Tout en bas!Petit précis de génétique

Insertion de gènes étrangers dans une cellule de chienSOMMAIRE DE LA PAGE : Définition d'un gène - Autres définitions d'un gène - OGM : les nouvelles définitions officielles selon les pays - OGM : Définitions extraites d'accords internationaux contraignants - OGM : Les mots difficiles - Petit précis de génétique - Chromosomes - Protéïnes - La chaine d'ADN - ADN "poubelle" - Principe de précaution - Moratoire - La gestion globale - Domestiquer l'ADN - Origine de la Vie et Evolution - La Vie Cette méduse contient de la GFP (Green Fluorescent Protein) qu'il suffit d'insérer dans la séquence génétique du chien pour fabriquer un chien fluorescent...- Espèces et spéciation - Qu'est-ce qu'un OGM? - Pourquoi ils sont dangereux? - Comment fabrique-t-on un OGM? - Méthode "coupe-insertion" - Méthode du "canon à particules" - Risques et périls (Arte) - Thérapie génique somatique et germinale - Espèces parentes - La guerre du troisième millénaire - Un référendum? - Robots - Liens biorésistants - La "croisade" de Terre sacrée - Colza, maïs, soja : les OGM sont intenables! - Celera : l'homme et la mouche - Principe de la transgénèse (Dessin HD 48 secondes. Dossier pédagogique BEDE) - La transgénèse ou l'art de passer du coq à l'âne? - Le point sur les OGM - MAISON! - Services

Les gènes sont les parties de l'ADN qui contiennent l'information génétique. Un gène code pour une protéine, qui code pour un caractère. L'ensemble des gènes, le génotype, code pour l'ensemble des caractères, le phénotype. Définition d'Encarta 97 : Gène, unité de base de l'hérédité, le gène est un fragment de matériel génétique qui détermine la transmission d'une caractéristique particulière ou d'un ensemble de caractéristiques. Les gènes sont portés par les chromosomes du noyau cellulaire et ils sont disposés en ligne le long de chaque chromosome. Chaque gène occupe une place, ou locus, sur le chromosome, ce qui explique que le mot locus soit souvent employé comme synonyme de gène. Notons C'est la plus longue page du site. Collectif OGM-Dangers. http://www.ogmdangers.org(article du Monde du 21/06/01) qu'Iro Tanaka, directeur de la bio-informatique de Genset, affirme : " A l'heure actuelle, il est clair qu'un gène peut coder plusieurs protéines qui, elles-mêmes, peuvent avoir différentes activités biologiques".

Merci à Guy Ruiz g.ruiz@wanadoo.fr pour son travail. - Pas d'ascenseur!

Extrait de : CONVENTION SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE GENERALE
UNEP/CBD/BSWG/3/Inf.1* 2 août 1997
FRANCAIS Original : ANGLAIS
GROUPE DE TRAVAIL SPECIAL A COMPOSITION NON LIMITEE SUR LA PREVENTION DES RISQUES BIOTECHNOLOGIQUES
Troisième réunion
Montréal, 13-17 octobre 1997
COMPILATION DES DEFINITIONS ET TERMES UTILES AUX FINS D'UN PROTOCOLE SUR LA PREVENTION DES RISQUES BIOTECHNOLOGIQUES
(Le présent document est une version révisée du document UNEP/CBD/BSWG/2/5)
(...)
ORGANISMES VIVANTS MODIFIES

*Définitions des pays

On entend par organisme vivant modifié tout organisme vivant ou des
parties dudit organisme pouvant se reproduire spontanément ou dans
l'organisme ou les cellules d'un autre organisme et dont la modification
du matériel génétique par les biotechnologies modernes ne peut être
obtenue naturellement par accouplement ou recombinaison, ou tout
organisme vivant ou partie dudit organisme à l'état fossile réactivé par
la biotechnologie moderne. (Groupe des Etats d'Afrique)

On entend par organismes vivants modifiés les organismes ou les parties
d'organismes capables de propagation dont le matériel génétique a été
modifié par les biotechnologies modernes (c'est-à-dire que les
modifications obtenues ne peuvent l'être naturellement par mutation,
accouplement ou recombinaison). (Australie)

Le Canada propose la définition suivante des organismes vivants modifiés
(les êtres humains en sont exclus) : on entend par organismes vivants
modifiés des organismes intentionnellement modifiés afin de leur
conférer un ou plusieurs caractères qui n'existent pas dans les espèces
du pays d'accueil ou qui sont nouveaux, étant entendu que l'on n'exclut
pas de cette définition l'organisme vivant modifié obtenu à partir d'un
spécimen d'espèce nouvelle (exotique) pour le pays d'accueil.
Modification délibérée s'entend de toute notification obtenue par
quelque moyen que ce soit. (Canada)

On entend par organismes vivants modifiés tous les organismes obtenus
par des techniques d'ADN recombiné, et par un plus grand nombre de
techniques pertinentes lorsqu'il s'agit de procaryotes vivants modifiés
et de levure. (Chine)

On entend par organisme vivant modifié un organisme dont la modification
du matériel génétique est telle qu'elle ne peut être obtenue
naturellement par accouplement et/ou recombinaison naturelle. (Cuba)

On entend par organisme vivant modifié résultant de la biotechnologie
moderne un organisme dont la modification du matériel génétique est
telle qu'elle ne peut être obtenue naturellement par accouplement et/ou
recombinaison naturelle. (Union européenne)

Les organismes vivants modifiés résultant de l'application de certaines
techniques de modification du matériel génétique seront visés par le
Protocole tandis que les organismes résultant d'autres techniques ne
devraient pas être considérés comme des organismes vivants modifiés.
(Union européenne)

Les organismes vivants modifiés sont des organismes ou des parties
desdits organismes pouvant se reproduire obtenus par modification
génétique et dont la composition génétique ainsi obtenue ne peut guère
se rencontrer à l'état naturel. (Inde)

Les organismes vivants modifiés sont des organismes obtenus par
modification génétique dont la composition génétique ainsi obtenue ne
peut guère se rencontrer à l'état naturel, y compris le matériel
génétique produit pour obtenir des organismes vivants modifiés et des
produits dérivés. Cela s'entend de particules infracellulaires telles
que les plasmides, des fragments d'ADN et des vecteurs. (Malaisie)

On entend par organisme vivant modifié tout organisme obtenu à l'aide de
techniques d'ADN recombiné ou in vitro dont la composition génétique ne
peut être obtenue naturellement par accouplement ou par des procédés de
recombinaison naturelle. (Nouvelle-Zélande)

