Sommaire de la page : Ordre historique : Longué : l'indignation! - L'enquête s'arrête faute de crachats - De la participation au débat public considérée comme un crime - Le fichage génétique - Tests ADN sur 4 militantes anti-OGM - Réaction OGM Danger - D'autres réactions - CYBERACTION suite à Longué - Débats "citoyens" LEBRANCHU : Une mascarade! - Les biotechnologies contre la démocratie - Marseille : communiqué de Terre sacrée - De vieilles dames qui s'ennuient - Inf'OGM N°12 : Point de vue de Guy Ruiz (Arles) - Lettre de Thierry Raffin du 25 septembre 2000 - Toulon : lettre ouverte de Terre sacrée - Compte-rendu Mouans Sartoux - Jacques Testard soutient "qu'on a le droit d'abandonner une technologie, même si tout démontre qu'il n'y a pas de risques scientifiques (car les impacts d'une technologie vont bien au-delà de la science".) - Et les animaux transgéniques? - Nouvelles - Actions - - EDITORIAL

Bactéries génétiquement modifiées

France : Inf'OGM a rencontré le Secrétariat d'Etat à la Consommation par rapport aux débats citoyens (cf. Inf'OGM n°11) organisés par 3 associations de consommateurs (CLCV, Familles Rurales et UFCS). Marie-José Nicoli, présidente de l'UFC-Que choisir, n'a pas voulu les cautionner estimant que la population avait déjà manifesté son opposition et qu'ils n'ont d'autre but que d'habituer les gens aux OGM. 66 dates sont prévues. Le Secrétariat nous a fait part de l'étroitesse de la marge de manoeuvre dans le choix des associations, car d'une part la mission inter-gouvernementale n'a pas de budget et, d'autre part, le Secrétariat d'Etat ne peut légalement financer que les 18 associations de consommateurs habilitées. La synthèse de ces débats sera transmises lors des Etats Généraux de l'Alimentation. Dans une lettre au Secrétariat d'Etat, l'association OGM Dangers dénonce cette initiative comme une mascarade.
Lire le compte rendu de notre entretien et cette lettre sur http://www.infogm.org .

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Inf'OGM n°12

POINT DE VUE

par Guy RUIZ

Débats citoyens : Réductions

Le Gouvernement, par la voix de sa Secrétaire d'Etat chargée de la consommation, Marylise Lebranchu, a décidé de faire débattre les Français au cours de 60 rencontres "citoyennes" dans les 2 prochains mois. En soi, le débat n'est jamais négatif. Encore faut-il savoir de quoi l'on débat, et dans quel but... et remettre à sa juste place l'enjeu dudit débat. Il s'agirait d'inviter les Français à un exercice de "démocratie participative locale" sur le thème des Ogm. Projet ambitieux dont les modalités semblent bien en dessous des intentions affichées.

La mise en place de ces rencontres a été confiée à trois organisations de consommateurs. Voici donc une première réduction : tout le problème se réduirait donc à cette question "en avoir (dans l'assiette) ou pas"...

Le débat se réduit à un trio Citoyen-Expert-Gouvernement. Que les citoyens puissent prendre appui sur des associations ou autres groupements élaborant une réflexion sur les Ogm et qu'ils puissent amener au débat leurs acquis, voilà qui est encore évacué.

Les documents vidéo présentés n'ouvrent pas le champ, mais le referment sur une seule optique (après un passage rapide sur les risques alimentaires et environnementaux) : les Ogm sont du domaine de la recherche. Encore une réduction.

Les "experts" chargés de répondre aux interrogations du citoyen sont issus de sérails bien déterminés : celui de la recherche (Inra) et celui de la législation (Direction de la Répression des Fraudes). Encore une fois le débat réduit à la recherche et à l'assiette...

La finalité de ces débats ? Il n'est certes pas de permettre aux citoyens de décider eux-mêmes, mais d'offrir de la matière au Gouvernement en vue des Etats Généraux de l'Alimentation. Il s'agit donc d'une nouvelle Conférence des citoyens, certes décentralisée, mais sans prise sur la réalité. Finalement nous sommes bien loin de la "démocratie participative locale" prônée... Tout cela est bien local, et il y a des participants, mais où est la démocratie...

Une "démocratie participative locale" ne passerait-elle pas - c'est une simple illustration, bien sûr ! - par la mise en place de référendums locaux sur les expérimentations en champs de plantes transgéniques dans les communes concernées ? Tous les sondages ne montrent-ils pas assez clairement les interrogations sur l'utilité et l'intérêt des OGM ?

Conclusion de Guy Ruiz (17 octoçbre 2000)

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Débat « citoyens» OGM-Lebranchu à Toulon

Lettre ouverte de Terre sacrée du 4 octobre 2000

Bonjour à tous les membres du Collectif,

Nous venons de participer à Toulon au « débat public » sur les OGM. 15 heures tappantes. 21 personnes présentes, organisatrices, technicien vidéo et savant de l¹INRA compris. Incroyable mais vrai : il semble n¹y avoir aucun membre de la Confédération Paysanne, de Greenpeace ou d¹Attac dans le Var, à moins que les grandes centrales n¹aient opté pour le boycott total des ces "débats" louches, pas très branchés et légèrement malaise.

Et puis un mercredi après-midi, ma foi, les consommateurs sont en train de gagner leur croute.

Nous avons en fait des choses sérieuses et graves à vous faire partager et nous attirons particulièrement l¹attention des associations résistantes, des partis politiques et de la presse.

Nous allons essayer d¹être le plus bref possible.

66 débats de ce type sont prévus jusqu¹en fin octobre. 12 au moins ont déjà eu lieu. L¹initiative ne vient pas de Madame Lebranchu, mais de Monsieur Lionel Jospin en personne. Toutes les interrogations des participants sont soigneusement notées sur 5 panneaux (Politique, agroalimentaire, consommation, agriculture, environnement, recherche). L¹éthique n¹étant pas citée, elle se promènera donc de tableau en tableau, selon les interventions. Toutes ces notes (nous avons demandé copie du compte-rendu définitif) sont destinées à remonter à la secrétaire d¹Etat et serviront pour les Etats Généraux de l¹Alimentation à la fin de l¹année.

Il a été demandé aux 3 associations privilégiées, la très catholique FAMILLES RURALES, la CLCV (quelqu¹un a t-il des infos les concernant ?) et l¹UNION FEMININE CIVIQUE ET SOCIALE, qui ont chacune au passage reçu des subventions, de respecter un cadre bien défini dans le déroulement de ces « débats ». Nous n¹y reviendrons pas. (Voir le compte-rendu détaillé de Thierry Raffin pour St Brieuc).

Les associations organisatrices se doivent par exemple de ne distribuer le tract définissant leur propre position sur le sujet des OGM qu¹à la fin des 2 heures accordées.

La seule association présente, l¹Union Féminine Civique et Sociale (UFCS), a bien respecté cette règle à 83 Toulon.

Et heureusement !

Parce quand on prend connaissance de leur tract, le soir, en rentrant chez soi, on se sent parcouru d¹un frisson. Texto : «
Débats publics sur les OGM
Position de l¹UFCS : L'UFCS est favorable au développement de la recherche sur les OGM. »


QUOI ?

Voulez-vous la seconde ligne ?

La voici tel quel : «
En matière d¹OGM, du fait des contaminations de l¹environnement, le retour à la situation antérieure est impossible. »

C'est comme ci on disait : "Cet homme a déjà tué, alors laissons-le continuer!"

La suite ? Nous vous conseillons vivement d¹aller la demander d¹urgence aux prochains débats. Nous appelons tous les membres des associations militantes à se rendre en tant que simple citoyen aux prochaines réunions qui ont lieu dans leur secteur et de s¹armer des questions fondamentales.

