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L’alimentation pas chère, c’est fini ! - Demain l'Homme

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Cet article a été publié le 28/03/2012 à 23h27 par progserv.

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Un vent froid et sec souffle sur le marché des matières premières. Des marchés entiers de métaux ou de produits agricoles pourraient se retrouver asséchés dans les années à venir.

Dans les années à venir, nous allons effectivement devoir affronter une menace d'une bien plus grande ampleur que ces simples “accidents” météorologiques. Nous allons devoir affronter la planification de la pénurie.

C'est une tendance de fond des matières premières. Les pays producteurs baissent le rideau de leur échoppes, ferment boutique, coupent leurs exportations... en prenant le risque de mettre le feu aux marchés internationaux.

Le phénomène n'est pas forcément nouveau. D'ailleurs, ses raisons sont très diverses. Le problème, c'est qu'elles sont en train de se conjuguer actuellement.

Identifions tout de suite les principaux marchés menacés.

Le réchauffement climatique n'est plus une lubie d'Occidentaux... Ne croyez pas que nous soyons les seuls à nous préoccuper de la disparition des phoques en mer du Nord et de la tortue luth au Costa Rica.

Tout le monde se sent concerné, car ces événements locaux ont des répercutions à l'échelle internationale. La perte de biodiversité finira inévitablement par peser sur les marchés agricoles, en réduisant la capacité des plantes à s'adapter à leur environnement.

Et nous pourrions évoquer l'érosion des sols, la baisse des ressources en eau...

Pourtant si la dégradation de notre environnement est lourde de conséquences, son impact sur les matières, notamment agricoles, n'est pas encore clairement établi.

Comme le rappelle Sandrine Paillard, ancienne membre de l'Inra (Institut national pour la recherche agronomique), “les ressources disponibles (naturelles et technologies) actuelles seraient suffisantes pour nourrir correctement les 9 milliards de personnes attendus en 2050 [...] Cela signifie que l'insécurité alimentaire n'est pas due aujourd'hui à une production insuffisante mais à des problèmes d'accès à l'alimentation”.

Ainsi le principal risque qui pèse sur les marchés de matières n'est pas environnemental, mais politique.

Depuis les émeutes de la faim de 2008, les gouvernements multiplient les dispositions pour freiner les exportations de matières agricoles. Plusieurs outils sont à disposition tels taxes, quotas, réglementations environnementales.

Le cas de l'Argentine est particulièrement révélateur.

Buenos Aires est devenu récemment le champion du monde du protectionnisme. Selon Global Trade Alert, une ONG surveillant la liberté commerciale, l'Argentine a mis en place 192 mesures protectionnistes depuis 2002, avec une accélération depuis 2008. Les matières ont été notamment abondement protégées. Les exportations de maïs, de blé et de boeuf sont notamment tombées sous la coupe réglée de la présidente Cristina Fernández de Kirchner.

Encore plus près de nous, la lutte contre la hausse des prix alimentaire était au coeur du projet politique du sénégalais Macky Sall. C'est peut-être une des explications de son écrasante victoire, à 65% contre Abdoulaye Wade.

Imposer des barrières à l'exportation peut également permettre d'assurer un accès à une matière première à bas coût aux industriels.

Récemment, c'est le gouvernement indien qui a été tenté d'interdire unilatéralement l'exportation de coton.

Les industriels indiens craignaient de manquer de matières premières cette année. Or l'Inde est le deuxième producteur de coton au monde.

Si le gouvernement a fini par reculer piteusement devant la protestation des industriels chinois, le geste de New Delhi s'est inscrit dans l'ère du temps.

Certains pays veulent à tout prix sortir de leur dépendance aux matières premières. Ou plutôt s'en servir comme un tremplin pour monter en gamme. Le cas du Brésil et de la Chine est particulièrement éclairant. Cécile Chevré revient aujourd'hui sur ce cas emblématique d'une trop forte spécialisation dans la Quotidienne d'Agora.

Mais un autre pays mène actuellement une politique protectionniste de montée de gamme, l'Indonésie.

Minier hier, l'Indonésie se voit déjà un grand sidérurgiste demain.

Dès 2009, Jakarta décidait de renforcer son contrôle sur les licences accordées aux miniers. Les miniers étrangers étaient alors obligés d'accepter une prise de participation de l'Indonésie dans leur capital.

En février 2012, Jakarta annonçait qu'il serait impossible d'exporter du minerai à partir de 2014 s'il n'avait pas été transformé sur place.

Enfin il y a quelques semaines, l'Indonésie a annoncé que la date butoir pourrait être avancée à cette année.

L'Indonésie est un important producteur de bauxite (aluminium), de cuivre, de charbon, de nickel et surtout d'étain. C'est bien pour se sortir de cette dépendance aux métaux que l'Indonésie passe actuellement ces lois.

Le problème, c'est que les cours risquent de partir en flèche au moindre problème d'approvisionnement.

 

Un article de Florent Detroy, publié par matieres-premieres.fr

 


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Auteur : Florent Detroy

Source : http://edito-matieres-premieres.fr/alimentation-pas-chere-fini/#hl-alimentation

Lien utile : http://edito-matieres-premieres.fr/alimentation-pas-chere-fini/#hl-alimentation

Mots-clés déclenchant la recherche interne : alimentation , ressource , climat

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