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TOUT EN BAS! Ascenseur expressSommaire de la page : Des macaques super intelligents - Les savants jouent la planète des singes - Les avancées de la biologie estompent la frontière entre le singe et l'homme - Des espèces sociales, morales et intelligentes douées d'étonnantes capacités d'apprentissage - Un modèle qui reste indispensable à la recherche biomédicale

Mise à jour du mardi 28 novembre 2017. Merci à Catherine

Des macaques superintelligents
Photo anne.esperet@free.fr Autres oeuvres superbes sur le site .Le Figaro du 2 août 2001

Le fantasme immédiat engendré par l'expérience de greffe de cellules cérébrales humaines dans le cerveau fotal de macaques est celui, évident, que l'on qualifierait de fantasme de la planète des singes. Y a-t-il un risque que délibérément ou par inadvertance, des scientifiques peu scrupuleux, sortes de Frankenstein modernes, voient surgir dans leurs laboratoires une néorace de singes superintelligents?

Evan Snyder, qui a dirigé cette recherche, peut bien balayer avec mépris
ces fantasmes. C'est insuffisant. Nous avons une homologie génétique de
plus de 80 % avec les singes. Les reptiles, les oiseaux et les
mammifères inférieurs ont un cerveau dont l'architecture primitive est
très conservée au cours de l'évolution: la moelle épinière et le
cervelet ont la même structure dans tout le règne animal. C'est
l'enképhalon qui sépare les singes (dont les singes humains) des autres
espèces: la taille de ce cerveau enrobant les structures primitives
varie beaucoup du hérisson au chimpanzé ou à l'homme. Ainsi chez le
ouistiti, la surface d'un hémisphère est de 16 centimètres carrés, elle
est de 72 centimètres carrés chez le macaque et, chez l'homme, elle
dépasse 800 centimètres.

Déjà, le bon sens nous fait assez voir qu'il ne
suffit pas d'injecter à un fotus de macaques 20 millions de cellules
souches cérébrales humaines pour effacer d'un coup cette formidable
différence de taille. Comme l'indique le biologiste éthicien Axel Kahn
(Inserm-CNRS, Paris), «les neurones de singes et les neurones humains ne
sont pas fondamentalement différents; ce n'est pas un problème de
qualité cellulaire, mais seulement de quantité. Les singes ont environ
dix fois moins de neurones que les hommes, qui en ont 100 milliards à la
naissance. Il y a environ 10 000 fois moins de connexions neuronales
dans un cerveau de singe que dans celui d'un homme.

Le nombre de
connexions responsables des fonctions fondamentales (soif, faim, peur,
stress, violence) est probablement le même chez les singes et les
hommes. En revanche, le nombre de connexions pour les fonctions
supérieures dans les aires associatives est dramatiquement différent.»
C'est là qu'est échantillonnée, traitée, comparée, hiérarchisée
l'information, une tâche dont le cerveau humain s'acquitte mieux que
tout autre cerveau animal. Des cellules de singe assez nombreuses et
reliées en réseaux dans un cerveau humain y feraient sans doute aussi
bien que les neurones humains !

Pour Jean-François Mattei (rapporteur des lois de bioéthique de 1994,
député DL des Bouches-du-Rhône), «ce n'est pas la première fois que l'on
utilise de l'humain dans l'animal ou de l'animal dans l'homme. On a fait
des xénogreffes en humanisant des porcs pour éviter des rejets dans la
perspective de greffe cardiaque; des chèvres transgéniques fabriquent
des facteurs de coagulation humains». En revanche, le professeur Mattei
considère l'attitude plus que désinvolte du docteur Evan Snyder comme
coupable: «Il faut dénoncer cela. Les scientifiques devraient non
seulement mettre leur intelligence au service de l'homme, mais il leur
faut aussi expliquer au public, convaincre, au fond être des
politiques.»

Sommaire de la page

Les savants jouent «La Planète des singes»

Des chercheurs de Boston ont greffé dans le cerveau en formation de
foetus de macaques des cellules souches de cerveau humain. Les cellules
ont participé à la formation du cortex du singe. Les chercheurs ont
avorté les foetus à la dix-septième semaine. Mais les résultats font
naître le fantasme de races de singes intelligents.

