hYvan Marzin

Hubert Reeves

TOUT EN BAS! Ascenseur expressPourquoi sauver la biodiversité sur la planète?

 

 

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S. M., le 19 mars 2007

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 31 janvier 2007

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

 Hubert Reeves le Avril 2002 :

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Sauver la biodiversité !

Déclaration de Hubert Reeves dans le cadre de la campagne de France Nature Environnement « De l'éco-citoyen à l'éco-électeur »

On fait souvent état, sur le plan des recherches en science agricoles, en pharmacopée, et d'une façon générale en plusieurs domaines de l'industrie, des pertes qui pourraient résulter de la disparition de certaines espèces végétales et animales.
Pour aborder cette question dans toute sa dimension, il me paraît essentiel de nous extraire au départ de notre vision anthropocentrique de la nature.

Les vivants existent de leurs pleins droits et n'ont pas à se justifier d'exister. Les mots "espèces nuisibles" et "mauvaises herbes" ne sont que le reflet de notre préjugé séculairement ancré ( jusque dans la Genèse...) que les plantes et les animaux sont là pour nous servir ou nous réjouir et que nous avons sur eux un droit discrétionnaire. En réalité nous sommes une espèce parmi tant d'autres et, de surcroît face à l'appauvrissement de la biodiversité dont nous sommes responsables, nous mériterions plus que tout autre le nom d'espèce nuisible.

Chaque extinction est une perte irréparable, un désastre navrant. Il faut rappeler que chaque espèce connue ou encore inconnue de nous est un prodige de la nature, le résultat et l'aboutissement d'une évolution biologique qui s'étend sur des millions et des milliards d'années.
C'est là la première et la plus importante justification de la préservation de la diversité. Toutes les créatures ont le droit d'exister et les êtres humains ont le devoir de les protéger et surtout de ne pas provoquer leur extermination.

La seconde raison de préserver la biodiversité de la vie, c'est la prodigieuse palette des formes et des couleurs, c'est la multitude des comportements adaptatifs : cette richesse est essentielle à l'évolution qui y puise les ressources nécessaires à son maintien et à sa poursuite. Il ne faut rien en supprimer, et la garder intacte comme le garant d'un futur à ne pas compromettre.

Chaque espèce est une merveille : une manifestation de la prodigieuse inventivité et créativité de la vie qui s'est développée pendant des centaines de millions d'années et dont nous sommes issus. Les spectacles de l'épanouissement de la végétation au printemps, le retour des oiseaux migrateurs, sont des éléments qui manquent de plus en plus cruellement à l'humanité contemporaine largement confinée dans le béton urbain. Pouvoir jouir de la beauté de la nature est essentiel à notre équilibre psychique.

Et je placerai en troisième place le potentiel économique et médical perdu par l'appauvrissement de la biodiversité. La pharmacopée a largement profité des connaissances médicinales traditionnelles des différentes ethnies . Dans le vaste ensemble des plantes non-encore inventoriées ou mal connues il y a sans doute d'importantes moissons de nouveaux remèdes qui ne guériront personne si on les élimine.

Une évolution positive
L'existence de mouvements de protection de la nature me paraît être un signe encourageant d'une évolution positive de l'humanité. Historiquement plusieurs écrivains des siècles antérieurs se sont levés contre la cruauté envers les animaux et d'autres ont célébré la nature. Mais, sauf erreur de ma part, les activités organisées pour défendre les animaux sont relativement récentes dans l'histoire de l'humanité . La naissance de ces mouvements est certes reliée à la prise de conscience soudaine de l'effet négatif de l'activité humaine sur l'environnement et la disparition des nombreuses espèces.
Mais elle manifeste surtout l'émergence d'une compassion pour les animaux associée à la volonté de prendre des mesures concrètes pour les défendre, non seulement de l'extinction mais aussi des traitements qui leur sont réservés. Et cela me paraît une évolution de la sensibilité qui pourrait avoir une influence très positive sur l'histoire future des relations humaines. Raison de plus pour soutenir la Ligue pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non-chasseurs.

 

S. M.

 

Principes pour une politique de protection de la faune

Premier principe

L'Etat, garant de l'intégrité écologique du territoire, l'est de celle de la faune sauvage.

La Constitution fait du Président de la République le « garant de l'intégrité du territoire ».

« S'agissant de l'intégrité écologique du territoire national et de l'ensemble des êtres vivants qui le peuplent, c'est pour moi une priorité qui s'inscrit dans une optique de solidarité entre les générations futures. La France doit être exemplaire. »
Jacques Chirac le 16 avril 2002
(Courrier à la Ligue Française des Droits de l'Animal, et à diverses personnalités dont Monsieur Hubert Reeves).

L'Etat ne peut donc se contenter de la gestion des seules espèces chassables et pêchables. Il a en charge la protection de la faune sauvage dans son ensemble. L'Etat se doit de protéger la nature, comme il protège le territoire, le patrimoine historique, les libertés fondamentales, ou l'enfance : l'Etat est par nature protectionniste. La gestion est un outil pour assumer cette politique de protection de la nature.


• Second principe

Reconnaissance du statut d'« être sensible » à tout animal sauvage.

Notre Ligue est attachée à la reconnaissance du statut d' « être sensible » à l'animal sauvage et demande une modification législative. L'art L. 214-1 du code rural est à reformuler pour dire que : « Tout animal est un être sensible. Si l'animal a un propriétaire, celui-ci doit le placer dans des conditions conformes aux impératifs de son espèce ».


• Troisième principe

Protection intégrale de toutes les espèces, avec un système de dérogations en vue de la chasse, de la pêche et dans certains cas pour intérêt économique ou de santé publique. Les prélèvements doivent dépendre du statut de conservation des espèces.

Le but de la politique publique vis à vis de la faune sauvage n'est pas de gérer pour gérer mais d'assurer la protection des espèces et des individus.
Cela nécessite la mise en place d'une protection intégrale des espèces avec des dérogations pour des prélèvements cynégétiques et halieutiques et, dans certains cas, pour la défense de la santé publique ou d'intérêts économiques. Concrètement, l'ensemble des espèces, actuellement considéré juridiquement comme « gibier », doit être protégé (interdiction de destruction, de capture de mutilation, de détention, de commercialisation). Des listes limitées déterminent les espèces dont le prélèvement est autorisé par dérogation. Seule la chasse à des fins de régulation peut être considérée comme un outil de gestion. La chasse de loisir n'est pas de la gestion, raison supplémentaire pour qu'elle ne soit pas autorisée sur des espèces vulnérables .


• Quatrième principe

La politique de protection des espèces sauvages doit s'inscrire dans la politique globale de protection de la nature.

La faune sauvage est étroitement dépendante des milieux naturels où elle se reproduit ou s'alimente. La « gestion » des espèces sauvages ne peut s'envisager en dehors de celle des milieux qu'elles occupent.


• Cinquième principe

Toutes les composantes de la société sont concernées par la politique de protection de la faune sauvage que le Code de l'Environnement (article L110-1) définit comme « patrimoine commun de la nation » .

Le but de toute politique publique est aussi de prendre en compte les aspirations de l'ensemble de la société. Il en découle que la faune ne peut, ni ne doit, être confisquée pour des intérêts corporatistes : toute politique qui aurait comme seul fondement le prélèvement des espèces (ou de certaines d'entre elles) s'éloignerait des objectifs de protection auxquels la société civile aspire pour l'ensemble de la faune.

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