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Cette actualité a été publiée le 09/03/2011 à 22h43 par Mich.


VERS UNE NOUVELLE EXTINCTION DES ESPÈCES D'ICI 400 ANS!

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Vers une nouvelle extinction des espèces d'ici 400 ans!

 

Selon des chercheurs californiens, les trois-quarts des espèces de mammifères disparaîtront d'ici à 400 ans si l'homme ne cesse son rythme de destruction.

L'information révélée par les paléobiologistes de l'Université de Berkeley, en Californie, et publiée dans la revue Nature-471 du 2 mars 2011, est alarmante : selon les 12 chercheurs «la sixième grande extinction des espèces de l'histoire de notre planète a bel et bien commencé», et de préciser : «Au rythme de destruction actuel, les trois-quarts des espèces de mammifères disparaîtront d'ici à 400 ans».

À l'inverse des cinq grandes crises d'extinction massive dues à des catastrophes et phénomènes naturels, cette menace est directement imputable à l'intense activité humaine.

Plus de trois-quarts des espèces de mammifères disparues d'ici 334 ans

Selon l'étude, si toutes les espèces inscrites sur la Liste rouge de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) s'éteignent d'ici la fin de notre siècle et que le rythme est conservé, ce seront plus de trois-quarts des espèces de mammifères qui disparaîtront d'ici 334 ans, voire moins de 250 ans pour les amphibiens (vertébrés à peau nue). D'où la nécessité d'une prise de conscience immédiate.

À titre de comparaison, les scientifiques avancent que moins de 80 des 5570 espèces de mammifères recensées ont disparu durant les 500 dernières années, contre moins de deux extinctions par million d'années précédemment. «Le rythme d'extinction actuel ressemble étrangement à celui des crises massives d'extinction du passé, même avec une définition assez restrictive», explique Anthony Barnosky, chef de projet.

 

 

L'activité humaine, responsable de la sixième grande extinction des espèces

Si jusqu'à présent des catastrophes ou phénomènes naturels ont été la cause des cinq crises d'extinction grave – il y a 65 millions d'années, la collision d'un astéroïde provoquait la disparition de 76% des espèces, dont les dinosaures –, l'homme est l'unique responsable de la menace qui pèse. Les causes sont multiples, et la liste est loin d'être exhaustive : destruction des écosystèmes (déforestations massives), réchauffement climatique (émissions humaines), dispersion et amoncellement de nombreux microbes et virus, surexploitation des ressources naturelles, etc.

Toutefois, rassure Anthony Barnosky : «Jusqu'à présent, seuls 1 à 2% de toutes les espèces se sont éteintes dans les groupes que nous connaissons. Il semble que nous ne sommes pas encore très avancés dans la voie de l'extinction. Nous pouvons encore en sauver beaucoup.» Dès lors, la question qui pend aux lèvres est : comment ? L'homme est-il seulement capable de freiner sa course folle ? Le compte à rebours semble avoir commencé.

 

 

Les cinq grandes extinctions, surnommées Big Five

Sur une échelle de temps géologique, les cinq grandes crises précédentes, surnommées Big Five, se sont déroulées sur des centaines de milliers – voire de millions – d'années. Par ordre chronologique, selon le paléobiologiste Douglas H. Erwin :

* l'extinction du Cambrien il y a environ 580 millions d'années – causes : impact d'un astéroïde,
* l'extinction de l'Ordovicien-Silurien il y a environ 439 millions d'années – causes : formation de glaciers, fonte des glaciers,
* l'extinction du Dévonien il y a environ 365 millions d'années – causes : réchauffement climatique,
* l'extinction du Permien-Trias (ou la Grande mort) il y a environ 245 millions d'années – causes : éruption d'un volcan en Sibérie ou libération d'hydrates de méthane à partir des océans,
* l'extinction du Crétacé (ou Exctinction des dinosaures) il y a environ 65 millions d'années – causes : impact d'un astéroïde, créant le cratère de Chicxulub, au Mexique.

Le constat révélé par les chercheurs conforte ainsi la triste constatation que fait l'explorateur Paul-Emile Victor (1907-1995) dans Les loups : «Nous n'avions pour eux aucune haine. Ils faisaient métier de loups comme nous faisions métier d'hommes. Ils étaient créatures de Dieu. Comme nous. Ils étaient nés prédateurs. Comme l'homme. Mais ils étaient restés prédateurs, alors que l'homme était devenu destructeur».

 

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Auteur : Maurice Bourdon/suite101.fr

Source : www.suite101.fr