dragvola.gif (26325 octets)Communiqué de presse

Tout en bas! Ascenseur expressMerci à Arnaud APOTEKER pour son travail.

GREENPEACE BLOQUE LA CONTAMINATION DE LA CHAINE ALIMENTAIRE EN EUROPE - 1 - Les OGM sont progressivement bannis  de l'alimentation humaine en France et en Europe - 2 - Les OGM entrent dans la chaine alimentaire par le biais de l'alimentation animale - L'alimentation animale représente le principal marché pour les OGM - Les sources de soja et de maïs non OGM existent - 3 - L'OMC ne doit pas forcer l'Europe et le monde à ingurgiter des OGM - 4 - Cargill, un acteur du commerce international des OGM - 5 - A propos des OGM, ils ont déclaré - LES CRS EMBARQUENT LES MILITANTS DE GREENPEACE QUI BLOQUAIENT DEPUIS CE MATIN LES SORTIES DE LA COMPAGNIE AMÉRICAINE CARGILL - Contacts

GREENPEACE BLOQUE LA CONTAMINATION DE LA CHAINE ALIMENTAIRE EN EUROPE

BREST, le 2 décembre 1999 – Greenpeace a protesté aujourd'hui contre l'inondation de l'Europe par les organismes génétiquement modifiés (OGM) en provenance des Etats-Unis, et a demandé à Cargill, n°1 mondial de matières premières agricoles, de stopper ses importations de cultures transgéniques en Europe. Vers 11 heures, une vingtaine d'activistes de Greenpeace se sont enchaînés aux grilles des six sorties de l'usine Cargill, dans le port de Brest, bloquant ainsi tout transport possible de céréales transgéniques vers l'intérieur du territoire. Des banderoles accrochées en travers des accès condamnés par Greenpeace indiquaient ‘OGM, NON!", et "Cargill, OMC, stop OGM".

Le Sirius, navire de Greenpeace, était présent dans le port de Brest depuis samedi dernier pour attirer l'attention du public sur les importations d'OGM en Europe et leur introduction dans l'alimentaton animale. Le public brestois a témoigné son soutien à la campagne de Greenpeace contre les disséminations d'OGM, et sa désapprobation de la responsabilité de Cargill dans l'introduction des OGM en Europe.

"Les consommateurs, les fabricants et distributeurs de produits alimentaires, mais aussi des acteurs de la filière alimentation animale, de plus en plus nombreux, refusent les OGM. Nous avons demandé à Cargill de prendre les mesures nécessaires pour satisfaire cette demande et stopper les importations d'OGM en Europe, et plusieurs centaines de visiteurs leur ont adressé, durant les journées portes ouvertes sur le Sirius, la même demande" a déclaré Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM pour Greenpeace France.

Cargill est le premier importateur mondial de matières premières agricoles en Europe. Plus de 80 % du soja commercialisé dans le monde est utilisé pour l'alimentation animale. Environ 30 millions de tonnes d'équivalent tourteau de soja pénètrent chaque année en Europe, et plus de la moitié vient des Etats-Unis, où 55 % du soja est transgénique. Cargill a récemment annoncé de vagues déclarations sur les éventuelles possibilités de séparer les cultures génétiquement modifiées des cultures conventionnelles, si les consommateurs sont prêts à payer le surcout de la ségrégation. Mais ces déclarations d'intention ne sont pas suffisantes aux yeux des consommateurs qui réclament tout simplement l'arrêt des importations d'OGM.

En ce moment se tiennent à Seattle les négociations de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Les pays producteurs d'OGM (Etats-Unis, Canada, Argentine) et les multinationales de la filière agricole comme Cargill, souhaiteraient voir la question des OGM traitée par l'OMC.

" Les OGM doivent bénéficier d'un règlement environnemental et non pas uniquement commercial. Laisser les OGM tomber sous le joug de l'OMC, c'est accepter que l'Europe soit gavée d'OGM, par le biais de l'alimentation animale, alors qu'une porte, celle des produits destinés à l'alimentation humaine se ferme progressivement. Greenpeace pense qu'il est temps de fermer celle de l'alimentation animale aujourd'hui!" a ajouté Arnaud Apoteker.

