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TOUT EN BAS! Ascenseur expressAvec Viva, sauvons les kangourous!

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Traduction inédite du site anglais  http://www.savethekangaroo.com/

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13 JUIN 2003

Introduction

 ______________________________

 

Imaginez ... La nuit, dans les vastes terres intérieures sauvages d'Australie, une maman kangourou fait la toilette à son petit. Soudain, elle entend le bruit d'un quatre-quatre et reste transie de peur.

 

Des phares l'éblouissent. Un homme met en joue, pour lui tirer une balle dans la tête - mais c'est le cou qui est touché. Elle s'affaisse de douleur, incapable de sauver son petit qui vient se réfugier dans sa poche. Mais il ne pourra pas fuir. Le chasseur le tire hors du corps ensanglanté de sa mère, le jette sur le sol et lui écrase la tête de son pied. Le petit est laissé là, à l'agonie. (Les petits plus âgés qui s'enfuient en sautant frénétiquement quand leur mère est abattue, n'ont aucune chance de survivre. Ils sont condamnés à une mort lente et solitaire, due à la faim ou au froid).

 

La mère ne meurt pas sur le coup. Elle se débat pendant que le chasseur lui entaille la cuisse, y insère un crochet et la suspend tête en bas dans un camion. Elle est alors éventrée, vidée, sa tête, sa queue, et ses pattes sont jetées sur le côté. Belle manière de traiter l'emblème national australien ...

 

            Juliet Gellatley de Viva !, 2001

 

La mise à mort des kangourous d'Australie constitue le plus gros massacre d'animaux sauvages terrestres dans le monde, à l'exception de l'extermination du bison américain au siècle dernier. Lors de son enquête (dont des voyages en Australie que j'ai effectués en 1998 et 2001 à l'invitation de groupes de défense animale présents sur place), Viva ! a fait une série de découvertes parmi les plus pénibles que l'association ait jamais faites.

 

Le commerce d'exportation de viande et de peau de kangourou

 

Le taux officiel d'abattage pour l'exportation en 2001 s'élève à 5,5 millions d'animaux, tués principalement pour leur peau et leur viande. Les statistiques officielles ne font pas état des millions de petits kangourous qui meurent également quand leurs mères sont abattues, ce qui accroît considérablement la véritable ampleur du massacre. Si l'on inclut les abattages non commerciaux et illégaux, et le grand nombre d'animaux tués sur la route, le chiffre avoisine les 10 millions.

 

Viva ! met un terme au commerce britannique

 

Viva ! a mené pendant trois ans une campagne réussie pour mettre un terme à la vente de viande de kangourou dans les supermarchés au Royaume-Uni. Sainsbury's ont été les plus déterminés à continuer à vendre de la viande de kangourou et fournissaient tout le pays. Ils ont défendu le commerce avec vigueur mais se sont soudain rétractés, une semaine avant une nouvelle Journée d'Action prévue devant leurs magasins, qui avait été décidée par Viva ! pour expliquer la souffrance qu'impliquait l'abattage des kangourous. Les Journées d'Action ont mobilisé plus de 100 groupes locaux de Viva !, qui ont organisé des séances photo pour la presse, ont manifesté, et sont allés parler aux gens dans les magasins, partout dans le pays. Tesco s'est retiré du commerce à la suite d'une grande campagne organisée par Viva !. Somerfield s'est abstenu de faire venir de la viande de kangourou dans plus de 500 magasins grâce à la campagne de Viva ! et de gros fournisseurs ont reconnu que Viva ! était la raison pour laquelle ils avaient arrêté de vendre de la viande de kangourou. Le soutien des Britanniques pour la campagne de Viva ! a été énorme : beaucoup de gens ont refusé de faire leurs courses dans les magasins qui vendaient de la viande de kangourou.

 

Cet extrait du journal australien Northern Territory News, montre le succès de la campagne organisée par Viva ! :

 

« Australian Meats, l'un des cinq plus grands exportateurs de kangourous, basé dans le sud de l'Australie, a déclaré que la campagne menée contre la vente de viande de kangourou en Grande-Bretagne avait détruit son commerce d'exportation, qui lui rapportait un million de dollars par an. La société a rendu son permis d'exporter et Dennis Grantham, le manager a déclaré :

‘Nous avons cessé toute production vers la Grande-Bretagne... nous exportions près de 400 tonnes de viande de kangourou par an. Cette décision a également affecté nos exportations vers d'autres pays, y compris les Etats-Unis.'

