hautLe 5 novembre 2006 : Un travail bénévole de S. M. que nous remercions vivement.

TOUT EN BAS! Ascenseur express(Pas d'ascenseur) Sommaire du secteur : L'être bionique, mi-vivant, mi-machine sort des limbes - Echange de signaux électroniques entre deux êtres humains via un ordinateur - Premier circuit intégré mélangeant le vivant et l'électronique - Interface bionique pour prothèse commandée par la pensée : http://www.futura-sciences.com/news-interface-bionique-prothese-commandee-pensee_10257.php

 

L'être bionique, mi-vivant,
mi-machine, sort des limbes
Photo anne.esperet@free.fr Autres oeuvres superbes sur le site .LE MONDE | 18.08.2001

La jonction entre les neurones du cerveau et les puces en silicium ouvre la boîte de Pandore de l'homme bionique. Après les premières applications concernant des handicapés, pointent des possibilités plus futuristes promettant d'améliorer les capacités humaines

Rêve ou cauchemar , le mariage du vivant et de la machine a longtemps fait partie des ultimes frontières de la science-fiction. Outre son improbabilité scientifique, il transgresse l'une des règles les plus fondamentales de la nature. Pourtant, les signes avant-coureurs d'une telle alliance remontent aux toutes premières prothèses. Mais, entre la célèbre jambe de bois des pirates et les implants de puces électroniques dans le cerveau, un Rubicon a été franchi.

Depuis l'Antiquité, les prothèses tentent de pallier certaines déficiences
du corps humain, qu'il s'agisse des conséquences d'un accident, d'une
blessure de guerre ou d'une invalidité de naissance. Du remplacement des
membres à celui des dents, en passant par celui, plus récent, des
articulations, l'objectif était toujours de fabriquer des pièces de rechange
pour limiter un handicap. Parallèlement, les greffes d'organes poursuivent
le même but avec les limites imposées par le phénomène du rejet. Le
peacemaker, avec l'introduction dans le corps humain d'un dispositif
stimulant le cour a créé, dans les années 1980, une première rupture. En
effet, il ne s'agissait plus d'une substitution, mais bien d'une association
entre un organe vivant et un dispositif électrique. Pourtant, l'objectif ne
visait encore que la restitution d'aptitudes perdues ou détériorées.

Les recherches actuelles conservent cet objectif thérapeutique. Mais ce
dernier commence à prendre parfois des allures d'alibi. En effet, certaines
expériences laissent entrevoir l'apport de facultés nouvelles. S'agira-t-il
d'une force surhumaine, d'une mémoire décuplée, de sens perfectionnés voire
nouveaux ou d'une longévité accrue ? Il est sans doute encore trop tôt pour
le dire. Mais le mythe de l'homme bionique sort peu à peu du domaine de la
fiction grâce aux travaux des neurologues et électroniciens sur la jonction
essentielle entre les neurones et le silicium des microprocesseurs.

Même si la plupart des expériences sont encore effectuées sur des animaux,
les premiers résultats obtenus essentiellement aux Etats-Unis et en
Allemagne révèlent l'extraordinaire potentiel de cette jonction. L'une des
réalisations les plus spectaculaires est l'ouvre d'une équipe associant les
départements de physiologie de la Northwest University Medical School et de
biologie de l'université de l'Illinois, à Chicago, avec celui d'informatique
systémique de l'université de Gènes (Italie). Dans leur communication
scientifique, les chercheurs décrivent leurs travaux d'une phrase éloquente
: "Nous avons développé un animal artificiel constitué par un cerveau de
lamproie un vertébré primitif contrôlant un petit robot mobile." Des yeux
électroniques envoient des informations au cerveau dont les réactions
commandent les mouvements des roues de l'engin.

Sommaire de la page

LE MONDE | 14.08.01

Echange de signaux électroniques entre deux êtres humains via un ordinateur

En étudiant les réactions du système à différentes stimulations lumineuses,
les chercheurs ont observé une "légère préférence pour le mouvement vers la
source lumineuse" et ont obtenu des "comportements stables et
reproductibles" dans la plupart des expériences.

Plus extraordinaire encore, ils ont noté des modifications à long terme des
réactions à des stimulations lumineuses réalisées sur un seul côté de
l'animal. Comme si ce cerveau maintenu vivant dans une solution conservait
non seulement ses capacités de réaction à des signaux extérieurs, mais
également ses facultés d'adaptation à des variations significatives de son
environnement. Dans un article publié dans l'édition du 17 avril du
Washington Post, l'un des chercheurs, Fernandino Mussa-Ivali, déclare :
"Jusqu'à une période récente, les systèmes nerveux biologiques servaient de
source d'inspiration à la technologie. Maintenant, nous avons franchi un pas
supplémentaire en entrant dans le système nerveux lui-même."

