TOUT EN BAS! Ascenseur expressJosé Bové est en prison mais Dominique Perben évoque une grâce

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25 juin 2003

Terre sacrée demande au président  Chirac  la grâce totale de José Bové

22 juin 2003 par Nicolas Fichot

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MILLAU, Aveyron (Reuters) - José Bové a été arrêté dimanche à l'aube par les gendarmes dans sa ferme du Larzac et aussitôt incarcéré à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone, dans l'Hérault, pour y purger dix mois de prison ferme pour destruction de plants transgéniques.

Mais le ministre de la Justice, Dominique Perben, a joué l'apaisement en estimant qu'il n'était "pas impossible" que le porte-parole de la Confédération paysanne "puisse bénéficier du décret de grâce du 14 juillet".

Le garde des Sceaux a souligné que la grâce était une "prérogative exclusive" du président Jacques Chirac.

"Ce décret n'est pas aujourd'hui rédigé. Au vue des décrets des années précédentes, quelqu'un comme M. Bové verrait sa peine réduite par un tel décret de grâce", a-t-il dit lors d'un point de presse à la Chancellerie.

Le garde des Sceaux a ajouté qu'il allait transmettre "dans les prochains jours" son avis confidentiel au chef de l'Etat sur "une éventuelle grâce" de José Bové.

Dominique Perben a justifié l'interpellation musclée de José Bové en soulignant que le porte-parole de la Confédération paysanne "avait refusé de rencontrer le juge d'application des peines avant son incarcération, alors qu'il pouvait le faire".

"Il avait fait savoir qu'il ne se rendrait pas à quelque convocation que ce soit et que ses amis l'empêcheraient d'aller en prison. Je trouve cette situation effectivement regrettable mais c'est à lui-même que M. Bové doit s'adresser pour quelque récrimination que ce soit", a ajouté le garde des Sceaux.

L'avocat de José Bové, Me François Roux, a protesté contre les moyens employés pour l'arrestation de son client.

"Les gendarmes sont entrés chez lui en défonçant une baie vitrée, sans même sonner. Il était seul. Il n'a évidemment pas résisté et ils l'ont aussitôt emmené en hélicoptère", a-t-il déclaré à Reuters.

"Le Larzac n'est pas le maquis corse et c'est ailleurs sans doute qu'il aurait fallu employer de tels moyens pour le service de la justice", a-t-il lancé en référence à la traque, pour l'instant non couronnée de succès, d'Yvan Colonna, l'assassin présumé du préfet Claude Erignac.

Me Roux a ajouté que "l'effet de stupeur passé, les amis de José Bové sont en train de s'organiser" et il a estimé que "leur réaction risque d'être à la hauteur des moyens spectaculaires employés par les forces de l'ordre pour appréhender un homme qui ne se cachait pas".

"DEVANT LA PRISON AVEC DES TAM-TAMS"

La Confédération paysanne a appelé ses sympathisants à se rassembler ce dimanche à 18h00 devant le ministère de la Justice, place Vendôme, à Paris.

Richard Maillet, ami et voisin de José Bové, a annoncé qu'une manifestation serait organisée à la même heure devant la prison de Villeneuve-lès-Maguelone. "Nous serons devant la prison avec nos tam-tams", a-t-il dit à Reuters.

Dominique Soulié, porte-parole de la Confédération paysanne, a souligné que les amis de José Bové ressentaient "une humiliation absolue".

"Et ce sont des hommes humiliés qui organisent leur réaction. Une chose est certaine: la France est un pays qui met ses syndicalistes en prison. Du moins certains. Et, si les pouvoirs publics avaient voulu relancer le débat sur les OGM, ils ne s'y seraient pas pris autrement", a-t-il dit à Reuters.

"A nous de réagir en conséquence. Quoi qu'en disent certains, il y a eu le pouvoir dans la rue. Et il va y avoir le pouvoir dans les champs", a-t-il souligné.

"Dès aujourd'hui, nous demandons à tous les amis de José et du droit humain de se rassembler devant les prisons de France. Et, dès demain, c'est dans les champs d'OGM que nous leur demanderons de se rassembler", a-t-il conclu.

José Bové avait été définitivement condamné en février par la cour d'appel de Montpellier à dix mois de prison ferme dans le cadre de deux dossiers concernant des destructions de plants de maïs et de riz transgéniques à Agen et Montpellier. Il a refusé tout aménagement de sa peine.

Le porte-parole de la Confédération paysanne avait purgé une peine de 44 jours l'été dernier à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone, pour le démontage d'un chantier sur le site d'un restaurant McDonald's de Millau (Aveyron).

La secrétaire nationale du Parti communiste, Marie-George Buffet, a dénoncé une "dérive antisyndicale" du gouvernement et demandé la libération immédiate de José Bové.

Dans un communiqué, le syndicat étudiant Unef a rappelé que "600.000 Français et des milliers de femmes et d'hommes de divers pays ont demandé la grâce de José Bové auprès du président de la République".

François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, a jugé que le gouvernement avait choisi "l'épreuve de force".

"L'ampleur du déploiement de force, le recours à un hélicoptère, l'intrusion brutale au domicile ne peuvent se justifier dès lors qu'ils concernent un leader syndical et une personnalité connue internationalement et dont la place à l'évidence n'est pas en prison", a-t-il dit dans un communiqué.