Un organisme vivant modifié résultant de la biotechnologie moderne
s'entend d'un organisme dont la modification du matériel génétique ne
peut être obtenue naturellement par accouplement et/ou recombinaison
naturelle. (Norvège)

Conformément à la proposition du Groupe d'experts IV un organisme vivant
modifié est un organisme génétiquement modifié. (Pérou)

Autres définitions

On entend par organisme vivant modifié tout organisme obtenu à l'aide de
techniques d'ADN recombiné ou de techniques de modification diverses
lorsqu'il s'agit de procarycotes modifiés et de levures. (Rapport du
Groupe d'experts sur la prévention des risques biotechnologiques, Le
Caire, 1995)

On entend par organismes vivants modifiés des organismes génétiquement
modifiés dont le matériel génétique ne peut être obtenu naturellement
par accouplement ou recombinaison naturelle. (Rapport du Groupe
d'experts IV du PNUE)

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EFFETS NEFASTES

*Définitions extraites d'accords internationaux contraignants

Effets néfastes s'entend des modifications apportées à l'environnement
physique ou aux biotes, y compris les changements climatiques, qui ont
des effets nocifs sensibles sur la santé des personnes, sur la
composition, la résistance et la productivité des écosystèmes naturels
ou aménagés, ou sur
les matériaux utiles à l'humanité. (Convention de Vienne pour la
protection de la couche d'ozone, 1985)

Le terme "effets" désigne toute conséquence nocive directe ou indirecte,
immédiate ou différée, d'un accident [industriel], notamment sur i) les
êtres humains, la flore et la faune, ii) les sols, l'eau, l'air et le
paysage, iii)l'interaction entre les facteurs visés aux alinéas i) et
ii), iv) les biens matériels et le patrimoine culturel, y compris les
monuments historiques (Convention sur les incidences transfrontières des
accidents industriels, 1992)

On entend par effets néfastes des [changements climatiques] les
modifications de l'environnement physique ou des biotes dues à des
[changements climatiques] qui exercent des effets nocifs sensibles sur
la composition, la résistance ou la productivité des écosystèmes
naturels et aménagés, sur le fonctionnement des systèmes
socio-économiques ou sur la santé et le bien-être de l'homme.
(Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques)

*Définitions des pays

Les effets néfastes sont les conséquences d'activités faisant intervenir
des organismes vivants modifiés qui ont des effets nocifs sur la
conservation et l'utilisation durables de la diversité biologique. Ces
effets peuvent être directs ou indirects, immédiats ou différés. (Australie)

Effets néfastes s'entend de toute conséquence néfaste, directe ou
indirecte, immédiate ou différée d'accidents faisant intervenir des
organismes vivants modifiés sur, entre autres, la santé des personnes et
la diversité biologique. (Chine)

En entend par effets néfastes les modifications apportées à
l'environnement physique ou aux biotes, y compris les changements
climatiques, qui ont des effets nocifs sensibles sur la santé des personnes
ou sur la composition, la résistance et la productivité des écosystèmes
naturels ou aménagés, ou sur les matériaux utiles à l'humanité. Le terme
"effets" désigne toute conséquence sur la diversité biologique, directe
ou indirecte, favorable ou néfaste, immédiate ou différée, possible ou
probable, temporaire ou permanente notamment sur i) les être humains, la
flore et la faune, ii) les sols, l'eau, l'air et le paysage, iii)
l'interaction entre les facteurs visés aux alinéas i) et ii), iv) les
biens matériels et le patrimoine culturel, y compris les monuments
historiques. (Nouvelle-Zélande)

Les effets néfastes considérés ne devraient pas nécessairement avoir
pour seule origine les accidents industriels et d'autres causes
devraient être prises en compte. Incidences sur le milieu physique, y
compris la composition, la résilience et la productivité des écosystèmes
naturels ou aménagés, sur les biotes et la santé des personnes,
résultant de l'expérimentation en milieu naturel, de la libération ou du
mouvement transfrontière d'organismes vivants modifiés par la
biotechnologie. (Pérou)

URGENCE BIOLOGIQUE

*Définitions des pays
Urgence biologique s'entend d'une situation ayant pour origine des
événements qui pourraient avoir des conséquences néfastes, immédiats ou
différés, sur l'environnement en général, la population et les
travailleurs en particulier, du fait de la fuite ou de la libération
d'organismes. (Cuba)

DISSEMINATION CONTROLEE

On entend par dissémination contrôlée la libération dans l'environnement
d'organismes auxquels des mesures de gestion du risque sont appliquées.
(Directives techniques internationales du PNUE concernant la prévention
des risques biotechnologiques)

PRINCIPE/APPROCHE DE PRECAUTION

*Définitions extraites d'accords internationaux contraignants

Le Principe de précaution, en vertu duquel des mesures de prévention
doivent d'être prises lorsqu'on a des motifs raisonnables de craindre
que [des substances ou une énergie] introduites, directement ou
indirectement, dans le [milieu marin] risquent de présenter un danger
pour la santé humaine, de nuire aux ressources biologiques et aux
écosystèmes marins, de causer des dommages aux attraits de
l'environnement ou de porter atteinte à toute autre utilisation légitime
de la mer, même lorsque rien ne prouve qu'il y a bien une relation de
cause à effet entre [les substances ou l'énergie] introduite(s) et les
résultats. (Convention de 1992 pour la prévention de la pollution marine
de l'Atlantique Nord-Est)

En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l'absence de
certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour
remettre à plus tard l'adoption de mesures effectives visant à prévenir
la dégradation de l'environnement. (Principe 15, Déclaration de Rio,
Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement,
3-14 juin 1992)

RISQUE
* Définitions extraites d'accords internationaux contraignants

On entend par risque "appréciable" "important" un risque qui présente
soit une faible probabilité de causer un très grand dommage
[catastrophique] ou une probabilité supérieure à la normale de causer un
dommage transfrontière mineur bien que [appréciable] [important].
(Projets d'articles de la Commission du droit international sur la
responsabilité internationale par les conséquences préjudiciables
d'activités qui ne sont pas interdites par le droit international)

*Définitions des pays

Le risque se mesure à la fois à l'ampleur des conséquences qu'il peut
avoir et à la probabilité que ces conséquences se produiront. (Malaisie)

*Autres définitions

Risque : fréquence prévue des effets néfastes d'une exposition à un
[pesticide]. (Code international de conduite de la FAO pour la
distribution et l'utilisation des pesticides)