 

De plus, l'industrie de la viande australienne se plaint dans la presse alimentaire (Food Processor, avril-mai 1998) :

 

‘Quand Viva ! a réussi à faire pression sur Tesco au Royaume-Uni pour qu'ils retirent la viande de kangourou de la vente, l'adjoint du Premier ministre, et le ministre du Secteur Primaire ont contacté le président de Tesco pour lui expliquer clairement que la production de viande de kangourou répond à toutes les normes exigées. Mais malgré cette intervention, Tesco a quand même retiré la viande de la vente.'

 

Cela illustre bien le niveau de soutien dont jouit l'industrie du kangourou en Australie, grâce à des politiciens très hauts placés qui cautionnent l'abattage. Le gouvernement australien n'a pas réussi à persuader les consommateurs britanniques de soutenir le massacre des kangourous pour leur viande, et se tourne donc activement vers d'autres marchés, comme l'Asie, les Etats-Unis, la Bulgarie, la République Tchèque, et les pays européens, tels que l'Allemagne, la France, la Belgique, et les Pays-Bas. L'Australie a exporté six millions de kilos de viande de kangourou et deux millions de peaux de kangourous en 1998. En réponse à cela, Viva ! (en coopération avec des groupes australiens de protection de la vie sauvage) dirigera sa campagne de protection de la faune australienne vers les pays importateurs (et également à l'intérieur même de l'Australie). Les campagnes hors d'Australie sont essentielles pour mettre fin à la vente de viande et de peaux « exotiques ». Comme il a été démontré dans l'extrait cité ci-dessus, les campagnes destinées aux détaillants peuvent être efficaces.

 

 

 

Exportations de viande de kangourous en 1998

 

Destination

 

Albanie

Autriche

Belgique

Bulgarie

Brésil

Suisse

Chine

République Tchèque

Allemagne

Danemark

France

Grande-Bretagne

Hong Kong

Indonésie

Italie

Japon

Macao

Pays-Bas

Nouvelle-Zélande

Papouasie Nouvelle-Guinée

Philippines

Russie

Etats-Unis

Vietnam

Afrique du Sud

 

Total des exportations de viande 1998

Total des exportations de viande 1997

Total des exportations de peaux de kangourous 1998

Total des exportations de peaux de kangourous 1997

 

Total en kilos

 

175 230

493 604

466 354

1 468 947

20 302

11 206

92 684

206 244

407 065

1 410

303 211

38 527

71 193

51 899

66 931

98 127

160 390

505 352

10 510

90 476

455 704

86 130

180 585

21 334

364 852

 

5 975 067

3 939 169

2 110 963

2 649 191

 

 

Produits et valeur du kangourou

 

La consommation de viande de kangourou par les humains n'est légale dans le sud de l'Australie que depuis 1980. Dans les autres états d'Australie, la vente de viande de kangourou, en dehors de celle destinée aux boîtes pour animaux, est restée interdite jusqu'en 1993, date à laquelle elle a été légalisée en Nouvelle-Galles du Sud. Au même moment a été adoptée une législation de reconnaissance mutuelle, selon laquelle les produits autorisés à la vente dans un état ne pouvaient être interdits dans un autre, ce qui a rendu la vente de viande de kangourou possible partout en Australie.

 

Les kangourous sont tués pour des raisons commerciales, pour leur viande et leur peau. En 1998, près de six millions de kilos de viande de kangourou et deux millions de peaux ont été exportés. Leur peau était utilisée pour fabriquer des chaussures de football, et leur viande finissait dans les boîtes pour animaux domestiques. John Kelly, de l'Association Australienne de l'Industrie du Kangourou, a déclaré :

 

« Beaucoup de gens ne réalisent pas que, dans le football de niveau international, la plupart des buts sont tirés avec du cuir de kangourou. »

 

Viva ! se demande pourquoi les fabricants de chaussures de sport n'ont pas rendu public cet état de fait, et a bien l'intention de le faire à leur place.

 

Il peut sembler ironique que les Australiens n'aiment pas la viande de kangourou, et la refusent immanquablement pour la consommation humaine. C'est en partie la raison pour laquelle  cette industrie concentre ses efforts sur les exportations. Elle se vante d'avoir trouvé de nouveaux marchés en Russie, en Roumanie, et en Serbie, où les kangourous sont transformés en salami et en saucisses. Les autres parties du corps du kangourou deviennent des articles absolument indispensables, tels que des ouvre-bouteilles (les pattes), des trophées muraux (les têtes), des porte-monnaies (le scrotum), et des sacs de golf (la peau).

 

L'industrie du kangourou déclare employer 4000 personnes et peser 200 millions de dollars australiens. Ce chiffre ne tient pas compte du soutien gouvernemental qu'elle a reçu.

