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Cette actualité a été publiée le 24/06/2012 à 18h48 par kannie.


EUCLID À L'ASSAUT DE LA FACE SOMBRE DE L'UNIVERS

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Euclid à l'assaut de la face sombre de l'Univers

Vue d'artiste du satellite Euclid, au point de Lagrange 2
 

Le comité des Programmes Scientifiques (SPC) de l'Agence spatiale Européenne (ESA) a approuvé officiellement le démarrage de la phase de construction de la mission spatiale Euclid le 20 juin. Euclid étudiera l'Univers sombre avec une précision inégalée, traquant la distribution et l'évolution de la matière et de l'énergie sombre.

Cette approbation est la phase finale d'un long processus de sélection dans le cadre du programme Vision Cosmique de l'ESA (2015-2025). Une équipe de chercheurs et d'ingénieurs du laboratoire Lagrange (OCA, CNRS, UNS) de l'Observatoire de la Côte d'Azur est impliquée dans cette mission spatiale. Le lancement d'Euclid est prévu au second trimestre 2020.

La mission Euclid a été conçue et optimisée pour répondre à l'une des questions clés de la cosmologie moderne : comprendre la raison de l'expansion accélérée de l'Univers découverte en 1998 et récompensée par le Prix Nobel de Physique en 2011. Cette découverte a motivé l'introduction d'une composante d'énergie sombre, qui représenterait 73% du contenu de l'Univers, en sus de 23 % de matière sombre, dont on observe les effets à grande échelle.

Une autre alternative consisterait à interpréter cette accélération comme une manifestation d'effets gravitationnels imprévus par la théorie standard de la gravitation, la relativité générale.

Euclid permettra, grâce à des relevés d'une majeure partie du ciel, d'effectuer une cartographie à trois dimensions inégalée en taille et profondeur de la distribution des galaxies ainsi que de la matière noire. Deux méthodes principales seront mises en oeuvre pour tenter de comprendre la nature de l'énergie noire, mesurant respectivement le cisaillement gravitationnel et les oscillations baryoniques.

 

 

Environ un millier de scientifiques de 100 instituts européens et américains appartiennent au Consortium Euclid qui constitue aujourd'hui la plus grande collaboration dans le domaine de l'astronomie. Ce consortium, piloté par Yannick Mellier de l'Institut d'Astrophysique de Paris (IAP), délivrera deux instruments à l'ESA : un imageur dans le visible (VIS), ainsi qu'un imageur spectrographe dans le proche infrarouge (NISP), qui équiperont un télescope de diamètre 1.2 m.

Ces instruments de pointe, équipés de caméras infrarouges à grand champ, vont permettre d'acquérir une quantité énorme de données de qualité exceptionnelle sur une grande fraction du ciel.

L'analyse de ces données requerra de colossales ressources informatiques et sera orchestrée par le Segment Sol Scientifique (SGS), comprenant des centaines de scientifiques dans toute l'Europe. Au niveau français, une dizaine de laboratoires soutenus par le CNES constituent le fer de lance du consortium et ont largement contribué par des études approfondies à la sélection d'Euclid.

Une équipe de chercheurs et d'ingénieurs du Laboratoire Lagrange (OCA, CNRS, UNS) de l'Observatoire de la Côte d'Azur est fortement impliquée dans la préparation de l'exploitation scientifique de la mission. Ils s'intéressent en particulier aux signatures imprimées par l'énergie sombre sur les amas de galaxies, les structures gravitationnellement liées les plus massives de l'Univers.

En effet, cette énergie va influencer l'évolution du nombre d'amas en fonction de leur masse et de leur distance, ainsi que leur tendance à se regrouper dans l'Univers.

 



Sur cette photo : on voit 4 galaxies naines faisant partie de l'amas de Persée; elles sont symétriques et d'aspect uniforme
 

« Euclid permettra de détecter des dizaines de milliers d'amas de galaxies, jusqu'à des époques auxquelles l'Univers avait à peine un quart de son âge actuel » explique Sophie Maurogordato, chercheur au CNRS, chargée de coordonner avec Andrea Biviano de l'Observatoire de Trieste, le groupe du Segment Sol d'Euclid dédié aux amas de galaxies. Puis elle précise que « les comptages d'amas dépendent de l'énergie sombre de deux manières : d'une part celle-ci agit directement sur l'expansion de l'Univers et va donc affecter la croissance du volume avec le temps ; d'autre part elle va tendre à contrebalancer l'effet de la gravité et affecter le taux de croissance des structures.

En comparant les résultats obtenus par cette approche aux méthodes sensibles uniquement au taux d'expansion comme les oscillations baryoniques (BAO), Euclid permettra de tester si notre théorie de la gravité, basée sur la Relativité Générale, est suffisante pour expliquer l'accélération de l'Univers. »

 

Un article de Christine Julienne, publié par oca.eu

 

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Auteur : Christine Julienne

Source : www.oca.eu