagone, encore une fois, la guerre dominera la vie des hommes. »

Ces conclusions s'avèrent plutôt humiliantes pour l'administration Bush qui a
constamment nié jusqu'à l'existence du changement climatique. Certains experts
ont dit qu'elles seront d'une lecture alarmante pour un Président qui a toujours fait de la défense nationale une priorité.

Ce rapport a été commandé par un important conseiller de défense auprès du Pentagone, Andrew Marshall, qui a exercé une emprise considérable sur le mode de pensée des militaires américains depuis trois décennies. Il était derrière la grande réforme récemment lancée sous le secrétaire de la défense Donald Rumsfeld, en vue de transformer l'armée états-unienne.

Le changement climatique « devrait sortir du débat scientifique pour devenir un sujet de sécurité nationale des Etats-Unis » déclarent les auteurs, Peter Schwartz, consultant à la CIA et ancien responsable du planning à la Royal Dutch/Shell, et Doug Randall de Global Business Network en Californie.

Un scénario imminent de changement de climat catastrophique est « plausible et mettrait en cause la sécurité des Etats-Unis à un degré tel qu'il faudrait immédiatement le prendre en considération », concluent-ils. Dès l'année prochaine, des inondations dues à la montée du niveau des mers provoqueraient un grand bouleversement pour des millions de personnes.

La semaine dernière, l'administration Bush a été prise à partie par un aréopage de scientifiques respectés qui lui reprochaient de tirer de la science ce qui peut servir son programme politique et de supprimer les recherches qui ne lui conviennent pas. Jeremy Symons, un ancien tireur de signal d'alarme de l'Agence pour la protection de l'environnement (EPA), dit que la suppression du rapport depuis quatre mois montre encore une fois que la Maison Blanche essaye d'enterrer la menace du changement climatique.

Cependant, des climatologues de haut rang croient que leurs conclusions pourraient bien être l'élément déclencheur qui forcera Bush à considérer le changement climatique comme un phénomène réel et effectif. Ils espèrent également convaincre les Etats-Unis de rejoindre les accords mondiaux pour réduire l'allure du changement climatique.

Un groupe d'éminents savants britanniques se sont récemment rendus à la Maison Blanche afin de donner à entendre leurs craintes sur le réchauffement planétaire, ceci faisant partie d'une action qui va en s'intensifiant pour mener les Etats-Unis à prendre la question au sérieux. Certains informateurs ont indiqué à l'Observer que des officiels américains ont paru particulièrement sensibles au problème quand ils ont entendu des critiques touchant à la position publique de l'Amérique qui paraît de plus en plus déphasée.

L'un d'eux a même cité un cas où la Maison Blanche avait écrit un courrier se plaignant de certains commentaires attribués au professeur Sir David King, premier conseiller scientifique de Tony Blair, parce qu'il avait qualifié la position du Président sur cette question d'indéfendable.

Parmi les scientifiques présents aux entretiens de la Maison Blanche, se trouvait le professeur John Schellnhuber, ancien conseiller en chef pour l'environnement du gouvernement allemand et responsable du plus remarquable groupe de spécialistes du climat du Royaume Uni, au Centre Tyndall pour la recherche sur le changement climatique. Il a déclaré que les craintes ressenties au sein même du Pentagone pourraient bien faire pencher la balance et persuader Bush d'admettre le changement climatique.

Sir John Houghton, ancien directeur général de l'Office météorologique - et premier haut responsable à avoir comparé la menace du changement climatique à celle du terrorisme - a dit : « si le Pentagone envoie ce genre de message, alors c'est un document véritablement important. »

Bob Watson, directeur scientifique de la Banque Mondiale et ancien président du
Comité intergouvernemental sur le changement climatique, a ajouté que les
sinistres avertissements du Pentagone ne pourraient pas être ignorés plus
longtemps.

« Bush peut-il ignorer le Pentagone ? Il est très difficile d'anéantir ce genrede document. C'est extrêmement embarrassant. Après tout, l'unique et la plusgrande priorité de Bush, c'est la défense nationale. Loin d'être un groupe delibéraux farfelus, Le Pentagone d'une manière générale est conservateur. Si lechangement de climat représente une menace pour la sécurité et l'économie nationales, alors il se doit d'agir. Il y a deux groupes que l'administration Bush a tendance à écouter, le lobby pétrolier et le Pentagone » a ajouté Watson.