Jean-Michel Bader
Publié le 2 août 2001, page 11 (source non identifiée)

Des chercheurs américains ont greffé des cellules souches de cerveau
humain dans le cerveau « en fabrication » de foetus de macaques bonnets
(Macaca radiata) à la douzième semaine de gestation. Cette nouvelle
bouleversante émane d'une équipe de scientifiques du Children's Hospital
de la Harvard Medical School (Boston, Massachusetts), menée par Evan
Snyder. Il en a publié les détails jeudi dernier dans la version
électronique du magazine scientifique américain Science.

Certes, les foetus ont été avortés à la dix-septième semaine. Certes,
c'est uniquement pour établir un nouveau modèle expérimental animal de
l'origine et du devenir dans le cerveau de nos cellules souches qu'ont
travaillé ces scientifiques. Mais c'est tout le divorce actuel entre la
science en marche, avec ses problématiques, et l'opinion publique, qui
est illustré avec cette recherche. L'expérience fait immanquablement
surgir le fantasme de la création par inadvertance de singes plus
intelligents que les hommes. Coïncidence : c'est le 22 août prochain que
sort sur les écrans parisiens le remake par Tim Burton du film de
Franklin J. Schaffner sorti en 1968, La Planète des singes.

Il faut dire que la question fascine : de quoi est fait ce supercortex
mammifère dont est dotée l'espèce Homo sapiens sapiens qui nous a fourni
cette intelligence qui nous sépare des autres espèces ? D'où viennent et
comment se répartissent les cellules ancêtres de nos neurones et des
cellules nourricières de ce cortex ? Est-ce une question de taille, et
donc de quantité de neurones et de nombre de connexions, comme le pense
Axel Kahn (CNRS, Paris) ? Et que dire de l'existence de fonctions
supérieures objectives chez des oiseaux pourtant dépourvus de cortex
cérébral ? On le voit, c'est bien le secret de « l'humanité » qui est en
débat dans ce monde savant.

Les chercheurs de Boston ont donc prélevé sur le cerveau de foetus
humains avortés de quinze semaines des cellules souches foetales
cérébrales. Il est important de ne pas confondre ces cellules avec des
cellules souches embryonnaires totipotentes, à propos desquelles un
féroce débat éthique et politique fait rage aux États-Unis. Ces
cellules, seulement présentes dans le cerveau, sont capables d'engendrer
toutes les cellules cérébrales, mais seulement cérébrales. Ces cellules
foetales ont été incubées, mises en culture puis marquées biologiquement
pour pouvoir être suivies à la trace. Elles ont été remises en
suspension dans un milieu nutritif avant d'être injectées aux animaux.
Pour ce faire, sous contrôle échographique de l'utérus maternel, et au
moyen d'un fin cathéter, les chercheurs ont injecté 20 millions de
cellules dans le ventricule latéral gauche de trois foetus de macaques
bonnets (Macacaradiata), c'est-à-dire dans la profondeur du tissu
cérébral.

À la dix-septième semaine de gestation, les foetus simiens ont été
sacrifiés, et leur cerveau prélevé pour examen. Première découverte : la
barrière d'espèce n'existe pas, pour le cerveau entre le singe et
l'homme. Les cellules souches humaines se sont parfaitement intégrées au
cerveau du singe. Seconde découverte, plus bouleversante encore : elles
ont bel et bien participé à la fabrication du cortex de ces mammifères
supérieurs. Les cellules souches se sont séparées en deux
sous-populations distinctes : la première a migré le long de la glie
radiaire (sorte d'« ascenseur à cellules» de la profondeur à la
périphérie) pour rejoindre les différentes couches du cortex et s'y
différencier en neurones ou en cellules nourricières gliales,
spécifiques de chaque couche. Pour atteindre la couche I du cortex, la
plus superficielle, certaines cellules ont parcouru en cinq semaines la
distance énorme de 1,6 centimètre. Les autres se sont arrêtées plus bas,
dans les couches IV à VI, et s'y sont différenciées en neurones ou en
cellules gliales.