1 - Les OGM sont progressivement bannis

de l'alimentation humaine en France et en Europe

La grande majorité des français n'est pas prête à consommer des aliments issus de produits génétiquement manipulés car elle pense, à juste titre, que les OGM présentent des risques pour l'environnement et que l'on ignore les risques sanitaires à long terme.

En mars 1998, un sondage BVA, commandité par Greenpeace, montrait que 76% des consommateurs refusent de manger des aliments contenant des OGM. Cette opposition à l'alimentation transgénique ne faiblit pas, au contraire, et reflète les inquiétudes croissantes des consommateurs, en Europe mais aussi, maintenant, en Asie et aux Etats-Unis. Elle est de plus en plus prise en compte par les fabricants et distributeurs de produits alimentaires, qui s'engagent en nombre croissant à bannir les OGM des ingrédients et additifs des produits qu'ils proposent à la vente.

A ce sujet, Greenpeace publie depuis un an des listes de produits dont les fabricants garantissent (liste blanche) ou ne garantissent pas (liste noire) l'absence d'OGM dans leurs produits. Cette liste est régulièrement remise à jour en fonction des engagements des fabricants. Certains d'entre eux ont vu leurs produits passer de liste noire en liste blanche après nous avoir fourni des garanties satisfaisantes d'absence d'OGM.

En France, dès l'hiver 1998, à la suite d'actions de Greenpeace dans les supermarchés, le fabricant de chips Casa Fiesta a changé son approvisionnement de maïs afin de pouvoir garantir des produits exempts d'OGM. Depuis la publication de la liste de Greenpeace, Pillsbury, Vitagermine, Céréal, Gerblé, Lindt & Sprüngli, Pains Jacquet et Cadbury ont garanti l'absence d'OGM dans leurs produits. Nestlé, Unilever France et Danone ont annoncé dans la presse à partir de mai dernier qu'ils allaient éliminer progressivement les OGM des produits de leurs marques. Le distributeur Système U a retiré de la vente son Cake aux fruits dans l'attente d'une nouvelle recette ne contenant pas d'OGM, et éliminé les OGM de tous ses produits.

En Europe, les détaillants, les supermarchés, les fournisseurs et les agriculteurs essaient de satisfaire la demande des consommateurs en aliments exempts d'OGM. Des supermarchés ont même mis en place des groupes de travail pour rechercher des fournisseurs en matières premières non-OGM, et des multinationales de l'alimentaire comme Nestlé ou Unilever, garantissent désormais leurs produits sans OGM dans des pays tels que l'Allemagne et le Royaume-Uni. Au Royaume-Uni, le détaillant alimentaire Marks & Spencer n'acceptera plus d'ingrédients génétiquement modifiés pour l'alimentation animale des élevages approvisionnant sa gamme de viandes non-OGM et ses produits laitiers.

2 - Les OGM entrent dans la chaine alimentaire par

le biais de l'alimentation animale

Malgré l'opposition massive des consommateurs aux OGM, ceux-ci se retrouvent incognito dans la chaine alimentaire. Le coupable est l'alimentation animale qui utilise les volumes les plus importants de maïs et de soja - qui peuvent constituer le régime alimentaire des animaux d'élevage à hauteur de 30% - et représente ainsi l'essentiel du marché des OGM. Si nous ne changeons pas le marché de l'alimentation animale, les OGM continueront à contaminer l'environnement et la chaine alimentaire.

Beaucoup de consommateurs n'ont pas encore réalisé que la viande qu'ils consomment provient d'animaux nourris avec des OGM. Il nous semble évident que cette question deviendra rapidement un sujet de préoccupation pour le public et que s'il ne l'est pas encore, c'est principalement en raison de son absence d'information sur ce point. Greenpeace a décidé de mobiliser le public à ce sujet, comme elle le fait par exemple durant les journées portes-ouvertes d'information sur les OGM, à bord du navire Sirius, dans le port de Brest, du 29 novembre au 3 décembre 1999.

