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TOUT EN BAS! Ascenseur expressNeutralisation de l'essai OGM de Monsanto à Beaucaire

Mails publiés sur la liste SOS-Planete et sur la liste ogm-Danger. 4 photos inédites de cette journée.

Compilation d'articles de différentes sources. La mise en page est sommaire. Quant au sommaire de cette page, veuillez nous excuser, mais le temps manque. A vous de jouer.

Communiqué de Terre sacrée du 22 août 2001

Dossier complet arrachage à Beaucaire du 22 août 2001

Extrait d'une brève AP, et un commentaire... sur la liste ogm-Danger.

" A la suite de l'opération de Beaucaire et après la plainte déposée par la
société Monsanto, le parquet de Nîmes pourrait demander aux policiers du
commissariat de Beaucaire de saisir des documents photographiques et une cassette vidéo réalisés mercredi par des journalistes où l'on voit les militants détruire les parcelles à visage découvert."

Je rajoute simplement : non seulement à visage découvert, mais en plus on a
signé une feuille en mettant nos noms et coordonnées, pour revendiquer l'action.

L'identification par la police ne devrait pas être trop compliquée !!!

Fred

----- Original Message -----
From: Fred Prat "frederic.prat@geyser.asso.fr"
To: liste ogm "ogm@yahoogroups.com"
Sent: Thursday, August 23, 2001 12:13 PM
Subject: [OGM]
Opération anti-OGM du Gard: une plainte va être déposée

jeudi 23 aout 2001,
http://fr.news.yahoo.com/010823/5/1k0m1.html
Opération anti-OGM du Gard: une plainte va être déposée
NIMES (AP) -- Une plainte sera déposée après l'opération anti-OGM réalisée
mercredi sur une parcelle expérimentale de maïs transgénique à Beaucaire (Gard),
a-t-on appris jeudi auprès de Michel Maurin, propriétaire des terres détruites par le
commando.

Quelque 150 hommes, femmes et enfants, militants de la Confédération paysanne d'ATTAC, de Nature et Progrès, de Cohérence Provence et du Forum civique européen, avaient fauché plusieurs centaines de plants de maïs OGM mercredi dans le domaine du mas Tarraud-les-Roses loué par contrat à la société américaine Monsanto, via la société Promo Vert.

Selon Nicolas Kuntz, secrétaire national de la Confédération paysanne et présent sur le terrain, la surface détruite s'élève à mille mètres carrés environ.

Jeudi matin, le ministère de l'Agriculture a indiqué que la surface concernée par les OGM sur le site d'essai de semences de Beaucaire était en fait de 156 mètres carrés seulement.

Une délégation composée de cinq responsables de la Confédération paysanne a été reçue mercredi soir par Patrick Bellet, directeur du cabine du préfet du Gard. ''Celui-ci nous a informés que le gouvernement, préoccupé par la situation actuelle, allait mettre en place une cellule de réflexion. On a le sentiment d'être écouté,mais nousattendons des mesures'', a indiqué jeudi Nicolas Kuntz.

Cette action fait suite à celle effectuée dans la nuit du 10 au 11 août près de Valence (Drôme) où un commando de l'association Les Limes à grains avait détruit 2.500 mètres carrés de maïs transgénique sur des parcelles appartenant à la société Meristem Therapeutics.

A la suite de l'opération de Beaucaire et après la plainte déposée par la société Monsanto, le parquet de Nîmes pourrait demander aux policiers du commissariat de Beaucaire de saisir des documents photographiques et une cassette vidéo réalisés mercredi par des journalistes où l'on voit les militants détruire les parcelles à visage découvert.

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Jeudi 23 aout 2001, 18h37

http://fr.news.yahoo.com/010823/5/1k1hv.html

La Confédération paysanne relance la polémique sur les OGM

PARIS (AP) - L'arrachage de près de mille mètres carrés de plants de maïs transgéniques à Beaucaire (Gard) par des militants anti-OGM a provoqué jeudi une certaine cacophonie au sein du gouvernement.

''La France est un Etat de droit (...) et personne ne peut s'arroger le droit de détruire quelque chose qui ne vous plairait pas'', a réagi le ministre de l'Agriculture Jean Glavany après la destruction mercredi par près de 150 membres de la Confédération paysanne et d'ATTAC de plusieurs centaines de plants de maïs transgénique à Beaucaire (Gard) dans l'exploitation agricole expérimentale du groupe américain Monsanto. Celui-ci a déposé plainte.

Dans la nuit du 10 au 11 août déjà, un commando de l'association Les Limes à grains
avait détruit près de Valence (Drôme) 2.500 mètres carrés de maïs transgénique sur
des parcelles appartenant à la société Meristem Therapeutics.

Les militants de la Confédération paysanne ''ne sont pas des justiciers chargés de
dire le droit en France'', a lancé jeudi M. Glavany, estimant qu'il fallait ''laisser
la porte ouverte sur la recherche''.

''Restons une société cartésienne, qui pratique le libre examen et le débat et non le
diktat et les actions de force'', a également demandé dans un communiqué le ministre de la Recherche, Roger-Gérard Schwartzenberg, qui ne veut ''ni idéaliser, ni
diaboliser les OGM''. Pour lui, ''ce qui est en cause, c'est le droit de savoir, pour
disposer du pouvoir de décider ensuite en toute connaissance de cause''.

Mais le son de cloche était tout différent du côté du ministère de l'Environnement.
Si Yves Cochet a déclaré ne pas pouvoir ''soutenir ces actes illégaux'' en tant que
''membre du gouvernement'', il a néanmoins estimé que les ''problèmes posés par la
Confédération paysanne sont des vrais problèmes''. Et de réclamer ''un débat sur la
finalité et les objectifs de la culture plein champ des OGM''.

M. Cochet a ainsi apporté son soutien à ce qui est une des revendications de la
Confédération Paysanne. Si elle n'est pas opposée à l'expérimentation de plantes
transgéniques, l'organisation de José Bové désaprouve que cela ait lieu en plein air,
préconisant une expérimentation en serre. Elle dénonce en effet les riques de
dissémination, en s'appuyant sur les travaux de l'Agence française de sécurité
sanitaire des aliments (AFSSA), qui avait récemment confirmé la présence ''à une
teneur très faible'' d'OGM dans les semences conventionnelles en France, tout en
estimant qu'il n'y avait pas de ''risques pour la santé publique''.

