hNon au gaz de schiste!

TOUT EN BAS! Ascenseur express

Le gaz naturel : les gisements exploitables à un cout admissible seront épuisés en 2072

Modules de news Non au gaz de schiste, futur désastre écologique planétaire!

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète Terre

 

Dates d'épuisement des richesses exploitables de notre planète au rythme actuel de consommation

TERRIBLE ECHEANCIER

2018 : fin du hafnium

2021 : fin de l'argent

2022 : fin de l'antimoine

2023 : fin du palladium

2025 : fin de l'or

Fin du zinc

Fin de l'indium

2028 : fin de l'étain

2030 : fin du plomb

2038 : fin du tantale

2039 : fin du cuivre

2040 : fin de l'uranium

2048 : fin du nickel

2050 : fin du pétrole

2064 : fin du platine

2072 : fin du gaz naturel

2087 : fin du fer

2120 : fin du cobalt

2139 : fin de l'aluminium

2158 : fin du charbon

A quand la fin des haricots?



A ajouter bien sûr à cet échéancier la fin des ressources végétales primaires (70% des espèces d'arbres vont par exemple disparaitre avant la fin du siècle) et la fin de la biodiversité.





Chine

Découverte d'un fabuleux gisement de méthane


18/10/2009 : La presse officielle vient d'annoncer la découverte d'un gigantesque gisement de méthane au Tibet. C'est une découverte de nature à résoudre pour longtemps les problèmes d'approvisionnement en énergie de la Chine. Pour certains scientifiques, c'est peut-être aussi l'annonce d'un risque majeur d'accélération du réchauffement climatique.

Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

Il y a quelques jours, les autorités chinoises annonçaient triomphalement cette découverte de nature à apporter à la deuxième puissance mondiale, l'énergie qui lui manque encore pour alimenter sa croissance.

Cette énergie se trouve actuellement enfermée dans les glaces des hauts plateaux tibétains. Les géologues ont découvert un gisement de méthane, équivalent à 225 milliards de baril de pétrole, la découverte la plus importante depuis les premiers gisements de pétrole en 1959. Des réserves estimées à 200 fois la production actuelle de pétrole en Chine.

Une découverte à ce point inespérée, que les compagnies minières et les entreprises de fabrication de matériel de forage, ont vu leur valeur faire un bond à la bourse de Shanghaï.

Mais ce qui peut apparaitre comme un rêve pour le gouvernement chinois, pourrait vite se transformer en cauchemar : si ce méthane, dilué dans les sols gelé du Tibet, est pour l'instant inoffensif, son exploitation est considérée par certain comme une bombe à retardement, qui pourrait avoir des effets dévastateurs sur le climat.

L'exploitation du méthane, une fois celui-ci libéré de ses glaces, peut produire 25 fois plus de gaz à effet de serre que le dioxyde de carbone. Pour Wu Qingbai, le spécialiste chinois pour ces questions, « cette découverte est aussi la pire menace de réchauffement climatique pour la Chine.»


Source : http://www.rfi.fr/actufr

Le gaz naturel est un combustible fossile, il s'agit d'un mélange d'hydrocarbures présent naturellement dans des roches poreuses sous forme gazeuse.

Le gaz naturel est la dix septième ressource non renouvelable amenée à disparaitre du fait de l'exploitation humaine intensive.

Les réserves énergétiques mondiales de gaz naturel sont estimées à 163,4 milliards de tonnes équivalent pétrole.

Juin 2008 : il reste 64 années de réserve, au rythme actuel de consommation qui est de 2 743 milliards de mètres cubes de gaz par an.

L'épuisement de cette énergie fossile sera donc définitif en 2072. (Source BP Statistical Review of world Energy 2007).

Cette date est donnée à titre purement indicatif. Elle peut en effet varier selon les sources et l'évolution de notre civilisation.

Le gaz naturel est utilisé comme source d'énergie par les particuliers et dans l'industrie afin de produire de la chaleur (chauffage, fours...) et de l'électricité.

Les problèmes engendrés par la disparition du gaz naturel interviendront bien avant la date fatidique. Voir à ce sujet le pic de Hubbert : http://fr.wikipedia.org/

La reconstitution des réserves de gaz naturel prendra des centaines de millions d'années, ce qui est bien sûr énorme à l'échelle humaine.

Même si, grâce à des technologies avancées, nous découvrions de nouveaux gisements au cours d'explorations plus poussées de la croute terrestre, cela ne ferait que repousser l'échéance de quelques années et ne modifierait pas grand chose à la donne.

Il existe plusieurs formes de gaz naturel, se distinguant par leur origine, leur composition et le type de réservoirs dans lesquels ils se trouvent. Néanmoins, le gaz est toujours composé principalement de méthane et issu de la désagrégation d'anciens organismes vivants.

La digestion de nos immenses troupeaux de bestiaux en fabrique des quantités énormes sous forme de méthane qui est un gaz à effet de serre 23 fois plus nuisible que le CO2. La part de ces flatulences dans le réchauffement climatique est de 20%. C'est énorme! On songe sérieusement à récupérer les pets, en fixant un récipient en plastique sur le dos de chaque bovin.

On peut fabriquer du méthane avec du charbon, mais aussi avec de la matière organique en décomposition (biogaz), voire des excréments humains, comme en Chine.

En outre, on découvre chaque année de gigantesques poches d'hydrate de méthane qui stagnent dans le fond de nos océans, à environ 100 mètres de profondeur, généralement le long des côtes. Il est possible que l'industrie envisage un jour son exploitation.

Cela aurait bien sûr des effets dévastateurs sur la planète en faisant grimper les températures de plusieurs degrés supplémentaires.

Les scientifiques de la NASA ont même trouvé du gaz liquide sur Titan, une lune de Saturne, sous forme d'éthane et de méthane.

Du méthane a également été détecté sur Pluton, perdu dans les confins du système solaire et orbitant à entre 4 et 7 milliards de kilomètres de notre étoile.

Pluton

Plus "proche" de nous, en janvier 2009, une équipe américaine du Goddard Space Flight Center de la Nasa a prouvé ce dont on se doutait depuis 2003 : il y a aussi du méthane sur Mars!

Mars et son atmosphère

Mais vous vous rendez compte de la dépense d'énergie que cela demanderait pour aller chercher ce carburant?

La Russie représente 22 % de la production mondiale.

Le gaz naturel est très polluant pour l'atmosphère de notre planète. Il dégage 3,8 milliards de tonnes de CO2 par an, ce qui a pour conséquence de faire grimper les températures globales à une vitesse alarmante (jamais constatée au cours de la longue histoire de la Terre) et de dérégler tous les climats.

 

En savoir plus sur le gaz naturel :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_naturel

 

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreMéthane arctique : le retour de la "bombe climatique" ? :

http://www.futura-sciences.com

 

 

Une réserve de ressources énergétiques

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète Terre

Si l'Antarctique (au Sud) est protégé par un traité international, il n'en est rien pour l'Arctique. Aussi, les cinq pays riverains du pôle Nord (Russie, états-Unis, Canada, Norvège et Danemark) se livrent-ils une course à la conquête, à la revendication, avec en ligne de mire d'énormes ressources énergétiques coincées dans les grands fonds, mais techniquement exploitables.

Il faut dire que selon les dernières estimations d'experts gouvernementaux américains, l'Arctique recèlerait " 22 % des ressources énergétiques non découvertes mais exploitables " de la planète. On y trouverait l'équivalent de 90 milliards de barils de pétrole, 47 milliards de m3 de gaz naturel et 44 milliards de m3 de gaz naturel liquéfié. Sans compter les gisements d'or, diamants, nickel, fer, etc. De quoi aiguiser des appétits. Tout comme la possibilité pour les navires marchands de relier Atlantique et Pacifique en gagnant 5000km par rapport aux routes habituelles.

Et l'environnement dans tout ça ? Probablement sacrifié sur l'autel de la consommation à outrance. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

http://www.ladepeche.fr

 

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreA lire absolument : Réflexion faite : la fin programmée de la civilisation du gâchis de Michel Walter

 

Merci de diffuser largement le lien https://www.terresacree.org/ressources.htm  auprès des personnes figurant dans votre carnet d'adresses, ainsi qu'aux élus et journalistes de votre connaissance. Le changement viendra de l'évolution des mentalités, c'est pourquoi il faut que ce genre d'info circule le plus largement possible, afin que les gens prennent conscience et fassent pression. Cela ne "coute rien" si ce n'est quelques minutes de temps et le résultat peut être conséquent.

S. M., le 23 janvier 2007


 Pierre Rabhi la question du gaz de schiste

Mars 2011 : Le journal l'Être au monde (informations positives et alternatives) a rencontré Pierre Rabhi en Ardèche. L'agroécologiste nous donne son point de vue sur les gaz de schiste.

 

 

80 DEPUTES S'ELEVENT CONTRE L'EXPLOITATION DU GAZ DE SCHISTE

 

Postée le 04/03/2011 à 19h59

 

80 députés s'élèvent contre l'exploitation du gaz de schiste

 
Alors qu'une mission sur l'impact de la prospection du gaz de schiste sur l'environnement vient d'être lancée à l'Assemblée nationale, 80 députés, issus de tous les partis politiques, ont signé une motion contre l'exploitation couteuse et dangereuse de ce gaz.

Rédigée à l'initiative de Pierre Morel-à-L'Huissier, élu UMP de Lozère, et Pascal Terrasse, élu PS de l'Ardèche, cette motion a été déposée devant l'Assemblée nationale mercredi. Les 80 parlementaires qui l'ont signée demandent au gouvernement de renoncer aux autorisations de prospection accordées au printemps dernier à plusieurs groupes par le ministère de l'Environnement.

La suspension de ces autorisations dans l'attente des conclusions de la mission sur les impacts de l'exploitation du gaz de schiste n'est pas suffisante dénoncent les élus.

"Le manque de transparence de la part de l'Etat et l'incohérence entre le souci de préserver l'environnement à travers les travaux de Grenelle et l'annonce de l'exploitation de gaz de schiste nous pousse à réagir. La population locale, les élus et le milieu associatif n'ont pas été sollicités sur ce dossier.

L'octroi de permis d'exploration des gisements de gaz a lieu a priori unilatéralement de la part de l'Etat sur l'ensemble des sites concernés, c'est inadmissible", s'insurgent-t-ils dans le texte rapporté par le site de France 3. Les opposants au gaz de schiste assurent être "décidés à agir par tous les moyens possibles, à saisir toutes juridictions utiles, voire à élaborer une proposition de loi pour réformer le code minier. Notre détermination est totale, nous ne nous laisserons pas imposer le gaz de schiste", insistent-ils.

Devant la montée de la contestation face aux autorisations de prospection accordées dans la plus grande discrétion, les ministères de l'Environnement et de l'Energie ont demandé une mission visant à évaluer l'impact de l'exploitation du gaz de schiste sur l'environnement. Cette mission a également pour objectif de déterminer si une exploitation "propre" de ce gaz piégé dans des roches imperméables, est ou non possible.