Nous vous laissons tirer par vous-même vos conclusions.

(Terre sacrée le 5 octobre 2000).

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Saumon transgénique de deux ans comparé à un saumon normal de même âge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Inf'OGM, l'actualité sans concessions!

Dans un article "Les experts, la science et la loi", Jacques Testart, (généticien père du premier bébé éprouvette) fustige la prétendue objectivité scientifique des experts. Il soutient qu'on a le droit d'abandonner une technologie... même si tout démontre qu'il n'y a pas de risques scientifiques (car les impacts d'une technologie vont bien au-delà de la science). Sur le principe de précaution, il s'interroge : "Est-il nécessaire de casser des oeufs, s'il n'est nul besoin de l'omelette ?" et sur le moratoire : "La tentation du moratoire permet de préparer l'acceptation par l'accoutumance, en jouant sur la solubilité de l'éthique dans le temps".

(Le Monde Diplomatique, septembre 2000)- Sommaire de la page

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Tout en bas!Septembre-Octobre 2000. (Pas d'ascenseur)

Longué : On sait maintenant à quoi servent les biotechnologies!

Débats "citoyens" sur les OGM : "souriez vous êtes scannés!"

Mise à jour du 12 janvier 2002

Lettre de Thierry Raffin du 25 septembre 2000 sur la liste du Collectif OGM-Danger :

lapin fluo fictif il y a quelques mois, réel maintenant mais bien caché!

Comme convenu je fais le compte rendu d'un des premiers débats "citoyens" Lebranchu auquel j'ai pu assisté le 21 septembre à St Brieuc à l'Université animé par la CSCV. Vous aurez remarqué tout de suite que j'ai maintenu les guillements à "citoyens" car ce premier rendez vous auquel j'assiste, a globalement confirmé les craintes que j'exprime depuis quelques semaines sur ces débats citoyens.

Mais passons au compte rendu.

Le "débat" prévu pour 20H30 a démarré vers 21h00, le président de l'UFCV attendant un peu que la salle se remplisse... au moment du démarrage il n'y avait qu'une trentaine de personne disséminés dans les gradins de l'amphi. Cela n'a guère augmenté...Nous avions fait mieux lors d'un débat que j'avais organisé avec les Verts en faisant venir Jean Pierre BERLAN où nous étions pratiquement le double (et pourtant nous étions assez déçu de notre soirée de ce point de vue car la veille à Brest, Jean Pierre avait attiré plus de 200 personnes à la Fac...mais c'était Brest...)

Le public dominant me semble avoir été des personnes plutôt sensibles à une approche consommateurs, mis à part quelques cas isolés venant avec une véritable approche citoyenne c'est à dire une réflexion intégrant les dimensions de l'intérêt général (rapport Nord/sud, questionnement sur les brevets...).

Cela soulève une première réflexion. En confiant à des associations de consommateurs, l'animation de ces débats, le secrétariat d'état a sans doute induit, le type de public appelés à participer à ces manifestations. D'ailleurs en passant, notons que nos informations révèlent que le secrétariat d'état aux PME n'a pas la possibilité réglementaire de financer d'autres associations que des associations de consommateurs. Ceci pouvant expliquer cela , cela n'en constitue pas moins un problème dans la mesure où Marylise Lebranchu a une mission intergouvernementale sur le dossier des OGM.

Comment peut-elle assumer cette mission si ses services ont des limitations réglementaires et budgétaires ?

En tout état de cause, la nature du débat, tend dans ces conditions à être confiné à une approche consumériste malgré les mots employés, malgré les intentions affichées. Mais n'est ce pas là un choix stratégique du gouvernement?

Revenons au "débat". La CSCV présidé sur St Brieuc par M. UVEL avait invité pour répondre aux question deux "experts" c'est ainsi qu'il les a appelé, dont le registre de compétence a eu pour effet aussi de comprimer le débat à certains registres :
* monsieur Ménard de la Direction Départementale de la Répression des Fraudes
* monsieur... (j'ai mal compris son nom et je ne voudrais surtout pas l'écorcher) médecin spécialiste du génie génétique au CNRS à Rennes)

Monsieur UVEL ouvre donc la "séance" par la présentation du protocole des débat ; car il y a un protocole bien défini, en lien avec le Ministère et pris en charge par un comité de pilotage national des associations de consommateurs animant les débats. Il rappelle bien qu'il s'agit d'une commande du ministère qui s'inscrit dans la préparation des état généraux de l'alimentation devant avoir lieu en décembre et qu'une soixantaine de débat sont ainsi animés sur l'ensemble de la France dans un temps court de sorte que les synthèses puisssent être faite pour la fin octobre par le Comité de Pilotage.

Il rappelle que l'expression des citoyens doit pouvoir s'exprimer le plus largement possible.

La déclaration est importante pour la suite des événements...

Il lit ensuite un document de présentation des intentions dugouvernement signé Marylise Lebranchu mettant en avant le caractére expérimentale de ces débats du point de vue de la démocratie locale qui ne doit pas se substituer cependant à la démocratie républicaine. Je dois récupérer en principe ce texte via l'UFCV...

Il lit ensuite une déclaration du Comité de pilotage national décrivant son rôle et sa volonté d'être une instance technique neutre.

Globalement il est dit dans ces déclarations que les débats ne doivent pas être des lieux d'affrontement des groupes d'interêts constitués mais des lieux d'expression des questions, des interrogations, des inquiétudes, des reflexions des consommateurs face aux OGM.

Est ainsi niée l'expression des associations, mais plus fondamentalement on se situe dans une fiction libérale de la constitution du monde, où les coalitions ne doivent pas exister et où chaque individu est le porteur d'une voix unique pouvant s'exprimer par le vote sur le marché politique et d'un pouvoir d'achat singulier et d'intentions et de désirs individuels qui vont s'exprimer sur le marché économique et fixé le prix des choses.

Le modèle démocratique des débats proposés est le modéle libéral.

ENsuite monsieur UVEL nous présente les 3 temps du débat :
* projection d'une vidéo sur c'est quoi les OGM, quels sont les dangers et les réflexions des chercheurs de l'INRA.
* Les experts répondent aux questions des consommateurs
* les consommateurs exprimes leurs questions et leurs inquiétudes qui seront notées et remontées au ministère selon 5 grands thèmes (il a fallu que je demande quels thèmes ...) :
   - la recherche
   - l'agriculture et l'environnement
   - l'agro-alimentaire
   - la consommation
   - politique

Bon tout çà nous plombe une bonne demi-heure de débat.

Ensuite séquence cinéma.

Montage d'un film de Vincent Gaulier sur les OGM paru dans l'émission Archiméde sur Arte.

Première partie expliquant que faire un OGM c'est simple, prenez des ciseaux et de la colle et vous jouez avec des molécules A G C T qui s'enroulent et font des hélices....
Deuxième partie un peu plus intéressante sur les dangers mais surtout limité aux problèmes environnementaux et sanitaires (résistance des pyrales, antibiotiques...)  pas franchement d'approche économique et politique et rien sur les aspects philosophiques.

Fin des 2 premières séquences. Monsieur UVEL donne la parole à la salle.

Une dame " Pourquoi on ne voit pas la 3 ème partie ?"
Uvel : "tout à l'heure car il y a peut être des questions pour le moment sur les OGM."

Pas trop de questions. Tout le monde a compris le petit dessin animé sur le bricolage transgénique ?

