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L’E-ELT et son miroir de 42 mètres - Demain l'Homme

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Cet article a été publié le 25/09/2010 à 22h55 par progserv.

Comment construire un télescope de 42 mètres de diamètre, avec optique adaptative, capable de résister aux variations de températures d'un désert de haute montagne ? Jean-Gabriel Cuby, du laboratoire d'Astrophysique de Marseille, nous explique les points durs ce défi technologique.

* Découvrez l'E-ELT dans notre galerie d'images

Le E-ELT (European Extremely Large Telescope), télescope géant de l'ESO, sera construit au Chili, sur le site de Cerro Armazones, un sommet de 3.060 mètres d'altitude situé à environ 20 kilomètres à vol d'oiseau de Paranal où se situe déjà le Very Large Telescope (VLT).

Avec près de 320 nuits claires par an, un taux d'humidité et une stabilité atmosphérique remarquables, ce site permet également d'envisager d'importantes synergies avec d'autres instruments de ce gabarit de l'hémisphère sud (Alma, Square Kilometric Array).

Jean-Gabriel Cuby, du laboratoire d'Astrophysique de Marseille, nous avait présenté les objectifs scientifiques de l'E-ELT, aux performances hors du commun.

Lorsqu'il sera opérationnel, cet instrument sera typiquement une dizaine de fois plus sensible que les grands télescopes optiques en service aujourd'hui, tels que les jumeaux Keck de 10 m ou les 4 télescopes de 8,2 m du VLT. « Dans certains cas d'observation, le gain pourra être de l'ordre de la centaine ».

Avec une surface collectrice 25 fois plus grande que celle d'un télescope de 8 mètres, il supplantera Hubble et complétera le futur télescope spatial James Webb, « lequel restera très supérieur (en sensibilité) dans l'infrarouge thermique (au-delà de 2,5 microns) et même en imagerie en deçà de 2,5 microns. L'E-ELT sera supérieur en spectroscopie en deçà de 2,5 microns ».

Malgré les effets de la turbulence atmosphérique, on s'attend à ce qu'il produise des images à la limite de diffraction 18 fois plus fines que celles de Hubble.

Un miroir en mille morceaux

Si la question de l'emplacement de l'E-ELT est réglée, les responsables s'apprêtent à relever le défi que pose sa construction, qui pourrait débuter en 2011 en vue d'une première lumière en 2018.

La conception et la construction d'un télescope de cette envergure ne sont pas simples même si seuls un petit nombre de points durs posent quelques problèmes, « mais rien d'insurmontable ».

L'E-ELT sera composé d'un miroir principal de 906 segments hexagonaux, d'un miroir secondaire de 6 m de diamètre et de trois autres miroirs.

Cette segmentation du miroir primaire est la seule solution possible pour « les très grands télescopes, qu'ils soient terrestres ou spatiaux ».

Une technologie maîtrisée par les industriels américains et européens. Dans le cas du projet E-ELT, « ce qui nous préoccupe est la maîtrise du processus industriel pour en fabriquer un millier ».

La firme qui les réalisera « devra être capable de les produire et de les tester à la chaîne dans des délais raisonnables » et garantir que chaque segment livré à l'ESO « répond aux spécifications et qu'il ne soit pas nécessaire de les retravailler ».

Problème, cela a un coût... L'ESO a lancé un contrat de démonstration portant sur la réalisation de 7 segments vers deux entreprises : Sagem en France et OpTIC Technium en Angleterre.

Au final, un seul fournisseur sera vraisemblablement retenu. L'idée est de faire jouer la concurrence pour parvenir « à deux offres de prix que l'on souhaite évidemment les plus basses possible ».

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

      

 

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Auteur : Rémy Decourt

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/le-elt-et-son-miroir-de-42-metres-un-casse-tete-technologique_25225/

Lien utile : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/le-elt-et-son-miroir-de-42-metres-un-casse-tete-technologique_25225/

Mots-clés déclenchant la recherche interne : E-ELT , astronomie , téléscope

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