 

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Auteur : Info rédaction

Source : www.maxisciences.com

 

 

 

 

 

 

GAZ DE SCHISTE: ET EN PLUS, C'EST RADIOACTIF !

 

Postée le 03/03/2011 à 17h08

 

 

Gaz de schiste: et en plus, c'est radioactif !

 

Dans un dossier très documenté, le New York Times révèle les dangers sanitaires que fait peser sur la population américaine l’extraction des gaz non conventionnels.

Pour le secteur gazier, c’est une affaire digne de Wikileaks qui commence. Dans son édition du 26 février, The New York Times publie un très sévère réquisitoire contre l’exploitation des gaz non conventionnels (GNC) aux Etats-Unis. Le sujet n’est pas nouveau.

Mais, cette fois, la charge est des plus sérieuses. Car, en complément de son long article, le quotidien new-yorkais publie 30.000 pages de rapports secrets de l’agence de protection de l’environnement (EPA), de l’industrie gazière et des régulateurs. Une volumineuse collection de documents inédits que le site du journal met à la disposition des internautes.

Qu’apprend-on en épluchant cette documentation fraichement exhumée? D’abord, l’importance des gaz non conventionnels dans l’approvisionnement énergétique des Etats-Unis. En 2010, 493.000 puits fournissaient 50% du gaz naturel consommés outre-Atlantique. En 2030, rappelle l’EIA (le service de statistiques du ministère américain de l'énergie, ndlr), les deux tiers des molécules américaines seront extraites de ces gisements non conventionnels. Sidérant, si l’on se souvient que cette production était encore marginale il y a une dizaine d’années.

Ensuite, les ravages de cette industrie. Plus de 9 puits sur 10 ont utilisé (ou utilisent toujours) l’hydrofracturation. Cette technique consiste à injecter de l’eau dans la roche prospectée. Sous la très forte pression (100 bars), les fissures préexistantes s’ouvrent davantage, facilitant le drainage des (petites) poches de gaz.

Car, c’est tout le problème de ces GNC. Qu’ils s’agissent de gaz de schiste, de charbon ou compacts, ces gisements sont généralement de très petites tailles. Ce qui oblige les compagnies gazières à forer un grand nombre de puits pour produire des volumes conséquents d’hydrocarbures.

Pour arriver à leurs fins, les foreurs utilisent de très grandes quantités d’eau (jusqu’à 15 millions de litres pour un seul puits). Une quarantaine de puits peuvent ainsi consommer autant d’eau que Paris en une seule journée.

Mélangée à du sable (pour maintenir les fractures ouvertes et faciliter le drainage du gaz) cette eau contient aussi des additifs chimiques, destinés à tuer les bactéries, faciliter le passage du sable et accroitre la productivité du puits. Ces additifs sont riches en sels corrosifs et en produits cancérigènes comme le benzène.

A force de creuser, les foreurs traversent parfois des terrains comprenant des minerais radioactifs (uranium, radium). Une radioactivité qui finit par remonter. De 10% à 40% de l’eau et des déchets de forage (boues, sables) sont ramenés en surface pour, officiellement, y être traités. Ce qui explique, en partie, la noria de camions qui s’agite autour de chaque forage.

En Pennsylvanie (où l’on décompte un puits actif pour 1,6 km2), indique The New York Times, plus de la moitié des eaux de forage sont envoyées dans des stations de traitement d’eaux usées classiques avant d’être rejetées dans le Delaware, le Susquehanna, le Monogahela, l'Allegheny ou l' Ohio.

 

 

Problème: l’activité de l’eau remontée de bon nombre de puits est particulièrement élevée. Selon des relevés officiels publiés par le quotidien, une dizaine de puits rejette une eau dont l’activité alpha globale dépasse les 500 becquerels par litre. Pour mémoire, en France, la valeur guide d’activité alpha globale, fixée par l’arrêté ministériel du 11 juin 2007, est de 0,1 becquerel/litre.

Certes, il peut paraitre audacieux de faire respecter à des déchets une norme relative à l’eau potable. Rien n’est plus vrai dans l’absolu. Mais, souligne le quotidien, les stations de traitement utilisée outre-Atlantique ne sont pas équipées pour traiter des résidus radioactifs. Toujours contaminée, l’eau rejetée dans les fleuves peut être ensuite captée pour produire de l’eau… potable. Hypothèse d’école ? Pas si sûr.

Plusieurs rapports soulignent que l’eau radioactive n’est pas toujours très bien diluée, qu’elle soit rejetée en rivière ou en mer. Une étude, menée en Louisiane, en 1990, sous l’égide de l’American Petroleum Institute, montre ainsi que les personnes consommant du poisson pêché à proximité d’un émissaire rejetant des eaux «gazières» présentent un risque élevé de cancer.

Interrogée par les journalistes, l’auteure de l’étude, Anne Meinhold, aujourd’hui experte à la Nasa, craint que les rivières ne diluent encore moins bien que le Golfe du Mexique la pollution radioactive.

Une opinion partagée par des chercheurs de l’EPA. En 2009, dans une note confidentielle, ces experts anonymes doutent de la capacité des cours d’eau de Pennsylvanie de diluer suffisamment le radium des eaux de forage.

D’une façon générale, certaines nappes phréatiques du Colorado, de l’Ohio, de la Pennsylvanie, du Texas et de la Virginie occidentale sont aujourd’hui polluées par les déchets de l’extraction des gaz non conventionnels.

Mais l’eau n’est pas tout. En 2009 et pour la première fois de son histoire, l’Etat du Wyoming n’a pu respecter les normes fédérales de qualité de l’air. En cause: les émissions de benzène et de toluène des 27.000 puits de GNC en exploitation dans l’ Equality State.

Dans le comté de Sublette (Wyoming toujours), on a mesuré, en 2009, des teneurs en ozone supérieures à celles enregistrées à Houston ou Los Angeles: le benzène et de toluène sont des précurseurs à la formation de l’ozone de basse altitude.

Fiers de leur 93.000 puits, les Texans dégustent aussi. Dans six comtés du Lone Star State, les médecins ont constaté, l’an passé, que le quart des enfants soufrent d’asthme: 3 fois plus que dans le reste de la population texane.

 

Lien Source corrompu

 

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Auteur : Valéry Laramée de Tannenberg/Journal de l'environnement











GAZ DE SCHISTE ET RADIOACTIVITE : L’ENQUETE CHOC DU NEW YORK TIMES

 

Postée le 02/03/2011 à 20h42

 

 

Gaz de schiste et radioactivité : l’enquête choc du New York Times

 

Les révélations du quotidien américain sur les dangers des techniques d'extraction de ces gaz pourrait faire l'effet d'une bombe. Non seulement les preuves d'impact sur la santé se multiplient, mais l'eau rejetée par les puits est radioactive.

Le New York Times a consacré de gros moyens au déchiffrage des quelque 30 000 pages de documents confidentiels provenant de l’agence américaine de protection de l’environnement, l’EPA, et de différentes sources internes à l’industrie, qu’il s’est procurés. Une méthode « à la manière de WikiLeaks », mais avec le professionnalisme des équipes du journal, qui ont ajouté aux données brutes :

- une infographie interactive : une carte recense la radioactivité présente dans 149 des quelque 200 puits installés dans l’Etat de Pennsylvanie et recense 42 puits dont l’eau rejetée dépasse la norme autorisée pour l’eau potable en radium, 4 dans le cas de l’uranium, 41 dans celui du benzène, 128 les dépassent pour le « gross alpha » (des radiations causées par les émissions d’uranium et de radium)

- un reportage vidéo où l’on voit des habitants des montagnes rocheuses (Colorado) obligés de déménager parce que les gaz de schiste les ont « empoisonnés ». Nausées, diarrhées, saignements de nez… ils se disent contaminés par les fuites provenant des extractions autour de chez eux

- et un fichier excel d’analyse de plus de 200 échantillons pris dans les puits : les taux de radium et d’uranium sont mentionnés ainsi que le cancérigène benzène.
La fracturation hydraulique, la technique des mini-séismes

Pour bien comprendre comment l’extraction peut se répercuter sur la santé, il faut avoir en tête tout le processus bien particulier de la fracturation hydraulique, la méthode non conventionnelle qui permet d’aller chercher dans des poches géologiques très profondes le gaz naturel. Comme l’explique l’infographie, les derricks temporairement installés en surface creusent un puits à plusieurs milliers de mètres sous terre, un puits vertical puis horizontal (en forme de L) à l’endroit où le gaz est présent.

Parfois, le forage traverse des nappes phréatiques. Du ciment sert à rendre étanche le puits, mais il se peut qu’il soit poreux et que les produits chimiques injectés pour faire exploser la roche contaminent les nappes d’eau souterraines (celles qui servent à l’eau potable).

La technique de la fracturation hydraulique provoque une explosion de la roche perméable grâce à l’injection à très haute pression de millions de litres d’eau chargée en produits chimiques, une méthode qui s’assimile à la création d’un mini-tremblement de terre.

Cette eau contenant 500 à 2 000 produits, dont une partie sont des cancérigènes connus, tels le benzène (mais d’autres seraient pires encore) est injectée en profondeur pour maintenir le puits ouvert et permettre l’extraction. Puis une bonne partie (peut-être la moitié) des eaux usées remonte à la surface, l’autre restant sous terre au risque de contaminer les nappes. L’eau remontée contient parfois des substances radioactives à des taux qui dépassent plus de mille fois les seuils autorisés pour l’eau potable.

Elle n’est certes pas bue, mais décante dans des bassins de rétention, susceptibles de fuir, par exemple lors de grosses averses.

Le New York Times a beau avoir enquêté pendant des mois, interviewant toutes les sources qui voulaient bien s’exprimer (riverains, industrie, agence de l’environnement, centres de recherche), il reste prudent sur les conclusions à tirer : il ne dit pas qu’il faut cesser immédiatement d’extraire cette énergie qui crée des emplois et promet au pays une plus grande indépendance énergétique, mais dénonce la complaisance des autorités avec l’industrie.

Les répercussions sur la santé

Comme l’avait montré le documentaire Gasland, la fracturation hydraulique a rendu l’eau imbuvable dans nombre d’endroits des Etats-Unis. Parfois même, l’eau est tellement chargée de gaz quand elle sort du robinet, qu’elle brule au contact d’une allumette.

Le quotidien insiste sur le fait que les 493 000 puits en exploitation aux Etats-Unis génèrent des quantités faramineuses d’eaux usées (jusqu’à 4 millions de litres par puits). Ces eaux très chargées en sels corrosifs et en produits cancérigènes et parfois radioactifs (certains naturellement présents dans le sol et remontés avec l’eau comme le radium) décantent dans des stations d’épuration avant de rejoindre les rivières puis les robinets des gens.