Alors je me lance en disant qu'on nous dit que les OGM c'est simple et propre, mais que en fait ce n'est pas si simple que cela et que les montages OGM construit par les méthodes biolistiques ne sont pas nécessairement précises et que c'est bien pour cela qu'on utilise des marqueurs de géne de résistance aux antibiotiques. Qu'il y a beaucoup de recherche pour construire des OGM mais pas trop pour étudier les impacts.

Monsieur UVEL m'arrête pour dire : pourrait-on pour le moment se limiter à poser des questions ?

Le débat démarre bien... D'un côté il doit y avoir ceux qui ne savent pas, qui s'inquiètent, qui posent des questions et de l'autre ceux qui savent et qui peuvent répondre. Le décor est planté et l'ordre du monde ne doit pas être perturbé.

D'autres questions sont alors posées :

Pourquoi il n'y a pas assez d'information sur les OGM ?
Pourquoi on parle dans le film de transmission des génes et pas de contamination, a-t-on peur des bons mots car c'est bien de contamination qu'il faut parler dans la mesure où c'est pas contrôlé.

L'expert prend alors la parole.

Il nous affirme d'emblée que le débat sur les OGM a été faussé dès le départ car on a commencé à faire et à parler des OGM qui ne sont pas nécessairement des bons OGM. En particulier, il se montre très critique sur les OGM comportant un géne de resistance aux antibiotiques. Pour lui la CGB n'aurait jamais dû accepter un tel montage transgénique à la commercialisation...Ceci dit  il nous refait le coup des bons et des mauvais OGM, bien à même de séduire les positions moyennes. Pour lui la conjoncture a aussi jouer en mêlant le débat des OGM à celui de la Vache Folle.

Les choses auraient pour lui autrement si on avait commencé à s'interesser aux OGM à objectif thérapeutique ou qui permettent une amélioration réelle de l'hygiène alimentaire. Il nous parle alors de manière séduisante du riz transgénique pro-vitamine A et du caféïer qui permet de produire un café sans caféïne. Tout cela c'est bon pour la santé.

N'oublions pas que notre spécialiste est d'abord médecin et se situe dans le domaine plus large du génie génétique. A n'en pas douter le discours aurait été autre si le spécialiste avait été un agronome spécialiste des semences. Chacun plaide pour sa chapelle. C'est normal.

Puis il entame le couplet sur le fait que de tout temps, la nature, l'homme a modifié les génômes des organismes vivants. Pour lui la grande différence c'est le progrès de la transgénèse qui permet maintenant de cibler beaucoup mieux qu'on ne pouvait le faire en couplant des cellules entières. Là je pense qu'il n'était pas très clair pour la majorité des auditeurs. D'ailleurs j'ai pu ensuite préciser combien les méthodes transgéniques dominantes biolistiques (bombardement d'un noyau avec des micro billes de tungsténe) pouvaient être précises...

A  une question de la salle : pourquoi on fait des OGM et qu'on ne s'occupe de les contrôler qu'après, la réponse le conduit à nous parler de Terminator (dont il pensait que le nom avait été donné par Monsanto ...) comme technique de contrôle de la dissémination.

2 personnes répondent dont moi que l'enjeu de Terminator est ailleurs et se situe plutôt dans l'ordre économique. Pour lui non car çà fait bien longtemps que les agriculteurs ne replantent plus leurs semences. Bref centré sur les modes de production des sociétés dites "développées", il s'inscrit dans une certaine ignorance de la situation dans les pays pauvres...Bon il ne sera pas parti sans rien apprendre.

Monsieur UVEL nous ramène alors à la projection de la 3ème partie de la Vidéo. Le témoignage des chercheurs de l'INRA. BOn globalement vous pouvez deviner un parti pris assez favorable aux OGM, qui permettent à la science d'avancer et aux chercheurs de chercher. Tout cela est dans l'ordre des choses bien sûr, mais entre un spécialiste du CNRS mobilisé sur la scéne et les chercheurs de l'INRA on ne peut pas dire que le débat était contradictoire. NOtre expert de la soirée concluant même à la fin de la projection : "Je n'avais pas vu la K7, bon ils vous ont redis ce que je vous disais", bref tout cela est évident et donc on le martéle bien.

Ceci ouvre un débat sur la place de la recherche (Premier théme à l'ordre du jour des rélexions et des questions que doivent poser les "citoyens". Monsieur UVEL en profite pour rappeler que les expressions doivent être des expressions individuelles et non pas des expressions d'association. Je suis bien sûr visé. Je profiterai à un moment du débat pour rappeler que je suis un individu et non pas une association, que je suis un citoyen et que je n'ai pas que des questions, j'ai aussi des réponses (au moins les miennes) et donc une opinion et que j'avais cru comprendre que c'était un  débat citoyen et que donc je m'exprimais et que j'entendais bien qu'on ne m'en empêche pas.

D'autres points de vue s'expriment :
* pour aller dans le sens d'une sorte de fascination pour les
produits transgéniques de la thérapie génique
* pour demander pourquoi alors que les scientifiques ont  apparamment des choses à dire, ils ne causent pas plus dans le poste
* pour dire que la question des brevets est importante et qu'il faut faire attention à ce que cela ne prive pas les pays pauvres de ressources (là ce n'est pas moi qui l'ait dit...) Là notre spécialiste répond que cela c'est de l'économie et que nous sommes dans une économie de marché et qu'il est donc normal que les chercheurs dès qu'ils découvrent les applications d'un gène ils puissent le breveter (mais on ne brevete pas les gènes directement").

Le débat devient bien évidemment très complexe. Monsieur UVEL dit qu'on dérive vers les questions politiques (thème qui devait être abordé à la fin). Le bel ordonnancement des débats ne peut bien sûr pas être respecté, car les différentes dimensions des OGM ne se laissent pas facilement séparées comme on le voudrait bien. Comme je l'affirme souvent, les OGM sont un objet social total. La tournure qu'a pu prendre le débat me l'a clairement confirmé.

Des questions viennent aussi beaucoup sur le registre "consommation" et sur la liberté de choix du consommateur. Notre spécialiste ou quelqu'un dans la salle (bien informé du problème et qui jouait à l'ingénu -mais qui devait bien être du type ingénieur agronome-) disant alors qu'il lui semblait normal que si des gens voulaient du non OGM, ils devaient en payer le prix compte tenu du cout des tests nécessaires au contrôle du non OGM.

J'ai lancé ma réponse sur l'incompatibilité des directives européennes entre celle sur l'étiquetage (les 1%) et celle sur l'agriculture bio, et sur le fait des disséminations entre champ de maïs non bio et champ de maïs bio.

Le débat s'est terminé assez tard finalement vers minuit ; sans que l'ensemble des thèmes-questions aient pû être abordées et dans une certaine fatigue (au moins pour moi).
Je suis parti à moitié écoeuré avec le sentiment que ces débats passent à côté et que la méthode suivie n'est pas la bonne.

Manipulation ? Dépassement par la problèmatique trop complexe ? Je n'en sais rien...

En tout cas à la fin je ne prenais plus trop de notes...donc j'oublie des choses. Je serais curieux de récupérer le texte de compte rendu de la CSCV, mais je n'ai pas eu la présence d'esprit de Guy d'en demander la communication. Je pense le faire par téléphone. Mais je crains d'avoir participé (comme individu et non comme association ;-) à la perturbation du débat de consommteurs, en rappelant avec force ma nature de citoyen....

Thierry RAFFIN, citoyen.

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Lutte contre les OGM - OGM Danger
http://www.multimania.com/ogm

Liste des débats - Sommaire de la page -

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Pour toute information complémentaire, contactez les associations organisatrices (Pas d'ascenseur)

De Guy Ruiz, le 17 octobre 2000 :

"Le débat dans la salle pose lui aussi des questions fondamentales.
Cela prouve que les citoyens ne sont pas aussi irrationnels que les
scientifiques plongés dans les biotech veulent le croire, et le faire
croire. Il serait juste nécessaire que les politiques écoutent un peu
plus ce que disent les citoyens, et un peu moins les scientifiques
impliqués dans les biotech, qui ne font finalement que du lobbying.

