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Cette actualité a été publiée le 13/03/2010 à 14h38 par Tanka.


VIVRE ENSEMBLE AU SERVICE DE L'ÉCOLOGIE

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Vivre ensemble au service de l'écologie

Cyria Emelianoff est maître de conférence en géographie à l'université du Maine. Elle présentera aux Carrefour de la pensée une nouvelle façon de vivre ensemble dans les quartiers.
Entretien

Cyria Emelianoff, maître de conférence à l'université du Maine

De quoi allez-vous parler samedi aux Carrefours de la pensée ?

D'un nouveau mode de vie responsable qui repose sur l'entraide et la coopération entre les personnes. Par exemple, deux cents habitants ont construit leur éco-quartier à Aarhus, au Danemark. Des maisons mitoyennes, avec beaucoup d'espaces de vie en collectivité, des maisons de quartier et aussi du logement social. Certains repas sont pris en commun, de même pour l'utilisation des machines à laver, le jardinage, etc. Cette mutualisation permet une moins grande empreinte sur l'environnement. Chaque habitant a une tâche et une utilité sociale qu'il réalise bénévolement au service du collectif. Il y a par conséquent une importante mixité intergénérationnelle. Le bien-être est découplé de la richesse matérielle, et montre que l'on peut vivre sobrement tout en étant épanoui.

Et en France ?

L'habitat groupé écologique se développe en France. Dans de nombreuses villes, il existe des groupes de 10 à 20 personnes qui cherchent à construire des habitats écologiques groupés en centre-ville. Un peu selon le mode de Hjortsoj à Aarhus. Ce désir de vie proche de son voisin renaît de ses cendres en France depuis environ trois ans. On l'avait déjà connu dans les années soixante, mais pas forcément autour de l'écologie.

En quoi est-ce une réponse à la crise, qui sera le thème central des Carrefours de la pensée aujourd'hui et demain ?

Les constructeurs du quartier sont ses futurs habitants. Les coûts des logements sont donc assez bas. Une réponse possible au problème du logement s'ils se généralisaient. Cela ne peut se déployer qu'avec l'aide financière et la reconnaissance des pouvoirs publics. Pour l'instant cela concerne surtout des classes émancipées, avec un certain capital culturel. Les mentalités sont en train de changer. Il faut intégrer ces expériences à l'urbanisme durable.

par Charlotte REBET - Source : ouest-france.fr


Information recueillie par Tanka

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