L’industrie avoue dans des documents internes ne pas savoir totalement éliminer la radioactivité de ces eaux usées. Problème : les stations d’épuration situées en aval des bassins de décantation ne testent pas toujours la radioactivité. Par exemple en Pennsylvanie, aucun prélèvement n’a été fait depuis 2006. L’agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) se dit préoccupée par les gaz de schiste, d’autant qu’un certain nombre d’installations « sont probablement hors la loi » en ce qui concerne les normes de pollution.

Si aucun cancer lié au gaz de schiste n’est encore avéré, des constats inquiétants sont relevés. Ainsi, au Texas (93 000 puits de gaz de schiste), un hôpital a recensé 25% d’enfants asthmatiques dans la population des six contés voisins, contre une moyenne de 7% dans l’état.

Les Etats-Unis commenceraient-ils à douter de la fiabilité de cette technique d’extraction qui fait si peur à la France ? « On brule les meubles pour chauffer la maison », constate John H. Quigley, qui était jusqu’à il y a peu secrétaire du département de Conservation des ressources naturelles. Entre le charbon sale et la dangereuse fracturation hydraulique, il semble que ce soit la peste ou le choléra.

 

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Auteur : Paroles d'Animaux

Source : www.terra-economica.info

 

 

 

 

 

GAZ DE SCHISTE : LE TRESOR EMPOISONNE DU SOUS-SOL FRANCAIS

 

Postée le 05/02/2011 à 16h14


Carte des futurs dégâts



Dans le nord du Texas le gisement de Barnett Shale a éveillé une nouvelle ruée vers l’or gris. Chaque mois des milliards de m3 de gaz sont extraits des couches profondes de roches de schistes sous la ville de Fort Worth. Des torrents de gaz drainés par des milliers de camions.

Une activité qui, ajoutée aux rejets des raffineries, pollue plus que le tout le trafic automobile de cette ville de 725 000 habitants selon un rapport réalisé par le professeur Al Armendariz en janvier 2009, nouvel administrateur de l’EPA (Agence de protection de l’environnement américaine).

Ce précieux gaz, certains des habitants de Fort Worth l’ont retrouvé jusqu’à la sortie de leur robinet. Leur eau même contient des traces de produits chimiques injectés dans les puits de gaz, selon des analyses indépendantes menées par le documentariste américain Josh Fox.

Nouvel arrivant dans cet Eldorado énergétique, Total a acquis début 2010, 25 % du plus gros exploitant de la Barnett Shale, Chesapeake, pour un montant de 600 millions d’euros et prévoit d’investir 1 milliard supplémentaire pour de nouveaux puits. Sans compter les engagements financiers que le groupe pétrolier prévoit en France.

Depuis le début du printemps le géant pétrolier français et le Texan Schuepbach sont libres d’explorer 9672 km² dans le Sud de la France, un terrain de prospection grand comme la Gironde. Signés par Jean-Louis Borloo, trois permis exclusifs de recherche (Permis de Montélimar ; Permis de Nant, Permis de Villeneuve de Berg)) dessinent un gigantesque V de Montelimar au Nord de Montpellier, remontant à l’Ouest le long du parc naturel des Cévennes.

Pour obtenir deux des trois permis, l’Américain a cependant du rassurer les autorités françaises en s’alliant à GDF : “S’il y a un problème, ils sont juste là”, nous dit Charles Lamiraux, géologue à la direction générale de l’énergie et du climat (ministère de l’écologie) et en charge du dossier, en pointant la tour du gazier français depuis son bureau dans l’Arche de La Défense.

Encore novices dans l’exploitation des gaz de schistes, les groupes français ne peuvent se passer de partenaires américains, les seuls à maîtriser la technique clef d’extraction de ces nouvelles ressources.

Avant, pour les gaziers, la vie était facile : un forage vertical de quelques centaines de mètres jusqu’à une poche, et le gaz remontait tout seul à la surface. Avec l’explosion de la demande, ces gaz dits conventionnels sont de plus en plus difficiles à trouver.

Cette raréfaction a poussé les exploitants à creuser toujours plus loin et toujours plus profond… jusqu’à plus de 2000 mètres pour récupérer des micropoches de gaz emprisonnées dans un mille feuilles de roches de schiste.

Or, ces nouveaux gisements représentent une manne considérable, présente dans le sous-sol d’un bout à l’autre de la planète selon le rapport du géant italien de l’énergie E.ON : des milliers de milliards de mètres cubes de gaz en Europe, sept fois plus en Amérique du Nord et plus encore en Asie et en Australie…

De quoi flamber encore pendant quelques décennies sans besoin d’énergies renouvelables. Tout ça grâce à la technique révolutionnaire de fracturation hydraulique mise au point par le géant de l’armement texan, Halliburton. Un procédé efficace mais brutal.

A 2500 m de profondeur, c’est un petit tremblement de terre : pour réunir les micropoches en une unique poche de gaz, un explosif est détonné pour créer des brèches.

Elles sont ensuite fracturées à l’aide d’un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques propulsé à très haute pression (600 bars) qui fait remonter le gaz à la surface avec une partie de ce “liquide de fracturation”. Chacun de ces “fracks” nécessite de 7 à 15 000 mètres cube d’eau (soit 7 à 15 millions de litres), un puits pouvant être fracturé jusqu’à 14 fois.

Dans le Garfield County (Colorado), le désert s’est hérissé de puits de gaz de schiste tous les 200 mètres.

Chacun des points blanc sur la carte est un puits d'extraction de gaz de schiste

Pour chaque “frack”, deux cents allers retours de camions sont nécessaires au transport des matériaux de chantier, de l’eau, puis du gaz. De quoi transformer n’importe quelle nationale en autoroute. Sans compter les rejets de CO2 des raffineries, le bruit généré par le site et la transformation du paysage environnant.

Loin des ambitions affichées par le Grenelle de l’environnement, la fracturation hydraulique va à l’encontre de nombreux engagements pris par le ministre de l’écologie Jean Louis Borloo, qui a signé l’attribution des permis de recherche.

Parmi les objectifs de ce Grenelle, améliorer la gestion des émissions de gaz à effet de serre grâce à la réduction de la circulation automobile, protéger les sources d’eau potables et les zones d’écosystèmes sensibles.

Si l’exploitation devait commencer dans les frontières définies par les permis, ce serait plus d’un paragraphe du Grenelle de l’environnement qui serait piétiné.

Pour ce qui est des quantités d’eau à mobiliser, le choix de la région, frappée de sécheresse endémique depuis plusieurs années (notamment en Drôme et en Ardèche), est loin de satisfaire au principe de préservation des ressources en eau énoncé à l’article 27 du Grenelle.

Le risque est clairement identifié comme on nous le confie au ministère de l’Ecologie : “le problème de l’approvisionnement en eau nécessaire à l’exploitation des gaz de schiste se posera à un moment ou à un autre.”

Dans le document de référence remis aux autorités, Total et Schuepbach assurent prendre toutes les précautions nécessaires pour minimiser l’impact des recherches de gaz de schiste sur l’environnement.

Malgré la cimentation des puits, les bourbiers avec films plastiques et autres sécurités mises en place pour empêcher la contamination, la notice d’impact précise la nécessité de réaliser au préalable une étude hydrogéologique, le forage pouvant traverser des nappes phréatiques.

Le risque, comme l’ont expérimenté les riverains de la Barnett Shale au Texas, c’est la contamination des eaux souterraines par les polluants inclus dans le liquide de fracturation. Séverin Pistre, chercheur en hydrogéologie au laboratoire hydrosciences de Montpellier, souligne la fragilité des sources dans la région.

(...)


Pour lire la suite de cet article, cliquer sur "Source" ou "Lien utile".



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Auteur : ownipolitics.com

 

 

 

 

 

GAZ DE SCHISTE EN FRANCE : UN DESASTRE ENVIRONNEMENTAL!



Postée le
10/01/2011 à 17h22



Titre original : Gaz de schiste en France : Les Amis de la terre demandent une étude des risques



La France est en train de subir elle aussi, en accéléré, le cours 101 sur les gaz de schiste. Le gouvernement Sarkozy, aussi étroitement lié aux milieux d’affaires que l’est le gouvernement Charest, aurait octroyé en mai dernier des permis d’exploration pour les départements l’Hérault, de l’Aveyron, de la Lozère, de l’Ardèche et de la Drôme. En catimini, le ministère de l’Ecologie et de l’Energie a attribué un permis d’une durée de 5 ans au groupe Total dans une région qui s’étend de Valence jusqu’au nord de Montpellier, où le groupe espère prouver la présence de gaz de schiste.

Ce permis s’étend sur une surface de 4 327 km². Il a initialement été attribué à Total et à la société américaine Devon, mais Total a annoncé dans un communiqué le rachat de la filiale française de Devon qui lui permettra de détenir l’ensemble des droits sur ce permis.

L’organisation de défense de l’environnement les Amis de la terre a rapidement commencé à organiser des réunions publiques d’information pour dénoncer les risques liés à l’exploitation du gaz de schiste et exiger un moratoire.

Alertée par les contaminations constatées à proximité de sites d’extraction aux États-Unis, l’organisation des Amis de la terre exige une étude exhaustive sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l’exploitation de cette ressource.

Nous le savons maintenant au Québec, la technique dite de « fracturation hydraulique » utilise pour extraire la ressource une importante consommation d’eau et de produits chimiques. Près de 10 millions de litres seraient en effet nécessaires pour une seule opération !

« Les gaz de schiste se situent au même niveau que les sables bitumineux : toujours plus loin, toujours plus profond, toujours plus sale », s’est insurgé Aloys Ligault, chargé de campagne responsabilité sociale et environnementale des entreprises de l’organisation.

En décembre, deux environnementalistes et députés européens, José Bové et Corinne Lepage – ancienne ministre socialiste de l’environnement -, sont montés au créneau pour réclamer un moratoire sur la prospection de gaz de schiste en France, mais aussi en Europe. Selon Corinne Lepage, qui cite Cambridge Energy Research Associates, les réserves de gaz de schiste en Europe pourraient représenter entre 3 000 et 12 000 milliards de mètres cubes et ainsi doubler les ressources classiques disponibles.

En 2030, ces réserves pourraient produire près de 50 milliards de mètres cubes, soit environ le tiers de la production européenne actuelle.

Ce n’est rien pour nous rassurer : selon des spécialistes, les gaz non conventionnels pourraient représenter près de 60 % des ressources d’ici à 2030, la Chine et l’Inde étant de possibles réserves.

« Le potentiel de développement est considérable après 2020, mais il reste des incertitudes majeures sur les quantités récupérables », note un expert. Problème, la durée de vie des réserves d’énergie fossile pourrait être rallongée d’au moins cent ans.

