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Cette actualité a été publiée le 07/02/2012 à 00h44 par SOS-planete.


DES TOURISTES POUR SAUVER LE DIABLE DE TASMANIE

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Des touristes pour sauver le diable de Tasmanie

 
Le diable de Tasmanie est une espèce menacée. Dans le nord-ouest de l'île australienne, des touristes randonneurs participent à l'observation de l'espèce, touchée par un cancer rare et contagieux.

L'expérience est singulière. Des touristes sont invités à aider les scientifiques à sauver le diable de Tasmanie, une espèce en voie de disparition. 45 caméras avec détecteur de mouvements ont ainsi été installées le long du célèbre chemin de randonnée de la forêt tropicale de Tarkine, dans le nord-ouest de l'île.

Lors de leur promenade, les vacanciers peuvent ainsi relever les images collectées par de petits boîtiers fixés aux arbres. De l'écotourisme, avec une véritable participation à un programme de sauvegarde.

« Avec nos marcheurs, nos guides agissent en véritables chercheurs sur le terrain, là où, auparavant, il était trop cher de mener des recherches », explique Mark Davis, membre fondateur de Tarkine Trails.

L'étendue sauvage du nord-ouest de l'île est l'une des dernières zones épargnées par le cancer facial qui touche le diable de Tasmanie. En 15 ans, la maladie a fait chuter sa population de 80%.

Identifié pour la première fois en 1996, cette forme de cancer provoque des excroissances autour de la bouche de l'animal, qui ne peut alors plus se nourrir et fini par mourir de faim. Cette forme rare de cancer contagieux se propagerait par les morsures que s'infligent les petits marsupiaux lors de chamailleries pour de la nourriture.
 


 

La découverte d'une population florissante et en bonne santé dans la forêt de Tarkine offre cependant aux scientifiques l'opportunité d'étudier le comportement du diable de Tasmanie dans la nature et de mieux comprendre le mode de propagation de la maladie.

« Chaque caméra placée le long du sentier a capturé des images du diable, et aucune d'entre elles n'a montré des signes de tumeur faciale, ce qui est un grand soulagement », résume M. Davis.

Lancé il y a maintenant dix ans, le Projet du diable de Tarkine est une initiative conjointe de Tarkine Trails et des responsables de la réserve naturelle Bonorong (Bonorong Wildlife sanctuary).

Elle est financée par le gouvernement de Tasmanie dans le cadre d'un projet plus large de sauvetage lancé en 2003 et qui met en place un programme d'élevage en captivité, renforce la protection de l'habitat du marsupial et organise des recherches en laboratoires.

Jusqu'à la fin des années 1990, il était possible de croiser le diable de Tasmanie dans toute l'île. L'introduction du renard roux, l'augmentation des accidents de la route et la rapide propagation de la maladie précitée ont toutefois vu le nombre d'individus s'effondrer à seulement 10 000.

La participation des touristes devrait permettre d'éviter l'extinction de l'espèce, sort qu'a connu son proche parent, le tigre de Tasmanie. Si l'expérience est concluante, le système aurait tout intérêt à s'appliquer à d'autres espèces en voie de disparition.

 

Un article de Laura Béheulière, publié par Zegreenweb

 

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Auteur : Laura Béheulière