La présence d'OGM dans l'alimentation animale est préoccupante, parce que les quantités concernées sont beaucoup plus importantes que pour l'alimentation humaine. L'agence de l'alimentation et du médicament américaine (FDA) a demandé au Centre de Médecine Vétérinaire quels étaient leurs préoccupations relatives aux plantes génétiquement modifiées en 1992. Ils avaient répondu :"Contrairement à un aliment destiné à la consommation humaine, un aliment destiné à la consommation par les animaux d'élevage, dérivé d'une seule plante (maïs ou soja), peut constituer une proportion conséquente de l'alimentation animale. Par conséquent, un changement dans la composition nutritionnelle ou toxique, tenu pour insignifiant dans la consommation humaine, peut représenter un changement significatif dans l'alimentation animale." La FDA n'a pas tenu compte de ces préoccupations. Aucune étude sanitaire n'a été menée concernant ces changements dans la composition des aliments.

En consommant de la viande, des oeufs, du lait issus d'animaux nourris avec des OGM, nous prenons part à l'expérience.

N'oublions pas non plus que la lécithine ou l'huile de soja, par exemple, sont des sous-produits de la fabrication de l'alimentation animale. Si le consommateur veut s'assurer de manière durable qu'il n'y aura pas d'OGM dans son alimentation, il faut qu'il fasse pression sur l'industrie de l'alimentation animale afin qu'elle refuse les OGM.

L'alimentation animale représente le principal marché pour les OGM

Les deux OGM autorisés en Europe sont le soja et le maïs.

Soja : Le soja génétiquement modifié représente 55% du soja cultivé aux Etats-Unis en 1999. Plus de 80% du soja commercialisé est destiné à l'alimentation animale. L'Union européenne achète 25 millions de tonnes de soja par an, et plus de la moitié provient des Etats-Unis.

Maïs : le maïs génétiquement modifié a représenté 35% de la surface cultivée de maïs américain en 1999. 60% du maïs commercialisé est utilisé dans l'alimentation animale. La quasi totalité du Corn Gluten Feed, un produit dérivé du maïs, vient des Etats-Unis.

Absence de réglementation

Il n'y a pas de règlement européen concernant l'utilisation d'OGM dans l'alimentation animale. Il n'est pas obligatoire d'indiquer la présence d'OGM sur l'étiquetage des aliments destinés aux élevages, ni sur l'étiquetage des produits issus de ces animaux ayant consommé des OGM.

L'absence de séparation des filières avec et sans OGM menace les principes démocratiques et éthiques de notre droit de consommateur à choisir pour protéger notre santé et notre environnement.

Solution : une alimentation animale exempte d'OGM

Les sources de soja et de maïs non OGM existent...

Le soja génétiquement modifié n'est pas autorisé à la mise en culture en France, où la culture de soja représente 112 000 hectares. Une filière "soja de pays " exempte d'OGM s'est organisée à la demande des industriels pour garantir la traçabilité et éviter tout mélange avec du soja importé. Elle mobilise 2 000 agriculteurs, 12 000 ha, et a fourni 50 000 tonnes de graines en 1999 (le double est prévu pour 2000).

Cependant la France ne produit que 5% des protéines de soja qu'elle utilise pour l'alimentation animale, et importe à 90% du continent américain (Etats-Unis, Canada et Amérique latine). En 98, la récolte française de soja était de 284 000 tonnes, et 676 000 importées.

Les distributeurs et fabricants de produits alimentaires, qui ont déjà annoncé l'élimination des OGM de leurs produits destinés à l'alimentation humaine, n'ont pas, dans leurs déclarations, pris d'engagements concernant la totalité des dérivés d'OGM, en particulier ceux contenus dans l'alimentation animale. Ont-ils mentionné l'alimentation animale, ou l'ont-ils omis ?

