Nature, environnement
TOUT EN BAS! Ascenseur express

Le Codex Alimentarius

Attention danger!

Dossier réalisé par Olivier et Michel

Codex Alimentarius


Mika le 29 août 2009

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 19 mars 2007

Mika le 29 août 2009

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 19 mars 2007

Mika le 29 août 2009

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

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S. M., le 19 mars 2007

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

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S. M., le 19 mars 2007

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 19 mars 2007

Mika le 29 août 2009

sauver la vie, sauver la planèteIndex des additifs alimentaires : http://www.codexalimentarius.net

Cette page du site officiel contient un index des additifs alimentaires ou des groupes d'additifs alimentaires (indiqués en MAJUSCULES).

En cliquant sur un additif alimentaire ou sur un groupe d'additifs alimentaires, l'utilisateur ouvre une page contenant des renseignements détaillés sur les utilisations acceptables de cet additif alimentaire.

 

Codex: son rôle et son impact sur votre santé

Par Paul Anthony Taylor

Octobre 2006 - Le Codex n'est pas un sujet facile à assimiler. Avec plus de vingt réunions annuelles et des rapports couvrant plus de 1.400 pages publiés pendant la seule année 2005, la plupart des gens se déclarerait soulagée de ne pas connaître les conséquences de ses activités sur leur santé. Mais cet article vous permet de découvrir la réalité globale du support apporté
par la Commission du Codex Alimentarius au "commerce avec la maladie".

Qu'est ce que le Codex?

L'Organisation Mondiale de la Santé utilise les directives et les normes du Codex comme référence pour arbitrer des litiges internationaux sur le marché des denrées alimentaires. Son siège est basé à Genève en Suisse.

La Commission du Codex Alimentarius (Codex) est le principal organisme mondial qui fait des propositions , pour toutes les
questions concernant la mise en œuvre du Programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires. Il est en cela consulté par, les directeurs généraux de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Créée en 1963, la Commission a pour mission de protéger la santé des consommateurs; de garantir des pratiques loyales dans le commerce des aliments; de promouvoir la coordination de tous les travaux entrepris par des organisations gouvernementales et non gouvernementales en matière de normes alimentaires.

Malheureusement, ses activités
ne protègent pas la santé des consommateurs et le commerce international des aliments est tout sauf équitable.

Actuellement, la Commission préside plus de 27 sous-comités actifs et des groupes de travail intergouvernementaux spécialisés. Ils ont pour principale fonction de rédiger des normes, des directives et autres documents concernant les
denrées alimentaires, dont les suppléments alimentaires. Les versions préliminaires de ces documents sont soumises à
l'approbation finale de la Commission qui recommande leur adoption comme nouvelles normes globales.


Comment le Codex a t-il un impact sur votre vie et votre santé?

Les normes et les directives du Codex couvrent pratiquement toutes les catégories d'aliments.

Si les pays sont théoriquement libres d'adopter ou non les normes et les directives développées par le Codex, la création de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (le 1er janvier 1995) a fondamentalement modifié leur statut international. Ces normes et directives sont maintenant de plus en plus utilisées par l'OMS comme référence pour résoudre des litiges
commerciaux internationaux concernant des produits alimentaires. Par conséquent, le risque potentiel d'être impliqué dans un litige et d'être débouté rend de fait obligatoire l'adoption des normes et directives du Codex, puisque les pays membres de l'OMS n'ont guère d'autre choix que de les appliquer. Comme 149 pays sont actuellement membres de l'OMS, que les normes et les directives du Codex couvrent pratiquement n'importe quel type d'aliment que vous pouvez nommer, il est évident que les activités du Codex ont un impact direct sur la vaste majorité des habitants de notre planète.

Outre son travail sur les aliments ordinaires, le Codex définit les normes et les directives applicables aux vitamines, compléments alimentaires, produits issus de l'agriculture biologique, allégations sanitaires, organismes génétiquement modifiés, étiquetage de produits, publicité, additifs, résidus de pesticides (cette liste n'est pas exhaustive). Par conséquent, dans tous ces domaines, des preuves indéniables existent et démontrent que le Codex place les intérêts économiques - et en particulier ceux des industries chimiques et pharmaceutiques - avant la santé des consommateurs.

Codex Alimentarius
Directives du Codex sur les compléments alimentaires en vitamines et sels minéraux

Les Directives sur les compléments alimentaires en vitamines et sels minéraux ont été adoptées par la Commission du Codex Alimentarius comme une nouvelle norme globale pendant sa réunion de juillet 2005 à Rome, Italie.

En juillet 2005, la Commission du Codex réunie à Rome a adopté les Directives sur les compléments alimentaires en vitamines et sels minéraux comme une nouvelle norme globale. Rédigées sur la base d'une directive restrictive de l'Union européenne sur les compléments alimentaires, ces directives proposent de définir des limites supérieures pour les dosages de vitamines et de sels minéraux, d'interdire toute allégation présentant les vitamines et les sels minéraux comme capables de prévenir, soulager, traiter ou guérir des maladies. Compte tenu de la quantité massive de preuves démontrant les avantages
impressionnants pour la santé des compléments alimentaires, nous constatons que loin de protéger la santé des consommateurs,
l'application globale de ces directives aura pour principale conséquence de réserver la vente de produits de santé, thérapeutiques, curatifs et préventifs, à la seule industrie pharmaceutique.


Allégations sanitaires

Les directives générales du Codex concernant les allégations protègent les brevets que l'industrie pharmaceutique détient pour contrôler nos systèmes de santé.

