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Cette actualité a été publiée le 17/03/2013 à 15h47 par kannie.


GREENWASHING : "DU VERT ? CA DOIT ÊTRE BON !"

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Greenwashing : "Du vert ? Ca doit être bon !"

 

Le "greenwashing" étend son influence jusque sur les emballages ! Une étude vient de montrer que lorsque la quantité de calories sur une barre chocolatée était indiquée en vert, le snack était considéré par les consommateurs comme plus sain que lorsque le même chiffre est écrit en rouge...

Autrement dit, l'apparence de l'information prime sur l'information donnée, puisque dans les deux cas, que ce soit en rouge ou en vert, le chiffre de calories est identique, et montre que le produit n'est pas un produit sain.

On comprend donc que les publicitaires et autres concepteurs d'emballages mettent en avant des données en favorisant la couleur verte, même si elles donnent une information pas si positive qu'il n'en a l'air !

Le procédé est le même pour bon nombre de produits. Vous ne les avez probablement pas loupées, ces voitures présentées comme respectueuses de l'environnement, au même titre que des bouteilles en plastique, des produits d'entretien ou de beauté, des ordinateurs ou encore les énergies... Depuis quelques temps, les produits même les plus polluants s'habillent de vert pour doper les ventes ! C'est ce que l'on appelle le "Greenwashing".

Quand les pubs lavent plus vert

Le Greenwashing peut être défini comme un blanchiment écologique dans la manière de présenter des produits, services ou entreprises. Quelques exemples récents ? Jetons un oeil autour de nous, sur les encarts publicitaires des périodiques, à la télévision ou sur les panneaux publicitaires qui nous guettent au coin de chaque rue... Ici, on retrouve un hélicoptère qui transporte une prise électrique géante vers des éoliennes plantées en mer. Comme slogan : «Elia. Fin prête pour une nouvelle ère d'énergie verte». Évidemment, pas un mot sur la proportion d'énergie verte !

Greenwashing à toutes les sauces

Ailleurs, un panneau publicitaire pour une voiture présentée comme écologique : Ford Focus ECOnétique, vantée comme étant «probablement la voiture la moins polluante de sa catégorie.» Mieux, l'encart publicitaire vous conseille de rouler «en harmonie avec l'environnement»... C'est oublier que la voiture reste un moyen de transport très polluant, quels que soient les efforts pour réduire leurs émissions en CO2 !

Un autre exemple, dans un autre secteur ? La pub TV qui nous présente la nouvelle bouteille d'eau de Volvic d'origine végétale, avec son bouchon vert... Un progrès vraiment ? Si la teneur en plastique végétal ne représente que 20%, l'essentiel de la bouteille est donc bel et bien en plastique classique, issu du pétrole. Mais, chhhut !

Tromper le consommateur

«Tout d'abord, les arguments soumis utilisent des allégations environnementales abusives par rapport au produit, mais aussi par rapport à l'ensemble des activités de la marque ; l'information est tronquée pour donner une image plus ‘éco-responsable' de la marque. C'est par exemple le cas du hamburger bio de Quick : celui-ci, en plus de ne pas être plus équilibré pour la cause, est proposé par une marque qui produit une quantité importante de déchets...

Ou d'Electrabel qui se vante de proposer une énergie verte, sans préciser que les trois quarts de sa production ne repose pas sur du renouvelable...

L'utilisation de mots vagues, d'arguments flous sont aussi un critère : par exemple dans sa publicité, Persil Eco Power est présenté comme 100% biodégradable... Beaucoup de polluants sont biodégradables, mais on ne précise pas en combien de temps ! Les visuels trompeurs sont légion : ce sont les paysages verts qui servent de décors aux voitures, les tourbillons de fleurs des produits de lessive, etc.»

On ajoutera aussi l'argument présentant un produit comme le premier de sa classe (de mauvais élèves mais cela n'est pas précisé !), l'absence de preuves et les slogans abusifs, des normes ISO trompeuses, etc.

Des labels, encore des labels

Pourtant, certains produits montrent qu'ils respectent des normes, ce qui leur a permis de décrocher un label écologique... Serions-nous mauvaises langues ? «Malheureusement, le consommateur n'a pas toujours les clés pour décoder ces labels. Certains sont créés par des secteurs, sans contrôle indépendant, sans critères fiables et vérifiables ; ils sont donc tout à fait vides, mais ça, le consommateur ne le sait pas lorsqu'il le voit sur la publicité...», poursuit Valérie Xhonneux. C'est notamment le cas du label Renault Eco2, qui ne fait pas partie des labels officiels. «Le Crioc, avec d'autres partenaires dont le réseau EcoConso, a d'ailleurs créé le site www.infolabel.be pour y voir plus clair sur ces labels, car ils foisonnent !»

Volonté d'être plus écologique ?

(...)

 

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Un article publié par la-sante.info et relayé par SOS-planete

 

Ce post vous est transmis grâce au dispositif mis en place par l'équipe bénévole des lanceurs d'alerte de SOS-planete

 

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

Auteur : La-sante.info

Source : www.la-sante.info