Heureusement, de plus en plus d'initiatives témoignent de la volonté de quelques acteurs de la filière alimentation animale d'exclure les OGM. Ainsi en France, le Roquefort A.O.C., les poules et poulets de Loué, les poulets Duc de Bourgoin, les oeufs estampillés "Soja de pays " de Glon-Sanders, etc..., sont maintenant issus d'élevages nourris sans OGM.

Il est temps d'insister pour que l'ensemble des animaux qui nous fournissent la viande, la volaille, les produits laitiers, le poisson, soient nourris avec une alimentation exempte d'OGM. En vous tournant vers l'agriculture biologique, bien entendu, vous vous assurez de ne pas consommer d'OGM, et vous contribuez à la protection de l'environnement.

3 - L'OMC ne doit pas forcer l'Europe et le monde à ingurgiter des OGM 

Alors que se déroulent à Seattle les négociations du Cycle du Millennaire, les Etats-Unis, le Canada, l'Argentine et d'autres états vont tenter d'empêcher toute mesure pour limiter le commerce international des OGM, forçant ainsi les citoyens européens à les consommer malgré leur refus exprimé tous les jours de plus en plus clairement.

Ces pays exportateurs préféreraient voir les décisions concernant les OGM traitées comme des questions commerciales par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). " Le génie génétique est une technologie nouvelle, aux effets encore très peu connus dont les conséquences possibles sur l'environnement sont irréversibles  la majeure partie des pays du monde ne dispose pas encore de lois nationales pour réglementer les OGM  ceux-ci nécessitent un accord international strict pour donner aux pays le droit de protéger leur biodiversité de la pollution génétique. Il est évident que l'OMC n'est pas le bon forum pour les OGM " a précisé Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM à Greenpeace France.

Les OGM doivent faire l'objet d'accords environnementaux : ce cadre existe, c'est le Protocole de Biosécurité. Cet accord était destiné à établir sous l'égide des Nations Unies des règles internationales pour traiter les éléments en relation avec la biodiversité pour contrôler les mouvements internationaux d'organismes génétiquement modifiés (OGM), et pour contrôler le développement, la manipulation et l'utilisation d'OGM.

En février 1999, ces négociations ont échoué. De nouvelles découvertes scientifiques faites aux Etats-Unis d'Amérique (USA) ont depuis révélé que le maïs-Bt GM peut avoir des effets défavorables sur des espèces non visées - dans ce cas, le papillon monarque subit une mortalité accrue en ingérant le pollen du maïs GM. Malgré cela, les dernières négociations, celles de septembre, qui visaient à établir des règles internationales sur les OGM, se sont closes avec le désir des pays exportateurs de voir les décisions concernant les OGM traitées comme des questions commerciales par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

L'OMC se doit maintenant de reconnaître pleinement le principe de précaution comme approche scientifique rigoureuse, en admettant que les limites à la connaissance scientifique ne peuvent être invoquées pour s'opposer à l'adoption et à l'application de mesures visant à la protection de l'environnement. Les lois et les décisions de l'OMC devraient considérer le fait que, "lorsqu'il y a des risques de dommages sérieux ou irréversibles, l'absence de certitude scientifique totale ne devra pas être employée comme argument pour retarder l'application de mesures financièrement efficaces pour limiter les dégradations de l'environnement".

Les gouvernements de l'Union Européenne (UE), la plus grande zone commerciale de la planète, ont décidé récemment qu'il n'y aurait pas de nouvelles autorisations d'importer ou de cultiver des OGM en Europe jusqu'à ce que les règles existantes de l'UE soient renforcées. Ils ont aussi mandaté la Commission de l'UE pour établir des règles détaillées sur l'étiquetage et la traçabilité.

Des Etats comme le Brésil, où il n'y a pas de cultures commerciales de plantes OGM, devraient bénéficier de la demande croissante de cultures biologiques ou non-OGM, non seulement en termes économiques, en fournissant les marchés d'exportation, mais également parce que cette demande favorisera des pratiques agricoles soutenables.

