Yvan Marzin que nous remercions du fond du coeur pour son excellent travail bénévole (juillet 2002).

 

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Invités à témoigner à l'ONU, quatre chefs de tribu de l'Amazonie cherchent de l'aide contre la déforestation et dénoncent l'accaparement de leur parole par les ONG

 

 

 

 

 

 

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par Eliane PATRIARCA
QUOTIDIEN Libération : samedi 03 décembre 2005. http://www.liberation.fr/page.php?Article=342274

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«Les Indiens, des victimes éternelles»

L'Amazonie s'est incarnée à Paris cette semaine. La forêt tropicale, haut lieu de la biodiversité mondiale, a soudain pris un visage, ou plutôt quatre. Ceux de chefs de tribu indienne, venus du Brésil pour chercher de l'aide contre la déforestation et la destruction de leur environnement. A l'initiative d'une jeune ethnologue, Emilie Barrucand, qui travaille avec eux depuis 2001 (1) et avec Amnesty International, ils lancent l'alerte à Paris, Bruxelles et Genève : ils participeront, la semaine prochaine, à la réunion du groupe de travail de l'ONU sur les peuples autochtones.

Plumes. Ces leaders de tribus clament leur inquiétude en tant qu'êtres vivant en symbiose avec la forêt et le fleuve, aux avant-postes pour mesurer la dégradation de l'environnement et en souffrir. Ils dénoncent l'exploitation illégale du bois et le rouleau compresseur de la culture du soja, principal vecteur de déforestation et facteur de pollution des sols et des eaux par les pesticides. «Le gouvernement nous interdit d'utiliser des plumes pour nos coiffes, note Pirakuman, leader des Yawalapiti, qui vivent dans le parc indigène de Xingu (Mato Grosso) et délégué de 14 ethnies. Mais c'est la déforestation qui fait disparaitre les oiseaux, pas nous !»

En un an, de 2003 à 2004, 26 130 km2 ont été déboisés au Brésil. Un record jamais atteint depuis 1995. Au total, 17 % de la forêt amazonienne est détruite (2). «Nous sommes aussi menacés par la construction d'une centrale hydroélectrique et de barrages sur nos terres, dénonce Pirakuman. Si cela se fait, le fleuve, affluent de l'Amazone, va s'assécher en amont tandis qu'en aval les inondations chasseront les peuples indigènes. Et les écosystèmes seront détruits.» Sans fleuve ni forêt, il n'y a pas de vie pour les indigènes. «[La forêt, c'est] notre système de climatisation, l'air que nous respirons, le lieu où nous chassons et trouvons nos plantes médicinales. Dans le fleuve, nous nous baignons, pêchons, buvons, c'est notre route aussi, nous nous déplaçons en canoë.» Mais comment résister à un gouvernement qui prévoit de construire 494 barrages d'ici à 2015 ?

«Complaisances». Pirakuman s'élève aussi contre le bitumage de la piste entre Cuiabá, la capitale du Mato Grosso, au centre-est du Brésil et le port de Santarem à l'estuaire de l'Amazone. La route, voulue par les planteurs de soja pour acheminer leurs récoltes au-delà des mers, fera encore avancer le front de colonisation, amènera plus de bûcherons et de cultivateurs sur les terres indigènes. Mais comment résister au gouverneur, Blairo Maggi, par ailleurs premier producteur de soja brésilien ? «Le gouvernement de Lula est sensible à l'environnement et il a pris conscience du rôle de nos savoirs ancestraux pour le maintien des écosystèmes, reconnaît Daniel Cabixi, leader des Pareci, et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet. La nouvelle politique du Brésil concernant les indigènes s'élabore avec notre contribution. Mais les intérêts économiques priment toujours sur nos droits et les complaisances sont multiples. Les Indiens sont des victimes éternelles.»

Nul apitoiement dans ces mots. Si ces chefs indiens ont tenu à venir en Europe, c'est pour affirmer leur volonté de s'unir. Pour être sûrs aussi que personne ne capture leur parole. «Nous en avons assez des ONG qui parlent au nom des Indiens sans connaître notre culture, qui empochent des subventions sans qu'on en voie le résultat, lance Pirakuman. Nous voulons dire à tous ceux qui veulent protéger la forêt amazonienne qu'ils peuvent s'adresser directement à nous.»

(1) Libération du 2 décembre 2005. (2) D'après l'Institut de recherche pour le développement.

 

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