Yvan Marzin

TOUT EN BAS! Ascenseur expressOGM: cherchez l'intrus!

 

 

Vos réactions à ce sujet :

"Le site SOS-planete a obtenu l'Award 2002 pour l'ensemble des points suivants : Charte graphique d'une grande qualité, grande qualité du contenu présenté, rapidité d'ouverture, convivialité, rédaction et articles bien faits. L' ensemble du site est bien construit, original, agréable et mérite l'award 2002 de Web Net Visa Service."

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète Terre

Nos autres awards

Que choisir 04 février 2004

 ________________________________


Alors que les cultures de végétaux transgéniques pourraient être à
nouveau autorisées sur le sol européen, la cohabitation avec les
agricultures conventionnelle et bio s'annonce délicate. Risques de
contamination, responsabilité en cas de litige... autant de questions à
régler avant toute levée du moratoire.

L'affaire semble désormais entendue. Selon toute vraisemblance, la levée du
moratoire sur la culture des plantes génétiquement modifiées au sein de
l'Union européenne n'est plus qu'une question de mois. Cette interdiction
provisoire avait été décidée en 1999, les Quinze estimant qu'une
réglementation précise sur la traçabilité et l'étiquetage des organismes
génétiquement modifiés (OGM) constituait un préalable à tout développement à
grande échelle de ces cultures(1). Aujourd'hui, les règlements en question
sont en passe d'être adoptés et nombreux sont ceux qui poussent à la roue
pour une levée rapide du moratoire. Au premier rang desquels, bien
évidemment, les semenciers producteurs d'OGM. Mais aussi David Byrne, le
commissaire européen à la Santé et à la Protection des consommateurs (!),
qui trouve les États membres «excessivement timides» et les exhorte vivement
à convaincre leurs citoyens de l'absence de risque imputable à ces plantes

Un vrai casse-tête

Pourtant, tout est loin d'être réglé. Une question turlupine en ce moment
agriculteurs et autres experts du dossier : comment faire coexister champs
de végétaux transgéniques, traditionnels et bio en maintenant une certaine
étanchéité entre les trois filières ? Comment éviter les multiples occasions
de contaminations : mélanges fortuits au stade des semences, de la récolte,
du stockage ou de la distribution, mais aussi transport du pollen ou des
graines entre champs voisins par le vent, les insectes ou les engins
agricoles. Les données pour l'instant disponibles laissent à penser que
l'exercice relève du casse-tête. Ainsi, le Centre commun de recherche de
l'Union européenne a mené une étude prospective sur la coexistence des trois
filières, en se penchant sur trois cultures en particulier : colza, maïs et
pommes de terre. Les chercheurs insistent sur la nécessité, pour maintenir
une certaine étanchéité, d'abandonner les vieilles habitudes: il faudra
modifier les pratiques culturales, accentuer la surveillance, envisager de
souscrire des assurances en cas de contamination fortuite (à condition que
les compagnies acceptent d'assurer ce risque - ndlr). cout supplémentaire
attendu : de 1 à 9% pour le maïs et les pommes de terre et de 10 à 41% pour
le colza. Autre constat peu engageant : si l'on maintient l'exigence
actuelle pour l'agriculture biologique - pas de traces d'OGM détectables -,
celle-ci ne pourra pas cohabiter dans une même région avec des cultures OGM.
Reste à savoir ce que l'on entend par «région». Même question quand les
experts concluent que «la coexistence de cultures OGM et conventionnelles
dans une région pourrait être possible techniquement mais serait
économiquement difficile à cause des couts et de la complexité des
changements induits.(2) »

Problématiques zones tampons

Pour Antoine Messéan, chercheur à l'Inra, chargé d'étudier l'impact
écologique des innovations en agriculture, les choses ne sont pas aussi
simples: «Le techniquement faisable ou l'économiquement viable sont
variables suivant les cultures, les pratiques agricoles et la structure des
paysages (tailles des parcelles, fait qu'elles soient imbriquées ou non,
etc.). Il faudrait étudier cela par grande région de production.» Si le
chercheur ne juge pas inenvisageable la coexistence entre les trois
filières, il estime qu' «aujourd'hui, il est impossible de garantir cette
coexistence dans toutes les situations. Nous manquons encore de données
précises qui pourraient être obtenues par des études de terrain.» Des études
moins théoriques que celles actuellement disponibles. «Il faut tester avec
les agriculteurs la faisabilité, l'acceptabilité des changements. Par des
enquêtes au cas par cas ou par des démonstrations : on consacre quelques
centaines d'hectares à des cultures transgéniques dans une région, à titre
pilote, et on regarde ce que ça pose comme contraintes.» A priori, celles-ci
sont déjà connues dans leurs grandes lignes. Par exemple, pour éviter les
contaminations, il faudrait prévoir des distances d'isolement entre champs
de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de mètres ou encore des
floraisons décalées parfois de plus d'un mois. Sauf que l'on imagine assez
mal plusieurs agriculteurs voisins, les uns faisant de l'OGM, d'autres du
traditionnel et d'autres du bio, s'arranger entre eux pour sacrifier une
partie de leurs champs et les transformer en zones tampons, ou pour modifier
leurs pratiques culturales sous prétexte que le collègue n'a pas choisi la
même filière... Et si OGM et bio sont incompatibles dans une même région,
comment décider du partage du territoire ?