L'OMC doit reconnaître les inquiétudes du public concernant les OGM, et permettre aux Etats de refuser l'importation d'OGM en cas de doutes quant à leur impact sur l'environnement, la santé, ou les conditions socio-économiques.

4 - Cargill, un acteur du commerce international des OGM

Cargill est la plus grande compagnie privée américaine, dont les activités couvrent le commerce de produits tels que céréales, café, coton, caoutchouc, sucre et pétrole  le commerce de produits financiers, transformation alimentaire (glucose, amidon, huile végétale, produits à base de protéines de soja, les graisses, produits cacaotés, jus d'Orane, noisettes et cacahuètes sont mis sur le marché de l'industrie alimentaire par la Division Alimentation de Cargill à Saint Germain en Laye), production de semences, d'alimentation et d'engrais.

C'est le n° 1 des exportateurs américains de céréales. Cargill possède 1000 installations dans 63 pays et commerce avec 130 autres pays.

Cargill est le plus grand transformateur d'oléagineux en Europe avec une part de marché située entre 25 % et 35 %. En France, Cargill effectue le commerce de matières premières agricoles, la transformation de malt, des oléagineux et de viande de volaille, la vente d'ingrédients alimentaires et la vente de produits financiers.

Malt : C'est depuis Saint Germain en Laye que sont coordonnées les ventes européennes et mondiales de malt, ainsi que les activités de développement de produits destinés aux clients du secteur de la brasserie et de la distillation. A Strasbourg, l'usine de malt transforme l'orge en malt de qualité pour les brasseurs régionaux et nationaux.

Volailles : A Orléans, l'usine de Cargill Alimentation France transforme la viande de volaille en produits de consommation courante pour les distributeurs et les clients de la restauration rapide. Des produits "prêts-à-cuisiner " sont commercialisés par des chaînes nationales de distribution.

Huiles végétales : Le colza, les graines de tournesol et les fèves de soja sont transformés en huile destinée à l'alimentation, aux usages industriels, et ajoutés dans l'alimentation animale dans des installations à Brest et à Saint-Nazaire (première usine de transformation de graines de tournesol en Europe). Une gamme d'huiles végétales de consommation maïs, colza, olive, palme, cacahuète, soja et tournesol est raffinée et mise en bouteilles pour des marques privées de distributeurs, et sous la marque Amphora, aux Huileries Marchand, à Château-Gontier.

5 - A propos des OGM, ils ont déclaré...

" Selon le principe de précaution, l'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement, à un cout économiquement acceptable ".

Principe n° 15 de la déclaration de Rio, 1992, traduit dans la législation française par l'article 1er de la loi n° 95-101 du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l'environnement.

"Les Etats-Unis n'ont pas la même culture de la sécurité que nous. Ils ne sont pas très sensibles aux principes de précaution et considèrent qu'il faut y aller. C'est le libéralisme extrême des Etats-Unis. Ils se disent : "s'il y a un pépin, on verra bien... " ça a toujours été leur position. Nous nous y allons lorsque nous avons un minimum de garanties. C'est la définition du principe de précaution. En vertu de ce principe, nous aurions souhaité qu'un moratoire soit adopté en ce qui concerne l'ensemble des plantes transgéniques, leur culture et leur commercialisation, pour se donner du recul dans le domaine des recherches. "

Jean-Marie PELT, Président de l'Institut Européen d'Ecologie La Une, octobre 1999.

" Je comprends la méfiance des consommateurs européens  ils ont des doutes sur cette technologie venue de loin que nous n'avons pas ici puisque son origine est américaine. Aussi existe-t-il une différence culturelle importante. Les Européens, les Français en particulier, attachent plus d'importance à leur nourriture que les Américains. Ces jugements de valeur, ces éléments culturels doivent être pris en compte par le système commercial mondial... Je constate que les responsables des négociations commerciales que je rencontre ont une vision étroite du monde. Ils pensent toujours en termes de conspiration protectionniste. C'est une erreur. Le protectionnisme n'est pas le seul facteur dans le rejet des OGM. Je dois avouer que lorsque je vois un McDonald's sur une petite place dans une ville de France, je suis choqué ".

