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Cette actualité a été publiée le 21/04/2011 à 23h09 par Mich.


VERS UNE NOUVELLE ÉNERGIE À BASE D'ALGUES

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Vers une nouvelle énergie à base d'algues

 

Ékoscience, une jeune entreprise fondée par des inventeurs d'ici, développe un nouveau système qui permettra de fabriquer des huiles à base de micro-algues pouvant servir de source d'énergie. Éventuellement, elles serviront de base pour fabriquer du biocarburant.

François Tremblay, un diplômé en génie de l'École de technologie supérieure (ETS), et son collègue, Charles Benoît-Germain, travaillent depuis trois ans à leur invention, qui a nécessité des investissements de 700 000$ jusqu'à maintenant. Ils profitent de l'encadrement du Centech, le Centre de l'entrepreneuriat de l'ETS, et sont également associés à un producteur de biodiésel.

Leur système est un bioréacteur photosynthétique, c'est-à-dire qu'il fonctionne grâce à la lumière. Il est destiné à produire des biohuiles et des produits dérivés. Innovation intéressante: il fonctionne indépendamment de la lumière du soleil puisqu'il intègre une lumière de type DEL. Tout le procédé peut donc se faire à l'intérieur.

Cette lumière DEL, en combinaison avec du CO2 et des nutriments, permet aux microalgues de prendre de vingt à quarante fois leur poids en cinq jours à l'intérieur d'un bassin de vingt pieds. La pâte d'algues ainsi obtenue est ensuite broyée, homogénéisée et filtrée pour en extraire une huile. Les résidus, quant à eux, peuvent servir de fertilisant.

«Pendant plusieurs années, on a eu les biocarburants faits à partir de céréales, mais le problème est que pour les produire, on utilise des terres fertiles, dit François Tremblay. C'est très controversé, compte tenu des problèmes de sécurité alimentaires dans le monde.»

Usages possibles

Le ratio entre l'énergie dépensée pour produire l'huile et l'énergie obtenue est de un pour trois. Autrement dit, pour produire 1000 watts d'énergie à partir du nouveau procédé, on doit en dépenser 333 watts. Or, l'un des reproches les plus souvent adressés à l'éthanol de première génération, produit à base de céréales, était qu'il fallait dépenser une quantité plus grande d'énergie pour le fabriquer que celle obtenue en fin de compte.

Théoriquement, une industrie qui produit beaucoup de CO2 pourrait annexer le bioréacteur à son usine polluante, puisque les microalgues se nourrissent de ce gaz pour grandir. Elle pourrait ainsi alimenter une partie de sa machinerie en énergie, ou développer une activité connexe.

L'objectif des inventeurs est de commercialiser leur système, clés en main, pour différents usages, comme pour alimenter directement des génératrices ou raffiner l'huile afin d'en faire un biocarburant. La clientèle cible: les industries lourdes polluantes et les producteurs d'énergie ou de biocarburants.

 

Un article de Caroline Rodgers, publié par lapresseaffaires.cyberpresse.ca

 

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Auteur : Caroline Rodgers, collaboration spéciale La Presse

Source : lapresseaffaires.cyberpresse.ca

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