''Ce problème est posé, il faut le résoudre de manière démocratique; qu'il y ait un
débat sur ce point'', a déclaré Yves Cochet.

''Nous y travaillons'', a répondu jeudi Jean Glavany, en se déclarant favorable à des
''précautions supplémentaires sur les essais de recherche en plein champ''.

Selon Nicolas Kuntz, secrétaire national de la Confédération paysanne, le
gouvernement, ''préoccupé par la situation actuelle'', va ''mettre en place une
cellule de réflexion'' sur le sujet.

En agissant à Beaucaire, les militants de la Confédération paysanne ont mis leur
menace à exécution. Fin juillet, le syndicat avait menacé le gouvernement de détruire les essais d'OGM cultivés en plein champ s'il ne procédait pas à ces destructions avant le 12 août.

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Jean Glavany a critiqué "l'action-commando" des activistes anti-OGM qui ont
arraché mercredi des plants de maïs transgénique dans une exploitation du groupe américain Monsanto à Beaucaire (Gard).

"La France est un Etat de droit et personne ne peut s'arroger le droit
d'aller détruire quelque chose qui ne vous plairait pas", a-t-il dit.

Les militants de la Confédération paysanne "ne sont pas des justiciers
chargés de dire le droit en France. "C'est totalement irrationnel, c'est de
l'obscurantisme!", renchérit le ministre dans Le Parisien du 23 août.

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Jeudi 23 août 2001, 10h50

http://fr.news.yahoo.com/010823/5/1k0l1.html

Yves Cochet demande un débat sur la culture des OGM en plein champ
PARIS (AP) -- Le ministre Vert de l'environnement Yves Cochet a estimé jeudi
qu'''un débat sur la finalité et les objectifs de la culture plein champ'' des
organismes génétiquement modifiés était ''indispensable'', ajoutant que les problèmes posés par la confédération paysanne de José Bové étaient de ''vrais problèmes''.

Yves Cochet s'est exprimé sur la question des OGM sur France-2 alors que
près de 150 membres de la Confédération paysanne et d'ATTAC ont arraché mercredi plusieurs centaines de plants de maïs transgénique dans l'exploitation agricole expérimentale du groupe américain Monsanto à Beaucaire (Gard).

''En tant que membre du gouvernement, je ne peux évidemment pas soutenir ces
actes illégaux. En revanche sur le fond, je crois que les problèmes posés par la
Confédération paysanne sont des vrais problèmes et qu'un débat sur la
finalité et les objectifs de la culture plein champ des OGM est indispensable'', a déclaré le ministre Vert.

''La recherche doit continuer, on ne peut pas arrêter la recherche
scientifique. Ceci étant dit, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a montré que lorsqu'on cultivait les OGM en plein champ, il y avait une certaine fécondation, dissémination un peu partout avec d'autres plantes naturelles'', a-t-il souligné.

''Par conséquent, il est difficile, sauf si précisément c'est en milieu
confiné ou dans certaines régions très isolées, de pouvoir ne pas mélanger les OGM avec les autres. Ce problème est posé, il faut le résoudre de manière démocratique;
qu'il y ait un débat sur ce point'', a conclu le mnistre de l'Environnement

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Les fanes de maïs ont été déposées à la préfecture

(Midi Libre)

Après avoir "récolté" le maïs transgénique, les militants anti-OGM se sont
rendus à Nîmes où ils ont déversé de manière symbolique les fanes devant la
préfecture et le Conseil général du Gard.

A l'issue, un groupe de quatre personnes a été reçu successivement par le
chef du cabinet du Préfet, Patrick Bellet, et le chef de cabinet du président du Dép
artement, Jean-Christophe Clap. Ces derniers ont pris en compte les revendications
avant de les transmettre. Notons que dans la foulée le parquet de Nîmes a été informé, de l'opération menée quelques heures plus tôt sur la commune de Beaucaire.
(Midi Libre, 23.08.2001)

Jean-Pierre Monod : « Ils refusent le progrès »
(Midi Libre)

L'Audois Jean-Pierre Monod a été président du groupement national
interprofessionnel des semences. Il dénonce l'obscurantisme des anti-OGM.
Quelle est votre opinion sur les actions des anti-OGM ?

L'amélioration qu'elle apporte rend la transgénèse irréversible. Empêcher
toute expérimentation relève donc de l'obscurantisme. Je conçois que lorsqu'on
entre dans un domaine nouveau il faille agir avec précaution mais ce qui a été fait en matière de biovigilance est exemplaire.

N'est-ce pas jouer avec le feu que de risquer l'essaimage de ces organismes?

A ceci près que les actions des anti-OGM visent des sites d'expérimentation.
On sait bien que 40 millions d'hectares dans le monde sont ou vont être mis en
culture avec des semences transgéniques. C'est donc s'opposer au progrès que de s'opposer aux expérimentations. Les anti-OGM invoquent les limites de la connaissance or, ces expérimentations ont précisément pour but de les repousser. Bové qui est un homme intelligent mélange tout exprès : la mondialisation, la transgénique Il agite la soupe du poujadisme, tout ça pour obtenir 40 millions du ministère pour le roquefort.

En quoi les OGM sont-ils porteurs de progrès ?

La semaine dernière, pour protéger mes maïs des attaques de la pyrale, j'ai
fait procéder à un épandage aérien d'insecticide. Or, il existe un gène qui,
lorsqu'il est présent dans le plant de maïs, a la même action que l'insecticide. N'est-ce pas mieux que d'empuantir l'atmosphère ? Grâce aux OGM nous avons à notre disposition une palette de possibilités dont il faut, évidemment, user avec précaution.

Recueilli par J. -P. L.
(Midi Libre, 23.08.2001)

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Un commando fauche une parcelle de maïs transgénique dans le Gard

(Midi Libre)

Un commando composé d'une centaine de militants écologistes - parmi lesquels
entre autres des représentants d'Attac et de Nature et Progrès - emmené par
Nicolas Duntz, le porte-parole de la Confédération paysanne du Gard, a fauché en dix minutes près de 1 000 m2 de maïs transgénique planté par Monsanto sur une parcelle située au sud de Beaucaire dans le Gard.