C'est pour cela que je trouve dommage que les "débats citoyens" aient
été confiés à l'Inra (sous couvert d'associations de consommateurs qui
n'ont fait que louer les salles et faire des affiches, finalement..).
Les questions que se pose le public vont au delà de ces réunions, et les
problèmes éthiques sont bien dans le champ de la réflexion populaire..."

Exigez que la copie du compte-rendu de ces débats "citoyens" vous soit remise et publiez-là sur internet avec vos commentaires.

Sommaire de la page - Suite

Communiqué de Terre sacrée du 20 octobre 2000 :

A défaut d'U.F.C.S., c'est le C.L.C.V. qui a organisé, au tout dernier
moment, à Marseille, le débat "citoyen" du jeudi 19 octobre 2000. (NB :
L'heure n'était même pas mentionnée sur le site du ministère des finances;
et, sur le Minitel, il y a quatre adresses différentes à la requête "Maison
des associations"!)

18 h 20, Marseille, la deuxième plus grande ville de France, qui compte tout
de même un très gros million d'habitants... On a 20 minutes de retard. Au
beau milieu de la Canebière, la salle doit être comble!.. Tant pis, on ira
voir Björk au cinoche!

Comble, la salle? Un comble oui : au milieu des chaises vides, sept
octagénaires, membres à vie du
C.L.C.V., étaient groupées au troisième rang, prêtes à l'envol.

Plus trois égarés dans la trentaine, ayant lu l'affichette placardée dans le
hall même de la Maison des Associations. Au cinquième à gauche.

Sans compter l'observateur en noir, quant à lui au huitième à droite.

A ce point! ...Oui. A ce point!

L'association Terre sacrée a donc officiellement et poliment boycotté cette
dramatique supercherie, après avoir distribué dans la salle quelques tracts
en couleurs.

L'épisode nous prouve tout simplement que, si les associations choisies par
le Gouvernement ne rassemblent, sur un sujet aussi brulant, qu'un petit cent
millième de la population, c'est que, soit elles n'ont pas mis le paquet du
tout (il parait que les subventions reçues permettaient à peine de payer les
timbres pour prévenir la presse), soit, suite aux tests d'Arles (Guy Ruiz)
et de Saint Brieuc (Thierry Raffin), le boycott est réellement général de la part des "citoyens",  enfin ceux qui ont été prévenus par l'opération du saint Esprit.

En tout cas, c'est pas demain 68!

Mais au fait, Lionel Jospin, il va pouvoir en déduire quoi pour le sommet de
l'aliMENTation?

Que la prochaine fois, il vaudra peut-être mieux confier les débats à des
associations plus compétentes, du style celle de José Bové ou Greenpeace!

Ou tout simplement à Michel Field...

Sommaire de la page - Suite

Il ne faut surtout pas s'étonner du peu de monde mobilisé par des
associations comme l'UFCS ou la CLCV. Ces associations "de
consommateurs" comptent un très faible nombre d'adhérents. Chez nombre
d'entre elles, il s'agit surtout de vieilles dames qui s'ennuient, du
genre de celles décrites dans ton compte-rendu marseillais. Les
militant(e)s y sont très rares. La trésorerie est alimentée
presqu'uniquement par des subventions transitant par les services des
finances, en l'espèce ceux des DRCCRF (directions régionales de la
concurrence, consommation, et répression des fraudes). Cette
dépendance explique bien des choses en matière d'alignement sur les
directives des pouvoirs publics.

Les rares associations de ce secteur disposant d'un pouvoir militant
sont surtout celles issues du monde syndical, telles l'AFOC,
l'INDECOSA-CGT, ou l'ASSECO-CFDT. Mais leur marge de manoeuvre est
parfois un peu limitée par les organisations syndicales d'où elles
sont issues, entre autres en raison des conflits d'intérêts évidents,
à court terme, entre les buts poursuivis par un syndicat d'entreprise
et l'association de consommateurs s'attaquant à la même entreprise.
Les responsables politiques connaissent bien la faiblesse de ce
secteur associatif. Autrement dit, si un débat "citoyen" est confié à
de tels groupes, surtout par le ministre chargé de la consommation,
cela indique une claire volonté d'enterrement de première classe.

   René rdp10@club-internet.fr

Sommaire de la page - Suite

-------- Original Message --------
From: christophe.beurois@wanadoo.fr
To: LE QUELLEC Yves "quel@marais-poitevin.org"

dimanche 22 octobre 2000 09:13

GRAVE : O.G.M, DANGER !
De la participation au débat public considérée comme un crime


L'enchaînement des événements qui se déroulent dans le Maine-et-Loire
depuis quelques semaines a de quoi susciter de l'inquiétude chez tous ceux
pour qui la démocratie et la liberté d'expression représentent des valeurs
fondamentales de notre société.

Les faits sont simples et se résument ainsi :

Tout commence au mois de juillet 2000, avec la découverte d'une culture
d'essai de maïs O.G.M, implantée en « plein champ » sur la commune de
Longué (Maine-et-Loire).

Devant les réactions de la population, le député-maire et ancien ministre
Edmond Alphandéry organise le 26 août, un débat public sur cette
expérimentation.  Les représentants des syndicats agricoles, notamment la
Confédération Paysanne 49 et le GABB Anjou, mais aussi Attac, les
collectifs anti-OGM et les Verts, sont présents dans la salle pour débattre
avec les techniciens de la société Biogemma, responsable de cet essai.
Comme d'habitude, la discussion ne peut pas véritablement s'engager sur les
questions de fond  : en quoi de telles recherches, qui visent à introduire
dans le milieu naturel un gène de stérilité mâle dominant, présentent-elles
un intérêt pour la société ? Quels en seront les impacts sur les
paysanneries, au  niveau local et mondial ? Les organisateurs n'entendent
pas que l'on parle d'autre chose que du strict volet réglementaire de la
mise en culture, tout ayant été bien évidemment fait, selon eux, dans les règles.

A la fin de ce « débat », le principe est arrêté de l'organisation, à la
date du 16 septembre, d'un pique-nique citoyen à proximité de la parcelle
d'O.G.M, afin d'interpeller l'opinion sur le développement de ces « essais
» cachés au fond des campagnes, et pour que la discussion puisse s'élargir.

La machine judiciaire se met en route

Jusque là, tout est bon enfant ! Mais la culture d'essai est détruite dans
des conditions bien mystérieuses le samedi 9 septembre, par un groupe non
identifié, et sans qu'aucune revendication de l'action ne soit exprimée.
Dès lors, la machine judiciaire se met en marche... en ciblant délibérément
les participants du débat public de Longué ! Photographiées par les
policiers des Renseignements généraux, et les numéros d'immatriculation de
leurs véhicules ayant été relevés, les personnes présentes (plus de 200) à
cette réunion se retrouvent désormais convoquées par la gendarmerie pour y
être interrogées à titre de témoin.

Et voilà que l'on glisse bien vite de la position de témoin à celle de
suspect, puisque la gendarmerie, dans sa volonté d'identifier des
coupables, a entrepris de procéder à des prélèvements d'A.D.N sur les
femmes interrogées.