Il existe déjà plusieurs textes du Codex qui définissent de manière restrictive les avantages pour la santé qui pouvant être attribués à des produits alimentaires. L'un des plus importants réunit les « Directives générales du Codex concernant les allégations ». Adoptées en 1979 puis révisées en 1991, ces directives peuvent être perçues comme la base du problème posé par le Codex. En effet, en définissant des restrictions applicables à des soins naturels, elles visent de fait à garantir que les
seuls produits qui peuvent légitimement prétendre prévenir, soulager, traiter et guérir des maladies sont des produits
pharmaceutiques. Plus spécifiquement et à seul titre d'exemple, les « Directives générales du Codex concernant les
allégations » interdisent toutes les «allégations laissant entendre qu'une alimentation équilibrée normale ne peut pas fournir tous les éléments nutritifs en quantité suffisante», et interdisent également toutes les « allégations relatives à la valeur d'un aliment donné pour prévenir, soulager, traiter ou guérir une maladie, un trouble ou un état physiologique particulier ». Il est donc démontré que fondamentalement, ces directives protègent les brevets que l'industrie pharmaceutique détient pour contrôler nos systèmes de santé.
Produits issus de l'agriculture biologique

Au cours des dernières années, les aliments biologiques ont fait l'objet d'une attention accrue du Codex. Il est maintenant de plus en plus évident que le Comité Codex sur l'étiquetage des denrées alimentaires s'efforce d'édulcorer les normes globales sur les produits issus de l'agriculture biologique afin d'autoriser l'utilisation de substances comme le dioxyde de soufre, qui peut provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes ; le nitrite de sodium et le nitrate de sodium qui sont potentiellement cancérigènes et qui ont été impliqués dans des cas d'hyperactivité enfantine ; la carraghénine dont l'association avec la formation d'ulcères des intestins et des tumeurs intestinales cancéreuses a été mise en évidence. De plus, la Commission du Codex Alimentarius a récemment autorisé des études visant à inclure l'éthylène dans les directives du Codex sur la production, le traitement, l'étiquetage et le marketing des produits issus de l'agriculture biologique.


L'éthylène sert à induire artificiellement la maturation des fruits et des légumes pendant leur transport. L'autorisation de
son utilisation sur des produits biologiques constituerait une étape dangereuse vers l'acceptation de pratiques agricoles douteuses et anti-naturelles qui affectent déjà les aliments issus de l'agriculture conventionnelle.

Pourquoi le Codex souhaite t-il édulcorer les normes des produits biologiques ? À la base, simplement parce que les produits bios se vendent à des prix plus élevés que les produits non-bios et que les grands producteurs non-biologiques pourront ainsi avoir de meilleures possibilités de pénétrer sur ce marché des produits biologiques et générer de vastes profits. À un autre niveau, les produits biologiques sont meilleurs à la santé que les produits conventionnels, puisque leurs teneurs en micronutriments sont plus élevées.

Codex Alimentarius

 En outre, les produits bios ne contiennent bien sûr ni pesticides, ni résidus de traitements vétérinaires, ni organismes transgéniques. Comme la bonne santé n'est pas compatible avec les intérêts du
"commerce avec la maladie", la croissance de la demande pour des produits biologiques peut être perçue comme une menace pour
les industries pharmaceutiques et chimiques. Non seulement ces produits génèrent naturellement une bonne santé, mais ils réduisent la demande en pesticides, en médicaments vétérinaires, en aliments contenant des organismes transgéniques et menacent donc les bénéfices de ces industries.

De plus, contrairement aux semences transgéniques, les semences d'origine biologique ne peuvent pas être brevetées. Comme certains leaders de l'industrie pharmaceutique et chimique, incluant Bayer et BASF, sont aussi des leaders de l'industrie des biotechnologies, il est facile de voir que la popularité croissante des produits d'origine biologique inbrevetables constitue une menace grave pour les bénéfices du "commerce avec la maladie" de l'industrie pharmaco-chimique.
Aliments transgéniques

La popularité croissante des produits d'origine biologique, des méthodes de soins naturels et des suppléments alimentaires constitue une menace grave pour les bénéfices du "commerce avec la maladie" de l'industrie pharmaco-chimique.

La Commission du Codex Alimentarius a adopté ses premières directives et principes pour les aliments génétiquement modifiés
(GM ou transgéniques) en 2003. Ces textes ont ensuite été utilisés aux États-Unis, au Canada et en Argentine pour déclencher et gagner un litige commercial intenté par l'OMS contre l'Union européenne (EU), au cours duquel on a fait valoir que l'UE avait appliqué un moratoire sur l'approbation et l'importation de produits contenant des ingrédients transgéniques.

Le Codex prépare d'autres directives et normes concernant les aliments contenant des organismes GM. Leur adoption contribuera à rendre obligatoires l'autorisation et l'importation de produits GM compatibles à ses normes et directives dans tous les pays membres de l'OMS. Simultanément, les États-Unis, le Canada et l'Argentine exercent une pression maximale pour que les fabricants et les exportateurs de produits alimentaires GM ne soient pas obligés d'indiquer sur leurs emballages la présence
d'organismes transgéniques. C'est exactement ce que les grands producteurs de produits transgéniques souhaitent, puisqu'ils
ont depuis longtemps compris que l'opposition aux organismes transgéniques continuera de progresser et qu'ils ne pourront pas
changer l'opinion publique assez rapidement.

Contrairement aux semences ordinaires, les semences transgéniques peuvent être brevetées. En cela réside la vraie raison de tous les efforts des entreprises du secteur des biotechnologies pour inonder les marchés mondiaux de ce type de produit. Le potentiel en bénéfices à long terme est phénoménal, comparable à ceux du marché des produits pharmaceutiques. En outre, comme les principaux acteurs de l'industrie pharmaceutique, tels que Bayer et BASF, occupent aussi des positions de premier ordre dans l'industrie des biotechnologies, il est facile de constater que l'industrie pharmaceutique est une fois de plus un des principaux bénéficiaires des décisions prises par le Codex.

Du point de vue de l'industrie pharmaceutique, un produit non brevetable ne présente que très peu ou aucun intérêt. De ce fait, la popularité croissante des compléments alimentaires, des produits naturels, des méthodes de soins naturelles, et même
des aliments biologiques constitue une menace très sérieuse pour l'industrie pharmaceutique. Les groupes d'intérêt financier
derrière la Commission du Codex Alimentarius ne le savent que trop bien. Ils se sont donc engagés dans une lutte au finish pour protéger et maintenir leur monopole sur l'industrie de la santé et le renforcer par son expansion dans le secteur des organismes génétiquement modifiés.

Codex Alimentarius


Étiquetage des aliments

Le Comité Codex sur l'étiquetage des denrées alimentaires (CCFL) existe depuis 1965. L'étiquetage des aliments est une question essentielle pour la diffusion des informations sur la santé et la sécurité sanitaire. Toute restriction sur le contenu des étiquetages (et de la publicité) contribue à empêcher les fabricants de compléments alimentaires d'informer les consommateurs des avantages prouvés d'un régime alimentaire naturel et compléments alimentaires naturels. Le CCFL a refusé de reconnaître le rôle d'une nutrition optimale pour prévenir, soulager, traiter et guérir les maladies. Par conséquent, nous
constatons que CCFL agit dans l'intérêt du "commerce avec la maladie" de l'industrie pharmaceutique, au lieu de protéger la santé des consommateurs.