 

 

Les contribuables financent l'abattage des kangourous

 

En 1999, le ministère de l'Agriculture australien a lancé une initiative pour aider à financer le développement de l'industrie du kangourou. Cette initiative est administrée par la Corporation pour la Recherche et le Développement des Industries Rurales (RIRDC). Plus de la moitié de ses fonds proviennent des contribuables, et le reste provient de l'industrie. L'industrie est censée faire des appels d'offres pour le financement, or les informations fournies, sous la loi Liberté de l'Information, à Animals Australia et au Conseil pour la Protection de la Faune Australienne, montrent que les décisions concernant l'obtention des fonds pour la recherche et le développement sont en réalité prises par l'Association pour l'Industrie du Kangourou !

 

Des métiers pour les hommes

 

La RIRDC prend ses décisions concernant le financement des projets de l'industrie du kangourou d'après les conseils du KIAC (Conseil Consultatif de l'Industrie du Kangourou), dont le président est nommé par l'Association pour l'Industrie du Kangourou ! Les autres membres du KIAC sont des représentants de la production et de la commercialisation de la viande de kangourou  consommation humaine de viande de kangourou, production et commercialisation de la viande, et production et commercialisation de la peau. Il y a un seul représentant n'appartenant pas à l'industrie : le membre de la RIRDC, détaché au Programme pour les Nouveaux Produits Animaux, dont le but est « d'accélérer le développement de nouvelles industries animales viables ».

 

Un exemple de subvention : l'industrie a reçu 170 000 $ en 1999 afin « d'améliorer » le cuir de kangourou. Les rapports d'une réunion du KIAC (24 mars 2000) montrent qu'une proposition de financement pour 2000-2001, faite par John Kelly, des viandes Lenah Game, « pour améliorer l'image de l'industrie du kangourou », a été acceptée. La RIRDC a accordé une subvention de 18 500 $, ainsi qu'un montant similaire qui devra être fourni par l'industrie.

 

Kelly est en charge du développement de l'Association pour l'Industrie du Kangourou, dont le président est Ray Davis. Davis a également été le président du KIAC au moment où la subvention pour Kelly a été accordée.

 

Kelly affirme que l'argent des contribuables est utilisé pour :

« améliorer la perception qu'ont les gens de la prudence environnementale, de la viabilité et des contrôles sérieux qui caractérisent l'exploitation des kangourous, et ce, dans le but d'accroitre les ventes ». Il ajoute : « L'amélioration en cours de l'image qu'ont les gens de l'industrie du kangourou est nécessaire pour contrer les efforts continuels faits, pour la ternir, par les membres radicaux du mouvement de libération des animaux.».

 

Le ministre de l'Agriculture fédérale australien, Warren Truss, fait une promotion active de l'abattage des kangourous. Il a déclaré dans un communiqué, le 13 juin 2001 :

 

« Je réfute les déclarations faites par les membres des groupes de pression pour la protection animale, selon lesquelles les kangourous seraient exploités de façon inhumaine, et que leur viande serait mauvaise pour la santé ».

 

Il a ensuite ajouté : « Les kangourous sont tués par des tireurs patentés, selon une pratique strictement codifiée grâce à l'aide de groupes de protection animale. »

 

Animals Australia, le groupe qui chapeaute les autres organisations animales, a répondu : « On nous a demandé de commenter ce Code il y a 11 ans de cela, et aucune de nos propositions n'a été prise en compte ! Le Code n'est pas appliqué, ni même applicable dans les régions reculées de l'intérieur du pays. Beaucoup de kangourous mourront dans d'atroces souffrances. Cette industrie est la honte de l'Australie. »

 

 

Quels kangourous sont tués à des fins commerciales ?

 

C'est souvent une surprise pour les gens qui s'intéressent pour la première fois au débat sur les kangourous d'apprendre que cette industrie tue sept espèces de kangourous et de wallabies à des fins commerciales.

 

Les animaux tués à titre commercial sont :

 

Noms des espèces

 

- Kangourou roux (Macropus rufus)

 

- Kangourou Gris de l'est (M. giganteus)

- Kangourou gris de l'ouest (M. fuliginosus)

 

- Wallaroo ou Euro (M. robustus)

 

- Wallaby Whiptail (M. parryi)

- Wallaby Bennetts (Macropus rufogriseus)

- Pademelon tasmanien (Thylogale billardierii)

 

Etats qui les tuent

 

- Queensland, Nouvelle-Galles du Sud, sud de l'Australie, ouest de l'Australie

- Queensland, Nouvelle-Galles du Sud

- Nouvelle-Galles du Sud, sud de l'Australie, ouest de l'Australie

- Queensland, Nouvelle-Galles du Sud, sud de l'Australie, ouest de l'Australie

- Queensland

- Iles Flinders, Tasmanie

- Iles Flinders, Tasmanie

 

[...]

