Le 19 septembre 2006 : Un travail bénévole de S. M. que nous remercions vivement.

TOUT EN BAS! Ascenseur express

La France a-t-elle abandonné La Guyane ?

 

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 31 janvier 2007

Par Pierre R., le 5 mars 2007

« La biodiversité constitue un enjeu aussi important que les changements climatiques, lesquels aggravent son érosion. Sa protection nécessite qu'elle soit prise en compte dans toutes les décisions politiques de tous les ministères : transports, agriculture, santé, aménagement, ainsi que des moyens accrus pour le ministère de l'écologie » [LE MONDE | 15.02.07]

Un journaliste citoyen d'AgoraVox, Shawfdord, sonnait, le 26 avril dernier, l'alarme suivante : « Le gouvernement français a attribué en 2003 à la multinationale canadienne CAMBIOR une concession pour 25 ans sur une parcelle de forêt située à 45kms de Cayenne pour en extraire de l'or. La menace environnementale considérable en jeu, la mise en danger potentielle des populations amérindiennes vivant à proximité du site et la remise en cause des retombées économiques attendues sont à l'origine d'une mobilisation croissante contre l'exploitation de cette concession ».

Shawford ajoutait le commentaire suivant : « Pour avoir suivi depuis bientôt un mois ce qui se passe sur ces deux espaces d'information et de discussion, je suis rassuré de voir que tout ce qui est recensé et ajouté provient de personnes évitant au maximum tout parti pris orienté, ce qui renforce la valeur de ce mouvement accessible à tous ». [...] Monsieur Shawford formulait le voeu d'une action concertée : « il est même surtout ici possible, grâce à la puissance d'impact du réseau Internet et de ce média citoyen qui peut permettre d'étendre encore la communication sur ce dossier, d'allier dans le même temps information et action ».

Son message a été lu et discuté en moins de 24 heures. Puis plus rien.

Notre journaliste citoyen, Shawford, tenace, est revenu à la charge sur le média citoyen Agora. Cette fois, le 17 octobre dernier dans un article intitulé : Mine d'or en Guyane : le gouvernement repousse le projet.

« Le rapport de la mission de l'Inspection générale de l'environnement et du Conseil général des mines relatif au dossier Cambior, qui a déposé un dossier d'exploitation de mines d'or en Guyane, a été remis le 11 octobre à Mme Nelly Olin, ministre de l'écologie et à M. François Loos, ministre délégué à l'industrie », écrit Shawford. [...] Il rejette en l'état l'autorisation d'exploitation, en raison d'une part, de l'impact non maîtrisé sur la faune et la flore, d'autre part, des conditions de rejet dans le milieu naturel des effluents cyanurés. Enfin, la mission recommande de renforcer les mesures compensatoires ». Shawford émettait - malgré cette bonne nouvelle - des doutes : « Il est en tout cas à souhaiter, sans faire en aucun cas la fine bouche sur le résultat positif obtenu dans le dossier Cambior, que ce ne soit pas l'arbre qui cache la forêt d'un fléau en progression exponentielle. Les surfaces subissant un impact à long terme du fait de l'orpaillage sont passées de 200 ha en 1990 à 4400 ha en 2000, pour atteindre en 2006 plus de 11 500 ha ».

Il soulève également une question des plus troublantes : « la révélation inquiétante - aux yeux du plus grand nombre - du problème de l'orpaillage clandestin, démontrant à cette occasion de façon frappante que l'État est complètement débordé sur cette question, ce qui pose un grave problème de gouvernance et met en danger tout le devenir de la Guyane, notamment vis à vis de ses voisins sud-américains ».

Son message a été lu et discuté en moins de 24 heures. Puis plus rien.

Shawford revient pour une troisième fois à la charge en date du 26 février 2006 avec un article intitulé : L'or de la Guyane : "bombe" du cinquième pouvoir ?

Cette fois-ci Shawford attaque : « La question de l'implantation contestée de mines d'or en Guyane occupe une place infime dans l'actualité de notre paysage médiatique traditionnel (presse, radio, télévision). Or, vu la gravité des différents éléments répertoriés, on pourrait peut-être bien au contraire y voir le prisme de la transgression des règles du jeu démocratique, mise en oeuvre par la marche en avant de la société informationnelle ».