Les premières applications se traduisent par de simples bio-capteurs. A Los
Angeles, le neurologue Michel Baudry utilise des tranches de cerveaux de
souris et de lapins pour prévenir les soldats de la présence d'armes
chimiques ou biologiques. L'entomologiste Jerry Bromenshenk, de l'université
du Montana, a entraîné des abeilles à la recherche d'explosifs. L'un de ses
collègues de l'Iowa, Tom Baker, exploite la capacité des antennes des mites
à détecter des odeurs. En attachant des électrodes à la base de ces capteurs
vivants, il définit une signature olfactive de différentes odeurs. A terme,
il envisage la création d'un cyborg capable de localiser les explosifs sur
un champ de mines.

Nombre de travaux américains sont orientés vers des applications militaires
en raison des financements de la célèbre agence du ministère de la défense,
la Darpa, également à l'origine de la création d'Internet.

UNE NOUVELLE ÉTAPE

Au département Membranes & Neurophysics de l'institut Max-Plank de Munich,
Peter Fromherz travaille depuis dix ans sur le couplage de cellules
nerveuses et de puces en silicium. Il a publié cette année des résultats
montrant comment l'activité d'un neurone de sangsue a été enregistrée. "Nous
avons réalisé un échange de signaux entre la puce et la cellule, ce qui
constitue le plus élémentaire système neuro-électronique", explique le
chercheur.

Une nouvelle étape a été franchie avec le couplage de deux neurones
d'escargot avec une puce. Peter Fromherz poursuit également ses travaux sur
les rats. Son équipe tente d'amplifier les signaux émis par les cellules
grâce à des modifications génétiques des neurones. "Nous avons également
couplé des tranches entières de cerveau à des puces", précise-t-il. Ces
travaux sur les animaux préparent le terrain à des applications chez
l'homme.

Pour l'instant, seules les graves invalidités ont fait l'objet
d'interventions directes sur le cerveau. L'une des plus spectaculaires est
l'ouvre du neurochirurgien Roy Bakay et du neurologue Philip Kennedy de
l'université Emory d'Atlanta (Géorgie). En octobre 1998, ils ont publié les
résultats d'une implantation de deux électrodes de verre dans le cortex
moteur du cerveau de deux patients tétraplégiques. En pensant à bouger un
bras ou une jambe, ces derniers ont pu commander le déplacement d'un curseur sur un écran d'ordinateur et retrouver ainsi un mode de communication avec l'extérieur.

En 2000, l'équipe du docteur William H. Dobelle a expliqué comment un
implant constitué de 62 électrodes posées sur le cortex visuel d'un homme de
62 ans aveugle depuis l'âge de 36 ans lui a permis de retrouver un début de
vision. Il a pu distinguer des caractères d'imprimerie de 15 centimètres de
haut à une distance de 1,5 mètre. De tels résultats engendrent des
expériences plus contestées.

Dans ce domaine, Kevin Warwick, professeur de cybernétique à l'université de
Reading, près de Londres, arrive largement en tête. En 1998, il a défrayé la
chronique en s'implantant dans l'avant-bras une capsule de verre de 23 mm de
long et 3 mm de diamètre contenant un circuit électronique émettant des
signaux et lui servant de télécommande pour ouvrir une porte ou allumer la
lumière... Fin 2000, ce prétendant au titre de premier homme bionique est
revenu à la charge en présentant son projet de greffe d'un implant destiné à
communiquer avec un ordinateur et, même, avec un autre être humain.

La femme de Kevin Warwick serait volontaire pour cette première expérience
d'échange de signaux électroniques entre deux êtres humains via un
ordinateur. En effet, l'expérience ne négligera pas les éventuelles
applications sexuelles.

Michel Alberganti

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 19.08.01. Merci à
rcathe4213@wanadoo.fr pour ces articles.

Sommaire de la page

Premier circuit intégré mélangeant le vivant et l'électronique

Libération du mardi 28 août 2001

WASHINGTON (Agence Française de Presse) - Des chercheurs ont pour la première fois réussi à
connecter des cellules neuronales vivantes à des microprocesseurs à base de
silicium, créant le premier circuit intégré hybride, mélange de vivant et
d'électronique.