L'autre sous-population, constituée de cellules plus petites et n'ayant
pas les caractéristiques des neurones, est restée quiescente dans la
profondeur : d'après les chercheurs, elle y constituerait une sorte de «
réserve » pour la fabrication à l'âge adulte de nouveaux neurones. En
effet, à la surprise de beaucoup, on a trouvé ces dernières années des
cellules souches cérébrales chez des adultes dans la quasi-totalité des
régions du cerveau. Toutes ces populations de cellules émanent-elles
d'un seul « pool » cellulaire original ? Cette réserve peut-elle
expliquer la plasticité du cerveau ? Cette recherche devrait répondre à
ces interrogations.

Par ailleurs, la technique utilisée par l'équipe de Boston pourrait
avoir des répercussions médicales. Elle pourrait en particulier être
utilisée pour injecter in utero chez des foetus humains des cellules
souches « médicaments » qui viendraient se substituer aux cellules
manquantes dans les maladies du cerveau comme le Parkinson, la maladie
d'Alzheimer, la chorée de Huntington ou d'autres affections génétiques
du cerveau.

On comprend que la seule problématique scientifique fondamentale soit,
il est vrai, fascinante, mais on se serait pourtant attendu de la part
de ces chercheurs américains, en plein débat politique sur le clonage
thérapeutique et la recherche embryonnaire, qu'ils écartent au moins
d'une seule phrase les craintes ou les fantasmes d'une opinion publique
déboussolée. Evan Snyder se contente très laconiquement d'indiquer au
Figaro que « ceux qui croiraient que l'on peut créer ainsi des
supermacaques intelligents ont lu trop de science-fiction ». On n'est
pas plus rassuré.

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Les avancées de la biologie estompent la frontière entre le singe et l'homme

LE MONDE | 24.08.01 | 11h08

L'une des plus récentes expériences scientifiques montre que des cellules
souches prélevées dans le cerveau d'un fotus humain se développent
normalement dans le cerveau d'un fotus de singe dans lequel elles ont été
injectées. Une manipulation qui augure de la création probable de chimères
humanisées. Simple hasard ou véritable fatalité ? La sortie en France de la
dernière version hollywoodienne, signée Tim Burton, de l'ouvre de Pierre
Boulle (La Planète des singes, René Julliard, 1963) a été précédée d'une peu
banale publication scientifique américaine. Un travail doublement
inquiétant. D'abord parce qu'il met crûment en lumière la fragilité des
frontières biologiques pouvant séparer le singe de l'homme, ensuite parce
qu'il montre jusqu'où, dans leurs laboratoires, peuvent aller les
spécialistes du vivant dans la création expérimentale de chimères
humanisées.

Dirigés par le très réputé professeur Evan Y. Snyder (Children Hospital,
Harvard Medical School, Boston), les biologistes américains expliquent
depuis la fin juillet, sur Science online, site de l'hebdomadaire Science,
avoir réussi à greffer dans le cerveau de trois macaques des cellules
souches prélevées au préalable dans le cerveau d'un fotus humain (Le Monde
du 1er août). Plus précisément, les chercheurs ont injecté environ 20
millions de cellules nerveuses humaines dans une région bien précise du
cerveau du singe, une zone similaire à celle où ils les avaient prélevées
chez le fotus humain avorté à la quatorzième semaine de son développement.
L'injection intracérébrale a été pratiquée, sous anesthésie locale et
surveillance échographique, chez trois femelles gestantes de l'espèce Macaca
radiata. A la dix-septième semaine de gestation, après délivrance par
césarienne, les trois nouveau-nés ont été sacrifiés, leurs cerveaux
disséqués et leurs tissus cérébraux analysés.

Le professeur Snyder et ses collaborateurs ont ainsi pu découvrir que les
cellules souches humaines s'étaient pleinement développées dans leur nouvel
environnement tissulaire, étranger et simien, tout se passant comme si une
telle manipulation permettait de surmonter la barrière des espèces. Les
chercheurs ont démontré notamment qu'en cinq semaines une fraction des
cellules humaines a, au sein du cerveau des fotus de macaque, migré sur de
grandes distances (1,6 centimètre, soit un trajet équivalent à 1 600 fois le
diamètre de ces cellules) pour participer au développement et à la
différenciation cellulaire du système nerveux central. Ils ont aussi eu la
surprise de constater que, dans différentes régions cérébrales, ces cellules
humaines se sont transformées soit en neurones, soit en cellules
nourricières.