Pour l’instant, Total est absente du dossier des gaz de schiste au Québec, mais depuis un an elle a entrepris une campagne de communication qui laisse penser qu’elle vise à mettre la main sur de plus petits exploitants détenteurs de permis au Québec.

On sait que la famille Desmarais est un des grands décideurs au sein de Total et que cette entreprise fait partie des entreprises voyous qui, au mépris du droit international, fait affaire avec la Birmanie.


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Auteur : Gilles Bourque

L’OPPOSITION AU GAZ DE SCHISTE S’ETEND

 

Postée le 09/01/2011 à 15h06


"Les lourds investissements qui iront à la recherche et à l’extraction du gaz de schiste, c’est autant de millions, voire de milliards d’euros en moins pour l’efficacité et la sobriété énergétique, les énergies renouvelables, les modes de transports alternatifs, la relocalisation de l’économie"


Plusieurs compagnies pétrolières ont obtenu des permis de recherche pour pouvoir extraire du gaz de schiste en France. Europe écologie – Les Verts demande l’arrêt de toute prospection.

Les gaz de schiste, dont la production a fortement augmenté ces dernières années aux États-Unis, sont contenus dans des roches sédimentaires argileuses. Également appelés gaz « non conventionnels », ils ne peuvent pas être exploités avec les modes de production classiques et provoquent une pollution colossale.

Pour les extraire, les compagnies pétrolières doivent fracturer la roche avec de l’eau à haute pression mélangée avec des produits chimiques cancérigènes et mutagènes.

Ce procédé détruit des espaces naturels et pollue les nappes phréatiques. De plus, l’extraction provoque des échappées de gaz toxiques (ex : NOx) et peut conduire à des pollutions radioactives.

L’exploitation des gaz de schiste était encore impensable il y a une dizaine d’années. Trop couteuse, trop dangereuse et trop destructrice de l’environnement, l’extraction des gaz de schiste est en train de devenir rentable à cause de la raréfaction et de l’augmentation des prix des énergies fossiles.

Aujourd’hui Total prévoit d’investir 37,8 millions d’euros dans le Sud-Ouest de la France, une compagnie australienne souhaite exploiter des territoires dans le Nord-Pas-de-Calais et GDF-Suez a aussi montré son intérêt. Il y a aussi des permis en Ile-de France, notamment en Seine et Marne.

Avec cette usine à gaz de schiste, en plus de son caractère polluant, c’est encore une fois la transformation de notre modèle énergétique qui est remise en cause.

Les lourds investissements qui iront à la recherche et à l’extraction du gaz de schiste, c’est autant de millions, voire de milliards d’euros en moins pour l’efficacité et la sobriété énergétique, les énergies renouvelables, les modes de transports alternatifs, la relocalisation de l’économie …

La question de notre modèle de développement prédateur est clairement posée.
L’exploitation des gaz de schiste est polluante du berceau à la tombe et représente une fuite en avant irresponsable tout comme il est irresponsable de continuer à prospecter des fossiles.

« Essorer la terre » jusqu’à la dernière goutte, tel est l’objectif qui se cache derrière ce projet. Malgré les discours très verts à Cancun ou à Nagoya, certains ne reculent devant rien pour pouvoir satisfaire la boulimie destructrice d’une minorité sans se soucier des générations futures.

Un fois de plus, on veut faire du futur la poubelle du présent. Le développement du gaz de schiste est favorisé par une réglementation extrêmement souple. Là où il met des bâtons dans les roues du photovoltaïque et de l’éolien, l’État, en totale contradiction avec les engagements du Grenelle de l’environnement, fait la promotion d’énergies polluantes.

Europe écologie – Les Verts demande le gel immédiat des prospections et la suspension des permis de recherche de gaz de schiste sur l’ensemble du territoire français


Notre Association défend les droits de l'Homme et de toutes les espèces vivantes. Elle est APOLITIQUE!


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Auteur : Europe Ecologie - Les Verts









LE LARZAC EN LUTTE CONTRE LE GAZ DE SCHISTE

 

Postée le 05/01/2011 à 23h51


La contestation prend de l’ampleur contre les permis d’exploration de gaz de schiste, accordés dans le Sud de la France.

Mi-décembre, le député européen José Bové a demandé un gel des prospections sous le plateau du Larzac et dans les autres départements concernés.

Le 20 décembre, trois cent personnes ont décidé de constituer un « comité de vigilance », lors d’une réunion à Saint-Jean-du-Bruel (Aveyron).

Elles ont demandé aux communes impliquées de prendre des arrêtés municipaux – similaires aux arrêtés anti-OGM – pour empêcher les forages.

Le 3 janvier, le conseil municipal de Sainte-Eulalie-de-Cernon (Aveyron) a voté à l’unanimité une demande de moratoire.

Les permis d’exploration ont été délivrés – dans l’indifférence quasi-générale – en mars dernier par le ministère de l’Environnement.

Le « permis de Nant » (Aveyron), attribué au groupe américain Schuepbach Energy, allié avec GDF-Suez, autorise pour 3 ans des forages sur une zone de 4.400 km² dans la région.

Le groupe Total a obtenu un permis de prospection de 5 ans sur une surface équivalente, du sud de Valence au nord de Montpellier, en passant par le Parc national des Cévennes, et le groupe suisse Mouvoil un permis autour d’Alès (Gard). Total a déjà annoncé son intention d’investir 37,8 millions d’euros dans ce projet.

Les opposants demandent un débat public sur ces projets. « La ruée des firmes gazières sur les Cévennes et le Larzac laisse présager un nouveau combat fondamental pour la sauvegarde de nos ressources naturelles », a déclaré José Bové.

Les élus de Sainte-Eulalie-de-Cernon estiment que l’exploitation des gaz de schiste constituerait une destruction programmée du territoire. Les gisements convoités sont situés au cœur des ressources d’eau potable du Larzac.

Les méthodes d’extraction très polluantes du gaz de schiste, par fragmentation hydraulique, nécessitent de multiples forages, parfois très près des habitations, et de grandes quantités d’eau.

Outre le risque d’explosions près des habitations, cette exploitation peut entraîner des déversements toxiques de produits chimiques et une contamination des eaux souterraines.


Autre article :

Les inspecteurs du ministère des Ressources naturelles du Québec ont découvert des fuites dans 19 des 31 puits de gaz de schiste qu'ils ont inspectés.

C'est ce que dévoilent des documents du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) disponibles sur le site Internet de l'organisme.


Suite : Des fuites de gaz de schiste dans 19 puits sur 31 inspectés au Québec!


Voir la vidéo


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Auteur : Agnès Rousseaux











GAZ DE SCHISTE : LA RESISTANCE S'ORGANISE

 

Postée le 23/12/2010 à 21h42


Titre initial : Gaz de schiste : la résistance s'organise contre les prospections autorisées dans les départements du sud


La mobilisation s'organise contre les autorisations de prospection de gaz de schiste ("shale gaz") accordées par le ministre de l'Ecologie dans plusieurs départements du sud de la France.

300 personnes créent un comité de vigilance
Lundi dernier, environ 300 personnes se sont réunies à Saint-Jean-de-Bruel, une commune située aux confins des départements de l'Aveyron, du Gard et de la Lozère.

Les protestataires ont décidé de constituer un comité de vigilance parce qu'ils craignent les conséquences écologiques de l'exploitation des gaz de schiste : contamination des nappes phréatiques par les produits chimiques utilisés, consommation très importante d'eau, pollution en surface par les eaux usées, dégradation du paysage et du cadre de vie des habitants.

José Bové, député européen (Europe Ecologie) a demandé le gel de ces autorisations, notamment pour sauvegarder le Larzac.

La ruée vers le gaz de schiste

Les gaz de schiste sont une ressource dite "non conventionnelle" de gaz naturel. Pour libérer les gaz de leur gangue minérale, les roches sont fracturées par l'injection d'un liquide à haute pression.

Ces techniques sont employées massivement aux Etats-Unis et les réserves mondiales sont gigantesques alors que celles du gaz naturel "classique" risquent de diminuer en parallèle avec celles du pétrole.

Les prix mondiaux du gaz sont d'ailleurs orientés à la baisse à cause de l'exploitation des gaz de schiste, contrairement à ce qui se passe en France où le prix du pétrole est indexé sur celui du pétrole.

Plusieurs permis ont été accordés

Plusieurs permis de prospection ont été accordées :

- le permis de Montélimar (Drôme) pour cinq ans sur environ 4 000 km² au groupe Total, qui cimote y investir près de 40 millions d'euros ;

- le permis de Nant (Aveyron) pour trois ans, sur une zone équivalente, au groupe américain Schuepbach Energy ;

- le permis d'Alès (Gard) a été attribué au Suisse Mouvoil sur une zone moins étendue ;

- trois autres permis ont été déposés dont celui de Nîmes, celui de la plaine du Languedoc et celui du Sud-Ardèche.


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Auteur : Rédaction www.maxisciences.com









2010: LES CINQ HISTOIRES QUI AURAIENT MERITE PLUS D'ATTENTION

 

Postée le 22/12/2010 à 15h15


La science n’est pas le sujet le plus populaire des médias.

Pour cette raison, en 2010, bien des sujets d’importance sont passés à peu près en-dehors des écrans radars.

Il y a des exceptions.

Au Québec, le vocabulaire s’est enrichi des gaz de schiste, dont la population en a appris beaucoup sur les aspects scientifiques — et politiques, et économiques.

Aux États-Unis, la marée noire du golfe du Mexique fut elle aussi une saga à l’intérieur de laquelle la science s’est taillée une place de choix.

Mais à côté de ces géants, plusieurs nains auraient mérité davantage d’attention.

Voici donc notre liste — sans prétention — des sujets « sous-représentés » de 2010.

Quelle est la vôtre?


1. Les ficelles reliant les « événements extrêmes »

La vague de froid qui vient de frapper le centre des États-Unis et les tempêtes qui viennent de frapper l’est du Québec font partie d’un même ensemble, que les météorologues peinent encore à décoder.

De même, cet été, entre les inondations majeures du Pakistan et les canicules en Russie, il y avait un lien direct.

Pas facile pour les médias d’écrire là-dessus, parce que ça nécessite des explications sur les courants atmosphériques, la « circulation moussonique » et autres airs très humides qui s’en vont vers l’intérieur des terres... ou le contraire.

Toutes choses qui semblaient bien triviales tandis que les morts s’alignaient au Pakistan.

Mais ces liens nous révèlent combien le mot « mondialisation » ne devrait pas être utilisé seulement en économie.

Les événements climatiques majeurs au-dessus d’un pays en ont toujours nourri d’autres, parfois à des milliers de kilomètres.

Or, à l’heure du réchauffement climatique, ces événements dits « extrêmes » risquent de se produire de plus en plus souvent.