Risque : ampleur des conséquences d'un danger, si l'événement considéré
se produit, conjuguée avec la probabilité de survenue de l'événement.
(Directives techniques internationales du PNUE concernant la prévention
des risques biotechnologiques)

EVALUATION DES RISQUES

*Définitions extraites d'accords internationaux contraignants

"Evaluation des risques" signifie évaluation a) de la probabilité que
s'introduise, s'établisse ou se répande un [organisme nuisible ou une
maladie] et qu'en découlent des conséquences biologiques et économiques;
ou b) la probabilité qu'il résulte des effets néfastes pour la vie ou la
santé humaine ou animale de la présence [d'un additif, d'un contaminant,
d'une toxine ou d'un organisme pathogène] dans l'alimentation humaine,
les boissons ou les aliments pour animaux. (Accord nord-américain de
libre échange)

On entend par évaluation des risques pour l'environnement l'évaluation
des risques pour la santé humaine et pour l'environnement (y compris les
végétaux et les animaux) résultant de la libération d'organismes
génétiquement modifiés ou de produits contenant des organismes
génétiquement modifiés.
(Directives du Conseil 90/220/EEC du 23 avril 1990 sur la libération
intentionnelle dans le milieu d'organismes génétiquement modifiés)

L'expression "évaluation de l'impact sur l'environnement" désigne une
procédure nationale ayant pour objet d'évaluer l'impact probable d'une
activité proposée sur l'environnement. (Convention sur l'évaluation de
l'impact sur l'environnement dans un contexte transfrontière)

*Définitions des pays

"Evaluation des risques" s'entend de la détermination et de l'évaluation
des avantages et dommages qui pourraient résulter des organismes vivants
modifiés et des produits dérivés conformément aux critères et procédures
énoncés dans le présent Protocole et compte tenu des caractéristiques de
l'organisme utilisé, des particularités du lieu considéré et de
l'environnement immédiat, y compris les incidences socio-économiques et
les conditions dans lesquelles a lieu la libération. (Groupe des Etats d'Afrique)

Evaluer les risques consiste à estimer le dommage qui pourrait être
causé à la conservation et à l'utilisation durable de la diversité
biologique par un organisme vivant modifié, la probabilité que ce
dommage se produise et l'étendue de ce dommage, à l'aide de données et
méthodes scientifiques. (Australie)

On entend par "évaluation des risques" l'utilisation de données
scientifiques pour déterminer et caractériser la nature et l'ampleur des
risques, s'il y en a, et la possibilité que ces risques se
matérialisent. (Chine)

L'évaluation des risques consiste en une procédure d'analyse fondée sur
une base scientifique et faisant appel de multiples graphiques, visant à
déterminer les dommages pouvant résulter d'activités liées à l'emploi
d'organismes vivants modifiés, leur probabilité et leur étendue
possible. (Cuba).

L'évaluation des risques devrait notamment tenir compte des
caractéristiques de l'organisme, du caractère introduit, de
l'utilisation prévue, de l'environnement récepteur, des interactions
écologiques connues, des incidences socio-économiques possibles et de
l'interaction entre ces différents éléments. (Inde)

Evaluation des risques : mesures destinées à estimer le dommage qui
pourrait survenir, la probabilité qu'il survienne et l'étendue des
dégâts subis par le pays touché et par son environnement, compte tenu
des incidences socio-économiques, en particulier sur la santé de
l'homme, l'agriculture et le bien-être social. (Malaisie)

Evaluer les risques consiste à utiliser des mesures appropriées pour
estimer les effets néfastes qui pourraient survenir, l'étendue de ces
effets et leur probabilité. (Nouvelle-Zélande)

Evaluation des risques : mesures destinées à estimer le dommage qui
pourrait survenir, la probabilité qu'il survient et l'étendue des
dégâts. [Définition figurant dans les Directives techniques
internationales du PNUE]. (Pérou)

*
Autres définitions

On entend par "évaluation des risques" l'utilisation de données
scientifiques pour déterminer et caractériser la nature et l'ampleur des
risques, s'il y en a, et la probabilité que ces risques se
matérialisant. (Rapport du Groupe d'experts sur la prévention des
risques biotechnologiques)

Évaluation des risques : mesures destinées à estimer le dommage qui
pourrait survenir, la probabilité qu'il survienne et l'étendue des
dégâts. (Directives techniques internationales du PNUE concernant la
prévention des risques biotechnologiques)

LIBERATION ACCIDENTELLE

*Définitions des pays

Libération accidentelle s'entend de tout incident se traduisant par une
libération non voulue d'organismes vivants modifiés au cours de leur
manipulation en milieu confiné, de leur transfert ou de leur
utilisation, qui pourrait présenter un risque pour la conservation et
l'utilisation durable de
la diversité biologique. (Australie)

Libération accidentelle s'entend de tout incident se traduisant par une
libération importante et non voulue d'organismes génétiquement modifiés
au cours de leur utilisation confinée qui pourrait présenter un danger
immédiat ou différé pour la santé humaine et l'environnement. (Chine)

Libération accidentelle s'entend de tout incident se traduisant par une
libération importante et non voulue d'organismes vivants modifiés au
cours de leur utilisation confinée qui pourrait avoir des conséquences
néfastes sur la conservation et l'utilisation durable de la diversité
biologique. (Nouvelle-Zélande)

Le terme "accidentelle" ne s'applique pas exclusivement à la libération
accidentelle dans le milieu d'organisme utilisés en milieu confiné car
les accidents surviennent également en milieu naturel. Le Pérou estime
qu'il est nécessaire de mettre en place des mécanismes (correcteurs)
pour remédier à la
libération accidentelle dans le milieu naturel. (Pérou)

*
Autres définitions

Libération accidentelle s'entend de la libération involontaire [d'un
agent microbiologique] (c'est-à-dire d'un micro-organisme ou d'un virus)
ou [d'une cellule d'eucaryote] en raison d'une défectuosité du système
de confinement. (Mesures proposées au titre des directives concernant la
recherche sur les molécules d'ADN recombiné (51 Federal Register 16958)
Institut national de la santé 55 FR 53258).


