Echelon, les grandes oreilles : pour mieux vous entendre les enfants!

 

Tout en bas! Ascenseur express

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète Terre

Toutes nos conversations téléphoniques sont écoutées par des oreilles indiscrètes et automatiquement triées par des ordinateurs ultra-puissants.

  • Echelon pour mieux vous entendre, les enfants!

  • La résistance sort de l'ombre : Les progrès technologiques offrent de puissants moyens de surveiller les citoyens. Mais la riposte s'organise.Echelon

  • Echelon face à la vigilance des citoyens
    : Le réseau Echelon, capable d'intercepter toutes les communications, dénoncé!

 

https://www.terresacree.org/echelon.htm - sos-planete@terresacree.org - Porte - Suite

 

Le saviez-vous : il existe deux autres télescopes US du type d'Hubble, mais ils sont militaires et regardent vers la Terre. Pour mieux vous voir, les enfants!

Echelon, un réseau d'écoute mondial

http://www.cite-sciences.fr/webmag/mai/webmagazine/reperes/pages/repe05.htm

Echelon utilise des dizaines de satellites en orbite, ainsi que des dizaines d'antennes géantes au solLes 22 et 23 février 2000, le Parlement européen examinait un rapport sur le fonctionnement d'un réseau d'écoute anglo-saxon baptisé Echelon

Créé aux états-Unis pendant la guerre froide pour l'interception des transmissions militaires ou diplomatiques, Echelon est un réseau capable de surveiller toutes les télécommunications mondiales (appels téléphoniques, télécopies, messages transmis par Internet).

L'agence responsable de ce programme, la NSA (National Security Agency) emploie en Virginie 38 000 personnes, qui traitent les informations interceptées via des dizaines d'ordinateurs Super Cray. Celles-ci sont décryptées puis filtrées grâce à des dictionnaires de mots-clés performants. Des surveillants des services secrets sélectionnent les messages intéressants et les envoient au gouvernement américain. D'où l'information part ensuite vers les services spéciaux américains ou étrangers et certaines entreprises.

Selon la NSA, ce réseau a pour seule mission de sécuriser les communications des Américains. Mais il est aujourd'hui soupçonné d'espionnage industriel. Quant à nos conversations privées, elles lui sont également accessibles.

L'un des maillons essentiels du réseau anglo-saxon échelon, Benhall Site, est situé à Cheltenham (Grande-Bretagne).

 

Comment fonctionnent ces " Grandes oreilles "

120 satellites espions et quelques sous-marins interceptent les messages circulant entre satellites ou dans des câbles placés sous l'océan (des manchons équipés de bobines sont placés sur les câbles et captent les champs magnétiques émis à l'intérieur).

Ce rôle trouble d'Echelon dans l'espionnage industriel est sérieusement suspecté par Bruxelles depuis septembre 1998. A cette date, le STOA (Scientific and Technological Option Assesment) pour la fondation Omega de Manchester publie un premier rapport sur ce réseau. L'espionnage des communications n'est pas nouveau et la NSA est depuis longtemps réputée dans le domaine. Mais cette fois l'ampleur de l'organisation est inédite : Echelon informerait non seulement des entreprises aux états-Unis mais également au Canada, en Grande-Bretagne, en Australie et en Nouvelle Zélande. Des bases d'écoute seraient installées dans ces pays mais aussi au Japon et en Allemagne. La Norvège, la Corée du Sud ainsi que la Turquie recevraient, elles aussi, des informations selon une étude de la free Congress Research and Education Foundation qui siège à Washington.

La NSA a envoyé aux membres du Congrès un courrier dans lequel elle entend démontrer qu'elle a pour seule mission de sécuriser les communications des Américains et qu'elle respecte la loi américaine sur la surveillance des renseignements de l'étranger.

