Vignes : l'arrachage massif - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 26/09/2009 à 16h05 par Michel95.


VIGNES : L'ARRACHAGE MASSIF

  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Vignes : l'arrachage massif

Information recueillie par Michel95

Boire ou conduire, il faut choisir !

Tout cela pour dire que les Français préfèrent conduire. La peur du radar est plus forte que celle d'empoisonner la planète ...

En plus des forêts : arrachons les vignes qui nous font cadeau de leur vin (à boire avec modération) ! !

Le plus grand vignoble du monde est en train de partir en miettes. Le Languedoc-Roussillon subit une des pires crises viticoles de son histoire : 73% des vignes arrachées cette saison en France le seront dans cette région. A lui seul, le département de l'Hérault va perdre trois fois plus de ceps que la région Aquitaine tout entière.

Cette année, on va supprimer 11 000 hectares dans le Languedoc-Roussillon, qui se rajoutent aux 14 700 hectares de la campagne 2008-2009. Presque 30 000 hectares en deux ans : un dixième de la surface totale de ce vignoble...

Philippe Vergnes, le président du syndicat des vignerons coopérateur reconnaît que c'est «le seul moyen pour rentrer un peu d'argent.» Et il appelle a une mobilisation pour le mois d'octobre.

Une crise qui ne date pas d'hier.

Dans les années 60, les Français consommaient 120 litres de vin par an et par personne. Un temps largement révolu : aujourd'hui, ils se contentent de 30 litres.

Le Languedoc aurait pu se tourner vers l'exportation. Mais en même temps, la Californie, le Chili, l'Australie, la Nouvelle-Zélande se sont mis à fabriquer des vins plus qu'honorables.

Des petits nouveaux qui se taillent une belle part sur le marché mondial du vin. Et qui bousculent les anciens producteurs. Pour preuve, l'Espagne est elle aussi touchée par l'arrachage: 80 000 hectares l'année dernière et 90 000 hectares cette année.

Le Languedoc, lui a pourtant fait sa révolution culturelle. Il y a quelques décennies, on produisait souvent une piquette à usage franco-français.

Et puis, on s'est rendu compte que l'on pouvait faire beaucoup mieux, dans cette région idéale pour la vigne : on y trouve les terres adéquates, l'ensoleillement méditerranéen qui convient, une faible pluviométrie et un vent qui vient sécher judicieusement les ceps en leur évitant les maladies. Les viticulteurs ont réalisé de gros efforts, dans les cépages, les équipements, la vinification. Et les vins du Languedoc ont fait un bon qualitatif spectaculaire, et unanimement salué.

Mais derrière la logistique commerciale n'a pas été toujours à la hauteur.

«L'arrachage va surtout profiter à ceux qui sont en cessassion d'activité, note Jean Héritier, directeur de la Chambre d'agriculture de l'Aude.

C'est dommage, car certains viticulteurs auraient pu arracher certaines parcelles et se servir de la prime pour investir, moderniser, se diversifier ou respirer un peu... Ils auraient eu besoin de ce coup de pouce!»

L'avertissement du sénateur Courteau

Mardi, dernier, le sénateur audois Roland Courteau a interpellé la ministre des Finances et de l'Économie, Christine Lagarde, sur la situation de la viticulture en France, et en particulier en Languedoc-Roussillon.

Pour aider au redressement de la filière, Roland Courteau avait proposé au gouvernement d'user d'un texte inscrit dans le code du commerce. « L'article L.410-2 autorise à arrêter des mesures temporaires contre les baisses excessives de prix liées à une situation de crise, des circonstances exceptionnelles ou une situation anormale du marché.

Telle est bien la situation dans laquelle se trouve la viticulture », a déclaré le sénateur. Réponse de Christian Estrosi : «...On ne peut estimer que ce secteur est en situation de crise conjoncturelle.

Les difficultés qu'il rencontre sont plutôt de nature structurelle. En outre, la viticulture ne subit pas actuellement les effets de circonstances exceptionnelles ». Cette réponse pour le sénateur de l'Aude traduit « un total désintérêt pour la chose viticole » alors que les chiffres annuels des revenus agricoles montrent des pertes de 88 % pour le seul département de l'Aude, et parfois 1 000 € l'hectare de manque à gagner

À quelques jours du mouvement régional, en octobre à Montpellier, annoncé par Philippe Vergnes, président du syndicat des vignerons du Midi, la surdité du gouvernement risque bel et bien d'être considérée pour une provocation de plus. Christian Aniort

« Une civilisation de vingt-cinq siècles à défendre »

« Moi aussi, il a fallu que j'arrache une partie de mes vignes, explique Philippe Vergnes, le président du syndicat régional des vignerons coopérateurs. J'ai arraché 7 hectares pour respirer un peu.

Ici, tout le monde est obligé d'arracher. C'est le seul moyen de faire rentrer un peu d'argent. »

Pour lire la suite de cet article, cliquer sur "Lien utile"