Les débats pour décider si le Codex devrait ou non travailler sur des questions relatives à la publicité et définir les méthodes à utiliser se poursuivent depuis au moins 1972.

Ces débats ont occupé une bonne partie de la réunion du CCFL en mai 2006 à Ottawa, où ils se sont focalisés sur la nécessité d'une étude pour savoir si le Codex devait ou non produire une définition de la publicité et, dans l'affirmative, où une telle définition devrait figurer dans les textes du Codex. Après maintes discussions, le CCFL a décidé qu'une étude visant à produire une définition de la publicité était nécessaire.

Dans une perspective de santé naturelle, la définition proposée est loin d'être satisfaisante:

« Publicité: tout support destiné au public par tout autre moyen qu'une étiquette, dans l'intention, ou ayant la capacité, d'influencer et de former les attitudes, les opinions, les comportements pour promouvoir directement ou indirectement la
vente d'une denrée alimentaire ».

Cette formulation soulève plusieurs questions essentielles.

Outre une potentielle utilisation pour interdire la publicité des travaux de recherche scientifique - même publiés, légitimes, révisés par des spécialistes compétents indépendants, cette définition pourrait servir à interdire à des organisations de protection de la santé naturelle à but non lucratif de diffuser des informations capables d'influencer et de former les attitudes, les opinions, les comportements vis à vis de la vente de compléments nutritionnels.

On peut aussi penser que des restrictions sur la publicité, d'après cette définition, pourraient être contraires à la liberté d'expression et/ou la liberté d'opinion, la liberté de rechercher, d'obtenir et de partager des informations et des idées sans limitations de moyens et sans frontières (ces droits sont protégés par l'article 19 de la Déclaration universelle des droits humains des Nations Unies).

Quoi qu'il en soit, comme le "commerce avec la maladie" et donc la survie de l'industrie pharmaceutique dépend des
restrictions qui peuvent être imposées sur tous les moyens qui pourraient permettre aux consommateurs d'obtenir des
informations sur la santé naturelle, les restrictions potentiellement applicables à la publicité sont évidemment une question
stratégique pour le Codex.

Additifs alimentaires

Le Codex a créé un comité dédié aux questions de sécurité des additifs alimentaires. L'une de ses principales responsabilités est de déterminer les limites maximales autorisées. L'index Codex des additifs alimentaires liste actuellement environ 300 additifs synthétiques et naturels autorisés dans les denrées alimentaires.

Même s'il est exact que certains additifs artificiels ne présentent pas de risques particuliers lorsqu'ils sont consommés en petites quantités et séparément les uns des autres, le Codex n'a accordé aucune attention réelle au fait que ces produits chimiques sont consommés ensemble dans des combinaisons diverses. Pour le plus grand avantage de leurs fabricants, les effets accumulés à long terme de la consommation de produits chimiques et d'additifs artificiels combinés sont largement ignorés.

Les maladies causées ou aggravées par la consommation à long terme de pesticides élargissent le marché potentiel des médicaments.

Il est intéressant de constater qu'un grand nombre d'additifs artificiels sont fabriqués par les mêmes entreprises pharmaceutiques et chimiques qui souhaitent faire interdire les suppléments vitaminés et forcer les aliments transgéniques
dans nos assiettes. Comme pour les produits pharmaceutiques et les semences transgéniques, ces substances existent parce qu'elles peuvent générer des bénéfices prodigieux grâce à leur droit à un brevet.
Pesticides

Le Comité des résidus de pesticides du Codex existe depuis 1966. Il est responsable de la définition des limites maximales des résidus de pesticides dans des denrées alimentaires spécifiques ou dans des catégories d'aliments. Ici encore la sécurité de chaque pesticide est examinée séparément et les effets à long terme de leur consommation combinée sont en général ignorés.

 
Comme un grand nombre de ces produits chimiques sont fabriqués par des entreprises pharmaceutiques et chimiques, il est facile de voir que leur consommation généralisée a un double avantage financier, puisqu'ils augmentent le potentiel commercial des médicaments brevetés conçus pour traiter les maladies que ces additifs combinés peuvent provoquer.

Conclusion

La Commission du Codex Alimentarius ne s'intéresse pas qu'aux suppléments alimentaires. Elle est le champ de bataille
principal de la guerre politique qui déterminera aura le pouvoir et contrôlera les approvisionnements en nourriture du monde, de la ferme à la fourchette. Cette "guerre" est menée par un ensemble complexe et très ramifié d'organismes internationaux, de grandes entreprises, d'intérêts financiers, ayant pour objectifs primordiaux le commerce et les bénéfices, et non pas la santé humaine.

Actuellement, il semble que les vainqueurs financiers à long terme de cette guerre pour le contrôle des ressources alimentaires de la planète seront probablement les industries pharmaceutiques et chimiques. En particulier grâce à l'adoption (presque inévitable) d'autres directives du Codex sur les produits alimentaires dérivés de la biotechnologie. Par conséquent,
notre liberté de choix, notre santé et notre environnement sont clairement mis en danger.

La santé optimale et la bonne nutrition sont des menaces pour le "commerce avec la maladie" de l'industrie pharmaceutique parce qu'elles réduisent le marché des produits alimentaires synthétiques. Une alimentation libre de résidus de pesticides, d'additifs artificiels et autres contaminants dépend par définition de la diminution globale, voire idéalement d'une élimination totale, de ces produits chimiques dans l'alimentation. Une telle évolution ne peut évidemment pas être dans l'intérêt des entreprises pharmaceutiques et chimiques qui les fabriquent. Une telle réduction de la consommation des produits chimiques se traduirait par une baisse des bénéfices et une amélioration de la santé pour des populations tout entières.

En conclusion, même si le soutien apporté par la Commission du Codex Alimentarius au "commerce avec la maladie" ne fait plus la une des médias, il se poursuit inlassablement et la portée immense de ses activités représente un grave danger pour la santé de l'humanité, aujourd'hui et demain.


Souhaitons-nous un monde où l'accès à des aliments réellement nutritifs et sûrs et à des compléments alimentaires efficaces
soit limité et contrôlé par les intérêts financiers de l'industrie pharmaceutique et chimique ? Si votre réponse est négative, vous devez agir maintenant, avant qu'il ne soit trop tard.