 

Cruauté envers les kangourous

 

Les propos suivants sont typiques de la part du gouvernement australien et de nombreux détaillants qui ont vendu de la viande de kangourou au Royaume-Uni, et continuent d'en vendre à l'étranger :

 

Détaillant : « ... la vente de viande de kangourou ne provoque en aucune façon un stress inutile chez les animaux ».

 

Plus loin, ce rapport passe en revue différents aspects de la protection animale en rapport avec le massacre des kangourous, en réponse à des communiqués faits au Royaume-Uni par Sainsbury's, à l'époque où ils vendaient de la viande de kangourou, et par le haut commissariat australien.

 

Détaillant : « Les tireurs professionnels impliqués dans l'abattage sont détenteurs de permis et sont parfaitement entraînés. Ils doivent se plier aux lois gouvernementales qui imposent un code de conduite strict. ».

 

Les kangourous sont censés être tués par des tireurs possédant un permis, et supposés comprendre un Code de pratiques qui régit l'abattage. La déclaration ci-dessus implique que les kangourous tués pour leur viande et leur peau sont abattus par des tireurs professionnels. Ce n'est pas le cas.En réalité, selon le Conseil pour la Protection de la Faune Australienne, de nombreux tireurs sont des itinérants travaillants à temps partiel. Un rapport pro-industrie confirme cela : « les tireurs travaillent presque toujours à leur compte », et ils travaillent principalement à mi-temps parce que les produits issus des kangourous « rapportent peu ».

 

En outre, le commerce illégal fournit un grand nombre d'animaux pour leur viande et leur peau.

 

Le Code du haut commissariat australien et des détaillants dont il est question est le « Code de Pratiques pour un Abattage Humain des Kangourous ». Cependant, la raison pour laquelle on l'appelle un code, c'est qu'il s'agit précisément d'un code. C'est une ligne de conduite que les tireurs doivent suivre, mais qui n'a aucun poids législatif. La Campagne Nationale pour les Kangourous, en Australie, a déclaré :

 

« Ce code est basé uniquement sur le bon vouloir et ne dispose pas de clause concernant la suspension des permis et licences en cas de non respect de ce code. »

 

Ce code a échoué lamentablement dans de nombreuses régions, et n'a en rien contribuer à diminuer la cruauté avec laquelle sont traités les kangourous . Par exemple :

 

Les petits

 

Le haut commissariat australien, à Londres, a déclaré : « le code du gouvernement exige que les petits soient abattus immédiatement et humainement » .

 

Les mères kangourous ont souvent un petit dans leur poche ventrale, et un petit à leur côté - aucun d'entre eux ne peut survivre sans elle. Le code spécifie que le petit dans la poche d'une femelle abattue « doit aussi être tué. Décapitation à l'aide d'un instrument tranchant pour les petits n'ayant pas encore de poils, ou un coup de poing efficace et puissant pour fracasser le crâne des petits plus âgés ... ou une balle dans le cerveau ». Quand j'étais en Australie, des chasseurs amateurs m'ont avoué avoir utilisé des petits en guise de balle de foot, leur avoir sauté sur la tête (mais sans les tuer), avoir fait usage de pinces à levier, ou leur avoir frappé la tête contre des clés en croix, ou simplement les avoir laissé mourir.

 

(Même pour les petits qui sont tirés hors de la poche de leur mère et tués selon les recommandations du code, je ne pense pas que la description que fait le haut commissariat de la mise à mort reflète la réalité.)

 

Le code ne fait même pas référence à la façon dont doivent être traités les petits plus âgés ! Ils sont complètement dépendants de leur mère pour son lait, sa chaleur lors des froides nuits d'hiver, sa protection contre les prédateurs, et son soutien émotionnel. Sans leur mère, ils sont condamnés à mourir de faim, de froid, ou à être tués par des prédateurs.

 

Le Dr John Auty BVSc s'est intéressé à l'abattage des kangourous dans les états australiens. Il soutient fermement que :

 

« Les tireurs ont souvent un mépris total pour la loi et le Code. Ils commettent régulièrement des actes de cruauté. »

 

La compétence du Dr Auty pour parler de ce sujet est bien plus persuasive que Sainsbury's. Il est diplômé de troisième cycle en sciences vétérinaires, et a été Agronome en chef dans le Territoire du Nord, Directeur Adjoint du Bureau Australien pour la Santé Animale, et a travaillé à l'intérieur des terres pendant de nombreuses années pour étudier les kangourous.