« Vous avez un Président qui dit que le réchauffement global est un canular, et sur l'autre rive du Potomac, vous avez un Pentagone qui se prépare à des guerres climatiques. Il est assez effrayant de voir Bush se mettre à ignorer son propre gouvernement sur la question. » a dit Rob Gueterbock de Greenpeace.

Selon Randall et Schwartz, la planète porte déjà un plus grand nombre d'habitants qu'elle ne peut en nourrir. D'ici 2020 les manques "catastrophiques"
d'approvisionnement en eau et en énergie deviendront de plus en plus difficiles à surmonter, plongeant la planète dans la guerre. Ils nous avertissent qu'il y a 8.200 ans les conditions climatiques ont entraîné de vastes pertes de récolte,
la famine, la maladie et le déplacement massif de populations, ce qui pourrait bientôt se reproduire.

Randall a indiqué à l'Observateur que les conséquences possibles d'un brusque
changement climatique créeraient un chaos généralisé. « C'est quelque chose de
déprimant, a-t-il dit, c'est une menace pour la sécurité nationale qui est exceptionnelle, car il n'y a aucun ennemi sur lequel braquer nos armes et nous
n'avons aucun contrôle sur cette menace. »

Randall a ajouté qu'il était déjà probablement trop tard pour empêcher un désastre de se produire. « Nous ne savons pas exactement où nous en sommes dans le processus. Cela pourrait commencer demain, et nous n'en saurions pas plus pour les cinq années à venir » a-t-il dit.

"Les conséquences du changement climatique pour certains pays sont incroyables.

Il paraît évident que la réduction de l'utilisation des combustibles fossilesvaudrait la peine."

Selon Watson, les scénarii du rapport sont si dramatiques qu'ils peuvent s'avérer déterminants lors des élections américaines. Le candidat démocrate favori, John Kerry, est connu pour admettre que le changement climatique est un
réel problème.Les scientifiques désillusionnés par la position de Bush sont passés à l'offensive pour s'assurer que J. Kerry se servira du rapport du
Pentagone dans sa campagne.

Le fait que Marshall soit derrière ces amères conclusions facilitera la cause de Kerry. Marshall, 82 ans, est une légende du Pentagone, qui dirige dans l'ombre un groupe de réflexion consacré aux risques pesant sur la sécurité nationale, appelé le Bureau d'évaluation nette. Surnommé "Yoda" par les initiés du Pentagone qui respectent sa vaste expérience, il passe pour être à l'initiative du développement des missiles de défense balistique au Ministère de la défense.

Symons, qui a quitté l'EPA (Environmental Protection Agency/ Agence pour la protection de l'environnement) en signe de protestation contre les ingérences du politique, a indiqué que la suppression du rapport est un exemple de plus de la
manière dont la Maison Blanche tente d'enterrer tout signe du changement climatique. « Encore un autre exemple de la raison pour laquelle ce gouvernement
devrait cesser de s'enfouir la tête dans le sable à propos de cette question. »

Symons a indiqué que les liens étroits entre l'administration Bush, le secteur de l'énergie à haute puissance et les compagnies pétrolières, étaient essentiels pour comprendre pourquoi le changement climatique a été accueilli avec tant de
scepticisme au Bureau ovale. « Cette administration refuse l'évidence afin de ménager une poignée de sociétés dans le secteur de la haute énergie et du
pétrole » a-t-il ajouté.

"Now the Pentagon tells Bush : climate change will destroy us" by Mark Townsend and Paul Harris in New York The Observer (Sunday February 22, 2004)

Source : www.guardian.co.uk/climatechange

 

Des sentinelles attaquées

Le biologiste Warwick Vincent a constaté de visu les manifestations du réchauffement climatique sur les plateaux de glace de l'Arctique canadien.

À la limite nord du Canada, dans le Nunavut, six grands plateaux de glace se dressaient dans le paysage depuis plus de 3 000 ans, comme d'immuables sentinelles. Rattachés aux côtes de l'île d'Ellesmere et formés par une patiente congélation d'eau de mer et par accumulation de neige, ces vastes plateaux constituent des éléments uniques dans l'Arctique canadien: plus au sud, le froid n'est pas assez intense pour assurer leur formation, plus au nord, il n'y a plus l'ombre d'une parcelle de terre en vue. Or, en moins de quatre ans, deux de ces sentinelles sont tombées au combat.