Source : http://www4fr.dr-

Codex Alimentarius

IG Farben


Tome 1, pp. 139 à 153

IG Farben

Le premier rapprochement des sociétés chimiques allemandes s'est constitué le 8 octobre 1904 sous l'impulsion des comités de direction des sociétés Bayer, BASF et Hoechst (appelées les « Trois Grandes »), suivent de près par les sociétés Agfa, Cassela et Kalle (les « Six Grandes »).

En 1916, sous l'impulsion de Duisberg (voir photo ci-contre) toujours, se joignirent à ces 6 Grandes, quelques sociétés pour
former l'Interessen Gemeinschaft de Teerfarbenindustrie (le Groupement d'Intérêts de l'industrie allemande des colorants dérivés du goudron [1]). Mais ce ne sera qu'en décembre 1925 que les huit compagnies dites IG se mirent d'accord pour fusionner en une seule et même compagnie. Ce sera bien cette IG Farben qui, nazifiée dès 1937, verra 24 membres de son directoire jugés à Nuremberg en 1947 pour, entre autres, esclavage et meurtres collectifs au «site industriel IG Auschwitz».

Il est peut probable qu'en 1908 l'on adoptait déjà le nom IG Farben pour parler du groupement d'intérêt des Six Grandes.


C'est un choix de synthèse de l'auteur.



Source : http://www.edition

Codex Alimentarius

Tapis rose pour l'OMC



05 Septembre 2009

BENITO PEREZ

Genève Si l'on en juge par le battage, l'abattage est proche. Les dix malheureux arbres du parking de l'OMC auront de la peine à survivre à l'ouragan politique qui leur arrive dessus! Alimentée par la caisse patronale, la classe politique
genevoise a en quelques jours recouvert murs et journaux de slogans favorables à l'extension du siège de l'Organisation mondiale du commerce. Dix ans après, un Seattle à l'envers.

Cette tempête dans un landernau prêterait à sourire si elle n'était l'occasion d'une insidieuse opération de lessivage de l'OMC. Car si du côté des opposants à l'extension on se refuse à critiquer l'institution, la Sainte-Alliance a confié éponges et balais-brosses à son aile gauche. Or, l'OMC n'est pas une brave organisation qui tente de «rendre le monde plus pacifique et plus juste», comme l'écrit Ruth Dreifuss. Née d'un traité de libre-échange, elle n'intègre pas le système onusien, et n'est tenue en rien par la Déclaration des droits de l'homme. L'OMC n'est qu'une «enceinte où sont négociés des accords destinés à réduire les obstacles au commerce international et à contribuer ainsi à la croissance économique et au développement». Un statut en forme de programme politique bien connu, qui a fait les ravages que l'on sait et que l'on devine condamné par le péril écologique et la fin du pétrole.

Loin de servir une régulation de l'économie (provisoirement revenue à la mode), ses instances de «règlements des différends» ne sont que la police de la déréglementation. Et ce n'est pas la proximité géographique du Palais des Nations qui y change - ou changera - quoi que ce soit. Si contamination il y a, elle se propagerait plutôt dans l'autre sens!

Que ceux qui en doutent se penchent, par exemple, sur l'Accord général sur les services (AGCS). Cette machine de guerre contre le secteur public «prévoit explicitement que des négociations commerciales seront menées en vue d'élever
progressivement le niveau de libéralisation»1. Un «commerce» ouvert à «tous les secteurs». Ce n'est qu'une question de temps.
Quant au discours «mieux vaut garder l'OMC dans un pays démocratique où l'on pourra la contester», il fleure un
néocolonialisme candide bien de chez nous. Comme si le mouvement social suisse avait des leçons de mobilisation à donner aux
altermondialistes du Sud... Comme si la Suisse s'était montrée respectueuse des manifestations anti-Davos systématiquement
interdites depuis dix ans.

A quelques mois d'une conférence décisive à Genève, les défenseurs rose-vert de l'OMC auraient mieux fait de s'en tenir à l'argument de l'emploi plutôt que de prêter main-forte aux idéologues de la mondialisation. Ce n'est toutefois pas une surprise, tant les boussoles politiques semblent brouillées en ce moment.


Source : http://www.lecourrier.ch/

Codex Alimentarius

 

 

sauver la vie, sauver la planète Le Codex Alimentarius et les OGM 

Codex Alimentarius et OGMArticle4166  Le Codex alimentarius est une institution mal connue. Fonctionnement complexe, discussions très techniques, statut des normes difficilement saisissable... autant de raisons qui permettent au Codex de rester à l'abri des regards. Pourtant, cet organe occupe une place centrale dans le commerce international des aliments, y compris dans le domaine des OGM.

En 2000, le sénateur Bizet décrivait l'institution comme « l'un des principaux carrefours où les États s'efforcent de concilier sécurité alimentaire et développement des échanges ». Les discussions actuelles liées aux OGM (étiquetage et tolérance des contaminations) démontrent en effet que cet instrument mérite toute l'attention du citoyen, tant leurs enjeux sont déterminants dans les échanges commerciaux des OGM.

CODEX ALIMENTARIUS:
LE CONTRÔLE ET LE DÉNI DE LA SCIENCE


Par Paul Anthony Taylor

Nous ne voulons pas changer. Chaque changement constitue une menace à la stabilité. C'est une autre des raisons pour lesquelles nous sommes si circonspects quant à l'application de nouvelles inventions. Toute découverte de la science pure est subversive en puissance ; même la science doit parfois être traitée comme un ennemi potentiel. - Aldous Huxley, Le meilleur des mondes.

La 29ème session du Comité du Codex sur la nutrition et les aliments diététiques ou de régime s'est tenue à Bad Neuenahr-Ahrweiler en Allemagne, du 12 au 16 novembre 2007. Il s'agit d'un organe subsidiaire de la Commission du Codex Alimentarius sponsorisée par la FAO/l'OMS. Les activités de ce Comité sont de plus en plus perçues par les partisans de la santé naturelle comme l'une des menaces mondiales les plus importantes pesant sur la future disponibilité des compléments alimentaires en vitamines thérapeutiques et autres thérapies de santé naturelle basées sur les micronutriments. Paul Anthony Taylor, directeur des relations extérieures de la Dr. Rath Health Foundation, a participé à cette réunion en qualité de délégué de la Fédération Nationale de la Santé , la seule organisation en faveur de la santé naturelle et orientée vers les consommateurs au monde qui bénéficie du statut d'observateur officiel lors des réunions du Codex. Le rapport-témoignage de Paul présenté ci-dessous décrit comment le Codex continue à réfuter les bienfaits des vitamines, des micronutriments et de la nutrition dans la lutte contre les maladies actuelles les plus courantes et explique la façon dont ses principaux bénéficiaires sont les grandes multinationales des secteurs de l'alimentation et des biotechnologies, ainsi que l'industrie
pharmaceutique.