"L'expérience constitue une étape fondamentale en neuro-électronique",
estiment les chercheurs Gunter Zeck et Peter Fromhertz, de l'institut
allemand de biochimie Max-Planck à Munich (sud), qui ont réussi à élaborer
le premier réseau de neurones vivants communiquant avec des
microprocesseurs.

A l'aide de pipettes microscopiques, les chercheurs ont prélevé une
vingtaine de neurones d'escargot, légèrement plus gros et donc plus
maniables que les neurones humains, et les ont disposés au-dessus de
microprocesseurs, expliquent-ils dans le compte-rendu de leur expérience,
publié mardi dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of
Science (PNAS).

Chaque neurone a été posé sur un transistor à effet de champ capable
d'amplifier d'infimes voltages, et connectés à une source d'énergie
stimulant le neurone. Les chercheurs ont ensuite réussi à faire se
développer, entre les neurones, des synapses, terme décrivant l'aire de
jonction entre cellules nerveuses.

La stimulation électrique d'un neurone a libéré un signal détecté par le
transistor sur lequel reposait le neurone, mais aussi par le transistor du
neurone voisin.

Ce constat a permis aux chercheurs d'établir que le signal électrique
produit par la puce au silicium était passé au premier puis au second
neurone avant de revenir vers le semi-conducteur, formant ainsi le premier
circuit intégré partiellement vivant, expliquent-ils encore dans leur
article.

"Le fonctionnement d'un circuit silicium-neurone-neurone-silicium ouvre la
voie au développement de systèmes neuro-électroniques pouvant être utilisés
dans des études sur le traitement du signal neuronal, le neuro-calcul
(neurocomputation) et la neuro-protéthique", commentent encore les
scientifiques.

Ce type de recherche préfigure la médecine du futur, qui pourrait permettre
la réparation de parties du système nerveux endommagées, par la combinaison
de microprocesseurs et de neurones pour redonner au patient sa vue ou sa
motricité perdue. A long terme, des applications industrielles sont
également possibles, notamment pour l'élaboration d'ordinateurs capables de
s'adapter à différentes situations et de raisonner à la façon d'un cerveau.

Les chercheurs veulent maintenant développer un réseau plus large de
neurones attachés à des transistors qui pourrait comprendre jusqu'à 15.000
composants vivants et électroniques. La difficulté, selon eux, réside dans
l'identification des synapses par lesquels transite l'impulsion électrique
et sur la construction de circuits intégrés plus étendus.

Pour ce faire, les scientifiques doivent apprendre à maîtriser la fixation
des neurones, cellules vivantes qui ont tendance à glisser de leur base pour
bouger librement, comme elles le font dans le cerveau. Pour leur expérience,
les chercheurs ont "parqué" la vingtaine de neurones dans des enclos
individuels formés de petits piquets de polymère.

Faire fonctionner un réseau plus large de neurones et de microprocesseurs
pourrait fournir aux chercheurs une fenêtre d'observation des communications
neuronales approchant celles qui se produisent dans le cerveau.
-----------------------------
© 2001

Automates intelligents
Le plus intelligent des sites consacrés à l'intelligence artificielle

flechhan.gif (4956 octets)Nouvelles

Non aux brevets sur la vie (Autocollants à commander via http://www.resistanceisfertile.com)Science passion - S'abonner gratuitement à la liste d'information

Menu Flash (portillon de la base)https://www.terresacree.org    Envoyer un courrier!

- Jardin

Jardin de la base Retour au sommet de la page


Vous avez aimé cette page. Partagez-la
avec vos ami(e)s sur les réseaux sociaux

Partager avec vos amis sur le réseau social Google Plus Partager avec vos amis sur le réseau social Linkedin S'abonner gratuitement au fil d'info RSS du vaisseau-mère de Demain l'Homme, ex SOS-planete


   

  











Citations d'Hommes justes

Vous pouvez nous envoyez les phrases
(d'Anciens ou non) qui vous semblent
aller de soi et participer à l'ouverture
des consciences


 

Wiki sur Terre - Sois acteur du changement - Demain l'Homme


 

NEWSLETTER

Abonnement gratuit à la
newsletter bimensuelle
confidentielle de Demain l'Homme

BOX EXPRESS

Transmettez par cette
voie votre récolte d'infos vraies
(lesquelles seront vérifiées)
 


Cet annuaire est mis à jour régulièrement par Cédric, président de l'Association. Il est facile d'y inscrire GRATUITEMENT votre site


Exprimez-vous librement sur ce site



LIVRE D'OR. Expression libre


Suivre le Flux RSS de Demain l'Homme
Accès aux 150 derniers articles de Demain l'Homme pour mobiles et PC