Mais ce discours, auquel le Congrès n'a pas encore réagi, ne convainc pas le parlement de Bruxelles. Celui-ci dit disposer de preuves incriminant la NSA et Echelon dans au moins deux affaires industrielles ayant tourné en faveur des états-Unis : la perte d'un marché de 1,4 million de dollars par Thomson au profit de l'Américain Raytheon dans le domaine des radars au Brésil et le contrat perdu par Airbus en Arabie au profit de Boeing Mc Donell Douglas.

Par ailleurs, l'existence d'Echelon pose également la question de l'écoute des conversations privées. Aux états-Unis, des groupes de défense des libertés civiques s'organisent, notamment pour obtenir des réponses claires de la NSA. Un groupe militant contre la surveillance électronique des citoyens a créé un site internet.
Est-il, lui aussi, sur écoute ?

 

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Les progrès technologiques offrent de puissants moyens de surveiller les citoyens. Mais la riposte s'organise



Le Monde Edition du mercredi 1er novembre 2000

Orwell l'a imaginé, Internet l'a fait ! Lorsqu'il écrit 1984, il y a plus
d'un demi-siècle, le romancier britannique ne se doute certainement pas que
Big Brother, incarnation virtuelle d'un pouvoir tutélaire omniprésent et
omniscient qui espionne les foules dans les moindres recoins de leur
intimité pour mieux les contrôler, trouverait une seconde jeunesse à l'aube
des années 2000. La faute au progrès technologique, commencent à dire
certaines voix. L'inquisition généralisée " devient tout à fait réalisable,
voire banale, grâce à l'Ordinateur doublé de la Toile ", prévient François
Brune dans son dernier ouvrage Sous le soleil de Big Brother
L'Harmattan)." L'organisation de notre 'cité' n'est pas la même, pas tout à
fait ; mais tout se passe comme si, et les satellites désormais nous suivent
à la trace, et le vertige d'Internet ne semble subjuguer les humains que
pour mieux les ficher. "

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'actualité ne donne pas tort à
l'essayiste français. En juin dernier, des parents américains découvrent non
sans stupeur que la société Mattel espionne leur progéniture grâce à un
mouchard informatique caché dans un CD-ROM ludo-éducatif. Le 24 octobre, le
gouvernement de Tony Blair autorise les entreprises anglaises à surveiller
les courriers électroniques et les communications téléphoniques de leurs
employés, et ce sans leur consentement. Et, en décembre prochain, c'est le
Conseil de l'Europe qui devrait ratifier un projet de convention sur la
cybercriminalité encourageant ni plus ni moins les Etats à développer leurs
propres systèmes de surveillance du Réseau. A l'instar du logiciel
Carnivore, mis en place par les services secrets américains pour
intercepter, au niveau inter national, les e-mails comportant des termes
jugés suspects, comme " attentat " ou " drogue ". Chassez Echelon, et il
revient au galop !

Au détail près que la résistance commence à s'organiser. La Global Internet
Liberty Campain (GILC), coalition internationale qui regroupe vingt-huit
associations, au premier rang desquelles la française Imaginons un réseau
Internet solidaire ! (Iris), n'a pas tardé à riposter. Elle vient de lancer
une cybercampagne pour dénoncer les " sérieux dangers " que ferait porter
sur les libertés individuelles et publiques l'adoption d'un tel traité - qui
entend par ailleurs obliger les fournisseurs d'accès à Internet à conserver
et à contrôler toutes les correspondances de leurs abonnés.

Des dangers que la fameuse " société de l'information " fait peser sur les
individus il est également question dans le dernier ouvrage de Jeremy
Rifkin, L'Age de l'accès (La Découverte). L'économiste américain arrive à la
conclusion que l'avènement de la Netéconomie sonne purement et simplement le
glas de la vie privée. " Dans la nouvelle économie en réseau, l'accès à des
données privées d'ordre existentiel, telles que le style de vie ou les
pratiques de consommation de tel ou tel individu, devient une marchandise
convoitée et une forme d'actif immatériel fort recherchée. " Résultat, les
marchands du Web se livrent à une véritable traque au cyberconsommateur.
Leur arme préférée : le cookie, petit programme informatique qui permet
d'enregistrer, à son insu, tous les déplacement d'un internaute sur la
Toile. Croisé avec des fichiers nominatifs, il s'avère redoutable pour
dresser le portrait-robot d'un client potentiel et atteindre sa cible au
cour.