Le Comité du Codex sur la nutrition et les aliments diététiques ou de régime se réunit à Bad Neuenahr-Ahrweiler, en Allemagne, en novembre 2007.

Codex Alimentarius

Il ne fait pratiquement aucun doute que les consommateurs sont largement opposés à la consommation d'aliments génétiquement modifiés. À maintes occasions, les enquêtes et les sondages entrepris dans des pays du monde entier ont révélé cet état de fait qui va bien au-delà de tout doute raisonnable. Néanmoins, le fait que les graines génétiquement modifiées puissent être brevetées - parce que, contrairement aux graines normales, elles sont créées dans des laboratoires et n'existent pas dans la nature - continue à en faire une proposition d'investissement extrêmement attrayante aux yeux des sociétés biotechnologiques et pharmaceutiques qui les produisent. Les brevets relatifs aux graines génétiquement modifiées et les milliards de dollars de bénéfices potentiels ainsi que le contrôle du marché qui peuvent en résulter représentent de puissantes sources de motivation permettant à ces fabricants de trouver des moyens d'amener ces aliments dans les assiettes des consommateurs,
quels que soient les dangers potentiels pour la santé humaine.

Ainsi, on trouve parmi les participants à la réunion du Comité de cette année le Dr. H. Yoshikura, Président du Groupe Spécial Intergouvernemental du Codex sur les aliments dérivés des biotechnologies, un groupe qui a déjà publié plusieurs directives mondiales sur les aliments génétiquement modifiés. La création de ces directives par le Groupe Spécial s'est avérée par la suite être prépondérante aux États-Unis, au Canada et en Argentine, dans le cadre de l'instigation et de la
victoire d'un litige commercial au niveau de l'Organisation Mondiale du Commerce contre l'Union Européenne (UE). Il a soutenu
avec succès que l'UE avait appliqué un moratoire sur l'homologation et l'importation d'aliments contenant des matières génétiquement modifiées et que ceci était contraire aux règles de l'OMS.

Yoshikura a été invité à participer à cette réunion du Codex car le Groupe Spécial a récemment travaillé sur l'annexe d'une directive mondiale relative aux aliments qui ont été génétiquement modifiés afin de (soi-disant) procurer des bienfaits nutritionnels ou pour la santé. Étant donné que le texte de cette annexe contient des références à des concepts ayant trait à la nutrition, le Comité a été invité à examiner l'ébauche de l'annexe et à donner ses commentaires à ce sujet.

Outre quelques commentaires mineurs, le Comité a toutefois décidé d'approuver le texte de l'annexe sans y apporter aucune
modification.

En réponse à cela et en remarquant qu'aucun pays ne s'était déclaré en faveur des intérêts des consommateurs concernant ce
problème, la Fédération Nationale de la Santé a fait la déclaration suivante:

Le Dr. Rolf Grossklaus, Président du Comité du Codex sur la nutrition et les aliments diététiques ou de régime, déclare que les consommateurs ne réalisent pas les bienfaits procurés par les aliments génétiquement modifiés et qu'ils finiront par changer d'avis à leur sujet.

"Monsieur le Président, la NHF aimerait consigner que, alors que la question de l'évaluation des risques liés aux aliments dérivés des biotechnologies est en cours de discussion, 95% des consommateurs européens et des millions de consommateurs
venant d'autres parties du monde ont continué à manifester leur refus à l'égard de ce genre d'aliments. Nous voudrions donc savoir comment le Groupe Spécial compte justifier le besoin de mener des études d'exposition sur des populations humaines
représentatives alors que tellement de personnes rejettent d'emblée ces aliments ?"

Codex Alimentarius

Autrement dit, la Fédération demandait comment le Groupe Spécial prévoyait de réaliser des études de sécurité humaine sur des
aliments génétiquement modifiés alors que rares sont les personnes qui sont prêtes à les manger.

Le Dr. Rolf Grossklaus, Président du Comité, a donné une réponse incroyablement dédaigneuse à cette question et, refusant d'admettre que les études d'exposition humaine complètes ne seraient pas réalisées avant que ces aliments soient commercialisés, il a indiqué que ces aspects ne pouvaient pas être évoqués lors de cette réunion. Pourtant, de façon assez stupéfiante, il a ensuite déclaré que les consommateurs ne réalisent pas les bienfaits procurés par ces aliments et qu'il est persuadé que les consommateurs finiront par changer d'avis à leur sujet.

Plus tard, à la fin de la semaine, pendant la réunion visant à adopter le rapport officiel du Comité, j'ai demandé, au nom de la Fédération Nationale de la Santé, que le rapport mentionne la déclaration de la Fédération concernant cette affaire.

Le Dr. Grossklaus a toutefois refusé, soutenant que la question ne faisait pas l'objet de discussions et que la mention de toutes les questions qui n'étaient pas évoquées rendrait le rapport trop long.

L'un dans l'autre, il s'agissait donc incontestablement de l'exemple le plus flagrant d'abandon des préoccupations des
consommateurs que j'aie jamais vu lors d'une réunion du Codex.
Recommandations sur la base scientifique des allégations sanitaires - destinées aux grandes multinationales

Autre question fondamentale qui a été évoquée lors de la réunion de cette année : un texte traitant des Recommandations sur la base scientifique des allégations sanitaires.

M. Gert Lindemann, Secrétaire d'État du Ministère Fédéral allemand de l'alimentation, de l'agriculture et de la protection des consommateurs s'adresse au comité à l'ouverture de la réunion.

Ces dernières années, le Comité a accordé très peu de temps et aucun débat important à cet élément de l'ordre du jour de ses réunions. Cependant, bien qu'une discussion plus approfondie ait eu lieu lors de la réunion de cette année, l'idée générale du débat était la suivante: sans un changement de direction drastique, les principaux bénéficiaires de ces Recommandations seront les grandes multinationales des secteurs de l'alimentation et des biotechnologies, ainsi que l'industrie
pharmaceutique, qui pourront plus facilement faire face aux couts financiers importants qu'ils doivent supporter en contournant les différents obstacles scientifiques et réglementaires érigés par le Comité.