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Des espèces sociales, morales et intelligentes douées d'étonnantes capacités d'apprentissage

LE MONDE | 24.08.2001

Notre perception actuelle des grands singes, et surtout de la frontière qui
nous en sépare, n'a plus grand-chose à voir avec ce qu'elle était hier. On
les croyait individualistes, ils se révèlent sociaux. On estimait leur
cerveau inapte à l'invention, ils ont fabriqué des outils avant nous. On
affirmait leur intelligence limitée, il nous a fallu reconsidérer leurs
capacités. Auraient-ils, même, un semblant de culture ? La liste est longue,
en tout cas, des comportements et des aptitudes mentales que nous savons
désormais partager avec eux. Et que nous classions sans vergogne, il y a
seulement un quart de siècle, dans la liste des "propres de l'homme".

Avec plus de 98% de patrimoine génétique commun avec nous, le chimpazé est
aujourd'hui celui que nous connaissons le mieux. "Jusqu'à la fin des années
1960, on considérait les chimpanzés un peu comme de nobles sauvages
rousseauistes. Ils se déplaçaient dans la forêt de manière autonome, en
formant des groupes, apparemment au hasard. Ces congrégations toujours
changeantes donnaient l'impression d'ignorer les liens durables, exception
faite des rapports mère-enfant", rappelle Frans de Waal. Reconnu comme l'un
des grands spécialistes mondiaux des primates, ce Néerlandais, qui travaille
actuellement aux Etats-Unis, fut parmi les premiers à comprendre que la
réalité était tout autre.

Au fil des ans, en observant comment vivent les grands singes, il a
considérablement modifié l'idée que l'on se faisait d'eux. En 1992, De la
réconciliation chez les primates (Flammarion) nous apprend ainsi que ces
primates, loin de se comporter comme des brutes épaisses, pouvaient déployer
des trésors de tendresse et de charme pour faire la paix après une dispute.

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Un modèle qui reste indispensable à la recherche biomédicale

LE MONDE | 24.08.2001

D'abord, la bonne nouvelle, pour tous ceux qui s'indignent du nombre
d'animaux exploités par la science (rien qu'en France, plus de 2,5 millions
chaque année): du fait des progrès des méthodes alternatives - culture de
cellules ou de tissus in vitro - et de l'informatique, ce nombre a diminué
de moitié en vingt ans. Ensuite, la mauvaise nouvelle : le modèle animal
reste pourtant, et restera longtemps, indispensable à la recherche
biomédicale.

La drosophile et la souris pour leur génome, le chat pour son aptitude au
sommeil, le porc pour sa similarité physiologique avec l'homme. Et le singe,
bien sûr, pour toutes ses proximités avec l'homme.Pour des raisons pratiques
autant qu'éthiques, on évite autant que possible le recours aux grands
singes -chimpanzé, gorille, Oran-outang.

AUCUNE ESPÈCE PARFAITE

En France, selon le dernier rapport d'enquête du ministère de la recherche
sur l'emploi d'animaux vertébrés à des fins expérimentales, 2595
cercopithécidés (macaques, babouins) ont ainsi été exploités en 1997,
auxquels s'ajoutent 88 cébidés (marmousets, capucins) et. aucun singe
anthropoïde. La plupart de ces "cobayes" participent à la mise au point de
traitements, et notamment de vaccins, en raison de leur sensibilité
immunologique, très proche de la nôtre, aux mêmes agents pathogènes. Tous
les experts sont formels: le recours aux primates comme modèle biomédical
reste une nécessité pour l'avenir de notre santé.

Un avis que ne partagent pas, on le devine, les détracteurs les plus
virulents de l'expérimentation animale.

--------

"Il devient indispensable que l'humanité formule un nouveau mode de penser
si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevé." Albert Einstein.
"Nous pensons qu'un monde autre que celui dont la
réunion du G 8 de Gênes a constitué la consternante caricature est
possible." Attac

flechhan.gif (4956 octets)Non aux brevets sur la vie (Autocollants à commander via http://www.resistanceisfertile.com)

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