2. Le quart de la nourriture produite dans les pays riches est gaspillée

Cette statistique, publiée en juillet par deux chercheurs de l’Université du Texas, constitue le genre de « découverte » qui paraît dans une revue scientifique et après laquelle on tourne la page.

Un chiffre, dans un long concert de chiffres.

Mais celui-ci ouvre la porte à beaucoup plus.

(...)


3. Le plancton affecté par le réchauffement

Le réchauffement climatique est une bête dont les effets ne seront perceptibles qu’à long terme.

Aucun climatologue n’osera par exemple affirmer que les inondations majeures au Pakistan en sont la cause : ce n’est qu’après 10 ou 20 ans de tels événements qu’on pourra en être sûr.

Or, les psychologues le savent bien : l’humain ne s’inquiète que pour des menaces immédiates.

C’est pourquoi le recul du phytoplancton depuis 1950 constitue un événement important.

Non seulement peut-on pour la première fois établir une corrélation entre le déclin d’un être vivant et le réchauffement, mais en plus, ce déclin n’est pas rien : la masse de cet organisme microscopique aurait diminué de 40% depuis un demi-siècle.

(...)


4. Tests sanguins pour Alzheimer

Bien que l’Alzheimer soit connu depuis près d’un siècle, l’absence de traitement témoigne combien nous sommes encore largement ignorants de ce qui gouverne notre cerveau.

Ici, ni protéines ni gènes qu’il serait possible d’activer ou d’éteindre pour empêcher cette maladie dégénérative de frapper —et de frapper de plus en plus souvent, à l’heure où la population vieillit, dans les pays occidentaux.

(...)


5. L’assèchement du sud-ouest de l’Amérique

Même les médias de là-bas (Californie, Arizona, Nouveau-Mexique, Nevada) en parlent peu et pourtant, c’est une catastrophe... économique qui se dessine : si le niveau d’eau du réservoir artificiel, appelé le lac Mead, continue de descendre pendant un an ou deux encore, il atteindra un niveau jamais vu.

Dans un premier temps, cela pourrait signifier la mort de nombreuses communautés agricoles, parce que les autorités devront, littéralement, leur couper le robinet :

toute cette région était, avant la construction du barrage Hoover sur la rivière Colorado, semi-désertique. (...)


Pour lire la totalité de cet article, cliquer sur "Source"

 
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Auteur : Pascal Lapointe











PETITION CONTRE L'EXPLOITATION DU GAZ DE SCHISTE

 

Postée le 20/12/2010 à 22h29


Les gaz de schiste connaissent présentement un essor extraordinaire aux États-Unis. En Europe, les compagnies pétrolières commencent à s'intéresser sérieusement à cette ressource de gaz non conventionnels.

Leur exploitation causant une dégradation environnementale incommensurable, les écologistes et environnementalistes sont en alerte. C'est dans une certaine discrétion complice que la course aux gaz de schiste vient de commencer en France.

En Picardie, la société Toreador, le quatrième producteur de pétrole français, et son partenaire Hess devraient ainsi entamer, dès le début de l’année prochaine, un programme de six forages dans une zone supposée riche en huiles de schiste s’étendant sur 779 km2 autour de Château-Thierry (Aisne).

L’américain Schuepbach Energy, associé à GDF Suez, est parti à la découverte de gisements de gaz de schiste en Lozère et en Ardèche où il détient deux autorisations de recherche sur des zones de 931 et 4414 km2.

Tandis que Total et Devon Energy entendent fouiller une région de 4327 km2 près de Montélimar (Drôme)… Et ce n’est qu’un début. «Plusieurs autres permis d’exploration seront attribués dans les prochains mois», promet Charles Lamiraux, responsable de l’exploration pétrolière française au ministère de l’Energie.

En tout, 65 000 km2 du territoire français seront bientôt livrés aux prospecteurs de gaz et huiles de schiste (Source : Libération)

Qu'est-ce que le gaz de schiste?

Comment est-il extrait du sous-sol?

En quoi cause-t-il une dégradation environnementale désastreuse?

Pourquoi devons-nous tous dire non à l'exploitation du gaz de schiste?

Vous trouverez toutes les réponses dans les liens ci-dessous :

Notre planete.info

ownipolitics



Dites NON! à l'exploitation du gaz de schiste!


Pour signer la pétition, cliquer sur Source ou Lien utile


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GAZ DE SCHISTES – BIENTOT DES FORAGES CHEZ NOUS?

 

Postée le 19/12/2010 à 16h51
Gaz de schistes – bientôt des forages chez nous?


Ou comment polluer plus longtemps la planète?



Réunion publique d'information

Lundi 20 décembre 2010 à 20h30

Saint-Jean-du-Bruel (12).

Le 30 mai dernier, le Ministère de l'Écologie décidait d'octroyer à plusieurs compagnies dont Total plus de 4000 km2 pour l'exploration de gaz de schistes autour du plateau du Larzac, malgré la controverse et les dangers entourant cette technique aux États-Unis.

Le gaz de schistes est un gaz naturel contenu dans des profondes roches sédimentaires. Pour exploiter cette énergie fossile et non- renouvelable, il faut recourir à une technique non-conventionnelle, la « fracturation hydraulique». D'énormes quantité d'eau sont alors injectées à très haute pression afin de fracturer la roche et d'extraire le gaz.

Que sont exactement ces gaz de schistes? Quel modèle de développement énergétique et économique se profilent derrière cette nouvelle ruée vers le gaz? Quelles réponses pouvons-nous apporter?

Pour répondre à ces questions, les Amis de la Terre vous invitent à participer à la réunion publique d'information « Gaz de schistes – bientôt des forages chez nous?», le lundi 20 décembre 2010 à 20h30 à la salle polyvalente de Saint-Jean-du-Bruel (12).

La présentation des enjeux liés au gaz de schiste sera suivie d’une discussion générale.

Avec la participation de :

Fabrice NICOLINO / Journaliste

Marine JOBERT / Journaliste

Patrick HERMAN / Paysan - journaliste

Jean-Marie JUANABERRIA / Paysan

José BOVÉ / Eurodéputé

Martine LAPLANTE / Présidente des Amis de la Terre-France

Contact : Aloys Ligault– 01 48 51 18 99



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Auteur : Les Amis de la Terre












GAZ DE SCHISTES : UNE BATAILLE MONDIALE D'AMPLEUR INEDITE

 

Postée le 18/12/2010 à 22h41


Titre initial : Gaz de schistes : une bataille mondiale d'ampleur inédite, une nouvelle catastrophe pour l'environnement

Les gaz de schistes connaissent présentement un essor extraordinaire aux États-Unis. En Europe, les compagnies pétrolières commencent à s'intéresser sérieusement à cette ressource de gaz non conventionnels.

Leur exploitation causant une dégradation environnementale incommensurable, les écologistes et environnementalistes sont en alerte.

C'est dans une certaine discrétion complice que la course aux gaz de schistes vient de commencer en France. Situation cornélienne : son exploitation pourrait nous assurer une indépendance énergétique tout en nous coutant un cuisant désastre environnemental.

Sachant que nos caprices économiques se conjuguent à une incurable myopie écologique, l'issue ne fait hélas aucun doute.

Gaz de schistes : kézako ?

C'est un gaz naturel dont le berceau se situe dans des roches mères organiques, comme les schistes noirs à grain fin.

Les prémices de la formation d'un gaz naturel sont la photosynthèse, processus selon lequel les végétaux utilisent l'énergie solaire pour transformer le dioxyde de carbone et l'eau en oxygène et en hydrates de carbone.

Au fil de la genèse et de la surcharge sédimentaire, ces hydrates de carbones générés par l'enfouissement des végétaux et de leurs résidus ingérés par les formes animales, se transforment en hydrocarbures sous l'effet de la chaleur induite par la pression.

Cette quasi-percolation incite une majeure partie du gaz naturel à migrer des roches mères vers des roches plus poreuses tels le grès et le calcaire.

On nomme « gaz de schistes » ceux demeurant dans des roches sédimentaires argileuses très compactes et très imperméables, tels les schistes, et qui renferment au moins 5 à 10 % de matière organique.

Une autre théorie presque oiseuse et dite inorganique avance l'hypothèse que les hydrocarbures ne sont pas issus de matières vivantes enfouies, mais auraient été emprisonnés dans la Terre lors de sa formation.

(...) Les réserves mondiales représenteraient quatre fois les ressources de gaz conventionnel. De quoi, si on arrivait à les exploiter, changer la donne de la géopolitique liée aux énergies fossiles.

C'est aussi et alors l'occasion pour l'Occident de reprendre la main face à la Russie et aux pays du Sud producteurs de gaz et de pétrole.

Un enjeu faramineux et face auquel le souci environnemental fera pâle figure.

.../...

Une solution écologiquement finale

Ces types de gaz sont dits non conventionnels parce qu'ils ne peuvent pas être exploités avec les modes de production classiques. Ils sont aujourd'hui produits en grande quantité aux États-Unis où ils représentent déjà plus de 10 % de la production gazière contre seulement 1 % en 2000.

.../...

Une telle exploitation ravageuse n'est rendue possible que grâce à la technique de fracturation hydraulique des roches, ainsi qu'à une récente amélioration des méthodes d'extraction, en particulier par forage horizontal.

.../...

Sur le continent européen, les bassins les plus intéressants sont situés en Europe du Nord et de l'Est et plus au sud, notamment en France dans le bassin du Sud-est.

.../...

L'atout d'un ministère de l'écologie, c'est de manier les paradoxes en usant du consensus économique, c'est d'exploiter le patrimoine tout en faisant accroire à sa sauvegarde pérenne, tel l'Office National des forêts qui partout protège les arbres en les coupant.

.../...

La technique de la fracturation hydraulique va à l'encontre de certains engagements arrêtés par le Ministère de l'Écologie qui a pourtant signé l'attribution des permis.

Le Grenelle doit, par exemple, protéger les sources d'eau potables et les écosystèmes sensibles. Le Grenelle doit aussi réduire la gestion des émissions de gaz à effet de serre.

La région choisie étant frappée d'une sécheresse endémique, tout particulièrement en Ardèche et en Drôme, les quantités d'eau à mobiliser sont incompatibles avec le principe de préservation des ressources aquifères énoncé à l'article 27 du même Grenelle.

Suivant notre devise d'exploiter la Terre jusqu'à la moelle, nous allons droit à un emballement herculéen de la si vaste et si complexe machine climatique, et la France ne va pas s'épargner d'y participer.

A la clé : une indépendance énergétique qui vaut bien une catastrophe environnementale finale et réussie.


