Victoire : 2 ans de prison ferme pour avoir égorgé des moutons - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 10/02/2010 à 23h37 par Phil.


VICTOIRE : 2 ANS DE PRISON FERME POUR AVOIR ÉGORGÉ DES MOUTONS

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Victoire : 2 ans de prison ferme pour avoir égorgé des moutons

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Notre association était récemment intervenue pour démanteler un abattoir clandestin. Un dépôt de plainte avait été immédiatement effectué ; nous espérions que notre justice condamne les auteurs de cette tuerie comme ils le méritent.

Rappel des faits

L'affaire remonte au 23 novembre quand les policiers d'Argenteuil découvrent sur le chemin des Cerisiers, derrière le Val-d'Argent, un cabanon abritant un abattoir clandestin.

Une vision d'horreur : à l'entrée, sur une table, des oreilles coupées. Sur un billot, des couteaux de cuisine ensanglantés et une hache aux tranchants totalement émoussés.

En l'espace de deux jours, 12 moutons avaient été égorgés dans cet abattoir au mépris des règles d'hygiène.

Quinze autres, dont un bélier, avaient été retrouvés vivants, mais visiblement maltraités.

L'enquête de police avait débuté avec l'audition d'un jeune roumain de 16 ans qui a expliqué avoir été embauché « pour garder les moutons ».

Il a donné le prénom de son employeur et son portable, permettant aux policiers d'identifier M. Lamouri. Ce boucher du Val-Notre-Dame allait être contrôlé quelques jours plus tard alors qu'ils transportaient 6 ou 7 moutons, dans des conditions terribles pour les animaux.

Aujourd'hui, le tribunal de Grande Instance de Pontoise rendait sa décision :

2 ans de prison ferme, l'interdiction, pendant 5 années, de détenir un animal et d'exercer la profession de boucher.

Mais ce n'est pas tout : le prévenu devra, de plus, payer 5 amendes de 1000 euros, 2 de 400 euros, 1350 euros pour la SPA, comprenant des frais d'avocats, 1500 euros pour l'association Stéphane Lamart, 1500 euros pour la SNDA, ces dernières amendes comprenant également les frais d'avocats.

Nous espérons que ces sanctions seront exemplaires.

ARTICLE DE PRESSE DU PARISIEN 95

Mandat d'arrêt contre le boucher de Bezons

Le tribunal correctionnel de Pontoise a condamné hier un boucher de Bezons à deux ans de prison ferme pour ses pratiques illégales.

Il devra aussi régler une amende de 5 800 EUROS

La présidente de l'audience correctionnelle de Pontoise a délivré un mandat d'arrêt hier après-midi à l'encontre de Lamouri Hamoudi.

Ce boucher de 40 ans de Bezons qui détenait un abattoir clandestin à Argenteuil a été condamné à deux ans de prison ferme.

Il écope également de 5 800 € d'amende mais aussi d'une interdiction de détenir un animal et d'exercer la profession de boucher pendant cinq ans.

Une peine lourde qui reste assez rare en la matière.

L'affaire a fait grand bruit en novembre 2009. Les policiers d'Argenteuil ont découvert cet abattoir clandestin abrité dans un cabanon de fortune, chemin des Cerisiers.

A l'intérieur, c'est un carnage : des couteaux de cuisine ensanglantés trônent sur le billot. Au sol, les oreilles tranchées des bêtes laissent imaginer l'horreur.

Une douzaine de moutons ont ainsi été égorgés dans ce lieu sordide au mépris des règles d'hygiène. Seuls quelques animaux apeurés sont encore sur place et vivants.

162 kg de viande avariée sont découverts

Un jeune homme de 16 ans, embauché comme gardien des lieux, livre le nom de son patron aux enquêteurs. Il s'agit de Lamouri, boucher dans la rue Jean-Jaurès à Bezons.

Ironie du sort, les policiers tombent sur lui quelques jours plus tard, lors d'un contrôle routier. Au cours de la fouille de son camion, plusieurs moutons en mauvaise santé se trouvent à l'intérieur.

La perquisition menée dans la foulée dans la boucherie marque toujours l'horreur : Le vendeur de bestiaux, identifié à son tour, assure avoir cédé légalement pas moins de 166 animaux au boucher.

Des dires qu'il a réfutés à l'audience du 22 janvier.

Lamouri était déjà connu des services pour avoir fait l'objet d'une procédure similaire à Versailles, et pour laquelle il a effectué de la détention préventive.

Aujourd'hui, les services de police sont à ses trousses, il ne s'est pas présenté hier à l'audience, ce que craignait le procureur de la République qui avait requis le mandat d'arrêt.

L'annonce du délibéré a été accueillie avec satisfaction par Stéphane Lamart, militant de la cause animale. «

C'est un jugement exemplaire que vient de rendre le tribunal, cet homme mérite la prison, insiste le militant qui s'était rendu sur place. Avant d'être égorgés, les animaux doivent être étourdis, c'est une loi de 1974 et il faut la faire respecter.

Cet homme a agi dans des conditions terribles en bafouant toutes les règles d'hygiène. Et ,s'il fait appel de la décision, nous ne lâcherons pas.

Nous continuerons à nous battre. » Son association ainsi que deux autres percevront d'ailleurs 1 000 € de dommages et intérêts chacune.


Source : Association Stephane Lamart

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