Des questions de responsabilités

Enfin, aucune des questions liées à la gestion d'éventuelles contaminations
n'est réglée. Qui sera responsable si une récolte bio est invendable parce
que contaminée par des OGM via le pollen ou les insectes ? Si un
consommateur se fie à une mention «sans OGM» alors que le produit en
contient fortuitement au-delà du seuil admis? Si la dissémination de
transgènes provoque des dégâts écologiques irréversibles (QC n° 394)? «Les
semenciers prétendent que les végétaux transgéniques ne présentent pas le
moindre risque. C'est pourquoi ils ne devraient pas être opposés à
l'instauration d'un système de responsabilité objective sans faute comme
c'est le cas dans d'autres domaines», estime Me Patricia Savin, avocate
spécialiste du droit de l'environnement. Dans un tel système, le semencier à
l'origine de l'OGM en cause serait automatiquement désigné comme responsable
en cas de problème. La proposition semble logique, davantage en tout cas que
la constitution d'un fonds calamités dont il est parfois question. Comme si
la culture des OGM constituait une fatalité à laquelle on ne saurait se
soustraire. Quoi qu'il en soit, la question de la responsabilité juridique
doit elle aussi être réglée avant toute levée du moratoire. Après, il sera
trop tard.

 Réglementation Question de seuils


Aujourd'hui, les industriels sont tenus d'indiquer la présence d'un OGM dès
lors que celui-ci dépasse un seuil de 1% de l'ingrédient considéré (par
exemple, 1% de lécithine de soja transgénique dans la lécithine de soja). En
dessous de ce seuil, on admet qu'il puisse s'agir de présence fortuite, à
condition que le fabricant soit en mesure d'en apporter la preuve. Selon un
projet de règlement européen, ce seuil devrait être abaissé à 0,9%, mais le
parlement de Strasbourg, qui doit examiner le texte très prochainement, est
favorable à une limite de l'ordre de 0,5% seulement. D'autre part,
l'étiquetage serait obligatoire même lorsqu'il ne reste pas dans le produit
final de traces de protéines ou d'ADN génétiquement modifié, ce qui n'est
pas le cas aujourd'hui. Les aliments pour animaux seraient aussi soumis à
ces mentions obligatoires. La question du seuil de présence fortuite au
stade des semences reste encore à régler. On parle de 0,3 à 0,7% selon les
variétés. Côté traçabilité, un règlement est aussi en discussion, qui
prévoit une identification écrite de la présence d'OGM par tous les
opérateurs successifs.

(1) Un précédent moratoire sur la culture du colza avait été décidé en 1998
pour des raisons environnementales, les risques de contaminations aux champs
étant cruciaux pour cette plante. D'autre part, le maïs OGM, autorisé avant
le moratoire, n'est cultivé qu'en Espagne.

(2) L'étude tient compte d'un seuil de contamination fortuite acceptable de
1% maximum pour les productions agricoles et de 0,3% pour les semences.

 Fabienne Maleysson
 

Anne EsperetLogo de Terre sacrée. Louis Rocquin.environnement, nature, écologique, bio

   Abonnez-vous gratuitement à la liste d'information SOS-planete

https://www.terresacree.org   

Mail, forum, courrier des surfeurs, livre d'or...

Le point sur les OGM

"Il n'y a pas d'un côté l'homme et de l'autre la nature. Il y a la nature. Toucher à la nature, c'est atteindre l'homme. Respecter la nature est une attitude parfaitement humaniste." Nicolas Hulot

Logo d'Helleboid camille : pastorius2000@yahoo.fr

nature, environnement, écologie, bio, vertAnnuaire de liens utiles     Proposer un site web génial dans notre annuaire vert  

nature, environnement, écologie, bio, vertNo frames      nature, environnement, écologie, bio, vert      nature, environnement, écologie, bio, vertJardin

Retour au sommet de la page

 environnement, nature, écologique, bio   Entrez dans le jardin de la base


Vous avez aimé cette page. Partagez-la
avec vos ami(e)s sur les réseaux sociaux

Partager avec vos amis sur le réseau social Google Plus Partager avec vos amis sur le réseau social Linkedin S'abonner gratuitement au fil d'info RSS du vaisseau-mère de Demain l'Homme, ex SOS-planete


   

  











Citations d'Hommes justes

Vous pouvez nous envoyez les phrases
(d'Anciens ou non) qui vous semblent
aller de soi et participer à l'ouverture
des consciences


 

Wiki sur Terre - Sois acteur du changement - Demain l'Homme


 

NEWSLETTER

Abonnement gratuit à la
newsletter bimensuelle
confidentielle de Demain l'Homme

BOX EXPRESS

Transmettez par cette
voie votre récolte d'infos vraies
(lesquelles seront vérifiées)
 


Cet annuaire est mis à jour régulièrement par Cédric, président de l'Association. Il est facile d'y inscrire GRATUITEMENT votre site


Exprimez-vous librement sur ce site



LIVRE D'OR. Expression libre


Suivre le Flux RSS de Demain l'Homme
Accès aux 150 derniers articles de Demain l'Homme pour mobiles et PC