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Auteur : Rédaction notre-planete.info










LA FRANCE LORGNE SUR LE GAZ DE SCHISTE

 

Postée le 17/12/2010 à 22h06
 
Le gaz de schiste est-il le moyen de demain pour assurer l’indépendance énergétique des nations? En Amérique du Nord, on y croit depuis déjà quelques années. La France s’y met elle aussi petit à petit, malgré les risques environnementaux qui entourent son exploitation…

Le sud de la France s’apprête à trembler, et pas que de peur. C’est en effet dans la partie méridionale du pays que seraient cachés de gigantesques gisements de gaz de schiste, ce gaz « non conventionnel » qui agite de plus en plus d’acteurs depuis quelques semaines. Presque dans l’indifférence générale, le ministère de l’Ecologie a octroyé le 30 mai dernier trois permis d’exploration aux groupes Total, GDF-Suez et Schuepbach Energy pour savoir si, dans une zone de 15 000 km² s’étendant de Montélimar (Drôme) à Montpellier (Hérault), il n’y aurait pas de quoi fournir toute l’énergie nécessaire au pays.

Ecrit ainsi, le gaz de schiste a tout l’air d’être une formidable opportunité. D’un point de vue strictement économique, il pourrait en tout cas permettre à la France de ne plus être dépendante de qui que ce soit pour ses approvisionnements en hydrocarbures. D’un point de vue strictement écologique, le tableau est tout autre.

Car le procédé utilisé pour l’extraire, appelé « fracturation hydraulique horizontale », possède tous les ingrédients pour provoquer des désastres environnementaux à la chaîne. Pas besoin d’attendre l’exploitation effective de ces potentiels gisements pour approcher du désastre, juge Pierre Batellier, porte-parole d’un groupement de citoyens canadiens opposés à l’exploitation du gaz de schiste, pour qui « même l’exploration est loin d’être neutre au plan environnemental ».

Chaque fracturation nécessite il est vrai pas moins de 7 à 15 millions de litres d’eau, auxquels les exploitants rajoutent des produits chimiques dont la composition même est pour partie inconnue du public. Et pour cause : que ce soit au Canada ou aux Etats-Unis, la recette de ces additifs est protégée par le secret industriel.

Et même si l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a sommé en septembre dernier le groupe Halliburton, à l’origine de cette mixture, d’en révéler les composants, le groupe texan n’a jamais voulu céder sur ce point. Question d’habitude, probablement : l’ancien PDG d’Halliburton avait fait voter une loi en 2005 qui empêchait l’EPA d’analyser les eaux utilisées pour les fracturations. Il s’appelait Dick Cheney et n’était autre que le vice-président de George W. Bush.

L’inquiétude grandit sur place

Pour amener ces quantités astronomiques d’eau sur place, les entreprises américaines acheminent des convois de centaines de camions-citernes, avec toute la pollution que cela peut engendrer. Les populations commencent d’ailleurs à s’inquiéter des dégâts potentiels de cette exploitation. On ne compte plus en effet les cas de nappes phréatiques polluées par des composants chimiques, des hydrocarbures voire même des éléments radioactifs. Des conséquences effrayantes qui rappellent une autre technique d’extraction d’hydrocarbures pour le moins contestée, l’exploitation des sables bitumineux…

Chargé de campagne Responsabilité sociale et environnementale des entreprises au sein de l’association des Amis de la Terre, Aloys Ligault fait lui aussi le rapprochement : “Les gaz de schiste se situent au même niveau que les sables bitumineux, toujours plus loin, toujours plus profond, toujours plus sale. Notre environnement mérite mieux que ca! Il est plus que temps de rompre notre dépendance aux énergies fossiles”.

L’eurodéputé José Bové, qui vit dans le Larzac, région particulièrement concernée par ces forages, est tout aussi amer. « même s’ils ont la loi avec eux, ils ne sont pas légitimes », estime-t-il. Car même si les trois groupes concernés ont effectivement obtenu une autorisation d’exploration en bonne et due forme, l’exposition croissante des dangers de cette technique a de quoi inquiéter. Ou révolter.

Les Amis de la Terre et José Bové n’ont pas l’intention de céder. Le 20 décembre prochain, à la salle polyvalente de Saint-Jean-du-Bruel (Aveyron), ils organiseront ainsi une réunion publique d’information « Gaz de schiste – bientôt des forages chez nous ? ». Les hostilités sont lancées…
 

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Auteur : Gwendal Perrin

LE GAZ DE SCHISTE, NOUVEAU POISON ?

 

Postée le 14/12/2010 à 16h07
Le gaz de schiste, nouveau poison ?


Les couches de schiste, de par leur composition feuilletée, renferment d’importantes quantités d’hydrocarbures. Celles-ci ne manquent pas d’intéresser les géants du secteur…

Pour leurs fournitures en hydrocarbures, de plus en plus de pays se tournent vers l’extraction des gaz dits de schiste, une catégorie particulière de gaz naturel. Une manne économiquement séduisante mais potentiellement dévastatrice sur le plan environnemental.

A travers des slides interactifs, nos confrères d’Owni se sont attachés à montrer comment l’exploitation des gaz de schiste, sous son apparente simplicité, dissimule de graves dangers sanitaires pour la population.

Le principe de cette technique est assez basique. On commence d’abord par forer un puits pour atteindre une couche de roche appelée schiste, laquelle se situe entre 2 300 et 3 000 mètres de profondeur.

Ledit schiste est ensuite consolidé avec des coffres en béton et on y place une charge explosive pour fracturer cette couche où se trouve justement le gaz. Reste ensuite à le faire remonter. C’est le rôle du liquide de fracturation, propulsé à 600 bars de pression dans le puits et qui doit pousser le gaz vers la surface.

Une recette aussi secrète que celle du Coca-Cola

Ce liquide suscite bien des interrogations, à plus forte raison parce qu’il est mis au point par la société Halliburton – dont les négligences dans la marée noire du golfe du Mexique ont été pointées par les experts.

(...)

Car c’est sur le chemin de la remontée des gaz que les dégâts peuvent survenir. A chaque fracturation de la couche de schiste, pas moins de 7 à 15 000 m3 d’eau sont nécessaires dans la composition du liquide .

Or la moitié tout au plus remonte à la surface. Des fissures peuvent par ailleurs apparaitre dans le coffre de béton, d’où des échappements de gaz et de liquide de fracturation qui se retrouvent ensuite dans les nappes phréatiques et dans les robinets des habitations…

Chaque fracturation s’accompagne aussi d’une séparation des gaz et de l’eau remontée à la surface. Les gaz recueillis sont alors séparés des autres composants dans un condensateur, ce qui occasionne la fuite de vapeurs d’hydrocarbures – dioxyde de carbone, monoxyde et dioxyde d’azote et autres gaz à effet de serre (GES). La gabegie écologique nécessite enfin la mise en place d’un ballet de centaines de camions, ce qui n’arrange en rien l’état de l’atmosphère…

Malgré tous les secrets et accusations qui tournent autour de cette technique, celle-ci semble promise à un bel avenir. Elle n’est, pour l’heure, que l’apanage de l’Amérique du Nord, mais un projet de prospection géant a été lancé depuis le début du printemps dernier en France, dans une zone s’étendant de Montélimar (Drôme) à Montpellier (Hérault)…

Trois permis exclusifs ont été signés par Jean-Louis Borloo en personne pour explorer 10 000 kilomètres carrés de terres. Une « fleur » aux groupes français Total et à l’entreprise américaine Texan Schuepbach.

Montée des doutes

De l’autre côté de l’Atlantique, l’Agence américaine de protection de l’environnement a esquissé un début de révolte en demandant à un producteur de gaz de schiste, Range Resources, de fournir de l’eau potable à de nombreuses personnes dans le Texas, en raison de la pollution de la nappe aquifère dans cette région, une responsabilité sans surprise rejetée par l’intéressé.

Le Colorado, autre Etat où la technique se développe, voit de son côté son sol criblé de points blancs, symbolisant tous les puits de gaz de schiste qui se développent – à peu près un tous les 200 mètres !

Le Canada, lui, s’interroge sur la viabilité économique et écologique de cette invraisemblable entreprise. Les terres de l’Alberta, déjà mises à très rude épreuve avec les gisements pétroliers des sables bitumineux, n’échappent cependant pas à son extension.

(...)

Si cette technique s’étend dans nos contrées, elle ne manquera pas de transgresser quelques règles, le Grenelle de l’environnement ayant fixé pour objectif de « garantir l’approvisionnement durable en eau de bonne qualité propre à satisfaire les besoins essentiels des citoyens ».

Un point capital qui entre en contradiction avec les pratiques des acteurs du gaz de schiste, ce à trois niveaux : l’utilisation de quantités astronomiques d’eau pour les différentes fracturations, la pollution des nappes phréatiques en raison des fissures et, plus localement, la sécheresse endémique qui frappe la Drôme et l’Ardèche.

(...)


Lien source corrompu


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Auteur : Gwendal Perrin













QUEBEC : L’OPPOSITION CITOYENNE CONTRE LES GAZ DE SCHISTE S’ORGANISE

 

Postée le 14/12/2010 à 15h56


Saviez-vous qu’il y avait au moins 25 comités de citoyens qui s’opposent à l’exploration et à l’exploitation des gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent? Personnellement, je ne savais pas qu’il pouvait y en avoir autant.

Mais, c’est ce qui s’appelle une force de frappe éparpillée. Plus maintenant. Hier, malgré la tempête qui frappait le Québec, les représentants de 25 comités se sont réunis à Drummondville dans le Centre-du-Québec. Leur objectif : établir une stratégie pour faire reculer le gouvernement.

Pour établir une telle stratégie qui soit un tant soit peu efficace, il faut former un comité interrégional. L’assemblée de 45 personnes, réunie au Best Western Hôtel Universel, a formé ce comité avec 11 délégués des comités de citoyens.

«Il y a beaucoup d'actions qui se font un peu partout. On essaie de regrouper, de coordonner ça pour qu'il y ait une mobilisation générale populaire», a expliqué l'instigateur du projet, Serge Fortier au journal Le Nouvelliste de Trois-Rivières. Monsieur Fortier est également membre du comité de vigilance sur les gaz de schiste Lotbinière-Bécancour.

Étaient également présents à cette rencontre, deux avocats qui fournissaient des conseils juridiques aux gens présents. La raison de leur présence est de valider les actions de contestation pour qu’elles demeurent dans la légalité.

Mais il y avait aussi la possibilité de faire affaires avec les tribunaux afin d’obtenir des injonctions qui arrêteraient l’exploration pour trouver du gaz de schiste. Pour ces citoyens engagés, l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste est un dossier qui a été mal conduit sur le plan politique et juridique.

Les citoyens réunis à Drummondville disent représenter des citoyens qui se sentent insultés par le gouvernement Charest qui refuse un moratoire, le temps de mieux connaître ce qu’est le gaz de schiste et de rassurer la population.

La fuite en avant du gouvernement inquiète. Et la plus grande inquiétude provient de la contamination possible des nappes phréatiques par l’exploitation du gaz de schiste. On craint aussi une baisse de valeur foncière des propriétés.