C'est pour cette raison que le professeur Warwick Vincent, du Département de biologie, n'hésite pas à utiliser les termes «dramatiques» et «perturbants» pour qualifier les récents événements impliquant ces plateaux. Le dernier en liste, le détachement du plateau d'Ayles, a eu des échos aux quatre coins de la planète au cours des derniers jours. Plus de 80 reportages citant le professeur Vincent sur le sujet ont été diffusés dans les médias d'une vingtaine de pays, notamment Le Monde, le New York Times, le Washington Post, le National Geographic, le Chicago Tribune et Der Spiegel. «Je crois qu'il y a un grand intérêt de la part des médias et de la population pour la question des changements climatiques. Les politiciens en mesurent encore mal la portée», estime-t-il.

Un symposium du réseau ArcticNet, présenté à Victoria à la mi-décembre, a parti le bal médiatique. À cette occasion, les détails entourant le détachement du plateau de glace d'Ayles ont été rendus publics. Grâce à des photos satellitaires, des chercheurs du Service canadien des glaces ont déterminé que le décollement complet de ce plateau était survenu en moins d'une heure le 13 août 2005. Le plateau d'Ayles était un immense bloc de glace couvrant 88 km2, dont l'épaisseur atteignait jusqu'à 37 mètres. Les vibrations causées par son détachement ont été perçues par des capteurs sismiques situés à 250 km de l'endroit. Depuis, cet immense glacier, qui fait maintenant 66 km2, soit plus de 30 fois la taille du campus de l'Université, s'est déplacé à 50 km des côtes et il pourrait poser des risques pour la navigation s'il poursuivait sa route vers le Sud.

En 2003, Warwick Vincent et Derek Mueller rapportaient que le plateau de glace de Ward Hunt, situé à une cinquantaine de kilomètres du plateau d'Ayles, s'était brisé soudainement entre 2000 et 2002, sans toutefois se détacher des côtes. Ce plateau de 443 km2 - un peu plus petit que l'île de Montréal - est le plus vaste de l'Arctique. Il a commencé à se former il y a 4 500 ans et il a atteint sa pleine expansion il y a 3 000 ans. Les chercheurs ont établi que la structure s'était d'abord brisée en deux, avant que des fissures secondaires ne la scindent davantage. Le fractionnement du plateau a engendré de nombreux icebergs, dont des îles de glace faisant des kilomètres de longueur.

Des écosystèmes menacés
Le décollement d'Ayles et le fractionnement de Ward Hunt ont sonné le glas d'écosystèmes très rares dans l'Arctique. En effet, ces plateaux de glace faisaient office de barrage à l'embouchure de deux imposants fjords dont la profondeur atteignait 400 mètres par endroits. À Ward Hunt, les 43 premiers mètres d'eau de surface du fjord étaient constitués d'eau douce provenant de la fonte de la neige et de la glace des côtes adjacentes, ce qui en faisait le plus grand «lac» de ce genre dans l'hémisphère Nord. Des communautés exceptionnelles de plancton d'eau douce et d'eau salée proliféraient dans ces conditions singulières depuis plus de 3 000 ans. Aux deux sites, la rupture du plateau de glace a provoqué le drainage de presque toute l'eau douce, condamnant ces écosystèmes très rares à un bouleversement majeur. Le même sort guette les étangs glaciaires qui se formaient chaque année sur les plateaux à la faveur de l'été boréal. Warwick Vincent et son équipe du Centre d'études nordiques y menaient des travaux dans le cadre d'ArcticNet pour mieux comprendre comment s'organise la vie dans des conditions extrêmes rappelant celles qui prévalent pendant les glaciations ou même sur d'autres planètes.

Les causes précises du décollement d'Ayles et du fractionnement de Ward Hunt sont inconnues, mais la superficie des plateaux de glace d'Ellesmere a diminué de 90 % depuis un siècle. D'ailleurs, les six plateaux de glace étaient auparavant réunis au sein d'un seul et même gigantesque plateau. «Le réchauffement climatique de l'Arctique, observé depuis le début du 19e siècle, se serait accentué au cours des trois dernières décennies», commente le professeur Vincent. Il ne reste maintenant que cinq plateaux de glace dans l'Arctique canadien, dont un seul, celui de Milne, abrite encore un écosystème étagé d'eau douce et d'eau salée. «Il est très complexe de prédire ce qui va advenir des plateaux de glace encore intacts, mais leur situation est précaire», estime le chercheur.
Par Jean Hamann

Document transmis par Catherine catretout@yahoo.fr

Yvan Marzin que nous remercions du fond du coeur pour son excellent travail bénévole (juillet 2002).

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