--
Guy Ruiz
---
"La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La
pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et
personne ne sait pourquoi!" * Albert Einstein
---
http://perso.wanadoo.fr/g.r./
http://www.chez.com/coherenceprovence

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Autre définition d'un gène : Une séquence d'ADN génomique possédant une fonction spécifique. Il correspond à un lieu (locus) sur le génome. On reconnaît grossièrement 3 types de gènes:

1) Gènes codant pour des protéines

2) Gènes spécifiant des ARN

3) Gènes de régulation (p. ex. sites d'attachement de protéines ou d'ARN, région de contrôle...) Les deux premières catégories correspondent à des gènes de structure. Le mot gène est parfois utilisé comme un synonyme d'allèle.

Sur la liste du collectif OGM-Danger : "Chaque gène occupe une place, ou locus, sur le chromosome, ce qui explique que le mot locus soit souvent employé comme synonyme de gène."

De nombreux chercheurs pensent même que la position des gènes le long des chromosomes a une importance fondamentale. Un peu comme la place de chaque phrase musicale dans une symphonie...

Et cela semble logique. Comprendriez-vous ce message si tous les mots
étaient sans dessus-dessous?

Pourtant les multinationales qui fabriquent les OGM se soucient guère des
cibles où vont retomber leurs missiles.

En effet, pour transférer des gènes, par exemple de méduse, dans une cellule de pois chiche, les firmes utilisent des "canons à particules". La technique est simple. En gros, on introduit violement des gènes (dont on croit connaître les fonctions et qui, au passage, sont accompagnés d'autres gènes indéchiffrables dit "indésirables") et ces gènes vont se coller n'importe où dans le ruban d'ADN, n'importe où le long des chromosomes de l'espèce-cible. Bref c'est de la grosse cavalerie! (infos supplémentaires sur le canon à particules - Méthode du "canon à particules" - Méthode "coupe-insertion" - Sommaire de la page)

Ainsi, d'essais en essais, doit-on éliminer mille chimères dans les fours
crématoires des labos, avant de créer des lignées d'OGM "stables", plus ou
moins porteuses des caractéristiques exprimées par les gènes introduits...
Mais tout est-il réellement normal? Sous les aspects du pois chiche, n'y
a-t-il pas une bombe?

Il faudra des années et des années pour le savoir. Des programmes inconnus,
peuvent se déclancher, répondant à des horloges biologiques profondément
enfouies dans les rouages même de l'ADN, chaque espèce ayant son rythme
propre... (l'escargot n'allant pas à la même vitesse que la laitue!)

Donc : gène = locus.

Sacrée Terre!

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OGM : Les mots difficiles

- Transgénèse :
on introduit des gènes étrangers dans les cellules d'un micro-organisme, d'un animal ou d'une plante.

- Espèces parentes : espèces sauvages apparentées aux espèces domestiques et cultivées. Elles sont génétiquement très proches et peuvent, malgré l'existence de barrières reproductives, échanger des gènes entre elles.

- Génome : c'est l'ensemble des informations génétiques d'un organisme. Ces informations sont codées par la succession de groupes chimiques nommés "bases" dans la molécule d'ADN.

- ADN "poubelle" : terme générique pour parler des fragments d'ADN qui semblent ne pas avoir de fonction ou ne sont pas utile à l'expression d'un gène (une des lacunes de la connaissance scientifiques)

- Moratoire : arrêt des activités pour un temps défini permettant de considérer de nouveaux éléments, de développer une réflexion et de faciliter le débat public. Le moratoire sur les OGM le plus défendu demande l'arrêt momentané de la commercialisation et des disséminations.

- Principe de précaution : il s'agit de mettre en place une gestion "à priori" du risque, lorsqu'il y a présomption de risque, en l'absence de confirmation scientifique. Le principe de précaution est né de la remise en cause des certitudes scientifiques face à la crise environnementale dans les années 1970. Il a été entériné par la Convention sur la diversité biologique à Rio en 1992.

Sur OGM-Danger : Des morceaux choisis tirés du "Principe de Précaution" qui pourraient vous intéresser. Chantal

Extraits du "Principe de Précaution" (rapport au Premier Ministre p.325-326)

La gestion globale

La décision (de mise sur le marché) au cas par cas n'exclue pas la nécessité d'une gestion plus globale des risques liés à la culture des plantes transgéniques. Il faut en effet comprendre que la mise en culture de nombreux OGM autorisés au cas par cas est susceptible d'engendrer des "effets de système" dommageables pour l'environnement et non perceptibles lors du traitement individuel de chaque demande de dissémination. C'est ainsi que l'effet de l'emploi d'un herbicide sur une nouvelle plante peut, du fait de la surface représentée par cette plante, ne pas poser de problèmes; mais dès lors que ce même herbicide est utilisé sur de nombreuses cultures, il risque de devenir polluant. De nombreux experts ont ainsi fait remarquer que si chaque entreprise introduit un gène de résistance à son propre herbicide dans une plante naturellement envahissante comme le colza, ce phénomène risque de produire des lignées résistantes à tous les herbicides connus. Plus globalement encore, si des gènes de résistance à tous les herbicides connus étaient introduits dans toutes les plantes cultivées possibles, la gestion des assolements deviendrait un casse-tête inextricable. Telles sont quelques unes des questions globales sur lesquelles s'interroge désormais la CGB.

L'exemple des antibiotiques montre clairement comment il ne faut pas gérer les biotechnologies.

... Lorsque dans les années 50, la production industrielle d'antibiotiques a démarré, on connaissait déjà l'existence de mutations produisant des gènes de résistance chez les bactéries. Il est rapidement apparu que la sélection exercée par les antibiotiques permettait à ces gènes d'envahir les populations bactériennes, rendant par là-même les antibiotiques inefficaces. Des solutions pouvaient être envisagées pour éviter une solution aussi dommageable. Elles n'ont pas été mises en place. Les industriels ont vendu leurs molécules autant que possible, ce qui est logique. Les médecins les ont prescrites, ce qui ne l'est pas moins, et les malades les ont absorbées. La logique aurait commandé que l'on limite l'emploi de certaines molécules au moins et que l'on garde certaines d'entre-elles à l'abri, pour les cas d'infection grave, mais il n'en a rien été. Aujourd'hui, plus de 10 000 personnes meurent chaque année d'infections nosocomiales (multirésistantes, contractées dans les hôpitaux). La probabilité d'infection grave à la suite d'une opération profonde est de l'ordre de 1/3 dans leshôpitaux français (alors qu'elle est de l'ordre de 2% au Danmark). L'ensemble industrie/médecins a donc fonctionné selon une logique qui aboutissait à un désastre. Rien en permet d'exclure qu'un phénomène comparable puisse se produire avec l'ensemble industrie/agriculteurs. Une régulation par l'Etat est donc nécessaire dans ce type de situation. Et pour l'organiser, on peut, par métaphore, se référer à la conduite automobile. Avant de conduire une voiture sur les routes françaises, il est nécssaire que le véhicule soit passé devant le contrôle des mines. Mais cela ne saurait dispenser d'établir un code de la route.

