Le 19 septembre 2006 : Un travail bénévole de S. M. que nous remercions vivement.

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A propos du réacteur nucléaire "miraculeux" à haute température

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète Terre

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 19 mars 2007

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 31 janvier 2007

NOUS AVONS RECU DE :
Stéphane Lhomme
Porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" le 23 novembre 2008 :



A propos du réacteur nucléaire "miraculeux" à haute température


Depuis quelques jours, il circule sur le net la traduction d'une interview publiée par le quotidien allemand Die Welt.

L'interviewé fait l'apologie d'un réacteur - dit "à boulets", et fonctionnant à haute température (HTR) - supposé être véritablement "miraculeux" : pratiquement ni risques ni déchets, etc... Il est donc nécessaire d'apporter quelques commentaires avant que cette "information" n'ait abusée trop de monde.


Avant tout, il faut bien comprendre que s'il existait (qui plus est, depuis des décennies !) un type de réacteur sûr et ne posant pas de problèmes de déchets radioactifs, il y a longtemps que de nombreux pays l'auraient mis en service ! Les explications données dans l'interview à ce mystère sont proprement ridicules. (Cf l'argument de Tchernobyl, voir ci-dessous). Il est exact que l'allemand Siemens a essayé de mettre au point un HTR, mais il n'est jamais parvenu. Sinon ça se saurait et les autres pays nucléarisés auraient suivi.

(...)

Notons aussi que l'interviewé aligne une suite d'affirmations... pratiquement impossibles à contester. En effet, que répondre à des choses comme : "La solidité de cette enveloppe (...) est garantie pendant au moins un milliard d'années", ou "cette technologie est intrinsèquement sûre", ou "Cette sécurité ne peut pas être surpassée", ou "Le problème du stockage des déchets nucléaires serait ainsi résolu", etc. ?

N'importe quel marchand d'aspirateur peut faire autant de belle déclarations. Au moins peut-on brancher l'aspirateur pour vérifier la réalité des "miracles" annoncés. Mais là il s'agit de réacteurs nucléaires et, curieusement, ni les français, ni les américains, ni les russes, ni les japonais, etc n'ont pensé à fabriquer ce type de réacteur magique, préférant... des réacteurs dangereux et qui posent des problèmes insolubles de déchets !

L'explication avancée pour ce choix, en Allemagne, est d'ailleurs ridicule : "une décision prise en 1986 en Rhénanie-Westphalie par l'ancien Ministre-Président Johannes Rau sous l'impression de la catastrophe de Tchernobyl et sous la pression d'une population inquiète" et "on pensait ne pas pouvoir faire comprendre à la population la différence entre une technique nucléaire désuète et une autre d'avant-garde".

Or, dès le début des années 90, l'allemand Siemens a commencé à travailler avec le français Framatome (aujourd'hui Areva) pour concevoir le réacteur EPR. La catastrophe de Tchernobyl n'a pas donc pas arrêté longtemps les travaux de Siemens. En quoi était-il donc plus difficile de mettre en oeuvre à ce moment là le "merveilleux" HTR ? Comment a-t-il pu être possible de mettre en oeuvre un réacteur dangereux (car l'EPR est dangereux) mais pas un réacteur "intrinsèquement sûr" ??? Tchernobyl aurait contaminé à ce point les cerveaux ?

L'interviewé ajoute "on pensait ne pas pouvoir faire comprendre à la population la différence entre une technique nucléaire désuète et une autre d'avant-garde". Depuis quand l'avis de la population est-il pris en compte concernant le nucléaire ? Et pourquoi aurait-il été pris en compte cette fois-là ? D'ailleurs, malgré Tchernobyl, le nucléaire a continué à fonctionner en Allemagne (la sortie du nucléaire n'y a été décidée qu'en 2000, et 17 réacteurs y fonctionnent toujours à ce jour !)

Et puis, à nouveau, on ne voit pas en quoi il était plus facile après Tchernobyl de faire accepter à la population des réacteurs dangereux par rapport à des réacteurs "intrinsèquement sûrs".

Il est grand temps de conclure ce mail, beaucoup de temps perdu pour quelques annonces gratuites et absurdes. Mais, nous faire perdre du temps, n'est ce pas justement le but de ce genre de brûlots ?

Stéphane Lhomme

_____________


Une preuve de ce que Areva tente de développer de nouveaux réacteurs, de simples réacteurs "à eau pressurisée" (comme les réacteurs actuels et comme l'EPR)... sans s'essayer au HTR dont les "miracles" semblent n'avoir pas convaincu l'industrie nucléaire.

Mitsubishi et Areva accélèrent leur projet de réacteur

Reuters - 12/06/08 - Le groupe japonais Mitsubishi Heavy Industries annonce qu'il pourra commencer à commercialiser des réacteurs nucléaires de taille moyenne avec Areva plus tôt que prévu au vu du bon déroulement du projet.

Les deux partenaires avaient initialement prévu de lancer la commercialisation des réacteurs à eau pressurisée ATMEA1, d'une capacité de 1.100 mégawatts, d'ici deux ans.

"Les travaux de développement des deux entreprises se passent tellement bien que nous discutons d'un lancement des activités de commercialisation du réacteur dès aujourd'hui", a déclaré, Hideaki Omiya, président de Mitsubishi Heavy Industries, lors d'une conférence de presse.

Il a ajouté que les deux entreprises envisageaient également de travailler ensemble pour la vente de plus gros réacteurs et de composants clef comme, par exemple, les générateurs de vapeur.

Les deux groupes sont également tombés d'accord pour collaborer dans le domaine du combustible nucléaire.