Un tel procédé a valu à la société américaine DoubleClick, numéro un mondial
de la publicité en ligne, de recevoir le prix de la " meilleure entreprise
espionne " lors de l'édition 2000 de la cérémonie des Big Brother Awards
Amériques.

Nés en 1998, dans la patrie d'Orwell, les Big Brothers Awards sont à l'art
de surveiller les citoyens ce que les Oscars sont au cinéma, sauf que les
lauréats ne se pressent pas pour les recevoir. Organisés simultanément le 25
octobre en Allemagne, en Suisse et en Autriche, ils ont " récompensé " les
entreprises et administrations qui ont fait preuve du plus grand talent pour
surveiller leurs concitoyens. Une façon originale et militante de suivre les
traces de Winston Smith, le héros résistant de 1984, qui, pendant son
sommeil, laisse échapper : " A bas Big Brother ! "

Mais cela suffira-t-il à faire reculer l'ombre du Grand Frère ? Aujourd'hui,
on installe des Webcam dans sa chambre à coucher pour exhiber son intimité
aux regards voyeurs des internautes. On se bouscule pour devenir les cobayes
de la célèbre émission de télé vision - qui débarquera bientôt en France
sous le nom de " Survivor " - dont l'excellent principe orwellien consiste à
faire vivre en vase clos quelques congénères mâles et femelles sous le feu
de projecteurs allumés 24 h sur 24. Autant se le tenir pour dit : Big
Brother est entré dans les mours !

Stéphane Mandard

 

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Echelon face à la vigilance des citoyens

Le réseau Echelon, capable d'intercepter toutes les communications, est
dénoncé par les parlements

Le Monde Edition du mercredi 1er novembre 2000

Hérité de la guerre froide, Echelon aurait donc dévié de son objectif
initial. Pour devenir aujourd'hui un système d'espionnage - militaire,
économique... - dirigé aussi bien contre les pays " suspects " que vers les
alliés des Etats-Unis. En 1998, la presse s'est em parée du sujet et le
Parlement européen a dénoncé les interceptions systématiques des
communications européennes par les services américains avant de créer une
 commission d'enquête temporaire ", sans réels moyens d'investigation. En
mars 2000, un collectif d'internautes, baptisé Akawa a porté plainte devant
le tribunal de grande instance de Paris pour violation du secret des
correspondances.

Enfin, le 29 février dernier, la commission de la défense nationale et des
forces armées de l'Assemblée nationale a diligenté une mission
d'information. Son rôle ? Enquêter sur " les systèmes de surveillance et
d'interception électroniques pouvant mettre en cause la sécurité
nationale ". Arthur Paecht, député du Var, qui en est le rapporteur, a remis
son rapport au bureau de l'Assemblée le 11 octobre dernier. N'ayant pas le
statut de commission d'enquête, la mission a rencontré un certain nombre
d'obstacles. A l'étranger, elle s'est heurtée à une fin de non-recevoir de
la part des autorités américaines et britanniques.

Ces obstacles n'empêchent pas le rapporteur de conclure à l'existence
d'Echelon et de confirmer ses capacités, mais aussi ses limites. " Le
système d'écoute a dévié de son objectif militaire initial et il a,
potentiellement, une utilisation à des fins d'espionnage économique ",
résume Arthur Paecht. Quid des libertés publiques ? " Il n'y a pas de
preuves qu'elles sont menacées, juste un faisceau de présomptions. " Le
rapporteur évoque les parades contre Echelon. La cryptographie a fait des
progrès, grâce à l'informatique. " Les nouveaux logiciels de cryptage à clé
longue permettent de tromper les réseaux de surveillance, même si rien n'est
incassable en termes de cryptage. " Pour le député, il faut autoriser la
vente et l'utilisation de programmes de cryptage d'une capacité de 128 bits.
La lutte passe aussi par la production et l'utilisation de logiciels
bureautiques sûrs. Microsoft, dont les logiciels sont mis en cause en raison
de l'existence de fonctions cachées, appréciera.