Bruce SILVERGRADE, Directeur des affaires juridiques du Center for Science in the Public Interest (USA) Le Figaro, 14 septembre 1999.

"Pourquoi ne pas donner le choix aux Américains ? Nous ne voulons pas consommer des produits qui nous sont imposés de force par l'industrie agro-alimentaire ".

Sheldon KRIMSKY, professeur d'Urbanisme à Tufts University (USA), signataire d'une pétition exigeant l'étiquetage des OGM La Tribune, 31 août 1999.

"Une de mes principales inquiétudes concerne l'impact des biotechnologies sur les paysans : regroupement, industrialisation et propriété commerciale sur la recherche peuvent leur nuire. Ils menacent d'en faire les serviteurs de maîtres plus puissants plutôt que les maîtres de leur propre domaine ".

Dan GLICKMAN, Secrétaire américain à l'agriculture Le Monde, 2 septembre 1999 

"   L'inquiétude des consommateurs semble se répandre telle une "maladie infectieuse ". Cette technologie avance plus vite que les politiques "

Dan GLICKMAN, Secrétaire américain à l'agriculture Le Monde, 2 septembre 1999

" Dites non aux OGM. Avant que nous commencions à mettre la pagaille dans la nature. Je pense que nous devons vraiment y réfléchir très fortement. J'espère qu'il n'est pas trop tard... les gens sont sincèrement inquiets du pouvoir qu'ont ces grandes compagnies. Et si ces compagnies peuvent mettre un gène de poisson dans une tomate sans avoir à l'étiqueter, je comprends l'inquiétude des gens. Je suis inquiet. Comment puis-je savoir ce que je mange ? "

Sir Paul McCartney – Reuters, 10 juin 1999

"Je pense que cette technologie particulière est si puissante et d'une si grande portée que nous devrions trouver le moyen d'impliquer un large éventail de personnes et d'intérêts dans un débat éthique approfondi sur comment et où cette technologie devrait être mise en application ".

Prince Charles d'Angleterre BBC Internet News, 25 février 1999.

"   L'agriculture vit un tournant historique : le passage de la quantité vers la qualité. Nous avons beaucoup d'opposants à cette révolution. Parmi les premiers, les représentants du marché libéral, de l'autre côté de l'Atlantique avec leurs multinationales comme Monsanto ou DuPont, qui ont fait le pari de nourrir à eux seuls le monde... (du moins ils essaient), de l'inonder avec leurs produits, génétiquement modifiés ou non, et de répandre leur propre modèle agricole et alimentaire "

Jean GLAVANY, Ministre français de l'Agriculture Reuters, 26 août 1999

"Le secteur des assurances a discrètement fait savoir, il y a plusieurs années, qu'il n'assurerait pas contre d'éventuelles catastrophes "à long terme " liées à l'introduction dans l'environnement d'organismes génétiquement modifiés. Car il manque à l'industrie une écologie prospective permettant d'évaluer les risques liés à chaque opération donnée. Bref, les compagnies d'assurances saisissent parfaitement les conséquences Kafkaïennes de la situation créée par un gouvernement qui prétend réglementer le champ nouveau de la biotechnologie, en l'absence d'un véritable savoir scientifique sur le comportement des OGM dans l'environnement. Qui sera, dès lors, tenu pour responsable des dommages causés en cas de pollution de surfaces importantes pour une durée indéfinie ? Les grandes entreprises agro-chimiques ? Les pouvoirs publics ? ".

Jérémy RIFKIN, Président de la Foundation on Economics Trends (USA) - Le Monde, 14 juillet 1998.

"Les OGM sont morts, car l'industrie alimentaire ne veut plus en entendre parler dans la composition de ses produits ".

Tim RAMEY, Consultant de la Deutsche Bank Charlie Hebdo, 6 octobre 1999

"Il n'existe pas de règles claires quant à l'utilisation des OGM dans l'alimentation... l'alimentation animale industrielle ne connaîtra pas un automne serein "

Pablo AGUIRRE, Secrétaire Général de la Confédération espagnole des coumpounders d'alimentation animale - Reuters, 20 septembre 1999.