Bien caché parmi des centaines d'hectares de maïs cultivés de façon
traditionnelle, ce parcellaire d'essai regroupait en fait deux expérimentations destinées à tester la résistance dudit maïs au glyphosate (désherbant) et à la pyrale (sorte de chenille s'attaquant aux végétaux). « La manipulation transgénique est un véritable danger pour le consommateur, affirme Nicolas Duntz, secrétaire national de la Confédération paysanne et nouvellement élu au sein de la Chambre d'Agriculture du Gard.

Quand on défait et on reconstruit de manière chimique ou mécanique l'ADN végétale, on se retrouve avec une chimère qui n'existe pas et surtout dont on ne connaît pas les réactions futures, notamment sur la santé et l'environnement. »
Par ailleurs, la Confédération paysanne dénonce « la main mise » des firmes
agrochimiques sur le milieu agricole. Selon elle, « en contrôlant la semence
comme base de toute activité agricole, à partir de la semence transgénique, les
firmes contrôlent l'amont et l'aval de la production agricole. »

Ces centaines de mètres carrés de maïs transgéniques pourraient être les
seuls actuellement plantés dans le Gard, mais pas pour autant les premiers si on
en croit des militants écologistes : « Nous sommes quasiment certains qu'il y a eu, à
ce même endroit, des essais entrepris en 2000. »

Pourtant, la destruction de mille mètres carrés de maïs transgéniques n'aura
sans doute pas suffi à arrêter la machine OGM lancée a vive allure : selon
plusieurs rapports entre 5 et 40 % des semences classiques sont polluées par des OGM.

C'est là le résultat de la pollinisation des abeilles. « Elles se posent sur le maïs
transgénique et partent ensuite à deux ou trois kilomètres investir un autre
champ, lui, entièrement sain »
(Midi Libre, 23.08.2001)

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Chacun décline son identitéPour les OGM, la grande faux est passée à Beaucaire
Des opposants ont arraché, hier, des plants de maïs
.

Par JULIE LASTERADE

Libération du jeudi 23 aout 2001

Le 26 juillet dernier, la Confédération paysanne menaçait le ministère de l'Agriculture de détruire les essais d'OGM cultivés en plein champ s'il n'avait pas «procédé par lui-même à ces destructions» avant «la date butoir du 12 août». Hier matin, le syndicat a mis ses menaces à exécution. Résultat : il n'y a plus de plants de maïs transgéniques expérimentaux à Beaucaire (Gard). Une centaine de militants (Confédération paysanne, Attac et Nature
et progrès) disent avoir arraché les mille deux cents mètres carrés d'OGM
semés, avec l'autorisation du gouvernement, par la firme américaine
Monsanto. La parcelle contenait des plants de maïs censés résister à la
pyrale et des plants résistants au glyphosphate, un composant de l'herbicide
Round-up.

Au ministère, on s'étonne : la plate-forme d'essai s'étend bien sur près de
1 000 mètres carrés, mais elle ne devait contenir en réalité que 156 m2
d'OGM.


Pour une autre politique. «Nous ne voulons plus d'organismes génétiquement
modifiés cultivés en plein champ sur le territoire français», explique
Nicolas Duntze, l'un des porte-parole de la Confédération paysanne. En
détruisant systématiquement les cultures transgéniques qu'il a repérées, le
syndicat agricole espère conduire le gouvernement à revoir sa politique de
semences en 2002 et «forcer Novartis et Monsanto à ne plus planter d'OGM»
dans l'Hexagone.

De son côté, le groupe Monsanto Agriculture France dénonçait hier «cet acte
inqualifiable de délinquance [qui] porte atteinte à la liberté des
recherches sur les OGM», et demandait «aux pouvoirs publics toutes les
mesures de protection préalables autour des champs d'expérimentation».

Etude incendiaire. Cette action anti-OGM intervient après la publication
d'une étude rendue par l'Agence française pour la sécurité sanitaire des
aliments (Afssa) qui révélait la contamination de lots traditionnels par des
lots transgéniques. Mais également après que le gouvernement a décidé de
faire preuve de plus de transparence dans le traitement des dossiers OGM
(Libération du 26 juillet) et rendu publique la liste des essais en plein
champ. C'est grâce à cette liste que les militants anti-OGM ont pu repérer
la parcelle de plants transgéniques.

«Nous avons appris qu'il y avait un essai sur Beaucaire, raconte Lirio Vals, membre de la Confédération paysanne. Nous avons repéré la parcelle car elle était délimitée par une zone broyée qui devait contenir du maïs non manipulé.» Une bande de
précaution chargée de faire barrage mais insuffisante pour éviter les
pollinisations, selon l'organisation. «Nous savons que les cultures en plein
champ ne sont pas les seules causes de contamination, reconnaît Nicolas
Duntze. D'accord pour la recherche, mais dans des serres.»

Plein champ. Mais pour bon nombre de scientifiques, seuls des essais de
plein champ très contrôlés pourraient valider les recherches menées sur les
OGM. Bien que, pour l'instant, «le comité de biovigilance n'ait jamais
étudié l'effet de ces essais», indique Pierre-Henri Gouyon, directeur du
Laboratoire CNRS d'écologie. En attendant, recommande-t-il, «nous pourrions
réfléchir à la façon dont on gère ces parcelles de cultures transgéniques
potentiellement contaminantes». Actuellement dispersés dans tous l'Hexagone,
les quelque cent sites français pourraient, selon lui, être regroupés dans
une même zone.

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La Confédération paysanne relance la bataille des OGM

LE MONDE | 22.08.2001

Des opposants aux organismes génétiquement modifiés ont mené, mercredi 22 août, dans le Gard, une opération d'arrachage de maïs transgénique. Ils entendent ainsi contraindre le gouvernement à renoncer aux expérimentations en plein champ.