Il révèle même que : « dans un article paru dans l'hebdomadaire La Semaine guyanaise du 27 janvier dernier (merci une fois de plus au membre du collectif or de m'avoir permis d'en prendre connaissance), une première « bombe » est lancée dès l'en tête de l'article : « Depuis des années des sociétés minières exploitent l'or avec la bénédiction de l'État sans avoir l'ensemble des permis requis ». De ces révélations, Shawford conclut : « La DRIRE, si elle veut désormais effectivement faire appliquer la loi (qui depuis 1976 édicte la nécessaire obtention de permis d'exploitation spécifiques), doit « ré »-instruire plus de 70 dossiers soumis à controverse ».

Son message a été lu et discuté en moins de 24 heures. Puis plus rien.

Cela intéresse qui ? Allons-nous regarder mourir La Guyane à petit feu ?

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La Guyane

La Guyane, selon Wikipedia, est à la fois une région et un département d'outre-mer français. Avec ses 86 504 km² de superficie, la Guyane est le plus grand département français. Elle est en outre le seul territoire français et de l'Union européenne du continent sud-américain. La forêt équatoriale couvre la plus grande partie (96%) du territoire. La Guyane a obtenu le statut de département d'outre-mer le 19 mars 1946. Elle reste célèbre pour son bagne où ont été déportés 75 000 prisonniers (dont 3% ont survécu). Sa fermeture a été obtenue, après la Seconde Guerre mondiale, suite à la publication de 27 articles d'Albert Londres.

On dit même que les Sables du Sahara sont en Guyane.

C'est en ces termes que sont valorisés les attraits qu'offre La Guyane aux visiteurs curieux des grandes superficies sablonneuses et de la mer :

« En Guyane vous rencontrerez la nature, la vraie... Ici les animaux vivent libres et la flore peut s'épanouir avec quiétude. A Kaw à l'est de Cayenne, ou à l'ouest, en pays amérindien à Awala Yalimapo, la Guyane vous offre la possibilité de surprendre ou d'épier la vie sauvage avec le moindre d érangement. Les marais de Kaw sont un monde à part, réparti sur 100000 ha de savanes inondées. Véritable réserve naturelle, ils abritent l'une des dernières populations de caïmans noirs dont l'espèce est protégée, ainsi que de nombreux oiseaux d'eau. A250 km de Cayenne, sur l'une des plus belles plages de Guyane, a lieu chaque année, d'avril à juillet, la ponte des tortues luths. La plage des Hattes et la plage de Montjoly sont parmi les rares sites au monde à accueillir ce phénomène naturel. Vous assisterez au fabuleux spectacle de ces énormes tortues marines dont certaines pèsent plus de 600 kg, se hissant péniblement sur le sable pour accomplir un rite instinctif. [...] La Guyane ne pouvait avoir que des fleuves pour frontières : le Maroni à l'ouest marque celle avec le Surinam et l'Oyapock, à l'est celle avec le Brésil. Le fleuve est la voie royale pour pénétrer au plus profond de la forêt amazonienne. Lors d'une remontée ou d'une descente de fleuve, vous allez vivre en toute sécurité, une aventure originale, excitante et enrichissante. Pendant quelques jours de dépaysement total, le fleuve vous offre tour à tour l' étendue de son lit comparable à un lac ou un labyrinthe de rocs et d'eau que sont les rapides appelés « sauts » en Guyane ».

Recouverte à 94 % de forêt équatoriale (15% par des espaces naturels protégés depuis 2002), la Guyane est soumise à un taux d'hydrométrie avoisinant les 90 %. La moyenne des températures est de 27 °C et la pluviométrie est importante, notamment lors de la forte saison des pluies d'avril à juin (environ 3500 mm/an). Quatre saisons dominent :

* la grande saison sèche, d'août à novembre * la petite saison des pluies de décembre à février * la petite saison sèche appelée aussi « petit été de mars » de février à mars * la grande saison des pluies d'avril à juillet.

La Guyane dénombre 185000 habitants (au 1er janvier 2004-INSEE), résidant essentiellement sur la bande côtière, et se caractérisant par une grande diversité ethnique : Créoles (38 %), Métropolitains (10 %), Amérindiens (5 %), Bushinenge -esclaves noirs qui se sont révoltés et enfuis en forêt profonde et sur les fleuves afin de s'y réfugier (6 %), Hmongs (1 %), Chinois (4 %), Antillaise(4 %), immigrée (32 %). Les principales communes sont Cayenne, le Chef lieu, avec 50.395 habitants, Saint-Laurent-du-Maroni avec 19.167 habitants et Kourou 19.074 habitants.

