hautSOS-Pl(at)net, le site de Terre sacrée. Bannière réalisée bénévolement par Frédéric Schoenahl que nous remercions vivement.

11 août 2001 : Bush va financer les cellules souches

TOUT EN BAS! Ascenseur expressVers une interdiction du clonage aux USA
Photo anne.esperet(at)free.fr Autres oeuvres superbes sur le site .http://www.larecherche.fr/

Les Etats-Unis se dirigent vers une interdiction du clonage reproductif  humain

WASHINGTON, 2 août 2001 (Agence Française de Presse) - Les Etats-Unis ont fait un pas vers l'interdiction totale du clonage humain, après l'adoption par la Chambre des représentants d'un projet de loi criminalisant toute forme de clonage humain, y compris le clonage thérapeutique au grand dam de la communauté scientifique.

Introduit par le représentant républicain de Floride David Weldon, le projet de loi sur l'interdiction du clonage humain (Human Cloning
Prohibition Act) qui a reçu le soutien de l'administration Bush, doit
encore être adopté par le Sénat avant d'être promulgué par le président,
ce qui pourrait prendre quelques mois.

Le texte interdit la création d'un embryon humain par clonage, que ce
soit à des fins reproductrices ou thérapeutiques. Il prévoit une peine
maximum de dix ans d'emprisonnement et une amende d'au moins un million
de dollars.

Réagissant au vote de la chambre basse, le chef de file de la majorité
démocrate au Sénat, Thomas Daschle, n'a pas fait mystère mercredi de
l'aversion générale que suscite la perspective du clonage humain chez
les parlementaires.

"Je pense que pratiquement chacun de mes collègues au Sénat est opposé
au clonage humain. Je suis moi-même très mal à l'aise par rapport au
clonage, même celui à vocation thérapeutique", a déclaré M. Daschle.

L'administration Clinton avait décrété en 1997 un moratoire de cinq ans
sur les expériences de clonage humain financées par l'argent public
mais, jusqu'à présent, la loi ne règlementait pas le secteur privé.

Face à ce vide juridique et en dépit des dangers mis en avant pas les
chercheurs, plusieurs groupes ou individus peu scrupuleux ont annoncé
publiquement leur intention de cloner un être humain et de le faire
naître, forçant les parlementaires à agir.

Mais la perspective d'une interdiction du clonage thérapeutique suscite
une forte désapprobation au sein de la communauté scientifique
américaine et des organisations de défense des droits des malade qui
font le distingo entre le clonage reproductif, auquel elles sont aussi
totalement opposées, et le clonage thérapeutique qu'elles appellent de
leur voeux.

Le clonage thérapeutique vise à produire en série des embryons
uniquement afin d'en extraire leurs cellules-souches. Ces cellules
embryonnaires indifférenciées sont jugées très prometteuses par les
chercheurs pour les greffes et remplacements d'organes et le traitement
de maladies mortelles pour l'instant incurables.

Une telle technique permettrait, en outre, d'éviter le recours
controversé aux embryons humains créés par fertilisation in vitro ou aux
foetus avortés.

"Il est extrêmement malheureux que les vies de millions de personnes
aient été décidées en quelques heures de débat", déplore Tom Tureen, le
porte-parole d'Advanced Cell Technologies (ACT), une société du
Massachusetts pionnière dans la recherche sur le clonage et les
cellules-souches, joint par téléphone par l'Agence Française de Presse.

Le grand avantage du clonage humain thérapeutique, souligne-t-il en
effet, est que l'on peut créer un embryon cloné à partir de l'individu
que l'on souhaite traiter, ce qui permet de parvenir à une
"correspondance génétique parfaite" et d'éviter ainsi les rejets de greffe.

"La seule façon de réaliser les promesses des thérapies cellulaires est
le clonage humain thérapeutique", insiste-t-il.

Se disant "fortement décue", Myrl Weinberg, présidente du National
Health Council (conseil national de la santé), qui regroupe 50
organisations de malades, professionnels de santé et assureurs, a promis
de se battre pour que le Sénat laisse la porte ouverte au clonage
thérapeutique.

"Nous avons été très surpris par ce vote. Il va nous falloir éduquer les
sénateurs et les aider à comprendre cette question complexe",
déclare-t-elle, à l'Agence Française de Presse."