La Confédération paysanne est passée à l'acte, mercredi 22 août, à Beaucaire, dans le Gard : 150 opposants aux organismes génétiquement modifiés (OGM) ont mené une opération d'arrachage sur une parcelle plantée de maïs transgénique. Le 28 juillet, José Bové, porte-parole du syndicat, avait appelé à la "désobéissance civile" si la France ne procédait pas à la destruction des parcelles de cultures expérimentales transgéniques sur son territoire avant le 12 août. Depuis l'expiration du délai, le syndicat semble avoir rencontré des difficultés pour mobiliser des troupes. Des associations antimondialisation, des syndicats, des défenseurs de l'environnement et des consommateurs ont été invités à le rejoindre. Mais si les volontaires se font fait attendre, il s'agit essentiellement, selon M. Bové, d'un problème de calendrier. "Les éleveurs sont disponibles en août mais beaucoup d'autres personnes sont en vacances", affirme-t-il.

Au cours de l'opération menée à Beaucaire, 1 000 mètres carrés d'hybrides de maïs génétiquement modifiés, notifiés par la société Monsanto, ont été fauchés, avant d'être déposés devant la préfecture de Nîmes. D'autres actions suivront dans la semaine, en particulier dans la région Rhône-Alpes. Les équipes agissent en plein jour, à visage découvert, quitte à encourir des poursuites judiciaires. "Nous voulons lancer un débat de fond sur les objectifs de la recherche sur les OGM", explique René Louail, l'un des porte-parole du syndicat.

"CULTURE TOTALITAIRE"

La polémique sur les plantes génétiquement modifiées a été relancée par un avis publié par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afsaa), le 23 juillet. Les experts révélaient la présence de faibles traces d'OGM dans 41 % des échantillons de maïs conventionnels testés, malgré l'instauration d'un moratoire sur les nouvelles variétés de plantes en 1998. L'agence estimait que cette dissémination ne présentait pas de danger pour la santé. Ces résultats, cependant, confortent les associations anti-OGM, qui dénoncent le risque de dissémination dans les cultures traditionnelles depuis plusieurs années. Selon elles, les OGM sont une "culture totalitaire" : d'autres formes de culture ne pourraient subsister à ses côtés. De là, leur opposition catégorique à toute expérimentation de plantes génétiquement modifiées en plein champ.  
    
En revanche, "nous ne sommes pas opposés à ce que les chercheurs travaillent en milieu confiné", affirme M. Bové.

Au total, 35 hectares de plantes génétiquement modifiées sont cultivés en plein champ à des fins d'expérimentation en France. Selon la Confédération paysanne, ce chiffre doit être multiplié au moins par deux si l'on tient compte des expérimentations commencées les années précédentes, mais aussi des essais menés sur les quinze variétés de maïs ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché avant 1998. "Sur ces plantes, on peut faire ce qu'on veut. Mais les entreprises s'en tiennent à des expérimentations. Elles ont bien compris qu'elles ne pouvaient pas forcer les choses", affirme Philippe Gracien, directeur du Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS) et porte-parole des semenciers et des industriels du secteur.

Au moment où le syndicat agricole lançait son ultimatum, le gouvernement réagissait aux chiffres rendus publics par l'Afsaa en appelant à mettre au point une "charte de transparence" des essais incriminés. La Confédération paysanne a boycotté la première réunion de travail, ainsi que la Coordination rurale et l'association Greenpeace. "Nous voulons marquer notre opposition à un procédé qui vise à faire accepter les OGM", déclarait alors Véronique Papon, chargée du dossier OGM chez Greenpeace. Même son de cloche à la Confédération paysanne, pour qui il s'agissait d'"une mascarade de concertation" (Le Monde du 10 août). Dans l'entourage du ministre de l'agriculture, Jean Glavany, on affirme pourtant vouloir jouer la transparence : "Nous proposons un débat citoyen sur les OGM, nous ne comprenons pas que ces associations ne veuillent pas y participer."

ÉVITER LES SANCTIONS

Il a pourtant fallu attendre une décision du tribunal administratif rendue en mars pour que la liste des autorisations accordées en 2001 par la commission du génie biomoléculaire, qui dépend du ministère, soit rendue publique. La marge de manoeuvre est étroite pour le gouvernement, qui doit ménager de nombreux intérêts contradictoires. Les scientifiques sont désireux de faire progresser leurs recherches, les industriels soucieux de protéger leur bien et d'améliorer les caractéristiques techniques de leurs produits. Les agriculteurs restent partagés entre la crainte d'une éventuelle panique des consommateurs et la perspective d'améliorer leurs rendements. La FNSEA et les Jeunes agriculteurs se sont en tout cas prononcés en faveur d'une filière garantie "sans OGM". Quant aux associations, elles relaient le désarroi de consommateurs sensibilisés par de nombreuses alertes sanitaires et alimentaires.

Selon le ministère de l'agriculture, "on n'a pas tout dit sur les OGM", en particulier sur leurs bienfaits potentiels dans le domaine médical. Cependant, sur les quarante-cinq essais autorisés par la commission du génie biomoléculaire en 2001, seulement trois ont une vocation médicale. Une majorité porte sur la tolérance de plantes aux herbicides et leur résistance aux insectes. "Quatre-vingt-dix pour cent des essais sont menés pour vérifier si la manipulation génétique a réussi, notamment pour vérifier si le maïs est tolérant aux herbicides, ce qui permet de multiplier les doses. Il n'est pas normal de faire supporter des risques à la collectivité pour ce type d'expérience", affirme Benoist Busson, juriste de l'association France-nature-environnement (FNE).

Selon le gouvernement, ces essais sont indispensables pour mieux connaître les risques potentiels sur la santé et l'environnement. "Nous devons pouvoir dire non aux OGM grâce à des arguments scientifiques afin de ne pas risquer de sanctions commerciales comme dans l'affaire du boeuf aux hormones", explique-t-on au ministère. Le gouvernement va en tout cas tenter de consolider sa position avant le prochain sommet de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui doit avoir lieu au Qatar du 9 au 13 novembre.