«Nous ne sommes pas dupes. L'industrie est là pour s'implanter, exploiter, faire des profits et nourrir leurs actionnaires, point! La balance ils s’en foutent!», selon Monsieur Fortier cité par Le Nouvelliste.

Est-ce que chaque village aura son comité de citoyens contre le gaz de schiste? C’est ce dont rêve monsieur Fortier. D’ici là et d’ici à ce que le Bureau d’audience publique sur l’environnement se prononce dans ce dossier, le nouveau comité interrégional va organiser des manifestations contre l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste.



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Auteur : Ricardo Codina - LA VIE RURALE - DRUMMONDVILLE













POLLUTION : FAIS SAUTER UN PUITS DE GAZ DE SCHISTE POUR VOIR!

 

Postée le 09/12/2010 à 18h27


Pour mieux comprendre les risques liés à l'exploitation des gaz de schiste, Owni vous propose de « fracturer » vous-même un puits avec une application interactive.


« Du sable, de l'eau et de la pression. » Sur le site officiel d'Halliburton, la recette de l'extraction des gaz de schiste ressemble à celle d'un pâté de sable.

Le mélange original n'en était peut-être pas loin quand il a été injecté pour la première fois par la compagnie en 1947 pour remuer le fond des puits de pétrole ou de gaz du champs de Hugoton au Texas afin d'en extraire les dernières gouttes.

Mais ses derniers perfectionnements dans les années 80 et 90 ont poussé la technique de « fracturation hydraulique » à des degrés de raffinement qui confinent au secret défense : interrogé par l'Agence de protection de l'environnement américaine, le géant des hydrocarbures a refusé de livrer la recette de sa potion magique, soupçonnée par les autorités sanitaires d'avoir empoisonné les réserves d'eau potable aux abords de certains puits d'extraction de gaz de schiste utilisant sa technique.

Pour toute aumône aux curieux, Halliburton livre une dizaine d'ingrédients, dont trois types de sables et de l'eau, sur son site internet. Mais, comme pour le Coca, la touche qui fait la différence manque à l'énumération.

De simple système « d'activation » des puits de pétrole et de gaz, cette technologie, alliée à des matériaux souples résistant à de très hautes pressions et à de nouveaux systèmes de forages horizontaux, a rendu accessible les immenses réserves de gaz contenues dans les couches de schiste, dissimulées à 1 200, 2 500 et parfois même 3 000 m sous la surface de la Terre.

Présents quasiment partout sur la planète, ces gisements de milliers de milliards de mètres cubes de gaz représentent une autonomie énergétique potentielle pour les pays… et une manne de contrats pour Halliburton et ses concurrents, Schlumberger ou Baker Hughes.

A la sortie du puits : CO2, NOx et autres gaz à effet de serre

Pour chaque puits, le principe est le même :

* les ingénieurs creusent les fondements du puits,
* installent un coffre de béton,
* commence un forage vertical de 30 cm de diamètre jusqu'à plus de 1 200 m de profondeur avant de « couder » le forage qui avance, horizontalement, dans la couche de schiste censée renfermer du gaz.

Après avoir fait exploser une charge au fond du puits, les ingénieurs y injectent à très haute pression un mélange d'eau, de sable et de divers produits chimiques facilitant le processus : propulsé à 600 bars (deux fois la puissance d'une lance à incendie Cobra), le liquide écarte les fissures formées par l'explosion que le sable garde ouvertes pour en faire échapper le gaz qui remonte avec la moitié du liquide (le reste étant capturé par la roche).

Pour chacune de ses fracturations, 7 à 15 000 m3 d'eau sont nécessaires, dont seulement la moitié remonte à la surface. Or, c'est justement sur le chemin du retour que les dégâts peuvent survenir.

A peine sorti, le gaz est injecté dans un séparateur qui le dissocie de l'eau remontée du puits avant d'être pompée vers un condensateur, sorte d'immense réservoir de 40 000 à 80 000 litres. Le gaz y est séparé de ses autres composantes, laissant échapper des vapeurs d'hydrocarbures : CO2, NOx et autres gaz à effet de serre.

Autant de polluants dont la dispersion dans l'air était inconnue avant les travaux du professeur Al Armendariz du département d'ingénierie civile et environnementale de l'université méthodiste de Dallas.


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Auteur : Rue 89














GAZ DE SCHISTE: IL FAUT UNE REGLEMENTATION SEVERE ET VITE!

 

Postée le 05/12/2010 à 17h16


Des têtes de puits de forages qui explosent. L'eau des robinets qui prend feu dans des résidences au contact d'une flamme de briquet. De l'eau devenue insalubre parce que du gaz naturel (méthane) s'est mélangé à l'eau des puits artésiens.

Voilà quelques-uns des nombreux problèmes environnementaux subis par des habitants du village de Dimock dans le comté de Susquehama, en Pennsylvanie, à la suite du forage de puits par des compagnies à la recherche de gaz de schiste, appelé plus précisément gaz de shale.

C'est ce qu'ont pu voir dernièrement les téléspectateurs québécois dans l'émission Découverte diffusée par la Société Radio-Canada.

Éviter les même erreurs

Dans le but d'éviter de reproduire au Québec les mêmes erreurs, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) aurait tout intérêt à entendre ces résidents de l'État de la Pennsylvanie confrontés à ces graves problèmes.

Le secrétaire à l'Environnement de la Pennsylvanie a d'ailleurs affirmé qu'il va promulguer dorénavant des réglements beaucoup plus sévères à l'endroit des compagnies exploratrices.

Pour sa part, le gouverneur de l'État de New York a décidé d'agir plus rapidement en décrétant un moratoire d'exploration pour mieux encadrer les pratiques des compagnies dont le seul but, rappelons-le, est de rentabiliser au plus vite leurs investissements tout en enrichissant leurs actionnaires, malgré les conséquences désastreuses sur la population et l'environnement.

Impartialité et équité

Jusqu'ici, dans le cadre des audiences du BAPE, un représentant de la Pennsylvanie nettement en faveur de l'exploitation des gaz de schiste a été appelé à témoigner.

Toutefois, aucun des habitants du village de Dimock dans le même État n'a été convoqué devant les membres du BAPE pour expliquer les désagréments qu'ils vivent quotidiennement suite aux forages des compagnies.

Si le BAPE, qui relève du ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, M. Pierre Arcand, veut garder toute sa crédibilité et son impartialité, il devrait aussi convoquer des résidents du village de Dimock en Pennsylvanie pour entendre leurs points de vue sur le sujet.

C'est avant tout une question d'équité et de respect de la population. Le fera-t-il? J'en doute fortement.

L'impact des forages sur l'environnement

Devant tous ces faits troublants révélés par Radio-Canada, il est urgent de connaître au Québec l'impact des forages près des habitations et des puits artésiens (la nappe phréatique risque fort d'être contaminée comme comme on a pu le voir en Pennsylvanie).

Il est aussi urgent de connaître l'impact général sur l'environnement et la population des déversements massifs actuels dans des usines municipales de traitement de l'eau résiduelle utilisée pour fragmenter les roches sédimentaires dans les shales gazifères. Eau qui contient de grandes quantités de polluants chimiques et radioactifs.

Un rapport attendu

Le rapport du BAPE est attendu avec impatience en février 2011. C'est à ce moment qu'on pourra vraiment constater s'il se limite à des recommandations générales peu contraignantes pour les compagnies, recommandations que le gouvernement du Québec n'est d'ailleurs pas obligé d'appliquer pour évidemment ne pas déplaire aux investisseurs.

Des questions importantes

Les habitants inquiets des régions concernées par les forages en cours et ceux à venir pour trouver du gaz de schiste ou gaz de shale au Québec devraient pouvoir avoir une réponse claire aux questions fondamentales qu'ils se posent:

- Pourquoi le gouvernement ne force-t-il pas toutes les compagnies concernées à lui fournir et à rendre publique la liste des produits chimiques injectés pour la fragmentation des roches sédimentaires, de même que les concentrations de ces produits rejetés dans les usines de traitement, une fois la fragmentation terminée?

- Y a-t-il une migration verticale vers les nappes phréatiques du gaz transporté dans le conduit principal d'extraction, migration effectuée par des failles naturelles dans la roche avoisinante du conduit principal?

- Quel est le risque de radioactivité des résidus d'eau contenant notamment du radium et du baryum (des éléments radioactifs), résidus transportés par camions dans les usines municipales de traitement d'eau?

- Quels sont les dangers si le gaz libéré s'infiltre ailleurs dans la tête de captage du puits foré?

- Quelle est la distance obligatoire des habitations que doivent respecter les compagnies d'exploration?


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Auteur : André Delage














USA : SOUPCON DE POLLUTION LIEE AU GAZ DE SCHISTE

 

Postée le 29/09/2010 à 18h07
  
L’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) a confirmé, dans un communiqué du 1er septembre, la présence de polluants dans les réserves d’eau potable du village Pavillion dans l’Etat du Wyoming, suspectés d’être liés à l’exploitation du gaz de schiste.

« La présence d’hydrocarbures pétroliers, ainsi que d’autres composés chimiques dans les eaux du sol représente une menace pour l’eau potable », indique l’EPA qui a analysé, en janvier 2010, la présence de plus de 300 substances dans 19 puits d’eau potable de Pavillion situés à proximité de sites d’exploitation de gaz naturel.

Ses résultats ont montré la présence de faibles taux d’hydrocarbures pétroliers, dont du benzène et du méthane, ainsi que d’autres composés chimiques dans 17 des 19 puits. Des taux élevés ont par ailleurs été mesurés dans les eaux du sol, ce qui laisse planer le risque d’une éventuelle migration de la pollution vers l’aquifère souterrain d’eau potable.

Les représentants du gouvernement ont recommandé aux habitants de ne plus consommer l’eau de leurs puits domestiques. L’EPA n’a pas émis de conclusions concernant l’origine de cette pollution.

Elle a toutefois annoncé qu’elle travaillait étroitement avec le gouvernement et EnCana, le producteur canadien de gaz, afin de veiller à l’approvisionnement en eau saine des habitants mais aussi à l’étude de solutions à long terme comme la mise en place de systèmes de traitement des eaux.

L’histoire remonte à 2008, quand des riverains s’étaient plaints d’une détérioration de la qualité de leur eau potable. Une première analyse conduite par l’EPA en mars 2009 avait déjà montré la présence de polluants (méthane, hydrocarbures et composés chimiques) dans 11 puits sur 39, mais à des concentrations indéterminées.

La découverte de cette pollution intervient alors que l’EPA doit bientôt conduire une étude visant à évaluer la sécurité d’une nouvelle technique d’extraction du gaz naturel dite de « fracking » ou de fracturation hydraulique, suite aux craintes d’éventuels effets sur la santé liés à cette technologie, selon Reuters.

Si elles sont confirmées, ces inquiétudes risquent de donner un coup de frein au développement de l’exploitation des vastes réserves de gaz de schiste aux Etats-Unis.