Parallèlement, " de nombreux facteurs limitent les potentialités des
systèmes d'écoute comme Echelon ". Le rapporteur explique que la
multiplication des communications, sur Internet notamment, " rend
matériellement impossible l'interception de tous les messages, et a fortiori
leur stockage et leur traitement ". En 1999, certains activistes ont proposé
un Jam Echelon Day. Son objectif était d'engorger le Réseau en incitant les
internautes à truffer leurs courriers électroniques de mots clés - Saddam
Hussein, FSB, GRU, Oussam Ben Ladden, etc.- susceptibles d'intéresser les
services américains.

Face à Echelon, Arthur Paecht demande une réponse nationale : " Il faut
développer une culture du renseignement. A part les ministères des affaires
étrangères, de la défense et de l'intérieur, personne ne se sert de ces
techniques. " Le député appelle les pouvoirs publics à élaborer une
véritable déontologie du renseignement, capable de protéger les libertés
publiques. " Les particuliers n'ont pas toujours les moyens de mettre en
oeuvre des mesures de protection de leurs communications alors qu'ils sont
les premières victimes des atteintes aux libertés publiques. Il apparait
donc nécessaire que des accords soient conclus entre Etats afin d'élaborer
un nouveau cadre juridique qui les rassure et les protège. " La commission
de la défense a, pour sa part, déposé une proposition de loi visant à créer
une délégation parlementaire aux affaires de renseignement. Cette
proposition de loi n'a pas encore été inscrite à l'ordre du jour de
l'Assemblée nationale.

Face à la gesticulation des Etats - et, pourquoi pas, leur collusion,
puisque la France semble avoir bénéficié d'informations d'Echelon permettant
d'identifier les meurtriers de l'ancien premier ministre iranien Chapour
Bakhtiar -, la réponse est plutôt du côté des individus, qui peuvent, par
exemple crypter leurs messages et tenter d'échapper à la vigilance
d'Echelon.

Pierre Bouvier

 

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RAPPORT D'INFORMATION

DéPOSé en application de l'article 145 du Règlement

PAR LA COMMISSION DE LA DéFENSE NATIONALE ET DES FORCES ARMéES,

sur les systèmes de surveillance et d'interception électroniques
pouvant mettre en cause la sécurité nationale,

Merci à marie-jo.paulet@wanadoo.fr

 

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Les sept oscars de la surveillance

Le 26 octobre dernier, les Big Brother Awards ont récompensé les " grandes
oreilles " du monde

Le Monde Edition du mercredi 1er novembre 2000


Bielefeld (Allemagne)de notre envoyé spécial

Sur la table, le trophée. Dans la salle, le public est hilare et applaudit à
l'énoncé du vainqueur. Seulement, personne pour venir chercher cette
statuette encombrante. Parce qu'ici, au nord de l'Allemagne, à Bielefeld,
dans ce haut lieu de la scène alternative - un bunker vieillissant
transformé en caf'conc' -, les vainqueurs sont des " suspects ". Des
représentants de l'âge numérique qui, d'après un jury d'une dizaine de
spécialistes des nouvelles technologies, ont délibérément contribué au
développement de n'importe quel type de système de surveillance mettant en
péril les libertés individuelles. " Aujourd'hui, il n'existe pas de loi
fondamentale qui ne soit concernée par la révolution technologique, estime
Thilo Weichert responsable, outre-Rhin, de l'Association pour la protection
des données. Il y a urgence pour une explication sur la place publique. En
cela, cette première édition des Big Brother Awards en Allemagne et
réalisée, ce même jour, en Suisse et en Autriche, est une excellente
initiative. "