Par conséquent, il semble fort probable que nous voyions de plus en plus de céréales pour le petit déjeuner, d'aliments génétiquement modifiés et de produits vitaminés d'apports journaliers recommandés fabriqués par les sociétés pharmaceutiques et présentant des allégations sanitaires, par exemple, alors que les compléments produits par de petits fabricants de vitamines novateurs - en supposant que leur existence ne soit pas compromise par les réglementations - n'en feront
probablement pas de même.

Cela dit cependant, et malgré un débat plus long consacré à cet élément de l'ordre du jour lors de la réunion de cette année, seuls des progrès minimes ont été réalisés et plusieurs questions fondamentales - notamment la définition du niveau nécessaire de preuves scientifiques pour la justification des allégations sanitaires - demeurent en suspens. Si le Comité insistait sur les études humaines et les essais cliniques par exemple, même certaines allégations sanitaires courantes pour les aliments tels que les fruits et les légumes devraient être interdites pour la bonne et simple raison qu'elles étaient basées sur des études d'observation et des recherches épidémiologiques, ce qui créerait de toute évidence une situation absurde.

Les discussions étant pour la majeure partie dans l'impasse, le Comité a donc convenu que le texte devait être renvoyé à la 2ème étape du processus d'homologation en 8 étapes du Codex, afin d'être rédigé à nouveau par la délégation française à la lumière des discussions qui avaient eu lieu. Par conséquent, il semble peu probable que les Recommandations sur les
allégations sanitaires soient approuvées et finalisées par la Commission du Codex Alimentarius avant au moins juillet 2010.

Analyse des risques nutritionnels - constitution des règles au fur et à mesure

Un autre thème qui a fait l'objet de très peu de discussions lors des récentes réunions de ce Comité du Codex est celui de l'analyse des risques nutritionnels. Tout comme les observateurs réguliers du Codex le savent d'ores et déjà, cette question est fortement pertinente pour le futur développement des Directives du Codex sur les compléments alimentaires en vitamines et sels minéraux restrictives, étant donné que les directives indiquent que les niveaux de sécurité supérieurs des vitamines et sels minéraux dans les compléments seront établis par une évaluation scientifique des risques.

Codex Alimentarius

Alors que le lobby pro-pharmaceutique - comprenant notamment les extrémistes anti-compléments alimentaires de la Commission Européenne - tente désespérément de rassurer tout le monde sur le fait que l'utilisation d'une évaluation des risques garantira le calcul scientifique des niveaux de sécurité supérieurs pour les vitamines et les sels minéraux, la réalité est que la plupart des méthodologies actuelles pour l'évaluation du soi-disant "risque" lié à la consommation de compléments
nutritionnels sont tout sauf scientifiques, et sont en fait profondément imparfaites.

Il est donc intéressant de noter que, pendant les discussions de cette année, le représentant de l'Organisation Mondiale de
la Santé (OMS) a indiqué que l'OMS et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ne doivent pas être la source principale, sinon l'unique source de conseils scientifiques au Comité, soutenant que les groupes d'experts
internationaux ne pourraient peut-être pas fournir de conseils scientifiques indépendants et impartiaux. En mettant de côté
la question de savoir si l'OMS et la FAO peuvent elles-mêmes être considérées comme des organisations indépendantes et
impartiales, au fur et à mesure de la progression des discussions, il est devenu de plus en plus évident que la vaste majorité des membres du Comité n'étaient pas le moins du monde intéressés par l'obtention de conseils scientifiques indépendants et impartiaux dans ce domaine.

Basil Mathioudakis, le représentant de la Commission Européenne lors de la réunion. Les extrémistes anti-compléments alimentaires de la Commission Européenne revendiquent de façon déloyale que les niveaux de sécurité supérieurs pour les vitamines et les sels minéraux dans les compléments alimentaires seront calculés scientifiquement.

Par exemple, à un moment donné pendant les discussions, la Fédération Nationale de la Santé a demandé à ce qu'une section clé
du texte se réfère à des "sources indépendantes de conseils scientifiques" sur l'évaluation des risques. Il est important de noter cependant que Basil Mathioudakis, de la Commission Européenne, a déclaré qu'il était opposé à l'utilisation du mot "indépendant" dans le texte et, par conséquent, il n'a pas été inclus.

Dans une autre intervention clé, la Fédération Nationale de la Santé a souhaité qu'une phrase soit insérée pour reconnaître l'appauvrissement en nutriments des sols et des aliments auquel on assiste depuis cinquante ans environ. En entendant cela cependant, le Président, le Dr. Grossklaus, a répondu en disant que l'institut pour lequel il travaille, l'Institut Fédéral allemand pour l'évaluation des risques, a fait une déclaration sur cette question en affirmant qu'il n'existe aucune preuve scientifique qui puisse étayer cette revendication. Selon la coutume, il a ensuite tenté de poursuivre et n'a pas vraiment donné au Comité l'occasion de faire des commentaires.

La Fédération Nationale de la Santé a ensuite fait une intervention supplémentaire, en demandant à ce que ses commentaires soient notés dans le rapport et, dans l'idéal, soient considérés par le Comité pour que le dossier puisse être précis et complet. Le Dr. Grossklaus a toutefois décliné cette demande, déclarant que puisque la Fédération est une organisation non-gouvernementale et qu'aucun état-membre n'a soutenu sa position, ses commentaires ne pourraient pas être intégrés dans le rapport.

Tout comme il l'a fait au cours des années précédentes, le Dr. Grossklaus constituait encore une fois les règles au fur et à mesure. Ceci est particulièrement bien illustré par le fait que le paragraphe 131 du rapport officiel du Comité pour cette réunion mentionne une autre intervention de la Fédération Nationale de la Santé et que celle-ci n'a pas non plus été soutenue par les états-membres.

Au terme de ces discussions, le Comité a décidé qu'il avait fait des progrès considérables et qu'il devait recommander à la Commission du Codex Alimentarius que le texte (l'ébauche de proposition de principes d'analyse des risques nutritionnels et de directives à appliquer au travail du Comité sur la nutrition et les aliments diététiques ou de régime) passe à la 5ème étape. Ainsi, seuls des changements relativement mineurs seront désormais possibles à la réunion du Comité de l'an prochain, et il pourrait éventuellement être approuvé et finalisé par la Commission du Codex Alimentarius en juillet 2009.

Codex Alimentarius

Propositions pour les valeurs de référence des nutriments - déphasées par rapport aux dernières découvertes scientifiques

À la lumière des dernières recherches les plus actuelles dans le domaine de la nutrition, il semble prudent de prédire que l'approche actuelle du Comité pour l'établissement de valeurs de référence des nutriments à des fins d'étiquetage pourrait être jugée par les futurs historiens en nutrition comme ridiculement anachronique.

