Le fléau de la pollution des rivières chinoises - Premium

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 15/03/2013 à 17h46 par kannie.


LE FLÉAU DE LA POLLUTION DES RIVIÈRES CHINOISES

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook  Twitter LinkedIn Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Le fléau de la pollution des rivières chinoises

 

C'est une hécatombe de cochons qui fait grand bruit sur le Web depuis plusieurs jours : plus de 6 000 bêtes, du porcelet au cochon adulte de plusieurs centaines de kilos, ont été retrouvées mortes dans les eaux du fleuve Huangpu, qui traverse Shanghai. De quoi relancer le débat sur la pollution de l'eau en Chine, un phénomène généralisé et pourtant peu traité par les autorités.

"Pour l'instant, la qualité de l'eau n'a pas été affectée mais nous devons retirer les cochons aussi vite que possible pour ne pas laisser leurs corps pourrir dans la rivière", assure Xu Rong, directeur de l'agence de protection de l'environnement du district Songjiang de Shanghai, cité par le quotidien chinois anglophone Global Times.

Des propos qui peinent à rassurer la population, alors que le Huangpu compte pour 20 % dans la consommation d'eau des 23 millions d'habitants de la capitale économique chinoise. "Eh bien, puisqu'il n'y a visiblement aucun danger à boire cette eau, demandons au secrétaire du parti communiste chinois de Shanghai, au maire et aux autorités compétentes sur l'eau d'être les premiers à boire cette soupe à la viande", ironise l'avocat Gan Yuanchun sur son blog, cité par la BBC.

Car les preuves de la pollution des rivières ne manquent pas depuis quelques années. L'an dernier, le gouvernement chinois dressait ainsi un bilan effrayant de la situation : 40 % des rivières chinoises sont gravement polluées et 20 % le sont à un niveau tel que leur eau a été jugée trop toxique pour permettre le moindre contact. "La détérioration de la qualité de l'eau menace la sécurité et la santé des personnes et limite le développement économique et social", déplorait ainsi le vice-ministre des ressources en eau Hu Siyi.

Des propos d'autant plus forts que le gouvernement chinois est connu pour minorer les problèmes environnementaux auxquels il est confronté.

D'où vient cette pollution ? Une partie de l'explication réside dans le nombre d'usines pétrochimiques construites à proximité des rivières -environ 20 000, dont 10 000 le long du fleuve Yangtsé et 4 000 près de la rivière jaune- qui déversent régulièrement leurs rejets toxiques dans l'eau, au grand dam de la population et souvent à la barbe des autorités.

L'an dernier, le ministère de la supervision parlait ainsi de 1 700 accidents chimiques conduisant à une pollution de l'eau chaque année. Le coût total en termes de vies humaines s'élèverait à 60 000 décès prématurés chaque année, parmi les 750 000 liés à la pollution en Chine, selon la banque mondiale.

 

 

Les exemples de ces pollutions ne manquent pas : en septembre dernier, le fleuve Yangsté, autrefois appelé "fleuve bleu", virait au rouge près de la ville de Chongqing, suscitant l'inquiétude des habitants. Les scientifiques s'interrogeaient alors, dans les colonnes du blog de la revue Nature, sur la cause de cette couleur impressionnante : pollution chimique, trop forte concentration de vase ou dépôts de sédiments en raison de fortes précipitations ?

Si aucune explication définitive n'a été donnée, reste qu'en décembre 2011, un autre fleuve, la rivière Jian dans le nord du pays, s'était elle aussi colorée en rouge après une fuite de colorants dans un atelier textile illégal.

En septembre 2011, le fabricant chinois de panneaux photovoltaïques Jinko Sola avait dû fermer l'une de ses usines à Haining, dans l'est du pays, sous la pression de la population. La raison : le site rejetait des niveaux excessifs de fluorure, un élément très toxique à haute dose, tant pour les poissons que les riverains.

 

 

Autre cas, autre couleur : les rivières Baiyang et Daqubang, dans la province du Zhejiang (sud-est), sont devenues orange en mars 2012, et se sont vues surnommées par des locaux "la rivière jaune" et la "rivière jus d'orange". Selon des scientifiques, ce ne sont pas la boue ou le sable qui ont coloré l'eau, mais bien la pollution industrielle et en particulier des rejets de fer.

 

Un article de Audrey Garric, publié par ecologie.blog.lemonde.fr et relayé par SOS-planete

 

SOS-planete, c'est environ 5500 visiteurs par jour ! 32 millions depuis la conception en 1999. Pourtant, l'association Terre sacrée qui édite le site repose actuellement sur à peine 95 adhérents et 9 lanceurs passionnés.
N'acceptez pas le crime organisé ! Rejoignez la Force ! Apportez votre petite pierre à une évolution compatible avec la Vraie Vie...

 

Ce post vous est transmis grâce au dispositif mis en place par l'équipe bénévole des lanceurs d'alerte de SOS-planete. Si vous jugez son contenu intéressant, n'hésitez pas à le partager au sein de votre entourage proche et virtuel (contacts, réseaux sociaux). Un petit clic qui se propagera naturellement sur la Toile. Merci de participer, à votre façon, à cette tâche d'information et d'éveil des consciences, donc à la sauvegarde de notre planète vivante et de l'Humanité.

 

Le module de news "Comment va la belle bleue ?" en grand écran

Lance-toi ! Deviens lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage ! - Alertes

Recevoir chaque jour les infos scientifiques dans sa boite aux lettres

Le site étrange qui dérange même les anges !

Mine de connaissances - Contacter l'équipe : vivant12@free.fr

 

Auteur : Audrey Garric

Source : ecologie.blog.lemonde.fr