Gaëlle Dupont

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La bataille des OGM est relancée

La Confédération paysanne met à exécution sa menace d'arrachage des plants expérimentaux  Le syndicat de José Bové demande que les essais aient lieu en site confiné, et non en plein champ  Le gouvernement défend ces recherches pour évaluer les risques et soutenir l'industrie


LE MONDE | 22.08.01

La confédération paysanne a relancé la bataille des OGM en mettant à exécution, mercredi 22 août, sa menace d'arracher des plantes transgéniques expérimentales. La campagne annoncée par José Bové a commencé à Beaucaire, dans le Gard, où cent cinquante personnes ont détruit 1 000 mètres carrés de cultures de maïs génétiquement modifié. Les militants, qui ont agi à visage découvert, ont ensuite déposé les plantes arrachées devant la préfecture de Nîmes. Des actions similaires devraient suivre dans la région Rhône-Alpes.

Le syndicat entend, selon un de ses porte-parole, "lancer un débat de fond sur les objectifs de la recherche sur les OGM".  
    
Il dénonce les risques de dissémination, confirmés par un rapport récent de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, qui a relevé des traces d'OGM dans 41 % d'échantillons de maïs conventionnel testés. Hostile aux expérimentations en plein champ, la Confédération paysanne n'est pas opposée, selon José Bové, "à ce que les chercheurs travaillent en milieu confiné".

Alors que les scientifiques veulent faire progresser leurs recherches et les industriels défendre leur position face à la concurrence internationale, le gouvernement soutient les essais menés actuellement sur 35 hectares répartis sur 109 sites dans 30 départements, afin de mieux connaître les risques potentiels des OGM et de soutenir les entreprises françaises.

Le débat sur les OGM oppose notamment ceux qui y voient le meilleur moyen d'assurer l'alimentation des pays en développement et ceux qui, après le drame de la vache folle, militent pour une plus stricte application du principe de précaution.

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 23.08.01

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L'édito du Monde

Contrôler les OGM

LE MONDE | 23.08.01 | 12h01 | editorial
  

Al'appel de la Confédération paysanne, des plantes transgéniques cultivées en pleins champs viennent d'être détruites. D'autres actions identiques suivront. En France, selon les chiffres du ministère de l'agriculture, une quarantaine d'hectares répartis sur cent neuf sites dans trente départements sont touchés par ces expérimentations.

Certains chercheurs crient au scandale et dénoncent dans ces arrachages le retour de l'obscurantisme. En novembre 2000, mille scientifiques italiens, dont le Prix Nobel de médecine Rita Levi Montalcini, ont signé un appel à la "liberté de la recherche scientifique" en matière d'OGM. Le 10 juillet, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a défini les biotechnologies comme "le seul et le meilleur outil" du développement des agricultures des régions défavorisées et considère que les OGM représentent une avancée essentielle au développement humain.

Ces destructions de plantes transgéniques ne seraient-elles que l'expression d'une méfiance à l'égard de la science, renforcée par la suffisance égoïste des nantis ? Assurer l'alimentation de six milliards de personnes reste un défi. Mais au nom de cette cause, indiscutablement prioritaire, il est impératif d'examiner les erreurs commises dans les sociétés développées afin de ne pas en commettre d'autres. Pour produire plus vite, rentabiliser les élevages, offrir une viande moins chère à un nombre de consommateurs toujours plus grand, scientifiques et industriels ont trouvé des solutions : ils ont nourri de paisibles ruminants avec des protéines animales. La suite est connue.

Si le risque zéro n'existe pas, le principe de précaution paraît la seule voie raisonnable. Quel gouvernement est aujourd'hui en mesure de garantir la non-dissémination de ces cultures ? Un protocole scientifique assure-t-il le suivi précis du développement de ces expériences ? Une fois les recherches terminées, un organisme officiel contrôle-t-il qu'il n'y ait aucune possibilité de rémanence ?

Selon un rapport de l'Agence française de sécurité des aliments (Afssa), rendu public en juillet, 41 % des échantillons de semences et de récoltes de maïs soumis à l'agence contenaient des OGM. Force est de constater qu'en dépit des mesures de protection actuelles, la dissémination s'opère.

Les opérations d'arrachage sauvage doivent être considérées comme autant de signaux d'alerte adressés aux pouvoirs publics. Parce que ces questions environnementales sont aussi des questions de santé publique, des mesures durables doivent être prises. Elles passent par une amélioration de la directive européenne, adoptée par le Parlement de Strasbourg le 14 février, qui prévoit notamment une limitation de la durée des expérimentations et oblige les industriels à procéder à une meilleure évaluation des risques. Il faudrait sans doute y ajouter le confinement réel et efficace des cultures expérimentales.

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 23.08.01

Les producteurs d'OGM défendent leur droit à la recherche
LE MONDE | 24.08.2001

Les nouvelles destructions de parcelles expérimentales de cultures
génétiquement modifiées ont surpris les entreprises, qui tentaient de jouer
la carte du dialogue. Elles estiment que ces actions spectaculaires auront
surtout pour conséquence d'affaiblir l'industrie française face aux
Américains. "Terroristes", "obscurantisme", "démarche totalitaire". Les mots
n'étaient pas assez durs, sous la plume du directeur général du groupe
Limagrain, pour condamner les destructions de trois parcelles de maïs
transgénique, la semaine dernière, dans le sud de la Drôme. "La coupe est
pleine", a renchéri, mercredi 22 août, un porte-parole du semencier
français, au lendemain de nouvelles destructions dans le Gard, qui visaient
des parcelles exploitées par l'américain Monsanto. Limagrain s'est dit
solidaire de son grand concurrent "quand il s'agit de défendre des activités
de la recherche".

Si ce groupe de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), quatrième semencier mondial,
a décidé de sortir de son silence, c'est qu'il est lui aussi en pointe dans
la recherche sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) en Europe.
Cette coopérative, qui appartient à six cents agriculteurs des plaines de
Limagne, réalise des essais en plein champ sur un maïs génétiquement
transformé pour consommer moins d'eau. Le maïs classique est montré du doigt
en France, car il "pompe" les réserves hydriques. Grâce à l'introduction de
gènes de sorgho, une plante tropicale capable de supporter des pénuries
d'eau, le groupe français espère disposer d'un maïs résistant à la
sécheresse, "en 2009, si on n'entrave pas nos travaux", souligne Jean-Claude
Guillon, le directeur de la stratégie de Limagrain.