Fichage génétique

Le fichage génétique est en marche ; jusqu'à présent réservé aux crimes les
plus graves, crimes de sang et crimes sexuels, il semble être appelé à
devenir un outil banal d'investigation. A ce stade de l'enquête, trois
femmes au moins ont dû se soumettre à un prélèvement salivaire, dont une au
moins sous menace voilée, puisque le gendarme lui a expliqué, devant son
refus initial, qu'on la contraindrait par voie de justice.
Que l'une ou l'autre d'entre elles n'ait pas participé à la réunion de
Longué ne change rien à l'affaire ; il suffit d'être la compagne de
quelqu'un qui était présent, ou d'un militant syndical ou associatif, pour
se voir convoqué par la gendarmerie.

Les biotechnologies contre la démocratie

Il y a vraiment de quoi s'interroger sur la sincérité qui préside à
l'organisation de la série de  « débats publics et citoyens » sur le thème
des O.G.M, lancés par Mme Lebranchu - depuis nommée ministre de la Justice
-, si le simple fait de se rendre à une telle réunion suffit à faire de
vous un suspect, avec test ADN à la clé pour vous et votre famille.
Il y a vraiment du souci à se faire quant à l'avenir de la liberté
d'opinion et syndicale.

Il y a vraiment de quoi s'inquiéter pour les droits fondamentaux des
citoyens, quand une brigade de recherche s'autorise un zèle si
manifestement excessif, dans une enquête dont l'autorité judiciaire semble
avoir perdu le contrôle.

Il y a, en tout cas, matière à penser que le développement des O.G.M et autres biotechnologies n'est guère compatible avec le respect des droits de l'homme et de la  démocratie.

Yves LE QUELLEC
COORDINATION POUR LA DEFENSE DU MARAIS POITEVIN
"quel@marais-poitevin.org" - "http://marais-poitevin.org"
"Le Marais, moi j'y croââ !" Merci à Guy Ruiz

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OUEST-FRANCE 26/10/2000

Sur la trace ADN des coupeurs de maïs

Les gros moyens après la destruction d'une parcelle d'OGM

Des tests ADN ont été réalisés sur quatre femmes après la destruction d'une parcelle de maïs transgénique, dans le Maine-et-Loire. Dans les milieux écologistes, on s'indigne en jugeant le procédé disproportionné.

ANGERS. ­ « C'est une nouvelle méthode de travail. Ces tests ont été réalisés en suivant les directives du procureur de la République de Saumur », se bornent à dire les gendarmes. Cette « nouvelle méthode de travail », ce sont les tests ADN. On les imagine réservés à des enquêtes criminelles. Pourtant, ils viennent d'être mis en oeuvre après la destruction d'une parcelle de maïs transgénique le 9 septembre, à Longué, dans le Maine-et-Loire.

Au cours de leurs investigations sur place, les gendarmes avaient découvert des traces de sang. Ils ont pensé qu'une personne, participant à cette opération, s'était coupée la main à cause d'une feuille tranchante.

L'enquête a suivi son cours. Elle a conduit les gendarmes chez cinq militantes anti-OGM, dont certaines sont membres de la Confédération paysanne. Concrètement, elles ont été invitées à cracher sur un buvard. Une personne a refusé ces tests. C'est son droit.

« Un procédé d'enquête parmi d'autres »

N'a-t-on pas employé un marteau pour écraser une mouche ? « C'est un procédé d'enquête parmi d'autres. Nous nous trouvons dans un cadre légal. C'est un procédé qui va se développer », justifie Jean-Frédéric Lamouroux, le procureur de la République de Saumur.

Reste que ces tests ont provoqué une vive émotion. D'abord dans les rangs du Groupement des agriculteurs biologiques (GABB) du Maine-et-Loire et de la Confédération paysanne. Les deux organisations, qui affirment ne pas du tout être concernées par la destruction de la parcelle de Longué, tiennent à dire que « ces analyses d'ADN sont normalement réservées à des enquêtes exceptionnelles de crime ». Elles dénoncent aussi une surveillance étroite dont leurs militants auraient fait l'objet. Ainsi, lors d'un débat public organisé à Longué sur cette parcelle, les numéros d'immatriculation de leurs voitures auraient été systématiquement relevés.

Pour les Verts du Maine-et-Loire, ces tests « habituellement réservés aux suspects de crimes de sangou aux délits sexuels, ici appliqués à de simples témoins, sont étrangement démesurés ».

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Cyberaction pour l'affaire de Longué
    

Sun, 05 Nov 2000 08:03:07 +0000
De: thierry "thraffin@altern.org"
Répondre-A:ogm@egroups.com
A: Collectif Internet Ogm Danger,
"ecologie-info@ras.eu.org" "ecologie-info@ras.eu.org",
Liste Agriculture_bio "Agriculture_bio@onelist.com",
valentin.beauval@wanadoo.fr,
Jean-Ducos@wanadoo.fr, ATTAC 49 "angers@attac.org"

Cyber-courrier en fin de texte à Marylise Lebranchu Ministre de la Justice

Pétition aussi à signer

Suite à l'affaire de Longué et des tests ADN pratiqués pour retrouver
les auteurs du fauchage de l'essai de culture transgénique, je vous
propose cette cyberaction, visant à manifester notre indignation face
à l'extension d'un tel procédé qui augure du fichage génétique des
populations
.

Vous trouverez ci-dessous la manifestation d'indignation de La
Confédération Paysanne, un rappel des faits et la lettre que je
propose de copier coller dans un message adressé à :
la Ministre de la Justice Marylise Le branchu qui verra ainsi les OGM

la poursuivre à la préfecture du Maine et Loire
aux grands quotidiens (Libération, l'Humanité, Le Monde)



*********************
Le rappel des faits antérieurs :

Le maïs de Longué.
____________________________________________________________

Concernant les OGM de Longué, voici le communiqué de presse signé
GABB, CP, et ATTAC, suite aux "débordements" de l'enquête de
gendarmerie en cours. Vous trouverez également un rappel de
l'historique de cette "affaire" de l'essai maïs OGM Biogemma.

Le 20 octobre 2000

COMMUNIQUE DE PRESSE DU GABBANJOU, DE LA CONFEDERATION PAYSANNE 49 ET D'ATTAC 49.

LES OGM, LE PREFET,LES GENDARMES, LES SYNDICATS,LES CITOYENS ET LA
DEMOCRATIE

L'état de droit et la loi : sommes nous toujours en démocratie?

Le GABB Anjou et la Confédération paysanne 49 ont rencontrés Monsieur
le Préfet lundi soir 16 octobre 2000 à propos des parcelles de
culture OGM du département. Monsieur le Préfet nous a dit être outré
que dansnotre démocratie, ait pu avoir lieu la destruction sauvage de
la parcelle de maïs OGM de Longué.

On peut avant cela regretter que la démocratie soit bafouée parce que
le formalisme l'emporte sur l'esprit de la loi . Ce qui nous donne
les scandales connus de tous les français: financements occultes des
partis politiques, délits d'initiés, problèmes graves de santé
publique avec le scandale du sang contaminé et l'attitude
d'irresponsabilité des élus concernés et de l'administration
(coupable mais pas responsables.) avec la non information volontaire
de 1986 à 1996 sur les risques liés a l'ESB (vache folle) etc.

Dans un pays où liberté est le premier mot de notre devise, que fait
on de la liberté de circulation, la liberté d'opinions, bafouées par
l'appareil d' Etat Participez à une réunion publique pourtant
organisée par un ancien Ministre, sur un sujet sensible comme les OGM

(mais qui ne relève tout de même pas du secret défense) et vous êtes
photographiés par les Renseignements Généraux et les gendarmes comme
des malfrats, votre numéro d'immatriculation de voiture est relevé,
votre ligne de téléphone est mise sur écoute (notamment les
responsables des syndicats mais pas seulement eux.) vous êtes
soupçonnés en premier chef en cas d'enquête de gendarmerie à
l'exclusion de toute autres pistes, on procède sur des personnes à
des analyses d' ADN (y compris sur des conjoints de responsables
syndicaux qui n'ont même pas participé aux réunions.). Rappelons que
ces analyses d' ADN sont normalement réservées à des enquêtes
exceptionnelles de crime. Les maïs de Longué contenaient ils des gènes humains?