Agrobactérie : des bactéries qui colonisent les racines des plantes et provoquent la transformation des plantes.

- Arabidopsis : une plante utilisée comme modèle par les biologistes végétaux

- Phénotype : c'est l'apparence d'un organisme. Par exemple, les yeux bleus sont un phénotype. Un phénotype correspond à un génotype, les gènes qui commandent le caractère, ou phénotype.

- Ampicilline : un antibiotique utilisé notamment pour tester l'effet d'une transgénèse.

- Organoleptique : se dit de ce qui est perçu par l'organisme (saveur, odeur...).

- Formes alléliques : un gène (par exemple celui qui détermine le groupe sanguin) peut exister sous plusieurs formes, dans une population. Chaque forme est ce que l'on nomme un allèle. (Source Arte)

La transgénèse ou l'art de passer du coq à l'âne?

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Petit précis de génétique

Gènome, gène, expression, protéines, OGM.
De quoi s'agit-il, enfin ? s'énerve Piarchi. Je n'arrête pas de lire ces mots dans les journaux, et personne ne m'explique rien.
Le professeur Archipi calme son rejeton :
- Allons, ne te mets pas dans un état pareil. Tu vas voir, c'est simple... comme un jeu de construction. Prends une plante, ce pissenlit, par exemple. Coupe un petit morceau de feuille, et mets-le sous l'objectif du microscope. Que vois-tu ?

- De petits sacs un peu transparents, avec de vagues trucs à l'intérieur, répond Piarchi.

-Oui, de petits sacs. Ce sont les cellules qui composent le pissenlit. Maintenant, regarde bien la forme ronde, ici. C'est le noyau. C'est là que se trouve le poste de commande de la cellule. Mais ce poste de commande, ce n'est pas une salle avec des tas de boutons. C'est ce qu'on appelle les chromosomes composés essentiellement d'une longue molécule d'acide désoxyribonucléique, en abrégé ADN. Et l'ensemble de ces molécules d'ADN contenues dans le noyau, c'est ce qu'on appelle le génome.

-Et comment cette molécule commande-t-elle tout dans la cellule, demande Piarchi ?

- L'ADN est une molécule analogue à une chaîne, avec quatre types de maillons, des molécules qu'on nomme en abrégé A, T, G, et C. De sorte que la molécule d'ADN se décrit par l'ordre d'enchaînement de ces maillons, par exemple : AATTTGC, etc

- Je croyais que l'ADN était une double hélice, l'interrompt Piarchi.

- Et tu as raison, fiston. En effet, les molécules A se lient facilement, par des liaisons chimiques, aux molécules T, et les G aux molécules C. Si bien que, quand on a un brin d'ADN, les molécules complémentaires viennent se mettre en face, et deux brins parallèles se forment. Et comme il y a beaucoup de molécules qui s'attirent, la double chaine se vrille, et prend la forme d'une double hélice. Comme une échelle vrillée.

- Et les gènes, et le gènome, et les protéines, dans tout ça ?

- J'y viens. Je t'ai dit que l'ensemble des molécules d'ADN contenues dans le noyau constitue le gènome. Mais, en fait, les parties de ces molécules d'ADN ne comprennent pas toutes des informations utiles. Il existe ce qu'on appelle des zones silencieuses dont on ne sait pas encore grand-chose. Mais, les parties utiles, c'est-à-dire les gènes, s'expriment, comme disent les généticiens. Et c'est ce qui va déterminer tout ce que nous sommes, comme par exemple la couleur de tes cheveux. Et puis il y a aussi l'ARN : de l'acide ribonucléique. C'est un fil qui s'allonge à partir de l'ADN. L'ARN est une chaine aussi, un peu comme l'ADN, mais avec un seul brin. Et cet ARN qui se forme à partir de l'ADN finit par s'en détacher et sort du noyau. Il est pris en charge par des molécules de la cellule, et un autre type de chaine se crée. C'est une protéine. Tu vois, c'est simple : à partir d'un segment d'ADN, un gène, la cellule fait de l'ARN, et à partir de l'ARN, elle fabrique des protéines. C'est cela, l'expression des gènes.

- Mouais, et les OGM alors ?

- Les organismes génétiquement modifiés ? Tu sais que certaines protéines sont des enzymes. Et bien, certaines de ces enzymes jouent le rôle de ciseaux chimiques qui coupent l'ADN à des endroits particuliers et d'autres jouent le rôle d'une colle.
Les biologistes utilisent ces enzymes pour casser une molécule d'ADN et y insérer à volonté un morceau d'ADN venu d'ailleurs. Et c'est comme ça qu'ils modifient l'ADN des animaux et des plantes.

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Chromosomes

Chacun des éléments du noyau de la cellule, s'indivilualisant sous forme de bâtonnets. Lors de la division cellulaire et qui contient les gènes.

Les chromosomes se disposent par paires (23 paires soit 46 chromosomes chez l'homme par ex.).

Source Petit Larousse 1995.

Protéines

Les protéines sont les principaux constituants des organismes vivants. Elles
ont un rôle primordial car elles participent à la majorité des événements
cellulaires.

Elles donnent leurs caractères aux êtres vivants (le phénotype). Par
exemple, la couleur des pétales d'une fleur dépend de la nature des
protéines des pétales.

Elles réalisent la plupart des réactions chimiques dans les cellules.
Elles permettent aux cellules de communiquer entre elles.

L'idée de domestiquer l'ADN pour améliorer les plantes s'est vite imposée.

C'est ainsi que le génie génétique pratiqué dans les tubes à essais est né.

Des outils biologiques ont été découverts au fil du temps, comme les enzymes
de restriction qui servent de "ciseaux" et les enzymes ligases qui servent
de "colle" pour manipuler l'ADN.

Savez-vous que cette idée remonte déjà aux années 1960-1970?

Méthode "coupe-insertion" - Méthode "canon à particules"

La spirale d'ADN est faite de gènes, lesquels fabriquent les protéïnes qui expriment les caractéristiques de tous les êtres vivants.La chaine d'ADN ou Acide DésoxyRibonucléique, ressemble à une échelle de corde torsadée sur elle-même dans le sens de la longueur. On parle de double hélice. Cette double hélice est formée par l'association de 4 nucléotides différents : l' Adénine, la Thymine, la Cytosine, la Guanine.