Par exemple, la science de la génétique nous a déjà appris que nous sommes tous génétiquement uniques et nous disposons désormais de preuves convaincantes que les facteurs tels que l'âge, le sexe, l'utilisation de moyens de contraception, la
race, le code vestimentaire, la situation géographique, les dons de sang réguliers, l'utilisation de médicaments médicinaux, les mutations génétiques ou l'individualité biochimique peuvent affecter les besoins et/ou le statut en nutriments d'une personne, parfois même de façon considérable.

Cependant, plutôt que de protéger la santé des consommateurs, qui est après tout l'un des motifs précisés du Codex, le Comité propose d'établir simplement une seule valeur de référence pour chaque vitamine et chaque sel minéral, et de les appliquer à toute la population mondiale à partir de l'âge de trois ans. Ensuite, une fois ce travail terminé, un autre ensemble de valeurs de référence pour les vitamines et les sels minéraux, à appliquer aux enfants âgés de six mois à trois ans, serait
développé.

Ainsi, il semblerait que l'intention du Comité soit principalement de fournir une approbation retentissante du concept existant d'apports journaliers recommandés qui est démodé et scientifiquement non valable.

Il convient donc de noter que, bien que la Fédération Nationale de la Santé ait essayé d'intervenir au niveau de cette erreur myope monumentale, en proposant l'établissement d'une valeur de référence supplémentaire pour chaque vitamine et chaque sel
minéral, afin de représenter la tranche de population en ayant le plus besoin, le Président a rejeté cette proposition, mais sans donner de raison scientifique valable.

Donc de toute évidence, même s'il est reconnu que les propositions du Comité sur les valeurs de référence des nutriments sont encore en phase initiale, il est actuellement conseillé à toutes les personnes espérant un résultat qui reflète les dernières découvertes scientifiques ou qui favorise une nutrition optimale de ne pas retenir leur souffle. Vous attendez toujours la "victoire écrasante" au Codex? Vous n'êtes pas les seuls...
Codex Alimentarius

Les partisans de la santé naturelle qui ont une bonne mémoire se souviennent peut-être de la prétendue Fondation des Solutions Naturelles qui, dans son rapport sur une réunion du Comité du Codex sur l'étiquetage alimentaire qui a eu lieu en mai 2006, revendiquait que le résultat des discussions concernant le rôle proposé du Codex dans la mise en œuvre de la stratégie mondiale de l'Organisation Mondiale de la Santé sur le régime alimentaire, l'activité physique et la santé était une "victoire écrasante" pour la liberté de la santé.

Et bien, ceci n'était certainement pas vrai à l'époque et ne l'est toujours pas aujourd'hui, surtout si le résultat des discussions lors de cette réunion ne peut pas servir de base pour fonder quelque chose. Dix-huit mois après la soi-disant "victoire écrasante", bien que le Codex parle toujours de la stratégie mondiale, il n'y a aucun signe d'une action
importante.

Par exemple, bien que le Dr. Anne MacKenzie, Présidente du Comité du Codex sur l'étiquetage alimentaire, ait donné une présentation PowerPoint sur le thème de la stratégie mondiale, demandant quels mécanismes étaient disponibles pour la communication et la coopération inter-comités, et proposant d'obtenir des conseils auprès de l'OMS et de la FAO, sa vaillante contribution a été reléguée à une position relativement mineure dans l'ordre du jour du Comité, sous la rubrique "Autres affaires et futur travail".

À l'issue de la discussion quelque peu floue et confuse qui a suivi, au cours de laquelle un représentant du Secrétariat du Codex, le Dr. Jeronimas Maskeliunas, a même admis être "complètement embrouillé" au sujet de ce qu'évoquait le Comité, il a été finalement convenu qu'un groupe de travail se réunirait pour discuter de la stratégie mondiale juste avant la réunion du Comité de l'an prochain et, qu'après ses discussions, il rende des comptes au Comité. Autrement dit, encore des paroles et toujours aucun signe d'action.

Dans la conjoncture actuelle, les discussions du Codex concernant la stratégie mondiale de l'Organisation Mondiale de la Santé sur le régime alimentaire, l'activité physique et la santé semblent donc à des années-lumière de se transformer en une
sorte de victoire, encore moins en une victoire écrasante.

Conclusion

Tout comme les contrôleurs du monde que l'on retrouve dans "Le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley, la Commission du Codex
Alimentarius ne veut pas changer. De son point de vue, le changement - sous forme d'un nouveau système de soins de santé mondial basé sur des découvertes scientifiques dans les domaines de la recherche sur les vitamines et la santé cellulaire - constitue une menace à la stabilité financière de l'industrie pharmaceutique. Par conséquent, les découvertes révolutionnaires en thérapie nutritionnelle sont de plus en plus considérées comme subversives et sont traitées en tant
qu'ennemi pour le "commerce avec la maladie".

Cependant, les mensonges et les duperies qui sont nécessaires au maintien de cette situation ne sont pas durables à long terme. Que cela plaise ou non au Codex, le changement finira par arriver et, lorsqu'il le fera, les consommateurs exigeront en masse que ceux qui avaient essayé de les empêcher d'avoir accès aux compléments en vitamines thérapeutiques et aux autres thérapies naturelles soient tenus de répondre de leurs actes.

Dans l'intervalle cependant, même si les maladies cardiovasculaires, le cancer, le SIDA et les autres maladies courantes seront sans aucun doute, pour la plupart, inconnues des générations futures, nous avons la responsabilité de nous assurer que cela se produise plus tôt que plus tard.

Le traitement des maladies par des médicaments chimiques synthétiques, alors que des traitements naturels plus efficaces et plus sûrs sont déjà disponibles, frôle la folie et ne doit plus être toléré dans toute société civilisée digne de ce nom.

Ainsi, plus tôt le "commerce avec la maladie" de l'industrie pharmaceutique sera jeté dans les poubelles de l'histoire médicale, là où il devrait être, mieux ce sera pour toute l'humanité.


Source : http://www4fr.dr

Codex Alimentarius

BAYER et IG Farben


Quand la firme Bayer achetait "des lots de femmes " à Auschwitz

Au début du mois août, le groupe pharmaceutique et chimique allemand Bayer a retiré de la vente un de ses médicaments contre
le cholestérol. Associé à un autre remède, il aurait provoqué la mort de plus de 50 personnes dans le monde.

