Recul de la banquise en Antarctique : quel avenir pour le manchot empereur ? - Premium

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 20/04/2012 à 20h02 par Fred.


RECUL DE LA BANQUISE EN ANTARCTIQUE : QUEL AVENIR POUR LE MANCHOT EMPEREUR ?

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Recul de la banquise en Antarctique : quel avenir pour le manchot empereur ?

 

D'après une récente étude menée par des chercheurs du CNRS, les populations de manchots empereurs seraient menacées de quasi-extinction d'ici 2100.

Afin d'estimer l'évolution de la population de manchots empereurs dans les années à venir, une équipe de recherche du Centre d'études biologiques de Chizé, s'est appuyée à la fois sur les prévisions de recul de la banquise issues du dernier rapport du GIEC et sur les données démographiques d'une colonie de manchots empereurs suivie de 1962 à 2005 en Terre Adélie.

Ces oiseaux, confinés à l'Antarctique, sont extrêmement sensibles aux changements d'étendue de la banquise. Leur survie est étroitement liée à cet amas de glace de mer flottante, que ce soit pour se nourrir ou pour se reproduire. C'est en effet sous la glace qu'ils trouvent des krills, calmars et petits poissons, et sur la glace qu'ils couvent et élèvent leurs petits.

En Terre Adélie, la diminution de la banquise durant plusieurs années consécutives entre 1972 et 1981 a coïncidé avec la perte de la moitié de l'effectif de la colonie. Les chercheurs français estiment que plus de 90% des effectifs disparaitront d'ici l'an 2100.

Pour éviter l'extinction, le manchot empereur doit s'adapter par exemple par la modification de son cycle de vie, ou la migration. Mais il parait répondre lentement aux nouvelles pressions sélectives liées au réchauffement climatique.

D'après une étude réalisée il y a une dizaine d'années en péninsule Antarctique, où les hausses de température ont été les plus prononcées depuis cinquante ans, les populations les plus nordiques ont quasiment disparu. Elles sont passées de 150 couples reproducteurs en 1950 à quelques-uns seulement aujourd'hui.

Seules les populations situées le plus au sud en mer de Ross restent stables. En effet, l'épaisseur de glace n'y a pas encore diminué, même s'il est probable qu'elle sera aussi affectée par l'augmentation des gaz à effet de serre dans le futur.

Alors que l'Antarctique se réchauffe, la mer de Ross devrait constituer le dernier sanctuaire des populations de manchots empereurs.

 

Un article de Marie-Laure Masquilier, publié par recherchespolaires.inist.fr

 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

 

Marie-Laure Masquilier , Inist-Cnrs

Auteur : Marie-Laure Masquilier

Source : recherchespolaires.inist.fr