Les producteurs de plantes OGM, les américains Monsanto, DuPont ou Dow, le
suisse Syngenta et les français Aventis ou Limagrain, pensaient avoir trouvé
un modus vivendi, en France, après que le gouvernement eut décidé de rendre
publique la liste des essais en plein champ, dans un souci commun de plus de
"transparence". Ils avaient aussi noté, avec soulagement, le faible écho
rencontré par la journée mondiale anti-OGM du 17 avril. Plus encore, ils
avaient entendu, avec délices, l'ONU exhorter, le 8 juillet, les pays riches
à oublier leurs craintes des OGM pour aider les pays en développement à
exploiter le potentiel des biotechnologies, dans son rapport 2001 sur le
développement humain. Enfin, les récents projets de la Commission européenne
sur l'étiquetage et la traçabilité des OGM les ont, en partie, rassurés sur
l'avenir commercial de leurs produits.

La destruction, dans la nuit du 10 au 11 août, des essais de Meristem
Therapeutics, une start-up de Clermont-Ferrand qui, depuis une décennie,
s'ingénie à transformer des plantes en usines à médicaments, a provoqué un
électrochoc.
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L'Allemagne est confrontée à la délocalisation des cultures expérimentales


LE MONDE | 24.08.2001 |

La parcelle arrachée était plantée d'un maïs transformé pour produire de la
lipase, utile dans le traitement de la mucoviscidose. "Tout comme il n'y a
pas de "bon" nucléaire, l'alibi thérapeutique ne justifie pas plus la
poursuite d'un tel processus que les "nécrotechnologies"
agroproductivistes", avait expliqué l'organisation qui avait revendiqué
l'opération. "En s'attaquant sciemment aux OGM destinés à lutter contre les
maladies, les opposants montrent jusqu'où ils peuvent aller : il n'y a plus
de limites !" estime François Thiboust, directeur des relations extérieures
du groupe Aventis CropScience France et porte-parole des professionnels de
la semence et de la protection des plantes, réunis au sein de la plate-forme
CFS-GNIS-UIPP.

Les surfaces plantées en OGM ne cessent de progresser dans le monde, où
elles représentent 48 millions d'hectares, soit une surface supérieure à
celle de la Grande-Bretagne. Mais plus de 95 % de ces cultures sont
concentrés dans trois pays : les Etats-Unis, le Canada et l'Argentine. En
Europe où aucune plante transgénique n'est commercialisée - à l'exception de l'Espagne, qui cultive environ 30 000 hectares de maïs BT, résistant à un
insecte, et vendu par Syngenta -, les entreprises ont axé leurs recherches
sur des produits plus "qualitatifs" : des plantes résistantes à la
sécheresse ou capables de pousser en milieu salin, des maïs améliorés pour
l'industrie de l'amidon ou pour offrir une meilleure digestibilité pour le
bétail. Les industriels pensaient, grâce à ces "OGM de deuxième génération",
comme ils les appellent, lever les réticences des consommateurs.

La campagne de la Confédération paysanne leur fait désormais craindre de
voir les opposants aux OGM gagner complètement la bataille de l'opinion
publique. "Cela arrive au moment où nous avions avec les organisations de
consommateurs des discussions beaucoup plus ouvertes qu'il y a trois ans. Il
était même question de faire visiter les essais !" souligne M. Thiboust,
d'Aventis.

Les producteurs d'OGM demandent au gouvernement qu'il fasse appliquer la loi et s'engage explicitement en faveur de la poursuite des essais en plein
champ. "Nos essais sont autorisés et dûment contrôlés. Si on les détruit, on
n'aura pas la réponse aux questions que l'on se pose sur les OGM",
soulignent-ils en substance. Les industriels rejettent la proposition des
anti-OGM de "confiner" les cultures en laboratoire ou en serre. Les essais
en champs, estiment-ils, sont nécessaires pour observer le comportement des
plantes transformées en conditions naturelles. Certains souhaiteraient même
la mise en place d'essais en grandes parcelles, comme en Grande-Bretagne.
"Là-bas, les parcelles atteignent de 10 à 25 hectares contre au maximum 3
hectares en France. On peut vraiment évaluer l'impact de nos produits sur
les oiseaux, les insectes et la flore", fait observer M. Thiboust.

Le groupe coopératif Limagrain dénonce ce qu'il appelle "le paradoxe des
paradoxes" : "Les opposants prétendent lutter contre la mainmise de quelques
groupes monopolistiques sur la génétique mondiale, mais leurs actions
portent préjudice surtout aux semenciers indépendants européens, qui ne
disposent pas de positions fortes sur le marché américain. En détruisant nos
recherches, ils fragilisent nos entreprises et font craindre, à dix ans,
l'absence d'acteurs français ou européens dans les biotechnologies
végétales." La vente programmée d'Aventis CropScience, un fleuron de
l'agrochimie française, à l'allemand Bayer, est déjà perçue comme un recul
français dans ce secteur, dans un contexte de compétition mondiale
exacerbée, mais aussi du fait de l'incertitude que fait courir la polémique
sur les OGM sur les investissements dans ce domaine.

Un dirigeant ulcéré pointe du doigt les contradictions de la politique
française : "On vit dans un monde où il y a des OGM. Si on n'en veut pas,
que l'on érige des barrières aux frontières, que l'on subventionne nos
agriculteurs et que l'on arrête les bateaux de soja américain qui alimente
notre bétail depuis l'interdiction de la farine animale." La destruction des
essais, si elle n'a pas de conséquences économiques directes, retarde le
processus de mise sur le marché de nouvelles semences. Mais les semenciers
et les agrochimistes peuvent encore faire leurs essais à l'étranger, avec un
risque non négligeable de délocalisation des chercheurs, comme c'est le cas
en Allemagne.

V. L.

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http://www.larecherche.fr/Agence Française de Presse/n010824160348.ar6pjn0f.html

OGM: l'UDB demande de "mettre un terme" aux "bricolages biologiques"

RENNES, 24 août (Agence Française de Presse) - Le mouvement autonomiste breton UDB a demandé
vendredi au gouvernement "de mettre un terme immédiat" aux "bricolages
biologiques en milieu naturel" en réitérant son refus d'essais de
plantes génétiquement modifiées en plein champs.

