Changement climatique, du mil à la place du blé pour nos baguettes en 2050 ? - Porte-clefs

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Cette actualité a été publiée le 04/11/2012 à 13h58 par kannie.


CHANGEMENT CLIMATIQUE, DU MIL À LA PLACE DU BLÉ POUR NOS BAGUETTES EN 2050 ?

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Changement climatique, du mil à la place du blé pour nos baguettes en 2050 ?

 

Une nouvelle étude avertit que la production des principales commodités agricoles comme le blé, le riz et le mais pourrait chuter du fait du changement climatique. Doit-on s'attendre à une substitution à grande échelle par des cultures plus résistantes à la sécheresse et aux hautes températures comme le mil ? Un enjeu technique, mais aussi social et économique.

Impact du changement climatique sur l'agriculture, le point de vue des chercheurs

Un nouveau rapport sur l'impact du changement climatique sur l'agriculture du Programme de recherche du CGIAR «Changement Climatique, Agriculture et Sécurité Alimentaire (CCAFS)» estime que la production des trois plus importantes cultures mondiales, le blé, le riz, le maïs, pourrait chuter de 13 à 20% dans les décennies à venir du fait du changement climatique.

La pomme de terre, plante peu adaptée aux hautes températures et quatrième culture mondiale va aussi sûrement connaitre un recul significatif. Cette chute de production sera plus marquée pour la petite agriculture des pays du Sud.

Pourtant, il faudra que la production agricole augmente de plus de 70% dans les 40 prochaines années pour nourrir les 9 milliards de personnes en 2050.

Les chercheurs du CGIAR suggèrent que les paysans devront cultiver des plantes plus résistantes à la sécheresse et aux hautes températures, comme le mil, le sorgho, le seigle, le pois chiche, le pois cajan. Ces plantes qui ont reçu moins d'attention de la part du secteur agricole et agroalimentaire ont pourtant de multiples qualités, à commencer par leur rusticité, mais aussi leur richesse nutritionnelle. Les pois et lentilles par exemple, sont dénommées «viande du pauvre» du fait de leur taux protéique élevé.

Ainsi, des millions de petits paysans pauvres pour s'adapter aux effets du changement climatique, en particulier de la hausse des températures, pourraient dans certains cas adopter des cultures jusqu'à présent marginales, voire totalement nouvelles pour leur région. Cela va amener une nouvelle série de challenges.

Le défi de la formation de millions de paysans pour s'adapter au changement climatique

Tout d'abord les paysans devront apprendre de nouvelles pratiques agricoles pour cultiver ces nouvelles cultures. Voir par eux-mêmes, expérimenter, échanger avec d'autres paysans est essentiel. Mais comment fournir à la petite agriculture des pays en voie de développement des services de formation et conseil agricole performants ?

Les nouvelles technologies d'information et de communication peuvent aider à réduire cette fracture sociale des connaissances. ICRISAT a par exemple mis en place une Académie Virtuelle (VASAT) qui fournit via internet des modules de formation adaptés aux paysans et aux vulgarisateurs agricoles sur les meilleures pratiques agricoles des cultures adaptées à la sécheresse et aux hautes températures comme le mil ou le sorgho.

Les paysans et notamment les femmes deviennent plus résilientes à la sécheresse en apprenant des méthodes de protection des plantes, des rotations avantageuses et d'autres techniques pour s'adapter au changement climatique.

 

 

Comme ces femmes en Andhra Pradesh, formées par VASAT et qui cultivent maintenant du mil eleusine –appelé ragi en Inde- à la place du riz, gros consommateur d'eau, pour faire face à la rareté croissante des pluies.

La portée des TIC pour les paysans pauvres est cependant encore réduite et il faudra des investissements importants et des partenariats innovants entre secteur public et privé, paysans, organisations de développement et société civile pour que les plus pauvres puissent accéder en grand nombre aux connaissances nécessaires pour s'adapter aux contraintes agricoles de demain.

Une histoire de goût

Mais adopter de nouvelles plantes plus tolérantes au climat chaud et sec n'est pas qu'un problème technique. Le challenge est aussi social et culturel. Il faut prendre en compte les préférences gastronomiques locales. Pour les Kenyans par exemple qui aiment le goût du maïs, il faudra de la persuasion pour le remplacer par du mil ou du sorgho pour confectionner l'ugali, une genre de polenta locale.

D'où l'importance d'impliquer dès le départ les paysans (et le consommateur local) pour orienter la recherche qui façonnera l'agriculture de demain. En proposant par exemple des tests culinaires par les paysans de nouvelles variétés pour que l'innovation soit adaptée aux besoins de la population locale.

Cette recherche plus participative avec les différents acteurs du secteur agricole est l'une des recommandations de la Seconde Conférence Globale sur la Recherche Agricole pour le Développement (GCARD2) qui vient de s'achever en Uruguay, pour que l'effort international d'innovation agricole puisse faire reculer durablement la faim dans les années à venir.

 

Un article de Jerôme Bossuet, publié par lecercle.lesechos.fr et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Jerôme Bossuet

Source : lecercle.lesechos.fr