-Le 19 septembre 2006 : Un travail bénévole de S. M. que nous remercions vivement.

 

TOUT EN BAS! Ascenseur expressAmazonie brésilienne : la déforestation s'aggrave

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planéte Terre

 

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 19 mars 2007

LE MONDE | 29.02.08

Officiellement, l'objectif du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, est de parvenir é une "déforestation zéro" en Amazonie. Mais le Brésil en est trés loin. Les destructions ont repris de plus belle entre aoét et décembre 2007.

Quelque 7 000 km2 de foréts ont alors été rasés, a constaté en janvier l'Institut national de recherches spatiales (INPE) sur ses relevés satellites, pour faire place au soja, au bétail et é la canne é sucre.

Au total, le déboisement entre aoét 2007 et juillet 2008 pourrait augmenter de 34 %, alors que les autorités brésiliennes se vantaient é la conférence sur le climat é Bali, en décembre 2007, d'avoir jugulé le phénoméne, les chiffres montrant depuis trois ans un recul des destructions.

Le président Lula da Silva a réclamé des mesures urgentes pour inverser la tendance. Aussi la police fédérale a-t-elle lancé, le 26 février, une vaste opération avec 300 hommes, qui seront un millier début avril, pour combattre le déboisement illégal dans les Etats du Para, du Mato Grosso et du Rondonia, les plus concernés.

Pas moins de treize ministres sont responsables de la lutte contre la déforestation en Amazonie, mais ils ne parlent pas tous le méme langage. Le gouvernement est écartelé entre deux défis : préserver la forét tropicale et favoriser la croissance économique.

Deux femmes incarnent ce dilemme au sommet. Marina Silva, ministre de l'environnement, enfant de l'Amazonie, est auréolée de son passé aux cétés du militant assassiné Chico Mendes. Mais elle a souvent cédé aux pressions. Elle a ainsi autorisé la construction de deux centrales électriques sur le Madeira, un affluent de l'Amazone. L'autre est Dilma Rousseff, chef de cabinet du président

Lula, responsable du Plan d'accélération de la croissance, élaboré pour multiplier les infrastructures é travers le pays, notamment en Amazonie, oé fourmillent des projets de routes, ports et usines hydroélectriques.

Aprés le sombre record entre aoét 2003 et juillet 2004, oé 27 429 km2 de bois étaient partis en fumée, Marina Silva a réorganisé la surveillance par satellite, mais sans moyens ni personnel. "Les amendes infligées par l'Etat sont
ridiculement basses et le déboisement se poursuivra", prédit l'un des directeurs de Greenpeace-Brésil, Sergio Leitao. Selon lui, seulement 2 % des contraventions sont payées par les destructeurs.

100 000 KM DE VOIES CLANDESTINES

"Les autorités conéoivent le développement de l'Amazonie

sur un modéle des années 1950", critique Sergio Abranches, sociologue spécialiste en écologie politique. Il cite en exemple les routes conéues pour évacuer les denrées agricoles, la BR 163 Cuiaba-Santarem, é moitié asphaltée, et celle é l'étude entre Porto Velho et Manaus.

Les relevés cartographiques prouvent que le goudron se transforme en boulevard de déboisement pour les trafiquants de bois, orpailleurs, aventuriers et agriculteurs. Quelque 100 000 km de chemins clandestins existeraient déjé.

Marina Silva encourage des activités d'"exploitation durable" dans des zones baptisées "unités de conservation", et une gestion surveillée des foréts publiques, qui couvrent 40 % de la surface forestiére. Ainsi les 2 200 km2 de
forét é Jamari (Rondonia) seront bientét cédés é des concessionnaires privés pour une "exploitation propre".

Un début

Neuf organisations non gouvernementales (ONG) brésiliennes et internationales ont élaboré un ambitieux Pacte pour la valorisation de l'Amazonie, afin d'éradiquer la déforestation d'ici é 2015. "Il faut valoriser l'entretien de la forét sur pied et rémunérer ceux qui la protégent", plaide Adriana Ramos, de l'ONG Instituto Socioambiental, signataire du pacte.

Le Brésil veut démontrer qu'il se préoccupe de l'Amazonie de crainte d'une internationalisation de la gestion de la plus grande forét tropicale de la planéte, dont la déforestation, par brélis, contribue é l'émission de gaz é effet de serre. Dans son ouvrage Brésil, le capital naturel (non traduit en franéais), l'agronome brésilien Mauro Victor se dit convaincu que "si le Brésil ne freine pas la destruction de l'Amazonie par conviction, il y sera contraint par des pressions extérieures, d'abord économiques et commerciales, puis politiques, voire militaires".

Les élections municipales sont prévues en octobre. La ministre de l'environnement craint que des maires d'Amazonie ferment les yeux, cette année, sur les destructions illégales perpétrées par leurs électeurs.

PS : Afin de contribuer au respect de l'environnement, merci de n'imprimer ce courriel que si nécessaire.

 

S. M.

S. M., le 28 janvier 2007

 

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