Les nucléotides se combinent 2 à 2, du fait de leurs formes complémentaires. Ils forment alors les barreaux de la double hélice d'ADN.

Son anatomie est connue depuis peu. C'est seulement en 1953 que l'américain J. Watson et l'anglais F.H. Crick ont proposé la structure de l'ADN.

Les gènes - Qu'est-ce qu'un OGM?

L'origine de la vie et l'évolution

La Terre s'est formée il y a environ 4,6 milliards d'années. Il y a plus de 3 milliards d'années, la vie était déjà apparue et nous disposons de fossiles de formes microscopiques, ressemblant à des bactéries actuelles, pour le prouver. L'origine de la vie, il y a environ 3,5 milliards d'années, est un phénomène encore mystérieux pour les scientifiques. Les théoriciens s'accordent à penser que la clé fut l'émergence spontanée d'entités chimiques capables de se reproduire, mais les opinions divergent sur la façon dont cette apparition s'est produite.

L'atmosphère de la Terre primitive était probablement composée de méthane, d'ammoniaque, de gaz carbonique et d'autres gaz qui sont encore abondants de nos jours sur d'autres planètes du système solaire. Des chimistes ont reconstitué expérimentalement ces conditions primordiales en laboratoire. Si ces gaz sont mélangés dans un flacon avec de l'eau et si on y ajoute de l'énergie sous forme de décharges électriques (simulant des éclairs dans l'atmosphère primitive), des substances organiques se forment spontanément y compris, fait significatif, des acides aminés (les éléments constitutifs des protéines, en particulier des enzymes indispensables aux processus chimiques vitaux), ainsi que des éléments entrant dans la structure des acides nucléiques, l'ARN et de l'ADN. Il paraît probable que quelque chose de similaire s'est produit sur la Terre primitive. Les étendues d'eau à la surface de la planète formaient ainsi une sorte de "?soupe primitive?" de composés organiques précurseurs de la vie.

Il ne suffit pas, bien sûr, que des molécules organiques apparaissent dans la soupe primitive. L'étape cruciale consiste en l'apparition de molécules capables de réplication, des molécules capables de fabriquer leurs propres copies. Ce rôle est celui des acides nucléiques, mais l'on pense pourtant que l'ADN n'a pas pu être présent à l'origine de la vie, car sa réplication exige l'intervention de mécanismes spécialisés. L'autre type d'acide nucléique, l'ARN, est un meilleur candidat à ce rôle de molécule réplicative originale, mais il devait s'agir d'une molécule possédant aussi une activité enzymatique : on a effectivement découvert dans certaines bactéries des fragments d'ARN doués de propriétés catalytiques, comme des enzymes, et appelés pour cette raison ribozymes. Quoi qu'il en soit, une fois apparues ces molécules réplicatives, une forme de sélection naturelle darwinienne à l'échelle moléculaire aurait pu intervenir sur les variations qui se sont manifestées par suite d'erreurs de copie aléatoires. Les variants particulièrement doués pour la réplication auraient automatiquement pris le dessus dans la soupe primordiale. Les variétés qui se répliquaient mal seraient devenues de plus en plus rares.

Selon ce modèle de sélection, les molécules que le hasard dotait de dispositifs permettant une meilleure protection et une réplication plus rapide étaient avantagées. De tels dispositifs ont pu être construits par la mise en jeu d'autres molécules, des protéines peut-être. D'autres dispositifs ont été les précurseurs des membranes biologiques, qui ont permis la réalisation de réactions chimiques à l'intérieur de volumes circonscrits et protégés. C'est sans doute peu après cette étape que des organismes de type bactérien ont donné naissance aux premiers fossiles. La suite de l'évolution peut être considérée comme la continuation de la sélection naturelle des molécules réplicatives, maintenant appelées gènes, en vertu de leur capacité à fabriquer des dispositifs efficaces (cellules et organismes multicellulaires) pour leur propre préservation et leur reproduction. Trois milliards d'années représentent une durée très longue, assez longue pour avoir produit des dispositifs aussi incroyablement complexes que le corps d'un vertébré ou d'un insecte.

Les fossiles ne se sont formés qu'en petit nombre jusqu'au Cambrien, il y a près de 600 millions d'années. À cette époque, les principaux embranchements (les grands groupes dans lesquels sont classés les êtres vivants) étaient apparus. Avant le Cambrien, la plupart des organismes n'étaient pas pourvus de parties dures, une coquille ou des dents, par exemple, ils laissaient donc exceptionnellement des traces fossiles, comme à Ediacara, en Australie. Les premiers vertébrés apparaissent en nombre dans les couches fossilifères datées de 300 à 400 millions d'années : des êtres ressemblant à des poissons, entièrement recouverts d'une armure de plaques. Les premiers vertébrés à s'aventurer sur la terre ferme descendaient probablement de poissons pulmonés à nageoires lobées il y a environ 250 millions d'années, suivis par des amphibiens, puis par les divers groupes d'animaux que l'on rassemble dans le groupe des reptiles. Les mammifères puis, plus tard, les oiseaux proviennent de deux branches différentes de reptiles. La rapide divergence des mammifères en la grande diversité de types que nous observons de nos jours, des souris aux éléphants et des kangourous aux gorilles, s'est probablement effectuée dans les niches écologiques libérées par l'extinction des dinosaures, il y a 65 millions d'années.

Les vertébrés, dont nous venons d'évoquer les représentants, ne constituent qu'une petite partie de la diversité de la vie. Plusieurs dizaines d'embranchements animaux peuvent être décrits, parmi lesquels les vertébrés ne forment qu'un sous-embranchement. En plus du règne animal, d'autres groupements évolutifs se sont diversifiés : les végétaux, les champignons et les protistes, qui font tous partie d'un seul grand groupe, les eucaryotes. Les organismes qui ne sont pas des eucaryotes, c'est-à-dire l'ensemble des bactéries, sont appelés procaryotes. On pense que la cellule eucaryote proviendrait de l'union de plusieurs cellules procaryotes. Des éléments de la cellule eucaryote, les mitochondries et les chloroplastes, possèdent leur propre ADN et sont presque certainement les descendants de procaryotes vivant en symbiose dans des cellules eucaryotes primitives.

