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Cette actualité a été publiée le 12/07/2011 à 21h03 par Kannie.


LA VALSE DES MÉDUSES

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La valse des méduses

 

En cette période estivale, elle est le calvaire des plagistes... La méduse est un animal marin de l'embranchement des cnidaires. L'élévation de la température de l'eau conjuguée à la régression du nombre de ses prédateurs sont à l'origine de sa multiplication. Redoutée pour sa piqûre douloureuse, voire mortelle, sa pullulation le long de nos côtes nous inquiète de plus en plus. Tour d'horizon de cette étrange espèce animale composée à plus de 90 % d'eau...

La méduse à crinière de lion
 


 

Les eaux froides de l'Arctique hébergent une drôle d'occupante : la méduse à crinière de lion, ou Cyanea capillata. Impressionnante mais non mortelle pour l'Homme, c'est certainement la plus grande espèce de cnidaires au monde. Son diamètre peut en effet atteindre 2,3 mètres, et ses tentacules, 18 mètres de long !

La méduse d'eau douce
 


 

Si les méduses sont essentiellement marines, il existe néanmoins une espèce d'eau douce : la Craspedacusta sowerbi Lankester. Originaire du Yangtze, en Chine, elle se serait propagée sur les cinq continents par l'importation croissante de plantes exotiques et par sa grande capacité d'adaptation.

Le piqueur-mauve
 


 

Pelagia noctiluca est l'espèce qui envahit nos côtes méditerranéennes par hordes en ce moment même. Cette méduse a en effet pour habitude de se déplacer en banc de centaines, voire de milliers d'individus. Elle tire son nom de sa faculté à briller dans le noir (« nocti » signifie « nuit », et « luca », « lumière »). Urticante, elle se reconnaît facilement à ses nombreuses petites tâches mauves. Si ses piqûres sont bénignes, elles sont en revanche très douloureuses, s'accompagnant d'une sensation de brûlure, de rougissement, d'oedème et de vésicules translucides.

La méduse géante
 


 

La méduse de Nomura est une espèce géante qui peut atteindre 2 mètres de diamètre pour 220 kilogrammes. On la trouve notamment en Mer du Japon, où elle connaît une spectaculaire recrudescence depuis 2005. En 2009, un chalutier de 10 tonnes, le Shinsho Diasan-Maru, a chaviré au large de Chiba, au Japon, quand son équipage de trois hommes a tenté de ramener un filet contenant des dizaines de méduses de Nomura. Les pêcheurs ont heureusement pu être secourus.

Une méduse mortelle
 


 

Le cuboméduse est une petite espèce de cnidaire de seulement quelques centimètres, et pourtant, c'est l'une des plus dangereuses. Elle se rencontre dans les eaux tropicales, notamment en Australie et aux Philippines. On compte de nombreux cas de piqûres mortelles. Une fillette de 10 ans, piquée en décembre 2009, est l'une des rares personnes connues à y avoir survécu.

La méduse flottante
 


 

La Physalie (Physalia physalis), ou « galère portugaise », est une étrange espèce de méduse surmontée d'un flotteur. Translucide, remplie de gaz, celle-ci peut mesurer entre 10 et 20 centimètres et flotte horizontalement sur la mer. L'animal peut ainsi voyager à travers les océans au gré du vent. Ses tentacules nourriciers sont très fins et très longs, puisqu'ils peuvent atteindre 50 mètres de long. Ils lui permettent de capturer ses proies en profondeur avant de les remonter en surface. On peut parfois rencontrer ces spécimens le long de nos côtes atlantiques, où ils sont entrainés par les courants. La douleur de sa piqûre est telle qu'elle induit un risque de noyade : le nageur perd ses moyens sous l'effet du choc.

La méduse opaque
 


 

Contrairement à ses congénères, la Tiburonia granrojo n'est pas translucide. Découverte récemment dans l'Océan Pacifique, elle est de couleur rouge sang et est pourvue de petits bras épais qui lui servent à capturer ses proies. Elle peut mesurer jusqu'à 90 centimètres de diamètre et vit dans les grandes profondeurs maritimes, entre -600 et -1 500 mètres.

La soucoupe des grands fonds
 


 

C'est la journaliste et réalisatrice Claire Nouvian qui nous avait dévoilé cette créature à l'allure extraterrestre dans son ouvrage « Abysses ». La méduse Benthocodon ne mesure que 4 centimètres de diamètre et évolue entre 300 et 5 000 mètres de profondeur. Parée d'une incroyable cloche translucide, elle possède jusqu'à 2 000 tentacules garnies de cellules très urticantes.

 

Que faire en cas de piqûre ?

Les tentacules des méduses sont couverts de petites vésicules munis chacun d'un cil sensitif qui projette la toxine dès qu'il est stimulé. Il faut donc éviter de les activer s'ils ne sont pas encore ouverts. D'abord en retirant les tentacules s'il en reste sur la peau, si possible avec un gant ou une pince, puis en rinçant la zone à l'eau de mer.

Il ne faut jamais rincer à l'eau douce ni frotter, car cela stimule la libération du venin. Ensuite, on racle doucement la peau avec le plat d'un couteau ou d'une carte rigide pour enlever les vésicules restants, après avoir fait éventuellement un emplâtre de sable humide pour les y piéger. L'eau chaude peut aussi, dans un second temps, apaiser la douleur, car le venin est dégradé par la chaleur.
 

Un diaporama de Pauline Meyniel, publié par Developpementdurable

 

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Auteur : Pauline Meyniel

Source : www.developpementdurable.com