"Avec la culture et l'élevage de plantes et d'animaux génétiquement modifiés destinés à notre alimentation, des changements environnementaux peuvent se produire pouvant en théorie avoir des impacts indirects sur nos espèces et par voie de conséquence sur notre santé ".

J. Germano DE SOUSA, Président du Conseil de Médecine du Portugal Genet, 11 août 1999

"Il faut que les producteurs fermiers clament haut et fort leur refus des Organismes Génétiquement modifiés (OGM), dans les additifs alimentaires utilisés, comme dans l'alimentation animale. Battons-nous sur le plan de la qualité ".

Arnaud APOTEKER, Responsable de la campagne OGM à Greenpeace France TransRurales Initiatives, novembre 1999.

"Nous sommes la première organisation de production d'oeufs en France et nous alimentons toutes les grandes marques en oeufs. Nous avons un intérêt à la rentabilité des élevages, actuellement en difficulté, et nous voulons permettre au consommateur d'avoir un choix dans ce débat OGM ou non OGM, à supposer qu'il y ait un risque pour le consommateur ".

André GLON, Président de Glon-Sanders - Le Monde, 2 septembre 1999

"Si la filière non-OGM se développe, ce que nous croyons, ce sera nettement insuffisant pour nourrir nos animaux. Nous lançons un appel de partenariat avec les producteurs américains et brésiliens pour la mise en place d'une filière "non-OGM " conséquente ".

Jo BESSET-MOULIN, Directeur adjoint de la Fédération Nationale des Coopératives de production et d'alimentation animales Le Monde, 14 septembre 1999.

"La région doit poser un acte politique fort visant à faire de la Bretagne "une terre sans OGM " (...) Si nos élus, par trop fatalistes, considèrent qu'un tel débat n'est pas de la compétence de la Région, mais celle de l'Etat, de l'Union européenne ou... pourquoi pas, de l'Organisation Mondiale du Commerce... qu'ils nous le disent clairement. Nous saurons alors un peu mieux, qui, des politiques ou des multinationales, gouverne réellement la Cité... "

Jean-Claude PIERRE, Cohérence, Nature et Culture Ouest France, 26 août 1999.

Communiqué de presse

LES CRS EMBARQUENT LES MILITANTS DE GREENPEACE QUI BLOQUAIENT DEPUIS CE MATIN LES SORTIES DE LA COMPAGNIE AMÉRICAINE CARGILL

BREST, le 2 décembre 1999 – 20 h 30 Une vingtaine de CRS sont en train d'embarquer les activistes de Greenpeace qui se sont enchaînés aux grilles des six sorties de l'usine Cargill, dans le port de Brest, depuis 11 heures ce matin. Les militants entendaient ainsi bloquer pacifiquement tout transport possible de céréales transgéniques vers l'intérieur du territoire.

Après avoir tenté de rencontrer le directeur de Cargill pour lui demander de refuser les importations de céréales transgéniques, les militants de Greenpeace avaient décidé de continuer le blocage des entrées de Cargill et étaient prêts à y passer la nuit. Des Brestois, y compris des élus de la municipalité parmi eux le vice-président de la Communauté urbaine de Brest - sont même venus leur prodiguer des encouragements et assistent actuellement à leur embarquement.

"Il est tout à fait paradoxal de se voir expulsés "au nom du peuple français " alors même que nos militants sont là pour empêcher ce même peuple français d'être gavé contre son gré d'OGM en provenance des Etats-Unis " vient de déclarer Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM à Greenpeace France, présent sur les lieux.

Contacts : Campagne OGM, Greenpeace Arnaud Apoteker, 06.07.57.31.60. Anne Jankeliowitch, 06.68.30.24.20. Service Presse, Greenpeace France - Laurence Mermet, 01 53 43 85 88 ou 06 80 70 68 69

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