Vous avez dit liberté ? Vous avez dit démocratie ?

Ces pratiques rappellent ce qui se passe dans les Etats policiers.
Qu'avons nous faits pour être surveillés de la sorte? Nous avons
utilisél'un des droits fondamentaux inscrits dans la déclaration des
droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789.
Cette déclaration est inscrite dans le préambule de notre
constitution. Est elle toujours valable où sert elle seulement de
caution morale et politique à nos élus et à notre Administration?

Nous en appelons donc au Ministre de la justice Madame Lebranchu qui
a demandé aux citoyens de s'exprimer sur les OGM lorqu'elle était
encore secrétaire d'Etat à la consommation afin que la liberté
syndicale soit respectée dans le Maine et Loire, que les syndicalistes et leurs
familles ne soient plus inquiétés et ne subissent plus de pression de
même que tous les citoyens qui ont participés à des réunions
publiques ceci en raisons de leurs opinions. ( art 10 de la
déclaration des droits de l'homme)

Nos deux syndicats réaffirment qu'ils ne sont pour rien dans la
destruction de la parcelle de maïs OGM de Longué.
Ils posent cette question à l'Etat français : si la transparence qui
est l'esprit de la loi du 13 juillet 1992 avait primé sur le
formalisme (la procédure d'autorisation actuelle très critiquable de
cultures OGM en plein champ) ne pensez vous pas que les citoyens se
sentiraient un peu plus écoutés et respectés par l'Etat dans
"l'exercice des droits naturels de chaque homme" art 4 de la
déclaration des droite de l'homme et du citoyen.

L'essai OGM Maïs de Biogemma à Longué, un feuilleton instructif
A la recherche ce printemps d'une parcelle de colza transgénique,
nous avons appris par la DDA qu'une expérimentation de maïs OGM avait
lieudans la vaste commune de Longué-Jumelle (plus de 8000 ha et 250
agriculteurs). Nous avons alors alerté les médias qui ont creusé un
peu le sujet. Selon les informations relatées dans la Nouvelle
République, M. Alphandéry, maire de Longué n'aurait été informé qu'en
mai de la présence de cet essai déjà semé par Limagrain.

Souhaitant en savoir plus, nous avons été consulter la fiche
concernant cet essai et disponible au public en mairie de Longué
depuis la fin mai. Plusieurs d'entre nous ont lu ce document assez
brouillon et ont perçu que, derrière l'objectif principal affiché ("
tester la toxicité et l'allergénicité de grains issus de cet OGM "),
le but essentiel était surtout de mettre au point une nouvelle
méthode de production de maïs hybride utilisant un gène de stérilité
mâle et évitant ainsi la castration manuelle des lignées femelles (et
cela dans la deuxième zone de France de production d'hybrides de maïs).
Signalons que la fiche ne mentionne ni le lieu de la parcelle, ni le
nom du paysan concerné (les essais OGM en plein champ sont ainsi
protégés par le secret industriel.).

Pour en savoir plus (par exemple, connaître le but précis de cet
essai, le " gène marqueur " utilisé, le type de stérilité, les
risques de dissémination, etc.), le GABB et la CP ont écrit le 15
juillet au Maire de Longué et à la société ayant mis en place l'essai
(Biogemma).

Une réponse assez imprécise de ce laboratoire nous est parvenue le 31
juillet ainsi qu'une lettre du Préfet rappelant la loi et
l'importancede protéger le secret industriel et commercial.
Nous avons alors réalisé un quadrillage de cette vaste commune et
nous avons trouvé une parcelle anodine d'un hectare isolé de maïs où
setrouvait, bien dissimulées, deux micro parcelles de 450 m2 de maïs
répondant au descriptif de la fiche. Nous avons alors écrit le 10
août un second courrier à la mairie de Longué, à Biogemma (à la
presse, etc.) en mentionnant qu'il fallait nous répondre plus sérieusement et
que nous souhaitions un vrai débat sur cette expérimentation.

Le 18 août, une réponse plus précise de Biogemma est parvenue au
Courrier de l'Ouest. Le laboratoire reconnaissait " évaluer un
système de stérilité mâle efficace et fiable en production de
semences hybrides de maïs " et ce " afin de compenser le différentiel de cout
de main d'ouvre qui avantage les pays concurrents, en particulier les
pays de l'Est ". Biogemma donnait également son accord pour la venue
de 2 de ses chercheurs le 26 août en mairie de Longué pour présenter
son expérimentation et répondre aux questions du public.

Une centaine de personnes de divers horizons (dont un président FDSEA
muet) sont venues à ce débat qui a été assez riche malgré des
incompréhensions manifestes entre un généticien courtois mais trop "
scientiste " et des personnes sceptiques voire hostiles à son
expérimentation et mettant en avant de solides arguments éthiques,
économiques ou techniques. En questionnant avec insistance les
chercheurs de Biogemma, nous avons appris que le gène de résistance
au glufosinate est le gène marqueur, que le gène de stérilité
introduit dans la lignée femelle est un gène dominant (ce dernier point est
assez inquiétant pour l'environnement.) et que le quart des grains
produits par ce type d'hybride OGM porteront ce gène de stérilité qui
serait ainsi consommé par les animaux et les humains si ces
recherches ont un jour un aboutissement commercial.

A la réflexion, l'enjeu de cette expérimentation est très important
car la méthode testée à Longué par Biogemma serait probablement
applicable à la fabrication d'hybrides d'autres plantes ayant
principalement une fécondation croisée (tournesol, betterave, colza,
féverole, sorgho, chanvre, diverses potagères, etc.). Cette méthode
pourrait se substituer à la stérilité cytoplasmique, technique assez
complexe à mettre en ouvre mais présentant le gros avantage de ne pas
manipuler au hasard le génome des plantes concernées et de donner des
grains de consommation ne comportant plus de trace de stérilité.

Suite à ce débat, nous avons organisé une visite pacifique dans la
parcelle en compagnie des médias (dont FR3). La dite parcelle était "

protégée " par une vingtaine de policiers (confirmant ainsi que nos
intuitions étaient justes) mais les agriculteurs voisins interviewés
par la presse n'en connaissaient pas l'existence. Sacrée transparence!
Les semenciers ont pourtant l'habitude de signaler leurs essais par
de beaux panneaux publicitaires le long des routes. La recherche en
matière d'OGM semble s'apparente au secret défense.

Suite à cette action pacifique mais assez bien relatée dans les
médias, 6 épis transgéniques ont été prélevés et remis au préfet
rendant visite à l'un de nos adhérents le 6/09.
Dans une lettre GABB-CP du 01/09 transmise au Préfet, aux Ministères
de l'environnement et de l'Agriculture (avec copie à la mairie de
Longué, à Biogemma et aux médias), nous dénonçons le fait que la
fiche d'information de cet essai soit très insuffisante et en
contradiction avec des articles de la loi du 13/7/1992. Nous refusons également la
réalisation en plein champ d'une telle expérimentation alors que de
très nombreux doutes subsistent sur le plan scientifique (et, parmi
les scientifiques se questionnant à ce sujet, nous citons Gérard
Pascal, membre de la CGB qui avoue que l'on n'a pas encore mis de
méthode au point pour tester l'allergénicité et la toxicité de tels
OGM.). En conclusion de ce courrier, nous demandions la destruction
de cette expérimentation.