Rolf Gössner connaît la musique. Surveillé depuis 1970 par les autorités
fédérales allemandes, cet avocat et auteur est chargé de remettre un prix
dans la catégorie " Politique ". " La protection de la vie privée est mise à
mal par les nouvelles technologies. Or, pour beaucoup, tout cela est encore
abstrait et doit donc être rendu visible, désigné par des noms. "

Au total, sept trophées pour autant de catégories (1) sont décernés au cours
de cette soirée particulière. Des noms ? Le Registre central des étrangers,
en raison de son fichier concernant dix millions d'individus et accessible à
l'administration allemande, à la police et aux ser -vices secrets; la carte
de fidélité Payback pour l'enregistrement abusif de données personnelles, ou
encore les serveurs Internet Apache, qui récoltent une multitude de données
sur les internautes. " Récompenser Microsoft aurait été trop facile, assure
avec le sourire l'une des organisatrices et membre du Chaos Computer Club
(CCC), Rena Tangens. Apache, au contraire, est une décision constructive.
J'espère que cela fera bouger les choses. "

La cérémonie est finie, et la joyeuse troupe se donne rendez-vous dans un
bistrot voisin. " L'année prochaine, on organisera quelque chose de plus
grand ", poursuit Rena Tangens en faisant référence à la grande nuit des
Awards qui se déroule au même moment à Vienne. " Nous sommes encore surpris
par le succès de notre première édition de 1999, rappelle Erich Möchel, un
des principaux organisateurs, avec Peter Kuhm, du prix Orwell autrichien; 1
300 personnes s'étaient rassemblées dans une immense " technoparty " au cour
de la capitale, et nous en attendons autant ce soir. "

A l'origine des Awards, l'Anglais Simon Davies, directeur-fondateur de
Privacy International, une organisation spécialisée depuis dix ans dans
lutte contre les atteintes à la protection des données privées. " L'idée
remonte à 1993, se souvient ce militant insatiable de 42 ans. Cela nous a
pris cinq ans pour organiser le premier Award. La confidentialité des
données est une question essentielle. "

Les Big Brother Awards gagnent le reste de l'Europe. Notamment en Suisse.
 Quelles que soient les pistes utilisées par les systèmes de surveillance,
la grande majorité des gens n'en ont pas conscience, souligne Christophe
Müller, sociologue, spécialiste des communautés virtuelles. Prenez un couple
dans un parc qui sait que celui-ci est sous surveillance caméra. Il
modifiera son comportement en fonction de cette donnée. On assiste donc à
des changements culturels. Une réflexion qui n'existe pas encore. A nous de
l'instaurer. " Deux cents personnes sont attendues ce soir-là au centre
culturel Rote Fabrik pour fêter en musique les premiers Awards suisses. Ceux
qui sont le plus brocardés ? L'entreprise pharmaceutique Hoffmann La Roche
pour ses tests d'urine effectués sur les apprentis et Swisscom pour
l'enregistrement des positions géographiques lors d'une communication avec
un portable.

Autre contexte, autre urgence du côté autrichien. " Nous sommes déjà très en
retard, lance Erich Möchel. Tout est en réseau, et nous laissons des traces
partout. Chaque Autrichien laisse derrière lui 350 fiches de renseignement
le concernant. Une fois ces fichiers reliés entre eux, on sait tout de vous
! " Pas de répit pour ce journaliste engagé : " Le choix du jury est une
réponse au changement de gouvernement. Il épingle la surveillance exercée
par des fonctionnaires de police membres d'un syndicat proche du FPÖ, le
parti de Haider, sur des adversaires politiques pour obtenir des
renseignements confidentiels. L'affaire est en cours. " Autre vainqueur de
la cérémonie pour " l'ensemble de son ouvre ", le nouveau ministre de la
justice autrichien, Dieter Böhmdorfer, ancien avocat de Haider.