Notre propre espèce appartient au groupe des primates, comme les singes. C'est l'unique représentant actuel d'une famille apparue au cours d'une rapide poussée évolutive, durant les quelques derniers millions d'années. Des données de biologie moléculaire suggèrent que notre dernier ancêtre commun avec les grands singes vivait il y a 6 à 8 millions d'années (voir Homme, évolution de l'). Avant cela, nos ancêtres lointains étaient probablement de petites formes insectivores ressemblant à des musaraignes, des animaux nocturnes vivant dans un monde dominé par les dinosaures. Ces petits mammifères descendaient du groupe des "reptiles mammaliens" qui connut son apogée avant l'expansion des dinosaures.

Je me demande si je ne vais pas faire demi tour!Vie propriété essentielle des êtres organisés, définie par l'ensemble des phénomènes que sont la nutrition, l'assimilation, la croissance et la reproduction, communs à tous les organismes, des procaryotes à l'Homme, et qui s'expriment de la naissance à la mort. Une des caractéristiques de la vie est la reproduction, la formation de copies identiques (ou presque) d'une structure complexe à partir de matériaux simples. La complexité représentée par la formation d'êtres vivants à partir de leurs précurseurs différencie la croissance et la reproduction biologiques de processus physiques tels que la condensation ou la cristallisation. Cette augmentation locale de la complexité, ou diminution de l'entropie, semble contredire la seconde loi de la thermodynamique selon laquelle l'entropie doit toujours augmenter dans les processus naturels. Il est cependant possible de montrer que l'entropie totale augmente bien, à condition de prendre en compte les changements de l'environnement en même temps que les changements subis par les organismes. Il n'existe donc aucun conflit entre les lois fondamentales de la physique et de la chimie et l'existence des organismes vivants. La compréhension de la nature de la vie a cependant nécessité la création des sciences nouvelles de la biochimie et de la biologie moléculaire, avec leurs propres concepts, principes et lois en plus de ceux de la physique et de la chimie.

Tous les êtres vivants possèdent un génome comprenant l'ensemble des instructions nécessaires pour fabriquer un organisme. Ce génome est composé d'acides nucléiques. Il s'agit généralement d'ADN (acide désoxyribonucléique) ou, dans le cas de quelques virus, d'ARN (acide ribonucléique). Le génome est composé d'un certain nombre de gènes, chacun étant un segment d'acide nucléique codant pour une protéine particulière. Les acides nucléiques sont des polymères linéaires composés de quatre types d'unités chimiques (les nucléotides, abrégées en A, T, C et G) qui peuvent se suivre dans n'importe quel ordre. Quant aux protéines, ce sont des polymères linéaires composés d'une séquence d'acides aminés) dont il existe une vingtaine de formes. La relation entre la séquence des nucléotides d'un gène et la séquence des acides aminés dans la protéine correspondante est donnée par le code génétique. Chaque acide aminé est codé par trois nucléotides, appelés triplets, et, la plupart d'entre eux sont spécifiés par plus d'un triplet de nucléotides.

La structure moléculaire de l'ADN est une hélice double. Un brin contient la séquence d'un gène et l'autre brin une séquence complémentaire déterminée par les règles d'appariement des quatre nucléotides (A s'apparie avec T et C avec G). Lorsqu'un génome se reproduit, la double hélice d'ADN se sépare et un nouveau brin complémentaire est synthétisé le long de chacun des brins originaux. Finalement, deux molécules d'ADN identiques sont formées.

Il existe une très grande diversité de protéines qui effectuent la plupart des activités biochimiques des êtres vivants, regroupées sous le terme de métabolisme. De nombreuses protéines sont des enzymes, qui catalysent des réactions chimiques de manière particulièrement efficace dans les conditions de température et de concentration caractéristiques des êtres vivants. Ces réactions sont indispensables pour synthétiser toutes les molécules nécessaires à la constitution d'un organisme (protéines, glucides et lipides. Certaines enzymes dirigent les processus métaboliques qui fournissent l'énergie nécessaire à ces biosynthèses. Chez les animaux, l'énergie est fournie par la décomposition des aliments, chez les plantes, elle est produite par photosynthèse.

Lorsqu'un gène est actif, il est recopié en un brin d'acide ribonucléique, selon les mêmes règles que celles qui régissent la réplication de l'ADN. Cette copie est appelée ARN messager ou ARNm. Elle dirige la synthèse de la protéine qui est effectuée par des structures appelées ribosomes assistées par un certain nombre d'enzymes.

Les formes les plus simples d'organismes vivants sont les virus, qui sont incapables de se développer et de se reproduire seuls. Pour arriver à leurs fins, ils doivent impérativement infecter une cellule et détourner ses processus biochimiques à leur profit. Tous les organismes à vie libre sont constitués de cellules comportant une membrane extérieure composée de lipides et d'un génome composé d'acides nucléiques. La plus simple des bactéries libres contient un génome d'environ deux mille gènes, qui suffit à définir l'organisme tout entier. Il existe deux types fondamentalement différents de bactéries. Les eubactéries comprennent toutes les bactéries libres et pathogènes les mieux connues et les cyanophycées, appelées également cyanobactéries ou algues bleues. Les archéobactéries comprennent les bactéries métanogènes, les bactéries halophiles et les bactéries thermo-acidophiles. Les archéobactéries ont une structure ribosomique distinctive et leurs membranes cellulaires contiennent des lipides de type éther plutôt qu'ester. La troisième grande division de la vie sur terre est celle des eucaryotes, organismes dont les cellules comportent des noyaux entourés par une membrane. Ils comprennent tous les animaux et les végétaux de même que les protozoaires unicellulaires. En termes de complexité, les organismes unicellulaires possèdent quelques milliers de gènes tandis que les vertébrés et l'Homme en possèdent plus de cent mille.

Pour l'instant, aucune forme de vie n'a pu être trouvée ailleurs que sur la Terre dans notre système solaire, même sur les planètes les plus proches de la Terre comme Mars, les autres étant trop chaudes ou trop froides pour permettre le déroulement des processus biochimiques. Il n'est toutefois pas impossible que la vie existe sur des planètes appartenant à d'autres systèmes solaires. Peut-être même pourrions-nous trouver, un jour, une forme de vie qui ne serait pas fondée sur la chimie du carbone. Pour certains scientifiques, le silicium pourrait jouer ce rôle.

Espèces et spéciation éléments fondamentaux dans la classification des organismes. En termes simples, une espèce est un type d'organisme particulier avec une forme, une taille, un comportement et un habitat bien définis, qui ne varient pas d'une année sur l'autre. Une espèce biologique se définit comme un groupe de populations naturelles qui se reproduisent exclusivement entre elles et donnent une progéniture féconde. Cette définition englobe les relations généalogiques et les caractéristiques physiques, et montre que les espèces évoluent indépendamment les unes des autres. Voir Évolution biologique.

