hautSOS-Pl@net, le site de Terre sacrée. Bannière réalisée bénévolement par Frédéric Schoenahl que nous remercions vivement.

(Pas d'ascenseur)

TOUT EN BAS! Ascenseur expressSommaire de la page : Trop tard pour la traçabilité - AFFSA, 26 juillet 2001 : présence d'OGM dans un nombre "significatif" de semences - Les pouvoirs publics constatent la colonisation des cultures par les OGM - LES AGRICULTEURS BIOLOGIQUES N'ACCEPTERONT PAS D'ETRE CONTAMINES PAR DES OGM

Trop tard pour la traçabilité
Photo anne.esperet@free.fr Autres oeuvres superbes sur le site .Suite au compte rendu de l'AFSSA, communiqué exemplaire des Verts du 25 juillet 2001

Près de 41 % des échantillons de maïs classique sont contaminés par des OGM dans un pays comme la France où il n'y a que 34 hectares de champs expérimentaux d'OGM. Ce chiffre confirme ce que les Verts dénoncent depuis 3 ans : la vitesse de dissémination dans l'environnement des OGM. Nous sommes en train de laisser faire une pollution irréversible dont les effets à long terme sur la santé, l'agriculture et la biodiversité sont parfaitement inconnus.

Complice de cet état de fait, la Commission de Bruxelles a préféré écouter une poignée de semenciers internationaux plutôt que 300 millions d'Européens. Les notions de traçabilité et de transparence sont devenues illusoires puisque toutes les cultures classiques vont être progressivement contaminées en OGM. La possibilité de choix pour les consommateurs devient donc un leurre.

Les industriels, justifiant du fait accompli, souhaitent en profiter pour officialiser un seuil de tolérance aux OGM dans tous les produits alimentaires. C'est ce que vient de reprendre

à son compte le commissaire européen David Byrne, arguant qu'il n'existe aucune solution pour faire reculer la contamination.

Les Verts condamnent cette façon de prendre toute la population en otage et de renoncer au principe de précaution. Ils considèrent que ceci légitime tous les arrachages passés et à venir de tous les champs expérimentaux d'OGM. Les Verts appellent tous les maires de France à se joindre aux 23 communes de la Sarthe dont les maires ont pris un arrêté interdisant la culture d'OGM sur leur territoire. Le poids moral et politique d'un tel arrêté pour convaincre les agriculteurs de ne pas se lancer dans de telles expérimentations est bien réel, même si sa légalité peut être attaquée. Enfin, pour lutter efficacement contre une plus grande dissémination, Les Verts demandent que désormais tout lot de semences soit analysé et certifié sans trace d'OGM avant plantation.

Maryse Arditi Porte-parole                   secretar@les-verts.org

"Il devient indispensable que l'humanité formule un nouveau mode de penser si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevé." Albert Einstein.

Afssa: présence d'OGM dans un nombre "significatif" de semences

PARIS (Agence Française de Presse), le 25-07-2001

L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments a révélé la présence à une "teneur très faible" d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans un nombre "significatif" d'échantillons prélevés dans des semences en France, dans un avis publié mercredi.

Dans son avis remis au gouvernement le 23 juillet, l'Afssa explique qu'elle a été saisie le 3 juillet par le gouvernement, à la suite des résultats d'une enquête menée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Des analyses de semences de colza, de soja et de maïs menées par la DGCCRF avaient en effet conduit à détecter "dans un nombre significatif d'échantillons (16 sur 39 pour le maïs) la présence d'un faible signal attribué à la présence de la séquence du promoteur 35S, utilisé dans la plupart des constructions d'OGM autorisées", indique l'Afssa mercredi dans un communiqué.

L'Afssa estime que "l'hypothèse la plus probable est la présence, à une teneur très faible, d'un ou plusieurs OGM autorisés au titre de la dissémination ou de la mise sur le marché, en France, en Europe, ou dans d'autres pays avec lesquels la France fait commerce".

"Plusieurs observations amènent à considérer que la situation décrite n'est pas spécifique des lots analysés mais que la présence fortuite d'OGM à l'état de trace dans une proportion non négligeable des semences ou des récoltes conventionnelles peut être actuellement une réalité".

