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Cette actualité a été publiée le 13/04/2010 à 16h18 par frederic.


L'OCÉAN OBSERVÉ EN DIRECT GRÂCE À UN CÂBLE SOUS-MARIN

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L'océan observé en direct grâce à un câble sous-marin

Déployé au large du Canada, il permet de piloter des centaines d'instruments, assis devant un ordinateur.

C'est le plus grand observatoire sous-marin au monde : une boucle de 800 km, faite d'un câble de télécommunications, légèrement enfoui dans les sédiments, par des profondeurs allant de 100 à 2 700 m.

Neptune Canada, c'est son nom (Neptune pour « North-East Pacific Time-series Underwater Networked Experiments »), est né au large de l'île de Vancouver, en décembre.

Une adresse Internet suffit. Et, depuis son laboratoire, à Brest ou Tokyo, un scientifique peut piloter un robot sous-marin, écouter une baleine ou diriger une caméra pour observer le passage d'un poulpe...

Dans le câble, le cuivre transporte l'électricité (10 000 volts en continu) et la fibre optique transmet les ordres des chercheurs internautes ou leur renvoie des millions de données enregistrées sous l'eau.

Secousses volcaniques et prévisions de tsunamis, température, salinité, comptage des stocks de saumons, évaluation des ressources énergétiques en hydrates de gaz...

Il suffit de brancher l'instrument sur l'un des « noeuds » du câble. Des centaines de raccordements sont possibles. Et tous les relevés sont libres d'accès !

À Brest, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) a mis au point un bloc d'instruments, Tempo Mini, qui sera bientôt immergé à plus de 2 000 m de fond : il sera placé près d'une source hydrothermale, l'un de ces mini-volcans, bizarrement sources de vie, alors qu'ils crachent un jus toxique.

Originalité : pour tuer les algues microscopiques qui finiraient par masquer la vue, Ifremer a mis au point un système de nettoyage automatique de l'optique de sa caméra. Régulièrement, un champ électrique libère le chlore de l'eau de mer par électrolyse.

Le principal risque c'est la coupure du câble. Par glissement de terrain. Ou par chalutage. Les pêcheurs sont sensibilisés, mais la pêche n'est pas interdite !

Ce projet de 75 millions d'euros, piloté par l'université de Victoria (Colombie britannique), offre une présence permanente sous l'eau, contrairement aux missions ponctuelles par bateau.

Selon Benoît Pirenne, responsable informatique, il n'y a pas photo. « On révolutionne l'océanographie. Comme en astronomie il y a une vingtaine d'années, avant que les pays ne se regroupent pour construire de grands observatoires. »

Aux chercheurs de jouer. « Ils vont devoir envisager de grands programmes communs » mondiaux. L'Europe planche aussi sur l'immersion d'observatoires (réseau Esonet).

En attendant, le public peut déjà profiter d'images incroyables des abysses, d'un simple clic, sur www.neptunecanada.com

Par Sébastien PANOU

Source : ouest-france.fr

Information recueillie par Frédéric

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