Source Encarta 97

Thérapie génique germinale : Celle qui va transmettre définitivement un phénotype donné et nouveau à la descendance (cette thérapie est proscrite chez l'homme). À ne pas confondre avec la thérapie génique somatique qui change ponctuellement un caractère génétique donné chez un seul individu, comme s'il s'agissait d'une greffe d'organe (par exemple pour corriger une maladie génétique).

La thérapie génique somatique n'a rien à voir avec la transgénèse, contrairement à ce qu'affirme certains sites du téléthon!

La transgénèse ou l'art de passer du coq à l'âne? - Principe de la transgénèse (Dessin HD 48 secondes. Dossier pédagogique BEDE)

Texte de l'émission Arte du 9 mai 2000 sur les OGM

Risques et périls

Mai 2000 : Depuis plusieurs mois maintenant, des scientifiques pointent ici et là les éventuels risques liés la généralisation des plantes transgéniques.

Travaux de recherche à l'appui, des dangers pour l'environnement et la santé humaine apparaissent.

En voici quelques exemples.

Parmi les plantes transgéniques disponibles sur le marché, il y a le maintenant célèbre maïs qui résiste à la pyrale. Les chenilles de ce petit papillon raffolent de cette céréale. Ses agapes terminées, la pyrale peut avoir détruit jusqu'à 20% de la récolte. On comprend donc aisément que certains agriculteurs aient vu avec bonheur la commercialisation d'une variété de maïs dont le patrimoine génétique dispose d'un gène de résistance aux attaques de ce nuisible.

Fini donc l'épandage de produits insecticides à chaque attaque de la pyrale ; la plante synthétise en permanence ses propres défenses chimiques. C'est là où le bât blesse : la culture de cette plante représente en soi une pression évolutive sur l'environnement. En d'autres termes, la plupart des pyrales étant tuées, seules survivront les plus résistantes. Elles deviendront alors le type le plus fréquent. Aux Etats-Unis, où les cultures de maïs transgénique représentent plus d'un tiers du maïs planté en 1998, les premières parcelles détruites par ces pyrales résistantes existent déjà.

Revoici notre maïs qui résiste à la pyrale, en la foudroyant de ses défenses chimiques. Des écologues ont noté que ces céréales transgéniques tuaient aussi des insectes utiles : les larves de chrysopes vertes, par exemple. Cette mouche, prédatrice des chenilles de pyrales, est victime d'un effet ricochet : la toxine synthétisée par le maïs transgénique ne lui est pas nocive directement, mais, une fois digérée par la chenille, sa structure chimique se modifie, sa nocivité augmente, et elle devient fatale à la chrysope.

Au printemps, les pollens volent aux quatre vents. De ce mode de reproduction des plantes vient un autre risque : les gènes contenus dans le pollen des plantes transgéniques, résistantes aux herbicides, sont susceptibles d'entrer dans le patrimoine génétique de plantes sauvages, au hasard des rencontres et des croisements. La descendance deviendrait alors envahissante parce qu'indestructible par les produits classiques. Pour le colza, le risque est déjà démontré : il se croise avec des mauvaises herbes que sont la moutarde, la ravenelle, en leur transmettant ce gène de tolérance à l'herbicide.

Les biologistes ajoutent dans leurs constructions génétiques un gène de résistance à un antibiotique : l'ampicilline. Un gène dit de marquage, qui permet aux chercheurs de repérer les plants qui intègrent les modifications généques souhaitées. Pour certains microbiologistes, le transfert de la plante vers des bactéries du sol de ce gène de résistance est possible. Ce qui rendraient résistantes ces bactéries à l'antibiotique.

Une menace inutile pour de nombreux épidémiologistes : alors que depuis 20 ans, aucune nouvelle famille d'antibiotiques n'est apparue sur le marché, est-il raisonnable d'utiliser ces gènes de résistance ? Et tout comme les bactéries du sol, les bactéries qui nous attaquent pourraient-elles devenir insensibles à des antibiotiques comme l'ampicilline ? Même si ce danger existe, il est plus aigu à cause du recours trop systématique à des antibiotiques pour nous soigner qu'à cause des plantes transgéniques.

Reste qu'il existe un risque pour la santé humaine : celui de l'apparition de nouvelles allergies. En effet, selon certaines études, les allergies dues à la consommation de soja ne cessent d'augmenter : +50% entre 1997 et 1998. Or, qu'est-ce qui a changé pendant ces 12 mois ?
L'arrivée massive du soja transgénique.

Un constat s'impose : l'étude d'impact - tout ce travail préparatoire chargé d'évaluer les risques écologiques liés à l'emploi des plantes transgéniques - ayant été trop négligée, il semble que nous soyons dans un flou, plutôt inquiétant. Alors que beaucoup de chercheurs travaillent sur les OGM, trop peu en étudient les risques et les aspects négatifs. Or il est difficile de trouver si l'on ne cherche pas. Aussi, sans forcément courir derrière l'inaccessible "risque zéro", il est temps d'estimer précisément les conséquences du développement des cultures transgéniques.

Sommaire de la page

Les OGM : Pourquoi ils sont dangereux?

Trois craintes:

1. Il est biologiquement prouvé que du matériel génétique modifié peut passer, via des bactéries, vers d'autres espèces de plantes mais aussi, au travers de la flore intestinale, vers des espèces animales (les bovins) voire chez l'homme. On craint surtout le transfert de la résistance aux antibiotiques induite par le maïs de Ciba Geigy. Les experts de l'Institut Pasteur (septembre 1997) "recommandent l'interdiction de toute construction transgénique qui contient des gènes de résistance aux antibiotiques".

2. Si l'efficacité des herbicides totaux est assurée à court terme, à long terme, les scientifiques s'interrogent sur les résistances que les végétaux finiront par développer contre ces herbicides. Il faudra alors utiliser desherbicides encore plus puissants. Un engrenage dans lequel les sociétés chimiques trouvent leur compte. Même interrogation avec les pesticides. On pourrait voir se développer des insectes résistants.

3. Les doutes concernant les risques allergéniques des aliments transgéniques ne sont pas levés, même si les comités scientifiques les estiment "faibles".

        Qu'est-ce qu'un gène? - Qu'est-ce qu'un OGM?

La pollution génétique - Les risques sanitaires

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