 

Les recherches de Viva ! ont démontré que l'abattage des petits est révoltant et inévitablement cruel.

 

D'autres manquements au code quant à la protection des kangourous incluent le fait que :

 

- Certaines armes à feu utilisées sont inadéquates, par exemple les fusils de chasse, et les petites carabines de chasse, quand ils sont utilisés sur les wallabies, ont peu de chance de les tuer sur le coup.

 

- Les lois concernant l'abattage des kangourous varient d'un état à l'autre, et certaines lois contredisent le Code. Par exemple, à l'ouest de l'Australie, il y a une saison de la chasse durant laquelle les tireurs peuvent opérer sans permis, et n'ont pas à respecter le code.

 

- Par-dessus tout, les autorités de la faune sauvage n'ont pas les moyens de faire respecter le code. Il n'y a pas assez de personnel pour couvrir les vastes étendues, et ils comptent sur les tireurs pour les tenir informés.

 

Source : Campagne Nationale pour les Kangourous, Australie

 

Le code lui-même est encore plus parlant : « Aussi précis puisse être le tireur, certains kangourous ne seront pas tués sur le coup ».

 

[...]

 

Les maladies des kangourous

 

Comme indiqué récemment par des scientifiques agricoles : « La récente série de maladies et le fort taux de mortalité dans la faune sauvage, ainsi que l'émergence de nouvelles maladies de la vie sauvage en Australie, ont démontré l'importance de ces maladies comme menaces à la biodiversité, à la santé humaine, à l'agriculture et au commerce. »

 

Il est possible que l'appauvrissement du pool génétique, à cause de l'abattage continuel des animaux les plus forts et les plus vigoureux, soit responsable de l'augmentation des taux de la maladie chez les kangourous. Ainsi :

 

- En octobre 1998, il y a eu une grosse épidémie d'une maladie inconnue dans le nord-ouest de la Nouvelle-Galles du Sud. L'épidémie est apparue brutalement, a duré environ deux semaines, et a engendré un taux de décès élevés. La plupart des animaux ont été retrouvés morts, certains avaient des difficultés à se lever, et se déplaçaient difficilement. Les kangourous âgés ont été davantage touchés que les jeunes. Cette épidémie a eu des effets désastreux sur la population. Entre 1998 et 1999, dans les cinq régions affectées, il y a eu un déclin de 42% des kangourous roux, et un déclin de 46% des gris. Dans la région la plus touchée, il y a eu une alarmante réduction de 72% des kangourous roux. (Cela n'a pas conduit à une réduction des quotas en Nouvelle-Galles du Sud concernant le nombre d'animaux tués pour leur viande). Des types d'épidémies similaires sont aussi survenues au Queensland en 1990 et en 1999.

 

- Une vague de cécité s'est répandue parmi des milliers de kangourous entre avril et juillet 1994, et entre mars et juin 1995, dans l'ouest de la Nouvelle-Galles du Sud, dans le sud de l'Australie, au nord-ouest de Victoria, et, plus tard, en décembre 1995, jusqu'en avril 1996, dans l'ouest de l'Australie. Ce sont surtout les kangourous gris de l'ouest qui ont été touchés, mais des gris de l'est, des roux, et des euros ont également succombé - toutes des espèces qui sont tuées pour leur viande. Ces vagues auraient été déclenchées par un virus (peut-être le virus Wallal) propagé par les insectes, mais les causes exactes de l'épidémie sont inconnues.

 

Des parasites dans la viande de kangourou

 

Les scientifiques agricoles ont détecté un total manque de « préparation » face aux maladies de la faune en Australie. En effet, le ministre fédéral de l'Agriculture, Warren Truss, a publié un communiqué le 12 avril 2001, établissant que la viande de kangourou ne représente aucun risque pour la santé ! Il n'a cependant pas encore étayé ces propos avec des preuves.

 

Diverses sortes de parasites trouvent refuge chez les kangourous, nombre d'entre eux se développent avec le stress et l'entassement.

 

Speare et al résument ainsi le problème :

 

« Les deux espèces de kangourous gris sont susceptibles d'être infectées par 30 000 nématodes de 20 espèce différentes ... »

 

[...]

 

Un kangourou sur deux peut contracter la salmonellose. L'abattage à l'intérieur des terres, et le temps passé entre la préparation et le stockage au frais est, de toute évidence, un problème pour la contamination bactérienne.

 

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