Les Big Brother Awards visent les gros et les petits, du réseau mondial
Echelon au logiciel de surveillance d'un intranet, en passant par les
caméras de surveillance vendues dans les pays peu respectueux des libertés
fondamentales ou installées sans véritable contrôle dans les lieux publics.
Différentes sensibilités nationales sont également déjà perceptibles, comme
ici en Allemagne, où les Awards riment avec un fort désir pédagogique, " une
invitation au dialogue public ". " Il n'existe pas d'organisation centrale,
rappelle Simon Davies. Nous voulons mettre en place un prix international
avec une vingtaine de pays participants." " D'ailleurs, on y est presque,
poursuit-il convaincu. Hier la Grande-Bretagne et les Etats-Unis,
aujourd'hui l'Autriche, la Suisse et l'Allemagne et, dans les mois à venir,
la France, la Hollande et d'autres. " Une manière de rappeler, comme le
précisent élégamment, en guise de conclusion, les organisateurs de
Bielefeld, que " nous ne sommes pas seuls ". " Désormais il faut également
compter avec le www.bigbrotherawards.de. "

(1) Les Awards sont regroupé dans sept catégories : Business-Finance,
Politique , Administration, Communication, Scène alternative, oeuvre d'une
vie, prix régional.

Nicolas Bourcier

 

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De marie-jo.paulet@wanadoo.fr  sur la liste OGM Danger :

Je vous livre l'extrait d'un résumé de rapport du STOA
étude intérimaire STOA · Résumé analytique · Septembre 1998
PE 166.499/Int.St./Exec.Sum./fr

2. éVOLUTIONS DES TECHNIQUES DE SURVEILLANCE

Les techniques de surveillance peuvent être définies comme des dispositifs
ou des systèmes capables de surveiller, de suivre et d'évaluer les
mouvements des personnes, de leurs biens ou autres avoirs. Ces techniques
sont essentiellement utilisées pour suivre les activités de dissidents, de
militants des droits de l'homme, de journalistes, de responsables étudiants,
de minorités, de responsables syndicaux et d'opposants politiques. Il s'est
développé une très vaste gamme de techniques de surveillance, en passant par
les lunettes pour vision nocturne, les microphones paraboliques permettant
de détecter des conversations à plus d'un kilomètre de distance, les
versions laser, capables de surprendre n'importe quelle conversation
derrière une fenêtre fermée dans la ligne de mire, la caméra stroboscopique
danoise Jai, capable de prendre des centaines de photographies en quelques
secondes et de photographier individuellement tous les participants d'une
manifestation ou d'un défilé et les systèmes de reconnaissance automatique
de véhicules capables de suivre des automobiles à travers les rues d'une
ville via un système informatique géographique fonctionnant à base de cartes.

De nouvelles technologies, conçues à l'origine pour la défense et les
renseignements, se sont, après la guerre, rapidement étendues dans les
services chargés du maintien de l'ordre et le secteur privé. Il s'agit d'un
des domaines du progrès technique dans lequel des réglementations d'un autre
âge sont dépassées par un tableau d'infractions en constante augmentation..."

Le rapport entier existe en anglais à l'adresse suivante:
http://cryptome.org/stoa-atpc.htm
la version papier peut être obtenue ici:
http://www.europarl.eu.int/dg4/stoa/en/publi/publi.htm
composition du STOA: http://www.europarl.eu.int/dg4/stoa/en/panel/comp.htm

 

Sommaire de la page

 

En cette aube du IIIème millénaire, nous sommes submergés d'informations concernant les nouvelles capacités exponentielles de l'Humanité à manipuler
le vivant. En raison de l'irréversabilité de la pollution génétique, c'est
maintenant qu'il nous faut choisir entre un monde prédigéré par un cartel de
multinationales ou piloté par l'acccord des membres d'équipage du
vaisseau spatial Terre. C'est à cet instant précis de l'Histoire qu'il nous
faut agir. Pas demain! De ce caractère urgent, les générations vivantes
doivent prendre profondément conscience...

 

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