"Le fait que le ministre de l'Agriculture, Jean Glavany, se déclare
favorable au renforcement des mesures de précaution autour des champs
expérimentaux démontre, s'il en était besoin, que le gouvernement ne
maîtrise absolument pas ce dossier crucial et adopte sous la pression du
lobby agrochimique une attitude parfaitement irresponsable", a affirmé
dans un communiqué Christian Guyonvarc'h, porte-parole de l'Union
démocratique bretonne (UDB).

"L'UDB réitère sa demande que le gouvernement mette un terme immédiat à
ces bricolages biologiques en milieu naturel et organise dans la
transparence un véritable débat démocratique sur la question des OGM",
ajoute ce communiqué.

"Sur la question des OGM, l'UDB considère qu'il convient de dissocier
clairement les OGM à vocation commerciale des OGM à vocation
thérapeutique", précise le texte. "A contrario, l'UDB a toujours exprimé
son opposition aux recherches menées en milieu naturel sur des plantes
transgéniques et qui visent à soumettre les paysans à la volonté de
quelques multinationales".

M. Glavany, s'était déclaré jeudi favorable au renforcement des mesures
de précaution sur les essais, affirmant que le gouvernement travaillait
sur cette question.

Tout en soulignant la nécessité de "faire preuve de grande prudence et
même de méfiance vis-à-vis des OGM ", M. Glavany avait ajouté qu'il faut
"laisser la fenêtre ouverte sur la recherche" à propos des essais OGM
dans le domaine de la recherche médicale.
--

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http://www.agrisalon.com/ogm2308.htm

Monsanto dit oui à la transparence de l'expérimentation des cultures transgéniques et non aux actes de violence

Suite à la destruction d'une parcelle d'essais OGM, mise en place par
Monsanto France à Beaucaire (Gard), parcelle qui avait reçu toutes les
autorisations réglementaires du Ministère de l'Agriculture et de la
Pêche la société, dans un communiqué, "dénonce avec la plus grande
vigueur ces actions illégales et demande instamment aux pouvoirs publics
de réagir pour que le droit puisse s'exercer dans notre pays, dans le
respect de la personne, de la propriété et au nom d'une légitime
aspiration à un progrès raisonnable et raisonné." Pour Monsanto "Cet
acte inqualifiable de délinquance porte atteinte à la liberté des
recherches qui sont menées, paradoxalement, dans le but de répondre
justement aux interrogations légitimes posées par les scientifiques et
la société civile sur les OGM."


       23 août 2001

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http://fr.news.yahoo.com/010824/3/1k5f8.html

vendredi 24 aout 2001, 17h30

OGM : Glavany se fâche contre la Confédération paysanne et .Monsanto

Le ministre de l'Agriculture, Jean Glavany a fait savoir aux militants
de la Confédération paysanne, qui sont engagés dans la destruction des
cultures expérimentales génétiquement modifiées qu'il leur dénie le
droit de détruire, au nom d'une cause quelconque. "Sur un sujet aussi
difficile, il convient de faire appel à la raison, à la pédagogie et à
l'interrogation collective plutôt qu'à l'obscurantisme. Laissez les
chercheurs chercher y compris pour nous éclairer sur les dangers des
OGM". Le ministre s'est particulièrement insurgé contre la destruction
dans un petit village de la Drôme d'un champ de légumineuses OGM
utilisées pour le traitement de la mucoviscidose. L'opération a créé
"une vive émotion dans ce petit village" où vit précisément une enfant
atteinte de mucoviscidose. Jean Glavany refuse également de faire
l'amalgame entre les recherches publiques "désintéressées et sérieuses
menées par l'INRA" sur les OGM et celles qu'effectue l'américain
Monsanto sur des maïs OGM, dans le but de "nous fourguer encore plus
d'herbicides qu'elle ne le fait aujourd'hui. On n'est pas obligé de lui
faciliter la vie".

      Marie-Josée Cougard

      (24/08/01 à 17:33)

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GRAND SUD : GARD José Bové avait annoncé la destruction de nouvelles parcelles

OGM : la Confédération paysanne reprend la faux

José Bové avait prévenu et même promis que, passé l'ultimatum qu'il
avait lancé au gouvernement français, et fixé au 12 août, une véritable
campagne de destruction anti-OGM (organismes génétiquement modifiés)
débuterait.

Hier, ce sont ses troupes du Gard qui se sont rendues, armées de faux,
jusqu'à une parcelle de maïs transgénique installée sur la commune de
Beaucaire. Dans le secret le plus total de la destination finale, 150
militants de la Confédération paysanne, des associations Attac, Nature
et Progrès ont ainsi, en quelques minutes, réduit à néant une expérience
lancée voici quelques mois par le grand semencier mondial Monsanto. Il
s'agissait d'étudier la résistance d'un maïs hybride à l'agression de
son pire ennemi, la pirale, une chenille qui pond ses oeufs et développe
à l'intérieur des tiges de la plante.

En moins de 20 minutes, donc, discours compris, le travail de
destruction était mené à bien. « Pour demain, pour notre avenir, pour
celui de nos enfants, c'est important que je participe à cette action.
Les OGM représentent un véritable danger pour nous », explique Petra
Shilling qui partage sa vie entre Berlin et le Gard. Elle-même ne semble
pas craindre les foudres de la justice française. Nicolas Duntze,
l'organisateur, s'attend toutefois à recevoir de la visite dans les
jours qui viennent.

« Les gendarmes et les émissaires de Monsanto vont
faire leurs constatations. Nous, nous avons agi aujourd'hui à visage
découvert, sans violence mais avec une grande détermination. Mais je
peux aussi comprendre des actions anonymes sans aucune revendication qui
se sont produites ces derniers jours dans des régions où le tissu
associatif ne permet pas une forte mobilisation de soutien »,
poursuit-il. Après la moisson, les anti OGM sont allés déposés les tiges
de maïs aux portes de la préfecture de Nîmes. « En délégation, nous
avons réclamé que cessent les menaces de tribunal administratif qui
pèsent encore aujourd'hui sur les communes qui ont le bon sens de
refuser ce type d'expérience transgénique dangereuse pour
l'environnement », poursuit Nicolas Duntze, l'organisateur de la
manifestation gardoise.