L'élargissement de l'alliance entre Mitsubishi et Areva intervient alors que le secteur des fabricants de réacteurs nucléaires se structure autour de trois grandes entités qui profitent d'une forte demande en provenance notamment des Etats-Unis et de la Chine.

En plus du tandem franco-japonais, on compte deux duos américano-japonais, d'une part General Electric qui a noué des liens avec le japonais Hitachi et d'autre part le conglomérat Toshiba qui a racheté Westinghouse.

Centrales nucléaires vertes?

Die Welt du 15.11.08 - La technique des réacteurs à boulets a été empêchée en Allemagne mais est utilisée en Chine. Elle comporte un risque minimal qui pourrait même être assuré. L'entrepreneur Hermann Josef Werhahn, beau-fils d'Adenauer en est convaincu.

Voici des extraits d'une interview de Werhahn avec le journal Welt:

Werhahn : Les systèmes actuels de l'industrie nucléaire ne sont que des étapes intermédiaires et ne sont pas prévues pour l'éternité. Les règlements doivent être beaucoup plus sévères que ceux qui sont appliqués actuellement. Je suis d'accord sur ce point avec les anti-nucléaires. Mais si on utilisait la technique des réacteurs à haute température (HTR) mise au point par le docteur Schulten dans le centre de recherche de Jülich, il n'y aurait pas aujourd'hui le problème de la gestion des déchets.

Welt : Pourquoi ?

Werhahn : Cette technique n'utilise pas des crayons de combustibles mais des grains blindés aussi petits que des grains de sable. Ces petits grains se retrouvent - de même que des raisins secs dans le pain - dans une boule de graphite qui tiendrait dans la paume d'une main. La solidité de cette enveloppe de céramique qui entoure le combustible - et plus tard le résidu nucléaire - est garantie par les experts pendant au moins un milliard d'années. Le problème du stockage définitif serait ainsi résolu. L'exploitation des centrales nucléaires serait également exempte de ses risques actuels.

Welt : Pourtant, le développement de la technologie dont vous parlez a été interrompu il y a des années en Allemagne : Pourquoi, si cette technique est tellement supérieure à la technique traditionnelle ?

Werhahn : Ceci a été une erreur dramatique, une décision prise en 1986 en Rhénanie-Westphalie par l'ancien Ministre-Président Johannes Rau sous l'impression de la catastrophe de Tchernobyl et sous la pression d'une population inquiète.

Welt : Du point de vue actuel, c'est peu compréhensible. Les réacteurs de la deuxième génération, qui comportent un risque résiduel élevé, sont en service jusqu'à ce jour, alors qu'une nouvelle technologie plus sure a été stoppée ?

Werhahn : Une erreur motivée par la politique. Manifestement, on pensait ne pas pouvoir faire comprendre à la population la différence entre une technique nucléaire désuète et une autre d'avant-garde. Rau avait l'intention de présenter la nouvelle technologie à l'ancien secrétaire général russe, Gorbatchev. Mais quelques jours plus tard à Düsseldorf, on ne parlait plus que de sortir du nucléaire.

Welt : Ainsi, le know-how de cette technologie n'a pas émigré vers la Russie mais plus tard vers la Chine et l'Afrique du sud. On développe en France des réacteurs de la quatrième génération (EPR) qui sont supposés être plus sûrs que ceux qui sont actuellement en service. Sont-ils une alternative au HTR du point de vue de la sûreté ?

Werhahn : La technologie des réacteurs à boulets est beaucoup plus sure que la technique des réacteurs traditionnels, même améliorée. Dès le départ, le HTR a été développé pour être utilisé dans les agglomérations urbaines car cette technologie est intrinsèquement sure. Pour des raisons naturelles, le réacteur ne peut pas exploser. Plus la température s'élève dans le réacteur et plus le taux de réaction s'affaiblit. Dans le jargon des experts, c'est le coefficient de température négatif. Ce réacteur pourrait être assuré comme n'importe quelle autre installation industrielle, contrairement aux centrales traditionnelles qu'aucune compagnie d'assurance n'accepte de couvrir, à cause du risque résiduel trop élevé.

Si à l'avenir, les gouvernements n'autorisaient que les centrales nucléaires qui peuvent être assurées selon le droit privé, ce serait une percée pour la technologie des HTR.

Welt : Comment se comporterait ce réacteur en cas d'attaque terroriste ?

Werhahn : Il résisterait. Que se passerait-il si on lançait une ogive dans un milliard de petites boules ? Elles se disperseraient et esquiveraient les pressions. Certaines boules seraient endommagées, mais les grains blindés durs comme du diamant resteraient intacts. Cette sécurité ne peut pas être surpassée.

Welt : Ce n'est pas l'uranium mais le thorium qui est utilisé dans les HTR

Werhahn : Pour faire démarrer le réacteur, il faut de l'uranium enrichi. Puis il fonctionne effectivement au thorium, qui a l'avantage de ne pas produire de plutonium, ce qui a une importance considérable en terme de non-prolifération.

Welt : Quelles sont les réserves mondiales de thorium par rapport à l'uranium ?

Werhahn : On trouve du thorium dans les gisements de monazite. Les réserves suffiraient pour exploiter toutes les centrales du monde pendant plusieurs centaines d'années.

Welt : Pourriez vous convaincre les Verts avec cette technologie ?

Werhahn : Pourquoi pas ? Pour moi, ce sont des réacteurs verts. Ils doivent être évalués tout autrement que les centrales nucléaires actuelles.

 

 



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S. M., le 23 janvier 2007

Bonobo : Qu'est-ce que c'est que ce binz?Anne Esperet

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