Sommaire de la page

Les pouvoirs publics constatent la colonisation des cultures par les OGM

Un avis de l'Agence française de la sécurité sanitaire des aliments révèle la
présence croissante d'organismes génétiquement modifiés dans les semences
traditionnelles, notamment de maïs. Le gouvernement souhaite ouvrir largement le
débat avec les experts et les consommateurs
LE MONDE | 25.07.2001

ENVIRONNEMENT Un avis de l'Agence française de la sécurité sanitaire des aliments
(Afssa), remis lundi 23 juillet 2001, révèle la présence très large d'OGM "à l'état de
trace dans des semences ou des récoltes conventionnelles".  LES EXPERTS de l'Afssa
ont établi que 41 % des échantillons de maïs conventionnels testés contiennent de
faibles fragments d'OGM
. Si l'agence estime que cette dissémination ne présente pas
de risque pour la santé publique, elle s'interroge cependant sur cette lente
colonisation.  LE GOUVERNEMENT entend ouvrir largement le débat avec les experts et
les associations de consommateurs, afin d'élaborer une "charte de la transparence des
essais d'OGM".  LA COMMISSION DE BRUXELLES examine la possibilité d'autoriser à
nouveau la commercialisation de produits OGM, tout en renforçant la protection des
consommateurs. (Lire aussi notre éditorial page 9.)

La france sera-t-elle bientôt mise devant le fait accompli sur les organismes
génétiquement modifiés (OGM) ? Pendant que les spécialistes chicanent sur leurs
avantages et leurs inconvénients, la lente dissémination des semences se poursuit
dans les campagnes. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a
rendu, lundi 23 juillet, un avis qui vient confirmer une lente propagation, malgré
l'instauration d'un moratoire en 1997
. "La présence d'OGM à l'état de trace dans des
semences ou des récoltes conventionnelles paraît être actuellement une réalité",
affirment les experts. Ce constat "enchantera" les associations environnementalistes,
comme Greenpeace, qui le crie depuis des années.

Interrogée sur les conséquences sanitaires liées à la présence fortuite de semences
OGM en faible proportion dans des semences conventionnelles, l'agence s'est montrée
rassurante sur ce point. "La probabilité d'effet toxique ou allergénique apparait
comme extrêmement faible", estime l'expertise. "A ce stade, aucun élément porté à
notre connaissance ne suggère de risque pour la santé publique, notamment compte tenu
des faibles teneurs observées dans les lots concernés", conclut-elle.

Mais la conquête transgénique est évidente. Dix-neuf des cent douze échantillons de
semences de colza, de soja et de maïs, officiellement conventionnels, qui ont été
soumis à l'Afssa par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et
de la répression des fraudes (DGCCRF) comportaient un signal, le "promoteur 35S",
caractérisant la présence d'OGM, parfois dans des valeurs n'excédant pas 0,1 %. Pour
le maïs, 41 % des prélèvements étaient "pollués"
. Des résidus de soja OGM ont même
été identifiés dans certaines semences de maïs conventionnelles, indice d'un étonnant
brassage. La justice, indique mercredi 25 juillet un communiqué du gouvernement, a
d'ailleurs été saisie sur un certain nombre de ces cas de présence fortuite, afin
d'en déterminer l'origine.

Prudemment, l'agence met sa statistique en regard d'une autre, établie par la chambre
syndicale des entreprises semencières, qui, à l'issue d'autocontrôles menés lors de
la campagne 2000-2001, situe à 7 % la proportion de lots de maïs conventionnels où se
trouvent des traces d'OGM. La différence est notable. "Il peut, en conséquence, être
estimé que la fréquence actuelle de présence fortuite d'OGM dans des semences
conventionnelles de maïs se situe entre ces deux valeurs : 41 % et 7 %", résume
diplomatiquement l'avis.

Appliqués aux trois millions d'hectares actuellement emblavés en maïs sur le
territoire national, ces deux pourcentages pourraient cependant laisser suggérer que
des centaines de milliers d'hectares de culture nationale comportent aujourd'hui des
fragments transgéniques.

