Yvan Marzin que nous remercions du fond du coeur pour son excellent travail bénévole (juillet 2002).

Photo La Presse Vue aérienne de la déforestation dans le Mato Grosso au Brésil. Les entrepreneurs forestiers, les miniers, les agriculteurs sont les principaux coupables du défrichement de la forêt amazonienne.

TOUT EN BAS! Ascenseur expressL'Amazonie, les Indiens et nous

 

 

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8 juin 2005. Marc Gallichan

Sao Paulo, collaboration spéciale, La Presse

http://www.cyberpresse.ca

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Les disputes sanguinaires autour des conflits sur la terre en Amazonie, au Brésil, semblent être sans fin. D'un côté, les entrepreneurs forestiers, les miniers, les agriculteurs - principaux coupables du défrichement de la forêt tropicale - et des paysans sans terre luttant pour des lopins de terre. De l'autre, les Indiens qui revendiquent leurs terres ancestrales.

Il aura fallu l'assassinat de la missionnaire américaine Dorothy Stang à Anapu, dans l'État du Par, le 12 février dernier, par des pistoleros à la solde d'exploitants forestiers et de trois autres meurtres en une semaine pour que le président Lula se décide à autoriser la création d'une réserve et d'un parc national pour espérer mettre un terme aux confrontations et de freiner la dévastation de l'Amazonie.

Mais pour les groupes de défenses indigène, il est futile de penser qu'on peut pacifier la région et protéger la forêt sans penser aux droits des Indiens, constamment bafoués par les Blancs.

«Les réserves indiennes se trouvent pour la plupart dans des régions convoitées. Que ce soit pour le bois, les diamants ou pour toute autre richesse naturelle, nombreux sont les tiers prêts à tout pour les extraire», explique Eden Magalhoes, secrétaire administratif du Conseil indigéniste missionnaire (CIMI), organisme de défenses des droits de ce groupe lié à l'Église catholique.

C'est le cas de la réserve de Raposa Serra do Sol. Cette étendue fait la frontière avec le Venezuela, la Guyane et le mont Roraima - le sommet de plus de 2700 mètres qui a inspiré le roman Le Monde perdu d'Arthur Conan Doyle.

Dans cette région d'environ 2600 kilomètres carrés, les mines d'or et de diamants clandestines pullulent et les campements blancs s'accélèrent. D'où les conflits: les Blancs veulent y rester pour s'enrichir et les Indiens les en chasser.

Trop de terre pour peu de gens, affirme un segment de la population rurale. Les défenseurs de la cause indienne rétorquent qu'elle est plus qu'un moyen de subsistance pour ces peuples. «Donner ce droit signifie, assurer le développement de leurs cultures et traditions», complète Ana Valéria d'une ONG qui défend ces communautés, l'Institut socio-environnemental (ISA).

Pour M. Magalhoes, ces mêmes exploitants sont les premiers responsables du recul de la forêt, à mesure qu'ils la brulent pour agrandir leurs terrains. Il les accuse de n'avoir l'intérêt économique en tête et non celui de l'Amazonie et des gens qui y vivent.

Préservation

Autre aspect à ne pas négliger: défendre les territoires indigènes garantit la préservation d'un gigantesque patrimoine biologique et de connaissances millénaires possédées par les populations indigènes.

Par exemple, les natifs de l'Amazonie connaissent plus de 1300 plantes médicinales et plus ou moins 90 d'entre elles sont utilisées commercialement. Environ 25 % des médicaments utilisés aux États-Unis possèdent des substances actives dérivées de plantes des forêts tropicales.

Bien que peu nombreux, complète Ana Valéria, la diversité culturelle de ces peuples est néanmoins une «richesse pour le Brésil». Vingt-deux pour cent de l'Amazonie verte et intacte est entre leurs mains. «Ils détiennent une connaissance profonde de leur environnement. Grâce à des formes traditionnelles d'utilisation des ressources naturelles, ils savent protéger la biodiversité. Raison de plus de leur accorder des zones protégées.»

La Constitution de 1988 reconnaît aux autochtones le droit aux territoires traditionnellement occupés par ceux-ci. Pourtant, les incursions se poursuivent.

Tant qu'une nouvelle politique indigène et que la question du bornage des terres resterons «enterrées» à Brasilia, Eden Magalhoes ne voit pas comment les conflits sur la terre cesseront.

Pure distorsion de la réalité déclare le président de la Fondation nationale des Indiens (FUNAI), Mércio Pereira Gomes. «Le gouvernement de Lula a homologué 47 réserves en deux ans. C'est plus élevé que pour n'importe lequel de ses prédécesseurs. S'il ne s'agit pas d'un effort pour consolider leurs droits et territoires, alors qu'est-ce que c'est?»

Des 600 zones indigènes reconnues par la FUNAI, 467 ont déjà leur processus de délimitation amorcé. Ensemble, elles occupent plus de 10 % de la superficie du Brésil. De ces 467, 84 % attendent l'enregistrement auprès des notaires, l'ultime étape. Autour de 180 autres communautés rêvent toujours de figurer sur la liste officielle des réserves indigènes du Brésil, calcule le CIMI.

Ce sont plus de 345 000 indigènes, distribués parmi 215 ethnies, qui luttent pour faire valoir leurs droits et conserver les territoires, où ils tentent tant bien que mal de vivre selon leurs us et coutumes, protégés des invasions blanches.

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