La présence du nom de cette firme à la une de l'actualité éveille de pénibles souvenirs.

Sous le régime nazi, Bayer, filiale du consortium chimique IG Farben (1), procéda en effet à des expériences médicales sur des déportés, qu'elle se procurait dans les camps de concentration en particulier.

Nous avons retrouvé dans le numéro de février 1947 du Patriote Résistant les extraits de cinq lettres adressées par la Maison Bayer au commandant du camp d'Auschwitz. Elles étaient publiées dans un article traitant de quelques-uns des méfaits des industriels allemands sous le nazisme - alors que leur procès était instruit par le tribunal de Nuremberg.

Les lettres, trouvées à la libération d'Auschwitz par l'Armée rouge, datent d'avril-mai 1943. Elles se passent de tout commentaire.

Première lettre :
" En vue d'expérimenter un soporifique, vous serait-il possible de mettre à notre disposition quelques femmes et à quelles conditions, toutes les formalités concernant le transfert de ces femmes seront faites par nous."

Deuxième lettre :
" Nous accusons réception de votre lettre.
Considérant le prix de 200 marks exagérés, nous offrons 170 marks par sujet, nous aurions besoin de 150 femmes. "

Troisième lettre :
" D'accord pour le prix convenu. Veuillez donc faire préparer un lot de 150 femmes saines que nous enverrons chercher très
prochainement. "

Quatrième lettre :
" Nous sommes en possession du lot de 150 femmes. Votre choix est satisfaisant quoique les sujets soient très amaigris et affaiblis. Nous vous tiendrons au courant du résultat des expériences. "

Cinquième lettre :
" Les expériences n'ont pas été concluantes. Les sujets sont morts. Nous vous écrirons prochainement pour vous demander de préparer un autre lot. "




IG Farben fournit aux nazis le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz et utilisa massivement la main-d'œuvre concentrationnaire dans ses usines.

Condamnée pour crimes contre l'humanité à Nuremberg puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Hôchst.


Source : http://www.cbgnetwork.org

Codex Alimentarius

Bayer et IG Farben



Libération 12 novembre 2003

IG Farben, fin d'une page noire de l'Allemagne

Le groupe chimique, producteur du gaz mortel utilisé dans les camps nazis, a été placé en liquidation judiciaire.

La survivance, après la guerre, de IG Farben in Abwicklung, l'entreprise chimique productrice du gaz Zyklon B utilisé dans les camps de la mort, représentait un scandale, y compris aux yeux de nombreux Allemands. Cinquante-huit ans après
l'effondrement du régime nazi, coupable de la mort de 6 millions de juifs en Europe, le conglomérat chimique vient enfin d'être placé en liquidation judiciaire, refermant ainsi l'un des épisodes les plus sombres de l'histoire allemande.

Codex Alimentarius

Créé en 1925, IG Farben fut, jusqu'en 1945, le numéro un mondial de la chimie. Travaillant en étroite collaboration avec les nazis, le conglomérat, qui contrôlait plus de 200 sociétés, s'est rapidement trouvé impliqué dans la politique d'extermination des juifs, gérant en direct le camp d'Auschwitz.ÊAu zénith de ses funestes activités, IG Farben employait 190 000 personnes, parmi lesquelles 80 000 travailleurs forcés. En 1948, treize dirigeants du conglomérat chimique furent condamnés par un tribunal militaire à des peines allant de six mois à six ans de prison.

Polémique

Le nom de IG Farben reste indissociable du Zyklon B, le gaz mortel mis au point par la société Degesch, une filiale à 42,5% de IG Farben et de Degussa, une autre entreprise chimique. C'est également à cause de Degesch que Degussa est aujourd'hui au
centre d'une polémique concernant la construction du Mémorial de l'Holocauste, à Berlin. Degussa était censé fabriquer le produit antigraffitti destiné à protéger les 2 700 stèles de béton rendant hommage aux juifs assassinés.

Après la guerre, les Alliés décidèrent de démembrer le groupe. Les activités sans lien direct avec le nazisme ont été réparties dans de nouvelles sociétés telles que Bayer, BASF, Agfa, et Hoechst, devenues des piliers de la chimie allemande.

Les entreprises impliquées dans la Shoah ont été regroupées dans IG Farben in Abwicklung, une société chargée de régler divers contentieux avant de s'autodissoudre.Ê Mais chaque année de nouvelles procédures ont entravé ce processus. "Quand nous avons été mandatés pour liquider la société, il y avait encore 500 procès en cours, explique l'un de ses deux
administrateurs, Otto Bernhardt, par ailleurs député CDU (chrétiens-démocrates). Il nous a fallu près de cinq ans pour venir à bout de cette montagne de contentieux. Il y avait des procès d'anciens salariés, des procès de propriétaires estimant que leurs terrains avaient été contaminés... "

Société spéculative

IG Farben aurait dû être liquidé dans les années 80. Mais "la réunification allemande a relancé une deuxième vague de contentieux", explique encore Otto Bernhardt. Les petits actionnaires, dont quasiment aucun ne détient plus de 5 % de la société, espéraient alors pouvoir récupérer des participations dans les industries chimiques est-allemandes comme Leuna, ou, plus rémunérateurs encore, des actifs placés avant-guerre par IG Farben en Suisse. Au fil des années, IG Farben in Abwicklung s'était transformé en société spéculative, notamment dans le secteur immobilier.ÊCes petits spéculateurs ou héritiers d'anciens salariés du groupe chimique, accusent aujourd'hui les administrateurs d'avoir provoqué le dépôt de bilan pour protéger une ancienne filiale d'IG Farben, détentrice d'un juteux portefeuille d'actions... "Nous avions presque achevé le travail, explique OttoÊBernhardt. Il ne nous restait plus qu'un immeuble de 500 appartements à vendre. Il s'est avéré que le repreneur n'était pas solvable, c'est pourquoi nous avons dû déposer le bilan de la société." Les associations de travailleurs forcés qui représentent près de 400 000 personnes, sont également furieuses. Si BASF, Bayer ou  Hoechst ont contribué à alimenter le fonds d'indemnisation allemand des travailleurs forcés du nazisme, négocié en 2001 (d'un montant total de 5,1 milliards d'euros), IG Farben in Abwicklung ne leur a pas versé le moindre centime. (Odile Benyahia-Kouider)


Source : http://www.cbgnetwork.orgl

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