   L'agence se refuse à cette extrapolation. Mais plusieurs affaires récentes
corroborent l'idée que l'extension transgénique n'est plus maîtrisée. Durant l'année
2000, le ministère de l'agriculture a ainsi dû ordonner l'arrachage de cultures de
soja, de colza et de maïs colonisés par les OGM à l'insu des agriculteurs et,
affirme-t-il, des multinationales qui fournissaient les semences.

Pour expliquer cette présence fortuite mais insistante, l'agence évoque comme une des
pistes l'importation de semences impures. Aux Etats-Unis, les cultures transgéniques
couvrent 68 % des surfaces cultivées et la traçabilité est devenue pratiquement
impossible, même pour les produits destinés à l'exportation. Mais l'Europe n'est pas
épargnée par cette confusion. Plusieurs variétés de maïs transgénique sont autorisées
à la commercialisation dans l'Union. Leur culture ne couvre, pour l'heure, que 34
hectares en France, les agriculteurs se montrant réticents à leur usage. Mais elle
est plus développée dans d'autres Etats membres, et le commerce intraeuropéen a pu
hâter la propagation.

L'avis évoque également l'hypothèse d'expérimentations sur le sol français qui
auraient contaminé leur environnement. "Les dispositifs d'encadrement des essais
(distance d'isolement, barrières végétales pour piéger le pollen) ne sont pas conçus
comme des isolements reproductifs stricts ; les OGM disséminés dans ces essais
peuvent donc conduire à des fécondations de parcelles voisines de l'ordre de 0,1 %",
explique l'avis, endossant les récentes conclusions de la Commission du génie
biomoléculaire.

Les opposants craignent que les cultures OGM, aujourd'hui disséminées dans la nature,
ne gagnent peu à peu du terrain au contact des plants conventionnels, par sélection
naturelle. Les plus virulents prônent l'éradication : en juillet, après que le
ministère de l'agriculture a rendu publique la localisation des cultures
transgéniques sur le territoire, un groupe a saccagé des lieux d'expérimentation OGM,
à Beaumont-sur-Lèze (Haute-Garonne) et à Guyancourt (Yvelines), cette dernière action
ayant été revendiquée par un groupe se baptisant  Les Ravageurs. Des informations
judiciaires sont actuellement ouvertes.

Dénonçant ces destructions, les semenciers retiennent néanmoins la pollinisation
comme principale responsable de la dissémination. "Le problème de la présence
fortuite est inhérent au fait qu'il y a des cultures OGM aujourd'hui un peu partout
dans le monde, estime Philippe Gracien, directeur général du Groupement national
interprofessionnel des semences. Les réalités de la biologie font qu'on ne peut pas
garantir le niveau zéro. La profession réclame depuis trois ans qu'un seuil réaliste
de présence fortuite soit précisé."

Le 3 juillet, la Commission du génie biomoléculaire avait rendu un avis concluant
également que "la présence d'OGM dans des semences ou récoltes conventionnelles est
une réalité techniquement incontournable", estimant cependant que cette présence ne
constituait pas un danger sanitaire ou environnemental.

L'Afssa, elle, appelle de ses voeux "une analyse à grande échelle, avec un
échantillonnage rigoureux, pour déterminer le degré de généralité du phénomène" de
présence fortuite. Et de conclure : "S'il se confirmait que des OGM étaient présents
à l'état de trace dans une proportion importante des semences, des études devraient
être entreprises pour en préciser les origines, évaluer les risques possibles et
prendre en compte cette donnée pour définir des seuils dans ce nouveau contexte."

Benoît Hopquin

Sommaire de la page

Le 27 juillet 2001
Communiqué de presse de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique (FNAB)

LES AGRICULTEURS BIOLOGIQUES N'ACCEPTERONT PAS D'ETRE CONTAMINES PAR DES OGM

Par leur dissémination incontrôlable, les OGM représentent un risque majeur pour l'
agriculture biologique. Il serait ahurissant qu'une technique rejetée par les
citoyens mette en danger un mode de production appelé par tous à se développer. A
défaut d'obtenir une interdiction totale, les producteurs biologiques exigent des
outils de contrôle efficaces pour garantir les risques : reconnaissance de la
responsabilité des disséminateurs de gènes manipulés et mise en place de périmètres
de protection autour des parcelles biologiques. Le potentiel économique, écologique
et social de l'agriculture biologique ne doit pas être sacrifié au profit d'une
économie génétique que la société refuse et qui n'apporte pas de solution technique
pérenne.