                              © 2001 Agence Française de Presse

Sommaire de la page

Bush va financer les cellules souches. Mais il limite l'aide publique à la recherche sur les embryons déjà morts

Par PASCAL RICHÉ

Libération des samedi 11 et dimanche 12 août 2001

En limitant la recherche, Bush a fait un compromis qui convient aux anti-avortement, sans se mettre à dos les scientifiques.
Washington, de notre correspondant

C'est dans un solennel message à la nation, lu jeudi à 21 heures locales depuis son ranch de Crawford (Texas), que George W. Bush a annoncé sa décision d'autoriser le financement public de la recherche sur les cellules souches issues d'embryons humains, tout en le limitant aux seules lignées de cellules déjà développées en laboratoire. Opposé à l'avortement, George W. Bush exclut d'aider la création de nouvelles lignées de cellules, car cela supposerait la destruction de nouveaux embryons. Pour ce qui est des lignées existantes (une soixantaine dans le monde), «la décision sur la vie ou la mort (des embryons, ndlr) a déjà été prise», a argué le Président pour justifier sa position.Pendant dix minutes, très grave, Bush a résumé la difficulté de son dilemme, raconté ses nombreuses consultations, évoqué les espoirs que ces recherches offrent pour la médecine, réaffirmé ses convictions morales: «J'ai pris cette décision avec un grand soin, et je prie pour que ce soit la bonne», a-t-il conclu.

Pressions. Il s'agissait de son premier message adressé aux Américains. Une telle mise en scène peut surprendre sur un sujet scientifique aussi complexe, mais elle est à la mesure, ou plutôt la démesure, du débat public qui l'a précédée. Pour Bush, cette décision était aussi un exercice politique à haut risque: fidèle à sa base la plus conservatrice, il avait promis, pendant la campagne, de ne pas financer les recherches entraînant des destructions d'embryons. Mais la communauté scientifique, qui craint d'être «doublée» par les laboratoires européens ou japonais, a multiplié les pressions. Par ailleurs, les sondages ont montré que l'opinion publique était très favorable à ces recherches, qui annoncent une véritable révolution de la médecine. D'ici une vingtaine d'années, il sera possible, en produisant des tissus de cellules souches, de soigner de nombreuses maladies: Parkinson, Alzheimer, diabète, certains cancers...

La décision mi-chèvre mi-chou a déclenché des réactions variées. Le New York Times parle, dans un éditorial sévère, d'une «dérobade» qu'il met au compte d'une «peur continuelle de froisser la droite du Parti républicain». Certains scientifiques saluent «un pas dans la bonne direction», mais la plupart déplorent les limitations imposées: les lignées de cellules sont encore trop peu nombreuses pour assurer une diversité génétique intéressante, et certaines risquent de s'éteindre.

Couvert. Les groupes antiavortement, pour leur part, ont réagi avec compréhension: Bush «a courageusement respecté sa promesse de protéger les enfants qui ne sont pas encore nés», a même déclaré James Dobson, président de Focus on the Family. Seuls les plus radicaux, à commencer par l'Eglise catholique, ont jugé l'arbitrage présidentiel «moralement inacceptable». En choisissant de rester en équilibre entre religion et science, Bush évite donc le désastre politique. Plusieurs des ténors du combat antiavortement l'avaient par avance «couvert». Orrin Hatch, sénateur de l'Utah, avait ainsi pris bruyamment la défense des recherches, déclarant qu'«on ne pouvait mettre sur le même plan un enfant vivant dans un ventre, bougeant ses doigts, et au coeur qui bat, avec un embryon sorti d'un congélateur». Au final, pour Bush, le seul vrai dégât de l'affaire porte sur son début d'idylle avec l'Eglise catholique, qu'il essaye depuis son élection de faire tomber dans la sphère d'influence des républicains.

flechhan.gif (4956 octets)

Dossier clonage - Sommaire de la pageNon aux brevets sur la vie (Autocollants à commander via http://www.resistanceisfertile.com)

L'actualité des clones

https://www.terresacree.org   

  Jardin

Retour au sommet de la page Entrez dans le jardin de la base


Vous avez aimé cette page. Partagez-la
avec vos ami(e)s sur les réseaux sociaux

Partager avec vos amis sur le réseau social Google Plus Partager avec vos amis sur le réseau social Linkedin S'abonner gratuitement au fil d'info RSS du vaisseau-mère de Demain l'Homme, ex SOS-planete


   

  











Citations d'Hommes justes

Vous pouvez nous envoyez les phrases
(d'Anciens ou non) qui vous semblent
aller de soi et participer à l'ouverture
des consciences


 

Wiki sur Terre - Sois acteur du changement - Demain l'Homme


 

NEWSLETTER

Abonnement gratuit à la
newsletter bimensuelle
confidentielle de Demain l'Homme

BOX EXPRESS

Transmettez par cette
voie votre récolte d'infos vraies
(lesquelles seront vérifiées)
 


Cet annuaire est mis à jour régulièrement par Cédric, président de l'Association. Il est facile d'y inscrire GRATUITEMENT votre site


Exprimez-vous librement sur ce site



LIVRE D'OR. Expression libre


Suivre le Flux RSS de Demain l'Homme
Accès aux 150 derniers articles de Demain l'Homme pour mobiles et PC