La réponse du préfet et du président de la CGB fût négative car cet
essai leur paraît en accord avec la loi actuelle et présente à leurs
yeux toutes les garanties pour éviter les disséminations (les racines
et tiges des plantes de maïs transgénique seraient même incinérées).
Faisant le bilan à ce stade, nous estimons que cette action menée de
concert avec le GABB aura, plus efficacement qu'une destruction
brutale, permis de mieux comprendre les enjeux de cet essai, le peu
de transparence avec laquelle sont actuellement conduites certaines
expérimentations OGM en France, la nécessité d'un plus grand dialogue
entre paysans et consommateurs et un laxisme des pouvoirs publics
face aux firmes (la fiche d'information au public très insuffisante
de cet essai avait été avalisée sans problème en avril 2000 par les
Ministères de l'agriculture et de l'Environnement.).

Le samedi 9 septembre 2000, une quinzaine de personnes ont pénétré dans l
parcelle pourtant gardée par une société spécialisée recrutée par
Biogemma et, selon la DDA et la SRPV, détruit les plants
transgéniques (en fait, selon la photo parue dans le Courrier de
l'Ouest, beaucoup de plants de maïs ont seulement été couchés, ce qui
n'empêcherait pas leur venue à maturité et leur récolte ultérieure). Le groupe ayant
réalisé cette destruction ne l'a pas d'ailleurs revendiqué et n'a pas
de liens avec le GABB et la Confédération Paysanne du Maine et Loire
(cette destruction non revendiquée gène d'ailleurs notre démarche qui
vise essentiellement à établir la transparence et à modifier la
réglementation).

Nous avons néanmoins maintenu le pique nique prévu le 16/09 près de
la parcelle. Nous avons alors constaté que la parcelle avait été
broyée mais que, sur les tiges restantes de maïs et couchées au sol,
les épis avaient été coupées de façon nette. Certains épis ont-ils été
récoltés par Biogemma ? (on était proche du stade d'une récolte en épis).

Lors de ce pique nique, nous avons insisté sur les points suivants :
Rappel de notre opposition à la réalisation en plein champ d'essais
OGM présentant des risques reconnus (cf. gènes de stérilité, de
résistance aux herbicides ou aux insectes) tant que les essais en
milieu contrôlé n'ont pas été réalisés pendant une période longue.
Ainsi, si l'objet principal de l'essai de Longué est vraiment de
tester l'allergénicité et la toxicité des grains du maïs OGM, il n'
était pas nécessaire de faire un essai en milieu réel. Un essai sous
serre chez Biogemma suffisait.

Quoique sa fiche d'information au public soit très insuffisante et
son objectif officiel trop fluctuant, cet essai OGM de Biogemma
semble avoir respecté la législation en vigueur puisqu'il a été
approuvé par la CGB, les Ministères de l'Agriculture et de l'Environnement et fait
l'objet d'un suivi de la part du Préfet du Maine et Loire et de la
SRPV. Cette législation pourrait être prochainement révisé (cf.
courrier du Préfet en date du 6/09) et nous espérons que le conseil
d' Etat entendra les propositions que nous faisons ci-après.

Pour la CP 49, les procédures de mise en place d'essais OGM
rappellent celles adoptées pour l'enfouissement de déchets nucléaires
dans le Segréen (et dans d'autres régions de France). Les décisions
sont prises à Paris et il n'y a pas de débat préalable au niveau local.
Ainsi, le conseil municipal de Longué n'a pas été consulté et les
agriculteurs voisins de la parcelle transgénique n'ont pas su que
cette parcelle comportait des gènes dominants de stérilité. Si nous
n' avions pas réalisé un travail d'investigation, cet essai aurait
été conduit sans que les habitants et paysans de Longué et du Maine
et Loire aient été informés.

Pour remédier à cette carence en matière de démocratie locale, nous
souhaitons que des essais OGM présentant d'éventuels risques en
matière d'environnement, ayant des répercussions en matière d'emploi,
etc. ne puissent être implantés dans une commune sans une
présentation aux élus des tenants et aboutissants d'un tel essai
suivi par un vote en conseil municipal.

Pour tous les essais OGM réalisées en milieu réel, les firmes privées
ne devraient pas pouvoir en réaliser seules le suivi. L'implication
d'une recherche publique " neutre " (issue de l'INRA, du CNRS, des
universités, etc.) et non liée économiquement à la firme nous paraît
obligatoire.

Confédération Paysanne du Maine et Loire - 16/10/2000

Pour plus d'informations contacter attac49@attac.org


Courrier à envoyer
*************

Je vous propose d'envoyer le texte suivant à la presse qui a relayé
l'affaire pour exprimer notre indignation de citoyen face à
cette amorce de fichage génétique ainsi qu'au Procureur de la
République de Saumur  qui a déclenché l'affaire et au Ministre de la
justice.

copier coller le courrier ci-dessous pour l'envoyer à :

marylise.lebranchu@justice.gouv.fr
communication.pref49@maine-et-loire.pref.gouv.fr
dupuy@liberation.fr
humanite@humanite.presse.fr
Hervé Kempf"mediateur@lemonde.fr"
*********
La presse se fait l'écho d'une étrange affaire relative à la
décision du Procureur de la République de Saumur Jean Frédéric
Lamouroux d'engager des prélèvements d'ADN sur des militantes
anti-OGM ainsi suspectées d'être coupables de la destruction d'un
champ de culture transgénique à Longué. Comme l'exprime la presse, on
peut bien sûr avoir  le sentiment qu'il s'agit là d'un moyen
disproportionné au regard de la destruction d'un champ de maïs
transgénique.

Mais on peut aller plus loin me semble t-il dans l'analyse de cette
affaire qui ne peut que provoquer que l'indignation et l'inquiétude.

Peut-on croire que le fait de couper du maïs OGM puisse être assimilé
à un crime de sang pour lequel de tels prélèvements d'ADN ont
commencé à être pratiqué ? Il faut au passage rappeler que ces
destructions de cultures transgéniques sont pensées par les militants
opposés aux OGM comme des actes de pure résistance et de légitime
défense à un moment où les contaminations génétiques à répétition
(maïs, soja, colza) en France et en Europe cet été, sont venues
donner raison aux défenseurs du principe de précaution qui avaient
alerté depuis plusieurs mois sur cette possibilité.

En prétextant que le prélèvement ADN va devenir "un procédé qui va se
généraliser", le Procureur de la République révèle bien ce mouvement
rampant de biotechnologisation de la société.  Il est sûr que si
l'état encourage de telles pratiques, elles vont se "généraliser",
mais autant dire qu'on veut les imposer, plutôt que de les habiller
dans un "progrès" inévitable et donc souhaitable.
En banalisant ainsi un tel procédé, le jour n'est plus loin où il
apparait ra normal de ficher tout nourrisson en pratiquant à sa
naissance un prélèvement d'ADN (et même avant sa naissance pour
décider ou non si on peut le laisser vivre compte tenu de son
patrimoine génétique). On pourra ainsi inscrire les premières lignes
de suspicion sur son carnet de santé et sur son casier judiciaire, à
valoir sur ses crimes et ses maladies potentiels.

Ce que nous dit de la sorte ce Procureur de la République c'est que
nous entrons dans "Le Meilleur des Mondes" : ne doit-on pas
légitimement s'en inquiéter ? En tout cas c'est bien ce souci des
libertés publiques auquel porte atteinte une généralisation du
fichage génétique qui anime aussi le combats des militants que l'on
réduit un peu vite souvent à un simple combat obscurantiste
"anti-OGM", "anti-science", "anti-modernisme", "anti-malbouffe". Non
nous sommes pour le développement d'une société des droits de l'homme
et du citoyen qui vacille sous les coups de la société
biotechnologique.