Les Verts ont demandé à Jacques Chirac de gracier José Bové.

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José Bové réclame le statut de "prisonnier politique"

Mardi 24 juin 2003,

VILLENEUVE-LES-MAGUELONE (Hérault) (Agence Française de Presse) - José Bové a interpellé mardi le
président Jacques Chirac, par la voix de son avocat, pour réclamer
symboliquement le statut de "prisonnier politique" en dénonçant ses
conditions de détention à la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone
(Hérault).

De son côté, la Confédération paysanne a appelé mardi à une "grande
manifestation régionale" jeudi à Montpellier pour "obliger Jacques Chirac à
se prononcer le plus rapidement possible" sur le cas de José Bové.

"Ceux qui imaginent que José Bové a un statut de VIP en prison, ils se
trompent. Il est traité de façon pire que les autres détenus", a affirmé son
avocat Me François Roux, qui l'a rencontré au parloir pendant plus d'une
heure pour la première fois depuis son arrestation à son domicile du Larzac.

"Sa cellule donne sur un mur mort dans une cour et il y a à proximité une
soufflerie bruyante en permanence qui l'oblige la nuit à fermer sa fenêtre
malgré la chaleur épouvantable", a-t-il ajouté.

Ecroué sous le numéro 22377 Y, au rez-de-chaussée de la prison, seul dans
une pièce de 9 m2, le leader paysan a droit à deux promenades par jour.

L'avocat a précisé qu'un gardien l'accompagnait dans tous ses déplacements à
l'intérieur de la prison. "Ce sont des conditions de sécurité
exceptionnelles! Les autres détenus ne subissent pas un tel traitement",
s'est-il indigné.

Le statut de détenu politique, qui n'existe plus depuis une vingtaine
d'années après la disparition de la cour de sûreté de l'Etat, permettrait au
porte-parole de la Confédération paysanne de recevoir plus d'une visite par
semaine de la part de ses proches, ainsi qu'un accès privilégié à la
bibliothèque et aux journaux, selon l'avocat.

"Nous allons demander au président de la République que José Bové bénéficie
d'un statut de prisonnier politique puisqu'il est emprisonné pour son
activité syndicale", a-t-il ajouté.

"Toujours très déterminé", le leader syndical a aussi souligné la
"solidarité des autres détenus". "Les gendarmes ne lui ont rien laissé
prendre en partant, sauf sa pipe. Les autres détenus lui ont donné de l'eau,
des fruits ou quelques timbres", a indiqué son défenseur. "On n'avait même
pas autorisé José Bové à prendre un peu d'argent en partant. Alors qu'on
sait que cela peut améliorer son ordinaire en prison".

Enfin, Me Roux a confirmé qu'il déposerait plainte pour "violation de
domicile" auprès du procureur de la République de Millau après
l'interpellation musclée du syndicaliste paysan. José Bové a d'ailleurs
réaffirmé qu'il n'avait entendu ni appel ni sommation, avant que les
gendarmes ne défoncent la porte de son domicile.

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Communiqué de presse

Les Amis de la Terre dénoncent l'incarcération brutale de José Bové et demandent sa grâce

Mardi 24 juin 2003, par Coordination ATF
http://www.amisdelaterre.org/article.php3?id_article=687

  Paris le 24 juin 2003. Comme un grand nombre de mouvements de la société
civile, les Amis de la Terre soutiennent sans réserve la démarche de José
Bové et demandent qu'une grâce présidentielle lui soit accordée sans délai.
Ils jugent sa condamnation totalement disproportionnée au regard d'actes
commis collectivement, dans un cadre syndical et sans violence à l'égard des
personnes. Les Amis de la Terre condamnent la méthode extrêmement brutale
qui a été employée pour son incarcération.

José Bové est un des porte-parole de la très grande majorité des Français
(plus de 70 % de la population) qui rejettent les OGM. Il a été condamné
pour s'être battu pacifiquement contre une technologie qui comporte de
nombreux risques et dont les conséquences sont encore largement méconnues,
contre un système industriel et commercial risquant de mettre les paysans du
monde entier sous la dépendance des semenciers et contre le brevetage du
vivant.

Le Président de la République s'est montré plus d'une fois très critique
envers les OGM. Nous pensons que le gouvernement ne peut se permettre de
faire taire l'importance fondamentale des questions soulevées par les OGM et
leurs conséquences sociales, environnementales et économiques, en
incarcérant un homme dont la détermination a permis l'émergence du débat.

Les Amis de la Terre mènent, avec d'autres organisations de la société
civile, un énorme travail contre les OGM depuis plusieurs années, au nom du
principe de précaution et pour proposer une agriculture durable.
Aujourd'hui, les expériences en plein champ sont faites sans aucune
protection. La dissémination des OGM dans l'environnement risque d'empêcher
toute autre forme d'agriculture (agriculture biologique) car la
dissémination des gènes est incontrôlable et irréversible. L'approche
environnementale est totalement ignorée.

Le combat de José Bové est juste et légitime. Son incarcération paraît
totalement dénuée de sens, alors que le moratoire européen sur les OGM est
en vigueur depuis 1999 et à la veille de l'entrée en vigueur du protocole de
Carthagène. Sa grâce est une nécessité urgente dans une démocratie comme la
nôtre.

Contact :
Patrick Teil, Les Amis de la Terre, 01 48 51 18 91
 

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