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La multiplication des parcs et des  réserves naturels ne permet pas d'enrayer la destruction des espèces vivantes. Tel est le constat d'échec, établi mardi à Londres par l'Union mondiale pour la nature et un groupe d'instituts  internationaux de recherche agricole. Pour mettre un terme à cette situation, il faudrait réconcilier agriculture et conservation.

Yves Miserey

Publié le 9 mai 2001, page 11

Plus personne ne le conteste. La planète est confrontée aujourd'hui à une crise d'extinction des espèces comparable à celle qui avait vu la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d'années. Cinq cataclysmes semblables ont déjà eu lieu à travers les temps géologiques, mais c'est la première fois qu'un tel processus pourrait être déclenché par une espèce terrestre (l'homme). On estime que le taux d'extinction des espèces est actuellement quarante fois supérieur au taux d'extinction naturel. Dans certaines zones comme les forêts tropicales, il serait même 10 000 fois supérieur.

Non seulement, l'homme détruit les habitats naturels mais la moitié des 17 000 réserves et parcs créés dans le monde pour protéger la biodiversité sont détournés de leur vocation et utilisés à des fins agricoles. Ce constat d'échec concerne surtout les zones tropicales, là où se concentrent un grand nombre d'espèces animales et végétales, ce qu'en anglais on appelle les «points chauds» de la biodiversité.

Ces 25 sanctuaires naturels, qui ne représentent plus aujourd'hui  que 1,4 % de la surface du globe, abritent à eux seuls près de la moitié des plantes et plus du tiers des vertébrés. Or, dans dix-neuf de ces «points chauds», la population croît à une cadence plus rapide que dans le reste du monde et souffre de la faim.«Pour préserver la biodiversité on ne peut plus se contenter de planter des clôtures. Il faut appliquer une nouvelle politique de conservation», reconnaît Jeffrey McNelly, un des leaders de l'UICN (Union mondiale pour la nature). Les zones protégées ont  montré leurs limites depuis déjà de nombreuses années: elles se transforment rapidement en îlots, empêchant les échanges et les flux génétiques, et disparaissent peu à peu au milieu des terres agricoles. On s'est aperçu aussi qu'elles sont souvent inefficaces, car

chaque espèce ne peut survivre que si ses représentants sont suffisamment nombreux, ce qui est loin d'être toujours le cas. Parmi les gros mammifères par exemple, de nombreux scientifiques estiment que les éléphants, les gorilles ou les tigres sont condamnés à disparaitre en
raison de leurs effectifs.

Il y a déjà plusieurs années que, dans les revues spécialisées, on souligne les limites de l'action des parcs et autres réserves. Hier, l'UICN qui s'était associée pour la circonstance à Future Harvest (une organisation internationale basée à Washington et regroupant seize instituts de recherche de renommée internationale) a tiré très officiellement les leçons de cet échec partiel. «Pendant trop longtemps, les spécialistes de l'agriculture et de l'environnement se sont ignorés. Nous devons commencer à travailler ensemble si nous voulons nourrir les populations et protéger la vie sauvage. Les paysans pauvres doivent bénéficier de la conservation de la biodiversité et non pas en payer le cout», a notamment déclaré Barbara Rose, directrice de Future Harvest.

Plusieurs expériences ont été tentées en Zambie, aux Philippines, au Costa Rica, en Turquie, au Népal mais aussi en Grande-Bretagne, en Turquie et même aux Etats-Unis. Les deux associations ont présenté un premier bilan de ces différents programmes. Il s'agit de marier l'agriculture et l'écologie, ce que l'on appelle l'éco-agriculture. Les visiteurs de l'exposition «Le Jardin planétaire» présentée l'année dernière à la Cité des sciences ont déjà eu un aperçu de cette nouvelle approche.

Réduire la destruction de l'habitat, créer des réseaux d'habitats des espèces sauvages reliés à des espaces non-cultivés, créer des réserves à côté des champs, favoriser les plantes vivaces, réduire la pollution, toutes ces recettes font partie depuis déjà quelques années du bagage minimum des écologues. «Nous demandons maintenant aux paysans d'accepter le retour du sauvage» En revanche, le changement que cela implique dans les mentalités est plus radical. «Depuis des siècles, les paysans s'évertuent à nettoyer la terre de toute végétation naturelle et à éliminer toute vie sauvage de leur ferme. Nous leur demandons maintenant d'accepter le retour du sauvage», résume Sara Scherr, de l'université du Maryland et inspiratrice de ce rapport. Il est clair que cela ne se fera pas en un jour. Mais le temps presse. Une nouvelle étape dans l'histoire de la conservation des espèces a été franchie.

http://www.lefigaro.fr/

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