Signature

Sommaire de la page - Suite

Quelques réactions au fichage ADN

----- Original Message -----

9 novembre 2000
From: Simon Levesque "slevesque81@hotmail.com"
" "Je trouve ça mignon, votre facon de réagir et de prétexter un fichage
" génétique de la population pour refuser un test ADN que seuls VOUS
" avez provoqué.
" Si ce n'était pas des militants anti-OGM qui avait detruit le champ,
" il y a de grandes chances qu'aucun test ADN n'eut été effectuer."

Frédéric PRAT : "Euh... c'est ironique ? Alors continuons : pourquoi ne pas faire le
test ADN sur le directeur de la Biogemma (qui avait intérêt à discréditer
les citoyens inquiêts)?  Ou sur tous les scientifiques qui ont bossé sur
cet essai? Ou sur les tous habitants de Longué... Mais qu'est-ce que c'est
que ces manières !"

Pourquoi ne pas effectuer aussi des tests génétiques sur les sympathisants de Terre sacrée?

Sommaire de la page

OGM: l'enquête se noie faute de crachat

La recherche d'ADN, suite au saccage de Longué, est abandonnée

Par CATHERINE COROLLER

Libération du mercredi 24 janvier 2001

Jean-Frédéric Lamouroux a dû renoncer. Le procureur de la République de Saumur - qui s'était imaginé confondre les auteurs du saccage d'un champ de maïs transgénique à Longué-Jumelles (Maine-et-Loire), le 9 septembre dernier, en les faisant cracher sur un buvard - a été contraint de remballer sa spectaculaire méthode d'investigation. «L'enquête se poursuit, mais j'ai arrêté de collectionner les crachats parce que les gens s'y refusent», déclarait-il lundi.

Sang frais. Des inconnus détruisent donc, le 9 septembre, une parcelle sur laquelle la société Biogemma teste du maïs transgénique. Biogemma dépose plainte. Les gendarmes passe le terrain au crible et découvrent une «trace de sang frais sur une feuille de maïs», rappelle Jean-Frédéric Lamouroux. «Saisie», la feuille est expertisée. Et «les analyses révèlent un typage ADN féminin».

Le procureur lance alors ses filets. Et convoque notamment les participants à une réunion publique d'information sur la fameuse parcelle, organisée le 26 août en mairie de Longué, à la demande de la Confédération paysanne. Les hommes sont interrogés et les femmes priées de cracher. Objectif: comparer leur ADN et celui trouvé dans le champ. Les premières d'entre elles, éberluées par la demande, s'exécutent. «D'abord, j'ai ri, puis je me suis dit: "Qu'est-ce que je fais?" Le gendarme m'a dit que je pouvais refuser, mais je me suis dit: "Qu'est-ce que je risque?", raconte Marie-France (Libération du 2 novembre). J'ai pas l'habitude. Je me suis dit que ça se faisait peut-être comme ça.» Marie-France demande alors au gendarme de sortir et crache. Prise de court, l'épouse du porte-parole départemental de la Confédération paysanne fera de même.

Rumeur. Les jours suivants, d'autres femmes sont convoquées. Combien au total? Six ou sept, affirme le procureur. Beaucoup plus, répond Claire Billaut, la présidente du Groupement des agriculteurs biologiques d'Anjou, qui refusera de cracher, comme la loi le lui autorise. Puis, la rumeur se met en route. La révolte gagne la campagne. Et les refus d'expectorer se multiplient.

Combativité. Ce qui fâche les femmes, c'est d'abord la méthode. Spectaculaire, dispendieuse et réservée à leurs yeux aux crimes. Marie-France, ex-parisienne mariée à un graphiste, a ri de sa mésaventure et Claire, en bonne militante, y a puisé un regain de combativité.

Mais, les femmes d'agriculteurs, qui tiennent avant tout à leur réputation, l'ont très mal vécue. Qu'elles aient accepté ou non de cracher, toutes refusent obstinément d'en parler.

Certaines n'ayant pas participé à la réunion, et se trouvant sur leur lieu de travail à l'heure du saccage, ne comprennent pas non plus pourquoi elles ont été convoquées. Toutes reprochent également à Jean-Frédéric Lamouroux de concentrer son enquête sur les militants et sympathisants de la Confédération paysanne. Si ce syndicat est certes coutumier des saccages de parcelles semées de plantes transgéniques, en général, il le revendique haut et fort. Et jure n'être pour rien dans celui-là.

Jean-Frédéric Lamouroux s'est-il trompé de cible? Quatre mois après le saccage, les gendarmes poursuivent l'enquête. Au mois de novembre, le procureur avait prévenu qu'elle «sera longue et difficile». Lundi, il précisait qu'aucune information n'a été ouverte. Ni juge d'instruction nommé.

Sommaire de la page - Suite

Nous avons reçu ce mail de y.ag@wanadoo.fr :

OGM Lebranchu Mouans Sartoux le 21 octobre 2000

Je suis arrivé en retard à la réunion de la ministre : tout le monde, une
trentaine de personnes,  était religieusement en arc de cercle devant une
télévision qui débitait les doléances de grands savants et de quelques
agriculteurs, qui tous trouvaient que les OGM étaient l'avenir, voire même
la réalité et que si il n'y a pas d'argent, il n'y a pas de recherche, et
comme exemple pour frapper l'imagination de l'auditeur, si les chercheurs
américains trouvent une plante qui fait maigrir les obèses avant nous, nous
serions très déçus d'être en retard dans nos recherches.

Bref des pleurs plus ou moins honteux où on oscille entre les obèses
américains et les affamés des pays en voie de développement. (il n'y a qu'à
donner le trop des premiers aux seconds, et la vie est belle ;-))
le sketch des obèses à reveiller l'assistance, c'était tellement "gros".

Ensuite les questions: là normal: les dangers, le manque de recul, le panier
de la ménagère, les agriculteurs, la dissémination...

Et les réponses des chercheurs: très techniques, mais on sent bien qu'ils
aiment leur boulot, qu'ils veulent faire leurs recherches et jusqu'au bout
(ce qui est sympathique) et surtout que c'est tellement cher qu'il faut
s'allier à l'industrie et les grandes entreprises: donc que les chercheurs
ne sont plus vraiment indépendants. heureusement il y a des commissions de
contrôle ou de sécurité, qui sont drastiques.

Seulement qui participent à ces commissions? Des chercheurs... plus ou
moins liés aux grandes entreprises!

Par contre à ma question à l'expert de la direction de la concurrence, de
savoir si Coca Cola annonce que son produit est sans OGM, comment
pourra-t-il le vérifier, je n'ai pas eu de réponse, si ce n'est que cette
marque est bien surveillée depuis "l'accident" à la dioxine.

B. Auburtin à Antibes que nous remercions pour ce compte-rendu.

Sommaire de la page - Suite

Mises à jour récentes du site! 21 octobre 2000 : En cette aube du IIIème millénaire, nous sommes submergés d'informations concernant les nouvelles capacités exponentielles de l'Humanité à manipuler le vivant. En raison de l'irréversabilité de la pollution génétique, c'est maintenant qu'il nous faut choisir entre un monde prédigéré par un cartel de multinationales ou piloté par l'accord des membres d'équipage du vaisseau spatial Terre. C'est à cet instant précis de l'Histoire qu'il nous faut agir. Pas demain! De ce caractère urgent, les
générations vivantes doivent prendre profondément conscience...

348 pages de surf fluide sur https://www.terresacree.org/go Terre sacrée, BP
N°20, F-. Informations d'alerte et de reflexion.
- Suite

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