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Cette actualité a été publiée le 29/07/2009 à 16h48 par Tanka.


ZOOM SUR L'AIR QU'ON RESPIRE

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Zoom sur l'air qu'on respire

Invisible et insidieuse, la pollution atmosphérique est indéniablement néfaste pour la santé. Mais quels sont les risques réels pour nos enfants?

Tout d'abord, il faut savoir que la pollution atmosphérique désigne les particules en suspension et les gaz nocifs dans l'air. L'air que nous respirons contient en effet plusieurs polluants, et ce, qu'on soit à l'extérieur ou à l'intérieur. Il s'agit de poussières fines, d'ozone de basse atmosphère, de monoxyde de carbone, d'oxydes d'azote, d'anhydride sulfureux et de composés organiques volatils (COV). Il renferme aussi des métaux toxiques (plomb, mercure, arsenic, etc.), du benzène, du formaldéhyde, des biphényles polychlorés (BPC) et des dioxines. Malheureusement, tous ces polluants atmosphériques sont nocifs pour la santé, particulièrement celle de nos petits.

Les enfants plus vulnérables

Selon le Dr Jacques Simard, directeur du Centre pédiatrique de Laval, ex-pédiatre à la Cité de la santé et ex-directeur fondateur de la Clinique d'asthme pédiatrique du Centre ambulatoire de Laval (CARL), les enfants sont plus affectés par la pollution atmosphérique parce que leurs poumons sont proportionnellement plus grands par rapport à leur corps que ceux des adultes. Autrement dit, ils inspirent plus d'air par kilogramme de poids que ceux-ci et assimilent donc plus de polluants. «Les enfants, poursuit le Dr Simard, sont aussi plus vulnérables à la pollution atmosphérique parce que leurs systèmes respiratoire et immunitaire sont en plein développement; leurs poumons sont donc plus sensibles aux polluants de l'air. Ils respirent aussi plus rapidement, plus de fois par minute, que les adultes et filtrent moins bien l'air par leur petit nez souvent bouché.» Et puis, ils passent également plus de temps à l'extérieur et sont plus actifs que les adultes: cela augmente leur exposition aux polluants, surtout s'ils jouent dans un parc ou sur le terrain de jeu d'une école situés près d'une rue dont la circulation est intense ou près d'un quartier industriel. Enfin, comme les enfants sont petits et ont tendance à jouer assis par terre, ils sont plus susceptibles d'entrer en contact avec des polluants se trouvant au niveau du sol.

Asthme et allergies

Selon la Dre Audrey Smargiassi, chercheuse à l'Institut national de santé publique du Québec, les polluants de l'air — particules fines, ozone et oxydes de soufre — peuvent provoquer des symptômes respiratoires chez les personnes souffrant d'asthme ou de maladies pulmonaires chroniques. «Des études récentes montrent aussi qu'une exposition prolongée à ces polluants au cours de l'enfance peut affecter le développement des poumons et influencer la capacité pulmonaire des enfants.» Outre ces effets néfastes, certaines études révèlent que la pollution de l'air augmente également les réactions allergiques. Pour André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), il est évident que les périodes de smog causent des problèmes de santé inquiétants, particulièrement chez les gens ayant des problèmes pulmonaires et cardiaques. «Lorsque le smog dure trois jours, on note une augmentation de 10% de l'affluence dans les urgences des hôpitaux.» Quant à savoir si la pollution joue un rôle dans l'apparition de maladies comme l'asthme et les allergies chez les enfants, cela n'est pas clair. D'après la Dre Smargiassi, il existe toujours une controverse au sujet du lien entre l'exposition prolongée à la pollution de l'air et le développement de l'asthme. Selon le Dr Simard, la pollution joue sûrement un rôle puisqu'il y a beaucoup plus d'enfants asthmatiques et allergiques qu'autrefois. «Les allergènes les plus courants, soit ceux des plantes et des arbres, ont toujours été là. Alors, pourquoi y a-t-il plus d'enfants asthmatiques et allergiques aujourd'hui? Les polluants de l'air y sont certainement pour quelque chose, mais on n'est pas capable de le prouver.»

Attention aussi à la pollution intérieure

En tant que parents, il faut aussi se méfier de la pollution à l'intérieur de nos maisons, car elle contribue aux maladies comme l'asthme et les allergies. Certaines études menées par Santé Canada et d'autres organismes montrent que le niveau de polluants de l'air à l'intérieur des locaux peut même dépasser celui de l'extérieur. Comme la plupart des gens, y compris les enfants, passent jusqu'à 90% de leur temps à l'intérieur, la qualité de l'air dans les maisons devrait être une préoccupation importante pour les parents, surtout si leurs enfants souffrent d'asthme ou d'allergies. Selon le Dr Simard, la fumée secondaire est le facteur qui nuit le plus à la qualité de l'air. «Il y en a d'autres toutefois, comme les animaux de compagnie, les tapis, les matériaux de construction, les meubles, les vapeurs de colle, les produits d'entretien et les diffuseurs électriques.»

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