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Cambior - une compagnie bien canadienne

Cambior, sur son site Internet, se définit ainsi : « Cambior est un des plus importants producteurs aurifères au Canada et compte plus de 2 700 employés talentueux répartis dans six mines en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. En

2005, nous avons produit 638 400 onces d'or, et notre production cible de 529 000 onces d'or en 2006 est presque totalement exposée au prix de l'or au marché. La production prévue pour 2006 est moindre que celle de 2005 en raison de la fermeture de la mine Omai en septembre 2005. En 2006, nous investirons 29 millions $ dans notre programme intensif d'exploration et de développement de nos propriétés prometteuses dans le but d'augmenter nos réserves. Avec le lancement du développement de Camp Caïman, 2006 représente pour nous une étape importante vers l'atteinte de notre objectif de production. À moyen terme de 800 000 onces par année et d'une base de réserves de 8 millions d'onces ».

Comme on peut le constater, les enjeux économiques sont considérables.

Un rapport de Cambior indique que, dans le secteur aurifère : « Cambior est un des plus importants producteurs aurifères du Canada. En 2005, nous avons produit 638 400 onces dÂ'or et nous visons une production de 529 000 onces d'or en 2006. La production prévue pour 2006 est moindre que celle de 2005 en raison de la fermeture de la mine Omai en septembre 2005. En 2005, Cambior a généré un bénéfice net record de 20,2 millions $ et des revenus de 368,5 millions $. La majeure partie de ce bénéfice net était généré au cours du quatrième trimestre en raison de la vente du projet Carlota et de la forte performance de Rosebel ».

Situé sur le territoire du parc naturel régional, à proximité de réserves naturelles, selon les spécialistes, camp Caïman représente un site d'une biodiversité hors du commun, abritant des centaines d'espèces de végétaux et d'animaux, notamment les derniers caïmans noirs de la planète. En 2004, la multinationale obtient pour une durée de 25 ans une concession de 30 km2 en pleine forêt primaire. Le projet au Camp Caïman se caractériserait par des carrières de 150 mètres de profondeur et l'utilisation de produits toxiques, en particulier le cyanure.

En octobre 2006, une alerte est lancée au gouvernement de la France : « Le site de Camp Caiman est l'un des sites de Guyane dont la valeur écologique et biologique est la plus élevée. Il abrite 700 espèces de végétaux, dont 18 endémiques, près de 100 espèces de mammifères et 254 espèces d'oiseaux, sans compter des milliers d'insectes. Le site envisage pour la mine d'or a ciel ouvert, couvrant une surface de 30 km² de foret tropicale primaire, c'est-a-dire encore vierge de toute exploitation, était situé à proximité immédiate de la Réserve naturelle des Marais de Kaw-Roura et de la Réserve naturelle Trésor. Il empiétait à la fois sur le domaine du Parc naturel régional de Guyane et sur une ZNIEFF d'importance majeure (Zone naturelle d'intérêt écologique, floristique et faunistique de type 1). Outre les risques très élevés liés à l'utilisation de produits nocifs comme le cyanure ou le nitrate de plomb, la réalisation du projet aurait représenté une menace pour un patrimoine biologique exceptionnel » (Comite français de l'Union mondiale pour la nature (UICN).

Autre voix discordante, celle des Amérindiens Palikurs, qui ont saisi la justice pour dénoncer une convention signée avec Cambior pour faire passer la piste d'accès à la mine par la zone de droit d'usage de la communauté. « J'étais dans les bureaux de Cambior, j'ai signé un document que je n'ai pas compris », raconte le chef coutumier du village Favard, qui se dit analphabète. La convention laisse le contrôle de la piste à Cambior, mais ne contient pas ou peu de contrepartie pour les Amérindiens, malgré les promesses d'emplois et d'équipements que le chef coutumier affirme avoir reçues pour son village. Pour sa part, le collectif Quel orpaillage pour la Guyane ?, un regroupement d'associations de protection de l'environnement, de syndicats et de citoyens, dénonce les risques de pollution au cyanure de la principale prise d'eau potable de l'agglomération de Cayenne sur le fleuve Comté, à une quinzaine de kilomètres en aval de la mine.

