Vieille branche : histoires d'arbres avec Luc Jacquet et Francis Hallé - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 26/12/2011 à 17h10 par Fred.


VIEILLE BRANCHE : HISTOIRES D'ARBRES AVEC LUC JACQUET ET FRANCIS HALLÉ

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Vieille branche : histoires d'arbres avec Luc Jacquet et Francis Hallé

 
Le biologiste Francis Hallé et le réalisateur Luc Jacquet ont entamé le tournage d'un film sur la forêt primaire tropicale. Un environnement dont l'extinction menace l'équilibre écologique mondial. Retour sur une lutte acharnée pour mener à terme ce projet.

En 1956, « Le monde du silence », du réalisateur et océanographe Jean-Yves Cousteau, sort dans les salles de cinéma. Le film provoque un engouement sans précédent pour un métier et un milieu jusqu'alors méconnus du grand public. Cousteau entraîne dans son sillon toute une génération d'océanographes en devenir et impulse l'essor de la profession.

Cinquante ans après, l'anecdote imprègne toujours le souvenir de Francis Hallé, l'homme aux multiples casquettes. Armé du savoir d'un botaniste, de la plume d'un écrivain, et de la persévérance d'un militant, il se bat depuis une trentaine d'années pour la sauvegarde des forêts primaires tropicales. Pessimiste, il connaît déjà le dénouement de l'histoire.

Mais las d'observer impuissant tout un écosystème s'envoler en fumée, il entreprend de bousculer les mentalités. Francis espère que le cinéma, média universel, portera son message en haut des cimes.

 
Vidéo de 9 min à voir ICI
 

Indigné, mais jamais résigné

En 1966, Francis Hallé soutient sa thèse en botanique à l'Université d'Abidjan (Côte d'Ivoire). Vingt-cinq ans plus tard, il revient sur les lieux et constate avec amertume que tout a changé.

“La forêt avait complètement été ravagée, des kilomètres à la ronde. Les fabriques de meubles en bois à Abidjan ont désormais pratiquement disparu. La plupart des fournitures sont d'importation italienne. Le comble pour une ville jadis boisée, qui vivait en partie de ce commerce.”

Irrité et en colère, le botaniste s'applique sans relâche à faire entendre sa cause. Et protéger ce qu'il reste de forêt sur terre. Il publie plusieurs livres sur le sujet, parmi lesquels son plus grand succès L'éloge de la plante (1999).

La plume de cet auteur prolifique s'éreinte sur le papier sans pour autant convaincre le public de passer à l'action. Et ce, malgré l'engouement écologique qui éveille petit à petit les consciences ces dix dernières années.

“Peu de personnes se sentent directement concernées par la disparition des forêts primaires tropicales, s'explique t-il. Pour cause, ces hectares de terrain se trouvent à des milliers de kilomètres de leurs maisons. Mais à terme, ils seront aussi touchés que les locaux .”

Cette indifférence, estime Francis Hallé, résulte d'une forme d'ignorance et de méfiance qui déprécie ces forêts. Son but premier : lutter contre la calomnie qui perdure depuis trop longtemps.

« Il faut arrêter de penser que les forêts primaires équatoriales sont des jungles impénétrables, hostiles et dangereuses. Au contraire, elles sont majestueuses, calmes et vivables. »

Quelles seront les conséquences de cette déforestation effrénée pour l'homme ?

Ecologiques, en premier lieu, humaines en second. Au sommet de ces bois se déploie la canopée, fer de lance du combat du biologiste.

« Cet écosystème particulièrement riche flirte aux frontières de l'atmosphère, pour développer une flore dense. Des individus interdépendants coexistent au sein de celle-ci. Détruire ne serait-ce qu'une partie de ce subtil équilibre risque de provoquer des dégâts collatéraux irréversibles.

À côté de ça, les forêts tropicales primaires regorgent de ressources moléculaires aux propriétés encore inconnues. Ces biens pourraient bénéficier à l'homme, s'ils étaient exploités durablement par les entreprises pharmaceutiques.

Et il ne faut pas se leurrer, nous commettons également un génocide. Des populations vivent dans ces forêts depuis des siècles et nous saccageons leur habitat pour, petit à petit, les réduire au silence. »

Les forêts primaires tropicales restent une des principales sources de transformation du dioxyde de carbone en CO2. En les détruisant, une grande partie de ce dioxyde de carbone s'éparpille dans l'atmosphère.

Cette action précipite le réchauffement climatique, processus sans retour. Selon la FAO, 13 millions d'hectares de forêts disparaissent chaque année de la surface de la Terre. L'équivalent d'un terrain de football par seconde. Et parmi ces forêts, celles défendues par Francis sont les plus touchées.

(...)

 


 

Mais qui écoute ? Ces dernières années, les films à portée écologiques font légion : Océans, Home, Un jour sur Terre, Le syndrome du Titanic, Nos enfants nous accuserons, La fièvre de l'or... Les films défilent, les spectateurs aussi. Mais impossible de mesurer l'impact des images sur les comportements quotidiens.

« Faire ce film avec Francis, c'est un devoir moral et artistique, affirme Luc Jacquet. Notre rapport au monde doit changer si nous voulons survivre ».

Les clés du changement, Luc Jacquet entend les délivrer avec force d'émotion, par le biais de l'image. En « racontant » la forêt primaire et son processus de régénération. Un processus qui s'étale sur sept siècles. « D'ici là, les forêts ne seront plus là », résume le réalisateur, pessimiste.

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« Il faut aimer la vie, même dans ses formes les moins attirantes », écrivait Cousteau. « Je bataillerais pour et aux côtés de la forêt jusqu'à ma mort. Qui sait, nous nous éteindrons peut être en même temps », annonce Francis Hallé serein, avant de s'envoler pour le Chili.

 

Pour lire la totalité de l'article, cliquer ICI

 

Un article de Marie Dias-Alves, publié par nationalgeographic.fr

 

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Auteur : Marie Dias-Alves

Source : www.nationalgeographic.fr