De son côté, le ministre de la Recherche Roger-Gérard Schwartzenberg,
estimait que face aux OGM il fallait « éviter deux excès contraires:
l'aventurisme et l'obscurantisme ». Les actions d'arrachage des plantes
transgéniques « ne peuvent être acceptées », a-t-il ajouté, hier.

Le gouvernement « est attaché au moratoire décidé en 1999 par plusieurs
Etats de l'Union européenne et s'oppose à la mise en culture commerciale
et à la mise sur le marché d'OGM dont les effets ne seraient pas connus
avec précision », a rappelé M. Schwartzenberg. « S'opposer à la
recherche et aux progrès de la connaissance n'est pas une attitude
progressiste. Nous souhaitons non pas la violence, mais un débat citoyen
sur les OGM », a-t-il ajouté.

                      Christian GOUTORBE.

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http://www.ternova.com/

Feu sur les OGM : le débat reprend sous les flammes


Au lendemain de l'arrachage de plants par la Confédération paysanne,
Yves Cochet demande un débat sur la culture des OGM en plein champ.

Le ministre Vert de l'Environnement Yves Cochet a estimé hier qu'un
"débat sur la finalité et les objectifs de la culture plein champ" des
organismes génétiquement modifiés était "indispensable". Le jeune membre
du gouvernement a même ajouté que les problèmes posés par la
Confédération paysanne de José Bové étaient de "vrais problèmes".

Et une peau de banane de plus, une !

M. Jospin a donc du tousser lorsque Monsieur Yves Cochet s'est exprimé
sur la question des OGM sur France-2 alors que près de 150 membres de la
Confédération paysanne et d'ATTAC avaient arraché avanrt-hier plusieurs
centaines de plants de maïs transgénique dans l'exploitation agricole
expérimentale du groupe américain Monsanto à Beaucaire dans le Gard.

Bref, le soutien officiel aux actes illégaux est presque admis et du
coup la peine de prison dont avait écopé le "frondeur" M. Bové
superfaitatoire ...

Dans la même logique, si on soutient ceux qui font ce qu'ils n'ont pas
le droit de faire, on pourrait du même coup taxer ceux qui nous
imposent.


A propos, vous avez reçu votre avis d'imposition ?

  Bernard Marx
  © Revue des Collectivités Locales

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http://www.larecherche.fr/Agence Française de Presse/n010824143043.z2yqij07.html
 

MONSANTO

Destruction d'OGM : Monsanto porte plainte contre X

PARIS, 24 août (Agence Française de Presse) - La société agrochimique américaine Monsanto a
porté plainte contre X après l'arrachage, mercredi dans le Gard (sud de
la France), de ses essais de maïs transgénique à l'instigation de la
Confédération paysanne, a indiqué vendredi à l'Agence Française de Presse son porte-parole.
 

En outre, Monsanto demande aux pouvoirs publics "de réagir pour que le
droit puisse s'exercer" en France et réclame "toutes les mesures de
protection préalables autour des champs d'expérimentation".

La société, qui a déjà engagé "un certain nombre d'actions judiciaires"
pour les mêmes raisons, a mis en culture 46 essais de plantes OGM sur le
territoire français.

"En l'absence d'effet, la Confédération paysanne a explicitement incité
à la désobéissance civile et à la destruction des essais. Un tel appel
public de destruction est une véritable incitation à l'illégalité et à
la violence, et nous paraît par conséquent inadmissible", juge Monsanto.

Le syndicat de José Bové a averti qu'il détruirait les essais de plantes
OGM en pleins champs, si le ministère de l'Agriculture n'y procédait pas
lui-même avant le 12 août. Il a indiqué avoir établi un calendrier de
ces opérations d'arrachage, dont la première dans ce cadre est prévue samedi.

MONSANTO

Communiqué de presse de Terre sacrée du 22 août 2001

C'est parti pour la grande campagne française d'arrachage des OGM!

Terre sacrée vient en effet de se joindre à la Confédération Paysanne, Attac, Nature et Progrès etc... en neutralisant deux essais d'OGM dans le Gard. Ces parcelles ont été ensemencées à Beaucaire par la multinationale Monsanto. Il s'agit de lignées et d'hybrides de maïs transgéniques résistants à la pyrale et tolérants au glyphosate, un puissant herbicide.

Nous étions environ 150 militants agissant à visage découvert après avoir signé une feuille de présence en vue d'éventuelles poursuites. La mission, bien préparée, s'est déroulée très rapidement et dans le calme. Aucune force de l'ordre présente sur les lieux. Les OGM ont été ensuite déversés devant les grilles de la préfecture du Gard et du Conseil Régional.

Il n'y a eu aucune interpellation et une délégation de quatre militants a même été reçue par le Préfet. Il a été question de savoir pourquoi les préfectures s'opposaient systématiquement au pouvoir des maires en matière d'interdiction des OGM sur leur commune. L'interdiction des OGM dans la région a pu par ailleurs être évoquée devant un représentant du Conseil Régional.

Cette campagne 2001 (dont c'est le coup d'envoi) est une réaction aux révélations de l'Association Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA). Suite à des analyses, cet organisme a en effet annoncé, le 23 juillet dernier, que 41% des semences de maïs français devaient déjà avoir subi une contamination transgénique, dûe en grande partie à la diffusion des pollens en provenance des essais en plein champ.

Il est donc urgent d'agir.

(à suivre)

SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée
(France), parce qu'on la massacre! https://www.terresacree.org : base vivante
d'information (Environnement, biodiversité, biotechnologies, alternatives,
éthique, découvertes...)

"Il devient indispensable que l'humanité formule un nouveau mode de penser
si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevé." Albert Einstein.

"Nous pensons qu'un monde autre que celui dont la
réunion du G 8 de Gênes a constitué la consternante caricature est
possible." Attac

 

Campagne anti OGM : Salettes et Cléon-d'Andran - Portillon - Actions

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Portillon de la basehttps://www.terresacree.org    Envoyer un courrier!

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