Sur le projet d'exploitation de Cambior au Camp Caïman, après deux mois de consultation, un commissaire enquêteur vient de confirmer de sérieuses réserves sur six points, liés à la protection de l'environnement. Ils concernaient en particulier le rejet de cyanure et un dépassement de 10 à 20 fois du taux de rejet autorisé. Le rapport de la mission de l'Inspection générale de l'environnement et du Conseil général des mines, remis à deux ministres du gouvernement de la France, constate un impact non maîtrisé sur la faune et la flore et, d'autre part, des conditions de rejet dans le milieu naturel des effluents cyanurés. Ce rapport recommande donc le rejet en l'état de l'autorisation d'exploitation accordé à Cambior qui se doit de réagir et de réajuster le tir.

Cambior informe les autorités françaises qu'elle se propose de retirer les demandes d'autorisation présentées au titre du code minier et au titre du code de l'environnement et de déposer de nouvelles demandes de permis lorsque les correctifs appropriés auront été incorporés au Projet. La mission française recommande de plus de renforcer les mesures compensatoires. M. Louis Gignac, président et chef de la direction de Cambior, n'a d'autre choix que de déclarer en octobre 2006 : « Nous demeurons confiants de la qualité de notre Projet et entendons corriger de façon diligente les lacunes identifiées par la commission conjointe et soumettre de nouvelles demandes de permis d'ici la fin de l'année ». Il faut dire qu'en annonçant 337 emplois directs dans un département où plus d'un actif sur cinq est au chômage, Cambior a aussi des arguments pour séduire.

Après avoir perdu un temps précieux, la multinationale entend bien décrocher sous peu la totalité des précieuses autorisations et espère exploiter une trentaine de tonnes d'or en 7 ans. A moins que la mobilisation des opposants et/ou les scrutins du premier semestre de l'an prochain ne viennent perturber à nouveau un projet dont les promoteurs pensaient bien qu'il était cousu de fil d'or.

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Y a-t-il quelqu'un à l'écoute ?

Le Décret n° 2007- 266 du 27 février 2007 publié au Journal Oofficiel officialise la création d'un parc national en Guyane dénommé « Parc amazonien de Guyane ». Par cette création, selon l'ICRA , l'état français ne respecte pas les volontés de la grande majorité des communautés amérindiennes et fragilise encore davantage leur survie en tant que peuple distinct.

Lancé au sommet de la terre de Rio, le projet de Parc amazonien de Guyane, rejeté en 1998 par les élus guyanais avant d'être relancé en 2003, est aujourd'hui une réalité. Les campagnes de nombreuses associations de défense des droits des peuples autochtones et de l'environnement n'auront donc pas suffi pour faire entendre la voix des autochtones. Ce parc amazonien qui couvre une superficie de 3,39 millions d'hectares - un tiers de la Guyane - est constitué de zones coeur - 2 millions d'hectares - (où l'activité minière est interdite) et de zones de libre adhésion - le reste du parc - où la pratique minière, notamment l'orpaillage, est autorisée avec tous les dangers que représente cette activité (déjà fortement développée) pour les hommes et leur environnement. Fin décembre 2006, le gouvernement avait annoncé qu'il n'allait pas donner suite aux demandes de modification des limites du futur parc national. ICRA avait alors lancé une campagne de lettre au président de la république afin que soit prise en compte ces ultimes revendications amérindiennes. Malheureusement, même ces demandes à minima ont été rejetées, ce qui laisse augurer un sombre avenir pour les Amérindiens de Guyane.

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Ce n'est que partie remise.

Malgré les efforts consentis, comme ceux de Shawford, sur le média citoyen AgoraVox, malgré les alertes lancées par le Comite français de l'Union mondiale pour la nature (UICN), malgré les appels de Nicolas Hulot et de Hubert Reeves [LE MONDE | 15.02.07] cités en tout début de l'introduction, le danger persiste. C'est clair.

Ce que déplore par-dessus le journaliste Shawford est le fait qu'en pleine campagne électorale, cette question de la survie de La Guyane soit totalement ignorée.

L'État français va-t-il céder aux pressions développement aurifère au détriment de la protection de la biodiversité si riche à La Guyane.

Trop peu de voix s'élèvent au-dessus de la mêlée pour rappeler aux politiciens leur devoir en matière de protection de l'environnement. Trop peu.

 

Ce texte a d'abord été publié à cet endroit:
http://pierrechantelois.blog.lemonde.fr/

 

 

S. M.

S. M., le 23 janvier 2007

Bonobo : Qu'est-ce que c'est que ce binz?Anne Esperet

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