Le récent rapport de l'AFSSA  sur la très fréquente contamination « accidentelle »
des cultures françaises par des Organismes Génétiquement Modifiés ne laisse pas d'
inquiéter les agrobiologistes. En effet, l'agriculture biologique s'est donnée comme
règle l'interdiction totale de l'usage des OGM. Ainsi, un producteur biologique
contaminé pourrait voir sa production totalement retirée des circuits de
transformation biologiques. Avec des contaminations à grande échelle, c'est la bio
entière qui est menacée.

C'est pourquoi la constatation d'une contamination de 17 % des champs de colza, soja
et maïs français par les OGM (avec une pointe à 41 % pour le maïs !) est porteuse d'
un grand danger pour la pérennité de l'agriculture biologique, et plus généralement
des filières non-OGM.

Cette inquiétude est d'ailleurs partagée par le Ministère allemand de l'Agriculture,
qui l'a annoncé le 20 juillet 2001. En particulier, le ministère allemand insiste sur
la nécessité de définir des distances réglementaires sérieuses entre les champs
biologiques et les champs OGM.

La Fédération Nationale d'Agriculture Biologique des régions de France (FNAB), qui
représente les producteurs biologiques français, réaffirme que les agrobiologistes ne
tolèreront pas que leur mode de production soit mis en danger par la logique
économique et l'irresponsabilité de firmes semencières et agro-alimentaires.

La FNAB rappelle quelques revendications essentielles :
la nécessité de définir un périmètre de protection large autour des parcelles
conduites en agriculture biologique (y compris pour les futures parcelles engagées en
bio); la reconnaissance des OGM comme une pollution (« pollution génétique »), permettant
de saisir les assurances en cas de contamination;
la mise en oeuvre de filières garanties « sans OGM » à la charge des filières OGM :
il serait inadmissible que ces couts retombent sur ceux qui conservent simplement des
pratiques antérieures aux OGM
la priorité à accorder au développement de techniques alternatives, réelles
solutions pérennes pour répondre aux enjeux du développement agricole durable de la
planète et de la lutte contre les pollutions : agriculture biologique, cultures
vivrières adaptées aux techniques locales et aux structures sociales, prévention des
maladies et désherbage mécanique, etc.

Contact presse : Dominique VEROT ou Jacques CAPLAT - 01 43 38 38 69

Non aux brevets sur la vie (Autocollants à commander via http://www.resistanceisfertile.com)Un objet génétique non identifié dans le soja OGM de Monsanto

Le point sur les OGM - La contamination continue - Rapport de la CGB

Les raisons de résister - Corinne Lepage et les OGM

Eviter les disséminations - Colza, maïs, soja : les OGM sont intenables!

Retour au sommet de la pagehttps://www.terresacree.org    - Sommaire de la page

Jardin

Le point sur les OGM

Menu Flash (portillon de la base)  Jardin de la base


Vous avez aimé cette page. Partagez-la
avec vos ami(e)s sur les réseaux sociaux

Partager avec vos amis sur le réseau social Google Plus Partager avec vos amis sur le réseau social Linkedin S'abonner gratuitement au fil d'info RSS du vaisseau-mère de demainlhomme.info, ex SOS-planete


   

  











Citations d'Hommes justes

Vous pouvez nous envoyez les phrases
(d'Anciens ou non) qui vous semblent
aller de soi et participer à l'ouverture
des consciences


 

Wiki sur Terre - Sois acteur du changement - demainlhomme.info


 

NEWSLETTER

Abonnement gratuit à la
newsletter bimensuelle
confidentielle de demainlhomme.info

BOX EXPRESS

Transmettez par cette
voie votre récolte d'infos vraies
(lesquelles seront vérifiées)
 


Cet annuaire est mis à jour régulièrement par Cédric, président de l'Association. Il est facile d'y inscrire GRATUITEMENT votre site


Exprimez-vous librement sur ce site



LIVRE D'OR. Expression libre


Suivre le Flux RSS de demainlhomme.info