Dans les prochains mois, l’EPA tentera d’identifier les sources de la contamination.
 
 
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Auteur : Sabine Casalonga












CLIMAT - LE GAZ DE SCHISTE SERAIT AUSSI POLLUANT QUE LE CHARBON

 

Postée le 20/09/2010 à 22h12
Note des Unités Carbone : 250 ans de combustion de CO2 en plus!!! Et c'est parti pour 3 à 4°C supplémentaires! On applaudit ! RIDEAU!


Le développement accéléré des gaz de schiste pourrait compromettre le bilan des gaz à effet de serre (GES), dont le Québec se vante partout, car la filière du gaz naturel serait aussi polluante et aussi néfaste pour le climat que le charbon, le pire de tous les combustibles fossiles connus jusqu'ici

C'est ce qu'indique une «évaluation préliminaire» des émissions de GES de la filière des gaz de schiste, consacrée aux émissions cumulatives non seulement de la combustion du méthane extrait des schistes souterrains, mais aussi de toutes les étapes fort complexes et nombreuses, y compris les fuites et les émissions fugitives de gaz, de l'exploration jusqu'aux nombreux forages exigés par cette technique.

Cette évaluation préliminaire a été réalisée par une équipe scientifiques de l'Université Cornell, dans l'État voisin de New York, sous la direction du professeur Robert Howart, un spécialiste en écologie et en biologie environnementale.

Le professeur Howart a précisé hier, dans une entrevue donnée au Devoir, que son étude fera partie du matériel scientifique utilisé par l'Environmental Protection Agency (EPA) dans l'évaluation globale de la filière des gaz de schiste qu'elle a amorcée au cours des derniers mois au niveau fédéral étasunien.

Une étude plus complète, a expliqué le professeur Howart, sera déposée auprès de l'EPA d'ici deux mois. Mais, insiste ce scientifique, ces deux analyses des émissions de GES des gaz de schiste seront toujours basées sur les indices scientifiques présentement disponibles.

«Il faudrait idéalement réaliser une étude en profondeur, qui validerait toutes ces données en les intégrant, a-t-il dit, ce qui prendra du temps et quelques millions.»

Aller de l'avant comme on le fait au Québec dans le cadre de l'audience du BAPE, en se basant strictement sur la documentation disponible sans validation supplémentaire par des études plus approfondies, lui apparait être «pour le moins une position fragile», dit-il.

C'est pourquoi, devant l'ampleur des impacts potentiels d'un développement accéléré de cette filière partout en Amérique, il estime que l'État de New York a fait preuve de «clairvoyance et de prudence» en décrétant un moratoire sur le développement de cette filière, qui pourrait réserver des surprises désagréables.

L'étude entreprise par l'équipe du professeur Howart a calculé que la totalité des émissions associées à l'extraction du méthane des gaz de schiste atteindrait 33 grammes équivalent de CO2 par million de joules d'énergie, comparativement à 20,3 grammes pour des carburants comme le diesel ou l'essence.

Si on ne tient compte que des émissions de GES attribuables à la combustion de ces différents carburants, précise son rapport préliminaire, on obtient des émissions de seulement 13,7 grammes par million de joules pour le gaz naturel, comparativement à 18,6 grammes pour l'essence, 18,9 grammes pour le diesel et 24 grammes pour le charbon. Ces valeurs proviennent du ministère de l'Énergie des États-Unis.

.../...

Or, précise le chercheur, même s'il n'y a pas d'étude exhaustive sur les fuites et les émissions fugitives associées aux multiples forages nécessaires pour extraire les gaz de schiste par la fracturation hydraulique, on estime que ces émissions sont beaucoup plus importantes que celles reliées à l'exploitation des puits et au raffinage du pétrole.

Ainsi, expliquait hier le professeur Howart en entrevue, le méthane extrait des gaz de schiste est 25 fois plus puissant comme gaz à effet de serre que le CO2 si on étale ses impacts sur 100 ans.

Mais, dit-il, le dernier rapport du GIEC précise que, si on tient compte des impacts sur un horizon plus court de 20 ans, une période plus compatible avec la vie utile de la plupart des puits de gaz de schiste, on obtient un pouvoir de captage de la chaleur solaire 72 fois supérieur au CO2, plutôt que 25 fois.

Ensuite, si on retient un facteur de fuites de 1,5 % des quantités extraites du sol, soit ce que retient le gouvernement fédéral des États-Unis dans son propre bilan des GES, on obtient alors des émissions moyennes supérieures à celles de l'essence ou du diesel, ce qui va à l'encontre de l'image projetée par les industriels du gaz.

.../...

En somme, conclut l'étude de cette équipe scientifique, «en tenant compte de toutes les émissions provenant de l'utilisation du gaz naturel, il semble probable que son utilisation soit beaucoup moins attrayante que celle du pétrole et elle n'est pas significativement meilleure que l'utilisation du charbon en ce qui a trait au réchauffement du climat.»


Pour lire l'article en entier, cliquez sur "source de l'actualité"



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Auteur : Louis-Gilles Francoeur













GAZ DE SCHISTE : BIENVENUE EN ENFER !

 

Postée le 20/09/2010 à 13h20
Titre original : La Santé publique enquête sur les impacts sanitaires

Dans un geste qui semble précipité, le ministère de la Santé a demandé à ses experts de préparer un rapport sur «les impacts sanitaires liés à l'exploration et à l'exploitation des gaz de schiste au Québec», a appris La Presse.

Ce mandat, donné le 13 septembre, doit aboutir sur un «document de travail» vers la mi-octobre, selon Nathalie Lévesque, porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

.../...

Pendant ce temps, l'industrie tente d'endiguer la vague d'opposition qui s'est levée dans les dernières semaines en jouant la carte de la transparence.

La firme Questerre a dévoilé la liste des produits qu'elle utilise dans ses forages.

Elle énumère 12 produits mélangés à l'eau de fracturation, à des concentrations variant de 0,048% à 0,00002%.

Cette firme albertaine, active dans l'exploration gazière au Québec depuis 20 ans, a fait un forage à Saint-Jean-sur-Richelieu en 2008.

Les concentrations de produits chimiques qu'elle révèle permettent de faire des calculs pertinents compte tenu des volumes d'eau utilisés pour chaque opération de fracturation, note Claude Viau, spécialiste en santé environnementale à la faculté de médecine de l'Université de Montréal.

«Par exemple, dit M. Viau, si on prend le polyacrylamide, la concentration peut paraitre faible, à 0,048%, mais si on utilise 10 millions de litres d'eau, ça donne quand même 4,8 tonnes de produit.»

Et si l'entreprise insiste sur le fait que le polyacrylamide est «utilisé dans les jouets, les couches, les verres de contact et la chirurgie esthétique faciale», elle ne précise pas que cette substance peut se transformer en acrylamide, qui a des effets néfastes pour la santé, note M. Viau.

Inquiétudes pour l'air

Le nombre de 12 produits contraste avec la liste de près de 1000 composés établie dans une nouvelle recherche scientifique sur la question.

Cette étude de Theo Colborn, spécialiste réputée de l'impact de la pollution chimique sur la santé, compile pour la première fois les données sur les produits chimiques utilisés par l'industrie gazière.

Ses conclusions: les dangers de contamination de l'eau par l'industrie gazière monopolisent l'attention, mais il faudrait en outre s'inquiéter pour l'air.

Mme Colborn et son équipe ont colligé une liste des produits utilisés pour le forage et la fracturation des puits de gaz dans huit États américains.

Ses sources sont les déclarations des entreprises, obligatoires dans certains États, bien qu'avec une rigueur variable, ainsi que des rapports d'accidents et des rapports d'agences fédérales américaines.

La recherche de Mme Colborn doit paraitre prochainement dans une revue scientifique, l'International Journal of Human and Ecological Risk Assessment.

Elle a recensé près de 1000 composés faits d'au moins 632 produits chimiques différents.

De ce nombre, seulement 353 étaient décrits avec suffisamment de précision pour que leur risque pour la santé soit évalué.

Une exposition chronique à 52% de ces produits causerait une atteinte au système nerveux; 46% d'entre eux nuisent au système cardiaque; 40% au système immunitaire.

Dans 25% des cas, les produits sont des cancérigènes connus.


«Notons que 37% des produits peuvent porter atteinte au système endocrinien, qui englobe plusieurs organes, dont ceux nécessaires à la reproduction et à la croissance», précisent les chercheurs.

La recherche ajoute que 37% des produits sont volatils, c'est-à-dire qu'ils s'évaporent facilement et ne peuvent être contenus aisément sur le site du forage.

En proportion, les composés volatils sont plus nombreux (81%) à nuire au système nerveux.

«Les porte-parole de l'industrie ont affirmé qu'il n'y a pas à s'inquiéter parce que les concentrations utilisées sont faibles, note-t-on.

En dépit de cela, on connaît mal les mécanismes de contamination pour des concentrations inférieures à une partie par million, et plusieurs des produits de la liste ne devraient pas être ingérés, peu importe la concentration.

Plusieurs systèmes vitaux, dont le système endocrinien, sont extrêmement sensibles à de très faibles doses de produits chimiques, de l'ordre d'une partie par milliard ou moins.»

Cette recherche a des limites, dit M. Viau, «C'est un bilan intéressant, mais c'est agaçant de voir une liste des produits sans les concentrations pour juger de leur toxicité», dit M. Viau.

Mais, dit-il, l'étude de Mme Colborn a le mérite de montrer que le sujet est d'une «grande complexité».

Cela fait craindre pour le sérieux du travail de la Santé publique, dit M. Viau.

.../...


Pour lire la totalité de cet article, cliquer sur "Source"


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Auteur : Charles Côté













GAZ DE SCHISTE : LE BAL DES DEMOLISSEURS DE LA TERRE VA-T-IL DURER DEUX SIECLES DE PLUS?

 

Postée le 20/09/2010 à 13h19
Titre original : Le "gaz de schiste" : l'énergie qui pourrait remplacer le pétrole ?


Une nouvelle énergie pourrait remplacer le pétrole.

Elle est encore très peu connue en France mais aux Etats Unis elle est considérée comme un nouvel eldorado.

Il s'agit d'un gaz, le "gaz de schiste".

Les réserves de la planète permettraient de nous chauffer et de nous éclairer pendant 250 ans : Pour les uns, c'est l'avenir de l'humanité, pour les autres, une catastrophe écologique.

La chronique de Virginie Garin.


Pour écouter la suite de cet inquiétant reportage audio (1'39), cliquer sur "Source" puis sur "C'est notre planète" du 20 septembre 2010.


En savoir plus sur le gaz maudit qui achèvera notre environnement et fera grimper la température terrestre de 2 à 3°c supplémentaires,
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Auteur : Chronique de Virginie Garin
Source : www.rtl.fr
 Anne Esperet

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