Vacquiers. Marc Penavayre : 20 ans de travail pour son vin bio - Premium

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Cette actualité a été publiée le 30/03/2012 à 10h16 par geof.


VACQUIERS. MARC PENAVAYRE : 20 ANS DE TRAVAIL POUR SON VIN BIO

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Vacquiers. Marc Penavayre : 20 ans de travail pour son vin bio

 
Pour la première fois, le Château Plaisance met en bouteilles avec le logo AB (Agriculture biologique). C'est l'occasion pour Marc Penavayre produire une événement d'envergure et de rassembler tous ceux qui, à Vacquiers et aux alentours, travaillent dans le même esprit (lire encadré cicontre) . Retour sur un parcours ambitieux, vingt ans de travail et un langage direct.

Soyons directs, ça change quoi d'être en agriculture biologique ?

Ça change tout et ça ne change rien. L'objectif reste le même, c'est de faire des bons vins, et ça commence par faire du bon raisin. Pour faire le meilleur raisin, il faut changer les mentalités des hommes qui le travaille pour changer les processus biologiques de la plante.Ça commence par accepter les «mauvaises herbes» qui sont en réalité des «compagnons biologiques» et donnent de la vie aux sols.

À part le chien-dent (qui «vole» l'eau) et le liseron (qui grimpe), tout est acceptable. On est passé de 50 à 150 espèces de compagnons entre 2005 et 2009 ! Et on y gagne : les bestioles reviennent et aèrent les sols. On a moins d'eau stagnante après les orages. Les vignes souffrent moins de la sècheresse, elles vont chercher l'eau jusqu'à 80 cm contre 20 auparavent.

Quel a été le principal obstacle à surmonter?

C'est l'environnement social qui doute. Quand j'ai dit à mes gars «vous oubliez les produits et vous prenez un foussou» (houe en occitan), il a fallu être convaincant !

En 2007, ça été très dur. Les pluies nous ont fait perdre la moitié de la récolte. Il m'a fallu résister, convaincre que remettre des produits, c'est tuer l'effort fait depuis si longtemps. Au point que j'ai physiquement craqué : j'ai été cloué au lit plusieurs jours avec le dos complètement coincé.

Qu'est-ce qui a déclenché ce processus de certification ?

C'est la pression des copains ! En 2005, cela faisait déjà 15 ans que je cultivais le raisin en «lutte raisonnée», intervenant avec le moins de chimie possible. J'ai rencontré beaucoup de collègues de toutes régions qui font des vins somptueux en agriculture biologique. Ils m'ont mis une pression de dingue !

En 2005, faire du vin bio, c'était «branchouille» dans quelques cercles, et tous les autres étaient suspicieux. Aujourd'hui, c'est salutaire.

Avec du bon raisin, un minimum de soufre, aucune levure exogène, le terroir s'exprime pleinement. Et commercialement, on s'adresse à la gastronomie, aux arts de la table, et aux produits nature.

 

Un article de Jean-Christophe Babinet, publié par Ladepeche

 

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Auteur : Jean-Christophe Babinet

Source : www.ladepeche.fr